Relais Contes 2015-2016

Résultats du concours organisé par les associations Gens du Monde et Epingles à Nourrice et relayé par la Ruche des Arts à l'instigation active et positive d'Agnès Raveloson, adhérente de notre association, participante et lauréate de ce concours de Contes édition 2016
 
 
 
Le Dimanche 24 avril 2016 22h23, gens du monde  a écrit :


 

Bonsoir,
Le jury a choisi ce titre après lecture de tous les textes lauréats, le diable est ici un bon petit diable, vous connaissez La Comtesse de Ségur !
Continuons à comprendre et diffuser les mots...
Bien respectueusement,
Thierry C. pour Gens du monde

Le 24 avr. 2016 à 21:52, raveloson agnes <ravelosonagnes@yahoo.fr> a écrit :
 
Bonsoir
 
C'est avec plaisir de recevoir la bonne nouvelle que je fais partie des lauréats du 8eme concours 
Félicitations à tous les lauréats de la 5ème saison, un thème porteur pour  une large créativité
Au plaisir de nos rencontres pour la suite des évènements 
Je me permets de vous dire que j'ai exorcisé le diable dans mon texte "Au diable les fossiles" alors cela me" chagrine" de le voir apparaitre au titre du recueil
Je vois plutôt, la lumière, la chaleur, la tendresse, le soleil , le sourire, la joie, etc que le secret des ténèbres 
Pourquoi pas " La 5eme saison , dites-vous ...? et nous voilà sur la bonne piste 
Personnellement j'aime beaucoup la 5eme saison, je souhaiterai la garder même tournée autrement , ce serait favorable pour avoir envie de se procurer du livret 
Je remarque aussi qu'il me parait voir une contradiction avec le titre" La Miséricorde "  du grand prix 
La Miséricorde n'a rien à voir avec le diable au sens propre ou figuré, selon ma conception car il connote un grand cœur,, une tendresse ouvert pour soulager les misères et les blessures humaines. Je ne connais pas encore le contenu mais mon image fait appel aux mots "cœur et misères"
Voilà une suggestion de ma part que j'essaie de partager tout simplement 
Mon petit mot "Je vous envoie une rose de lumière" sortie de ma 5ème saison
A très bientôt
Agnès Raveloson
 

 
Le Jeudi 21 avril 2016 12h10, éditions épingle à nourrice <editions.epingleanourrice@gmail.com> a écrit :
 
 
 
Bonjour à tous, 
 
 
Ci-dessous, la liste des lauréats du 8e concours d'écriture des Contes du jour et de la nuit !
Les textes ont encore prouvé la richesse des imaginaires et le partage au-delà des régions et des frontières !
Le niveau est excellent, les progressions des textes remarquables.
 
Une date de remise des recueils et prix est à l'étude pour les 18 ou 25 juin, ou alors les 17 ou 24 septembre, faites nous part de vos disponibilités globales et faites-nous savoir si vous serez des nôtres. Lieu : Colombes (à confirmer)
 
Un événement autour des collectifs et concours sera également organisé en partenariat avec le Salon du livre de la Krutenau en mars à Strasbourg, et 2 radios (1 à confirmer).


40 TEXTES LAURÉATS PARMI 165 PARTICIPANTS

 

 

Poème lauréat d'Agnès Raveloson prix spécial poésie

 

L’éternel Printemps

 

 

                  1

 

Ce jour-là, l’hiver écoutait tomber la pluie.

Il entendait les silences interactifs de la nature.

Petite pomme pleurait de ne pas avoir été cueillie,

C’était l’hiver, le silence rentrait en cure.

 

Il rêvait d’un soleil plus brûlant qu’aujourd’hui,

Comme dans la Grand’ Ile Rouge, il y avait longtemps

Où vivait une centenaire, une géante tortue,

La maison sur le dos, âgée d’un siècle de printemps.

 

Bientôt au sanctuaire mi-verger, mi-potager

A la cime d’un arbre, mille fois arbre au jardin,

Le retour des beaux jours, les oiseaux allaient porter

Les voix du poème, pour le sacre du printemps.

 

Il faisait encore frais, le ciel était tout de travers

Les branches nues se dressaient comme des archers de violon.

Au galop la diligence tirée par des chevaux verts

Apportait le premier sourire avec les bourgeons.

 

La nature se reposait au jardin d’hiver,

Le printemps y descendait repasser les collerettes,

Habiller les boutons en rose, or, velours vert.

Etaient prêtes jonquilles et p’tites pâquerettes

 

 

2

 

 

Modeste en sa couleur, discrète en sa demeure,

L’humble violette se cachait sous l’herbe,

Rouge, jaune, lilas, flamboyantes couleurs,

Sonnez mes clochettes de muguets superbes

 

Les quatre éléments concouraient au renouveau,

La neige était froide à l’âme du perce-neige,

Mais il poussait la tête vers le soleil chaud,

L’air l’étreignait d’amour sorti du tapis de neige.

 

La sève montait servir l’atelier du poète,

Ce dernier mariait son âme au poème, dès l’été.

Un couple de libellules, frêles et coquettes

Ne finissait pas de s’épouser, tant il s’aimait

 

L’humeur légère, les arbres chantaient au verger.

Elles sortaient en riant les graines au potager.

Les enfants s’amusaient en tressant des chapeaux de feuille.

Au nouveau-né Printemps, l’hirondelle faisait bon accueil !

 

 

3

 

 

Mon nom était le Renouveau, au service de la nature,

Celle-ci était le royaume des êtres vivants,

Une cinquième saison pour que les quatre autres respirent,

Car il y avait fort à faire pour accoucher le Printemps.

 

Le vingt- et- un mars, le soleil pointait son nez

S’étirait la nature longtemps endormie.

Jubilait, s’émerveillait, la terre assoiffée.

Empressé, le renouveau printanier fêtait la vie.

 

Faune et flore renaissaient, festives et zen

Harmonieuse et parfaite était la mise en scène,

Cerisiers et pommiers étaient tout en fleurs.

Les yeux se repaissaient d’une symphonie de couleurs.

 

Le paysage était inondé de lumière.

Les thyms et les lauriers ivres de printemps

Exhalaient leurs captivantes senteurs.

Tranquille, la rivière argentée coulait gaîment.

 

Voyons voir, le chef d’œuvre de l’architecte Araignée,

Sa toile brillait de mille feux par la brise bercée.

Le mille-pattes se lamentait, j’ai perdu mes souliers,

Les lacets emmêlés, comment retomber sur mes pieds ?

 

Voici le grand retour des oiseaux migrateurs,

Un concert de piailleries, de jacasseries.

Ils chantaient en duo, en solo, tout en chœur,

Leur bonheur se mesurait avec la cacophonie.

 

Le ciel était bleu, sons et lumière présents,

La douceur de vivre était appréciable,

Le soleil orchestrait le bien-être du moment,

La chaleur était tout à fait agréable.

 

Un été là-bas, à la fois, l’hiver par ici, existaient,

Ce matin, j’étais sous les Tropiques, le soleil disait,

J’ai vu des pervenches, des fleurs de cactus, des azalées

Des amaryllis, des bougainvilliers, des orchidées.

 

A tire d’ailes, les oiseaux tendaient vers l’infini,

A vol d’oiseau toute distance se réduit.

Le retour des beaux jours était l’éternel Printemps,

Le voyage à travers l’univers et l’espace temps.

 

 

4

 

Le plus incroyable, c’était l’automne de la vie,

De l’enfance à l’adolescence, au troisième âge,

L’Age mûr se racontait avec un brin de poésie,

Une belle arrière-saison, son nouveau paysage.

 

Voici le train de la vie sur le chemin du temps,

Un regard émerveillé et plein d’émotions,

Saisissait les couleurs, peignait la grâce de l’instant.

J’étais arrivé à bonne destination.

 

Ma nouvelle vie était bien une trajectoire,

Avec ce qui l’animait et le désespérait,

Et le travail du temps en était le miroir,

A la lumière des saisons qui l’éclairait.

 

Doux moments, aussi le gros temps, une gâterie,

Des jours bleus, des jours gris, le soleil et la pluie.

Dès mon réveil, je me disais, quelle belle journée !

Je dansais toute seule sur ma musique préférée.

 

Je rêvais d’un jardin couleur espérance,

Le rouge était en fête, chapeaux, lingeries.

Au diable les fossiles, l’intolérance,

Je m’autorisais même d’être au lit jusqu’à midi.

 

Bienvenue chez moi, le cœur n’a pas d’âge,

Aimer les autres, une chaîne d’amour, de partage,

Approprier sa vie, devenir ce que je devais être,

Les yeux bien au fond des choses et des êtres.

 

En moi, mes propres outils forgeaient ma vie,

Une douce saison, un cadre sympathique.

Tout était possible, c’était l’âge d’or de la vie,

Vieillir sans devenir vieux, une chance unique

 

A mon jardin d’hiver, le fruit du temps murissait,

Une saison fertile, goûter toutes les saveurs,

Le temps de poésie, le temps de gratuité,

Et je me parfumais avec toutes les senteurs

 

Un soleil radieux illuminait mon visage,

Visage définitif ciselé par le sourire.

Les jours étaient encore chauds à la plage,

Le reflet du cher visage de mes souvenirs !

 

 

 

 

Concours 2016 « Conte la dessus n° 8 »

Organisé par l’association Gens du monde

 

 

 

Sites de référence :
© Concours organisé par l’association Gens du monde
 

 

Retransmis par la Ruche des Arts

 

 

La Ruche des Arts

Communication: Michèle Lassiaz,

Agnès Raveloson

Information relayée et transmise par

Chloë Henrriet de Colombes

pour les contes du Jour et de la Nuit

Véronique Sauger et Elisabeth Regenet Capuana

mise en page web pour la Ruche des Arts

Christian Lafont

 

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