La Ruche des Arts vous présente le Mnémosyne de Miscellanées dans le cadre de sa Carte Blanche Posté le 03/07/2018 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Didier Laloux, Chr Sur le Feu de la Ruche

 

La Ruche des Arts vous proposait dans le cadre de sa Carte Blanche,

 

 

Colette Sauvanet, Jacob Szeftel, Hervé Gosse et Didier Laloux *

                  

 

Miscellanées*

 en juin et au cours de deux soirées exceptionnelles :

 

Avertisssement du metteur en scène

 

Si, dans le prolongement du thème de la soirée, notre Carte blanche s’irisera des teintes de l’« Ailleurs », nous lui adjoindrons les pigments de l’ «  autrement ».

Pour ce faire, l’ entremêlement des personnages et des situations y sera pour beaucoup. Pas d’union, d’alliage, de métissage ni de fusion mais, plus qu’assemblage, assortiment et amalgame -kaléidoscopie, mosaïque, cocktail, et salmigondis tout à la fois. En un mot « Miscellanées »

 

 

En voici le Mnémosyne ci-dessous, par Fabienne Schmitt

 

 

 

 

Suite immédiate de notre scène ouverte, avec embarquement immédiat pour un autre « ailleurs », ici et maintenant, sur la scène de notre Ô combien aimé Bab’Ilo :

« Miscellanées » ... Je pourrais vous dire aussi « varia », « silves », ou…« spicilèges »… Bien, restons simples ! Il s’agit d’un mélange des genres. Ce spectacle baroque, kaléidoscope de mots et des sons, concocté par quatre abeilles, nous a emmenés en balade et ballades réjouissantes.

 

 

 

Didier Laloux au piano, la force avec lui, Colette Sauvanet dans une langueur charmante, fleurs à la main, Jacob Szeftel dans sa superbe, en tenue de tribun chantant, et Hervé Gosse, haut représentant de la gente webienne, se sont ainsi livrés à un mix de création et d’interprétation savamment désorganisé.

Dans un mixage du présent, du passé, et du futur, nous allons de surprises en surprise...Colette commence par « un infini pas fini », et un « soleil qui a du toupet », relayée par Jacob, un peu en tristesse, mais répliquant avec la fougue des ténors d’antan, guidée par les la-la-la de Colette.

 

 

                   

 

 

 

Notre Colette, figurez-vous, folâtre dans le soleil de l’été, « d’un amour impudique, dans les coquelicots sanglants »…Quand soudain, Hervé, silencieux jusque-là, assis devant son ordinateur, se lève, et « maximise en gigas » !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ainsi qu’Hervé clique de bonheur, se prend en selfie, et smile, pendant que Jacob reprend son chant d’amour éperdu …Deux mondes se carambolent devant nos yeux à la fois surpris et ravis. Colette reste dans la « glycine, le miel et l’aubépine », et Jacob  persiste éperdument et se lance à corps perdu... « O nuit enchanteresse… Je crois entendre encore»

 

 

 

 

Quand Didier, studieux et appliqué sur les touches de son piano, se mêle à ces échanges, c’est pour confondre Georges Bizet et Georges Lucas, et nous mettre en garde contre « la force ». Vous me suivez ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je continue donc …Colette se moque bien de tout ça, elle a « envie de lui, à la folie », et poursuis ses rêves d’amour, tandis qu’Hervé cherche à vendre la grand-mère et le chien sur le Bon Point, tout en se pâmant en webcam devant sa dulcinée.

La tension monte, les notes aussi…Jacob  part dans son clair de lune d’amour, et Colette est complètement sous l’emprise de « son doudou, joujou, bijou, gigolo qui l’emmène à vélo ». Hervé est content, son annonce marche fort sur internet !

 

 

 

 

 

On ne peut plus arrêter Colette, en pleine volupté… « Ais-je tout mangé de toi, n’ai-je fait de toi qu’un apéricube »… Didier joue de plus en plus fort, Joseph est dans ses « ramures chanteuses », Hervé clique et reclique avec délice !

Tandis que Colette, « nimbée d’un bleu lointain, glisse à l’infini d’une nébuleuse floue », Joseph, sur les accords de plus en plus insistants de Didier, fait monter sa voix haut et fort : « mon enfant, ma soeur »…

C’est ainsi que Colette se transforme en étoile et en a « égaré la lune », que Jacob  fait résonner son chant jusque dans nos cœurs, qu’Hervé devient fou de joie devant sa femme adorée, et que Didier, en crescendo, persiste et signe au piano ce voyage magnifique !

Et nous, ébahis, ébaubis et ravis, applaudissons très fort cette mise en scène originale et fort réussie, fruit d’un travail ciselé et d’une grande complicité de nos quatre abeilles.

 

 

 

 

 

Nous nous retrouverons donc à la rentrée pour de nouvelles soirées et cartes blanches Bab’Iloniennes, et un programme très riche et plein de belles surprises. Notre blog reste ouvert pour recevoir vos poèmes que nous publierons dans le Plein Sens virtuel de cet été, et consulter nos activités. A bientôt Chères abeilles et bonnes vacances ! Bzzzzz….

 

Fabienne Schmitt.

 

 

Dans l’ordre de passage, ont été interprétées les œuvres suivantes :

- Tristesse de Théophile Gauthier - Musique : G. Fauré

- Au bord de l'eau de Sully Prudhomme - Musique : G. Fauré

- Je crois entendre encore (extrait des pêcheurs de perles) de G. Bizet

- Clair de Lune de Paul Verlaine - Musique : G. Fauré

- Mandoline de Paul Verlaine - Musique : G. Fauré

- L'invitation au voyage de Ch. Baudelaire - Musique d’Henri Duparc

 

 

Mercredi 6 juin 2018*

à 20h30 précises

à l' Espace Piano-Coiffure 

48 rue de Richelieu

 

Mercredi 13 juin 2018* 

à 20h précises

au Café-Club Bab-ilo

9 rue du baigneur

Paris 18ème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Didier Laloux

Compte-rendu/mnémosyne

Fabienne Schmitt

Conception commune

Colette Sauvanet

Jacob Szeftel

Hervé gosse

Didier Laloux

Texte additif

Didier Laloux

illustrations en tête

Edgar Delfaud

Photos Bab Ilo

Christian Lafont

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