SCÈNES OUVERTES AU BAB-ILO 02

 

Mise à jour du 30 Avril 2017 arrêtée à la dernière scène ouverte

du  Juin 2017

 

 

21/09 Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-L'HospitalitéPosté le 16/09/2016 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Chr Sur le Feu de la Ruche

Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-

Thème: L'Hospitalité

 

 

 

 

Mercredi 21 Septembre 2016

 

de 19 à 21h

 

La Ruche des Arts  vous offre l'hospitalité

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

 

   Paris 18ème

       M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Illustrations  en tête Pixabay
Photos BAB ILO
adaptation et mise en page web 

 

 Souvenirs de la scène ouverte poétique

de la Ruche des Arts

thème: L'inattendu !

 

 
 

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Réalisée le

Mercredi 15 Juin 2016

de 19 à 21h

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

 

   Paris 18ème

   

 

Comptes-rendus /Mnémosynes smiley par Christian Lafont et Hervé Gosse

de retour de vacances à suivre ...

 

 

 

 

En position d'observation

 

 

   
   
 
   

 

 

Le regard lourd et les doigts gourds,

 

 

 

 

Je manque de conversation,

 

 

 

 

 

 

Dialogue à peine ébauché, je suis à court 
   
   
     

et ces illustrations,

 

 

disent mieux que mon discours...

 

 

 

 

 

 

Compte rendu inattendu de retour de vacances par

Hervé Gosse

 

 

Michèle LASSIAZ révèle que les services des Impôts lui ont écrit pour demander si c’est bien son chat, MOZART, qui a écrit les partitions pour les prestations musicales qui sont jouées depuis plusieurs années et également chantées par la chorale de l’Association. L’activité créatrice d’un chat, quelque soit le matou, échappe à la fiscalité et l’Association fait des économies. Laissons lui mettre la patte à l’ouvrage et poser ses griffes sur des feuilles de papier dispersées sur le carrelage. Miauler de la belle musique est à sa portée. Il n’a rien d’autre à faire : ce n’est pas comme la chatte qui a une portée de quatre ou cinq chatons.

Parmi les choses inattendues, Michèle cite les mésaventures survenues à l’une de ses connaissances qui a subi, chez lui, un cambriolage alors qu’il faisait une demande en mariage au domicile de sa future épouse. Il a tout perdu sauf sa femme. Il n’a pas renoncé à son mariage mais, fauché comme les blés, il a dû faire les moissons pendant tout l’été, pour pouvoir payer la bague de la mariée. A moins qu’il en ait trouvé une dans une botte de foin. Le bébé serait déjà en route et la cérémonie devrait avoir lieu au moment des vendanges.

 

Bernard PHILIPPON évoque une mésaventure complètement inattendue.

Elle nous laisse tous pantois. Il a subi l’inquisition, la censure et l’autoritarisme de sa hiérarchie professionnelle qui lui a procuré bien des soucis. Ces faits inattendus nous attristent et il a tout notre soutien.

 

CAROLE  peut s’installer de façon inattendue dans des cafés près de la Marne ou de Saint Sulpice, même les jeudis, pour feuilleter des livres, ou pour faire des ricochets. Après la lecture de trente livres, elle est fascinée en observant les pierres qui rebondissent sur la surface de l’eau. Elle longe les berges pour sentir les choses, pas à pas.

Sa pupille distingue tous les détails de la nature qui se cache à nos yeux. Elle aperçoit même un rémouleur qui n’est pas encore au chômage. Il se contente d’un quignon de pain et d’un morceau de fromage, humant l’odeur de friture qui vient des guinguettes où l’on joue du MOZART. Des chats écoutent en suçant des arêtes sous les tables. Carole ne voit pas ce que l’on s’attend à voir.

 

Patrick FOUQUE

lance des fléchettes sur une cible où sont représentés des Académiciens. Il a effacé ceux d’hier et dessiné par-dessus ceux d’aujourd’hui. Jean LE FARLALA ou LE FARFELU (son nom diffère selon les traditions), aux idées et aux thèses toujours inattendues, a été employé dès sa jeunesse par l’entreprise HEINEKEN. Il s’est mis ensuite à l’écriture et a développé une étude de plus de mille pages sur la mise en bière, spécialement pour les célébrités. Il espérait entrer à l’Académie où l’usage de la bière est répandu depuis l’origine. Mais, de façon inattendue, la porte lui fut toujours fermée, comme une bouteille que l’on n’arrive pas à décapsuler. La gorge sèche, il pensa au nœud coulant mais se rabattit sur la bouteille de vin car il sut faire sauter le bouchon, ce qui lui permit de connaître l’ivresse et l’inspiration. De son vivant, il écrivit jusqu’à sa mort.

Soyez instruits par cette expérience inattendue et insolite et, cerise sur le gâteau, régalez vous dans votre vie jusqu’au dessert. Mangez des tartes aux cerises et non des tartes à la crème. Et n’hésitez pas à cracher les noyaux sur tous ceux qui vous empêchent d’entrer dans leurs hautes assemblées. Soyez aux aguets, soyez prêts à sauter sur toute chose imprévue.

 

Fabienne SCHMITT a mis, de façon inattendue, son truc en plume. C’est un truc à elle qui vient de sa plume lorsqu’elle écrit. Elle sort avec son truc en plume et laisse ses crayons dans le pot. Elle garde sa plume à la main, elle la frotte, dès que cela la démange, sur du papier, c’est son truc pour écrire à la plume. Avec son truc en plume, elle peut écrire à un rythme effréné.

 

Ne freinant aucunement le rythme endiablé de cette soirée, Jacob SZEFTEL interprète magnifiquement par du chant un rêve imaginé par Gabriel FAURE. De façon inattendue, nous quittons la Terre, le soir, tous assis, dans un fauteuil du cabaret !

 

Daniel GEFFROY aime prendre les chemins de l’inattendu, pour zigzaguer au hasard, en prenant des notes sur un carnet, pour se souvenir de tout ce qui l’a étonné. Ces chemins ne sont pas sur les cartes car on a cru qu’ils n’existaient plus.

 

Hervé GOSSE se présente sur scène avec sa coupe ébouriffée et un masque sur les yeux pour qu’on ne le reconnaisse pas. Il cherche ses plumes de coq pour danser car il se croit parmi les poules. Cela caquette de tous côtés mais ses yeux se tournent vers EZILI, la coquette, la divine, dont il veut faire la conquête. GUEDE NIBO, un sorcier, à côté d’elle, occupe le tabouret du chef. Il faut s’adresser à TONTON pour ses conseils et se faire pardonner d’avoir bu tout, vraiment bu tout son rhum blanc. Pour séduire EZILI, il n’y a qu’une solution. Elle veut des cadeaux utiles pour entretenir sa beauté : il doit lui offrir une savonnette, une cuvette, une serviette, une brosse à dents, un gant de toilette, un peigne et un cure ongles. Attention ! Le rhum monte à la tête et fait dire n’importe quoi.

 

Alain BRIANTAIS dit qu’il se trouve au Trocadéro. Aurait-il lui aussi perdu la tête ? Au Trocadéro ? Qu’y fait-il ? Qui attend-il ? Qu’espère t-il ? On veut le voir ici. La scène ouverte, c’est ici, pas là-bas. Là- bas, on ne voit que la Seine et la Tour Eiffel. Mais, il a fait vite, car, en un instant, il est revenu sur scène. Il n’était pas là-bas, il nous l’a fait croire.

 

Alain PIZERRA dénonce les incohérences et l’aveuglement d’une société de repus, où l’on digère mal les injustices, les inégalités croissantes. Elle tient l’opinion en haleine avec le spectacle d’actes violents et barbares. Les auteurs de ces actions s’aveuglent en croyant s’engouffrer dans la belle mort, qu’ils jugent plus précieuse que leur vie et que celle des autres. De gros nuages s’amoncellent et l’on entend de plus en plus souvent le glas du tocsin. Attention à la montée des clivages que l’on croyait jusque là impensables.

 

ANEFRANCE ne veut parler de rien. Pour parler de rien, il faut trouver quelque chose à dire. Il faut en avoir l’air et explorer la mine. Il faut quand même être propre. Il faut faire quelque chose de rien, comme si de rien n’était, avec un rien de fantaisie. Rien de plus, rien de moins. Passer sur scène un rien de temps, c’est déjà quelque chose.

 

Serge CARBONNEL choisit  lors de ses deux passages échelonnés dans la soirée, de nous surprendre en interprétant  des chansons qui ne font pas habituellement partie de son répertoire ;  il nous interprète magnifiquement  la chanson de Léo Ferré -pour la musique- et Jean Roger Caussimon- pour les paroles-: "NOUs DEUX"  et nous sommes sous le charme... Dans sa seconde intervention scènique, la surprise est tout aussi agréable , cette fois côté rires,  charme également, car, c'est  une chanson référence de Fernand Sardou, parfois reprise par son fils Michel, du même nom, lors d'émissions radiophoniques ou télévisuelles d'anniversaires "Aujourd'hui peut-être" et nous l'apprécions dès maintenant avec Serge

 

DIDIER et  ZITA entament des mélodies pleines d’humour et de piquant, créant des effets comme toujours étonnants. Ils jouent sur les mots et ce jeu conduit sans cesse à des imprévus. Ils nous entraînent sur leur chemin poétique qui cache plein de surprises.

 

Michèle LASSIAZ nous apprend que des scouts se rendaient à des fêtes annuelles dans la région du Maroc espagnol. Là s’étaient retirés des rats de cave, gras garçons d’au moins quarante ou cinquante ans, nourris dans les couvents. A leur vue, s’éclipsaient des jeunes femmes toutes de noir vêtues. La messe était dite par un aumônier de guerre qui transpirait sous sa soutane.

 

Christian LAFONT  invité à se produire par Michèle et Bernard, et très occupé à saisir photographiquement les événements de cette soirée, déclare "tout de go" qu'il ne s'exprimera pas sur la scène, réservant ses impressions pour le site internet de la Ruche des Arts, ce qu'il fait d'une manière imagée un peu particulière au début de ce compte-rendu /mnémosyne

Dont acte.

 

Agnès RAVELOSON célèbre les évènements inattendus, elle les souhaite, jour après jour, ne tenant aucun agenda, ne faisant pas de plan sur la comète. Elle ne fait pas ce qu’elle a prévu et laisse toute la place aux imprévus. Elle veut convaincre tous ceux qui renâclent à se jeter spontanément dans l’aventure.

 

La scène ouverte se termine tard, à une heure inattendue, dans une joie et une effervescence qui n’ont rien d’imprévu.

 

Hervé Gosse

 

 

 

 

 

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La Ruche des Arts
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Christian Lafont

 Retour sur la scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

thème: Pourquoi pas ?

 

 

 

 scène ouverte qui a eu lieu le Mercredi 18 mai 2016 de 19 à 21h, au Café-Club  BAB-ILO, 9 rue du baigneur à  Paris 18ème

  Compte-rendu/Mnémosyne par Hervé Gosse   

 

 

Michèle LASSIAZ ouvre la soirée par des annonces. Pourquoi pas ? Certaines sont étonnantes, surprenantes…abracadabrantes. Pourquoi pas ? Parmi les nouvelles fraîches, nous apprenons que cela a chauffé pour un PDG d’entreprise. Accusé de favoriser le réchauffement climatique, il a été séquestré par des esquimaux dans un igloo.

Lui a eu chaud mais cette nouvelle nous a fait froid dans le dos. Dans un pays chaud, mettrait-on quelqu’un au congélateur ? Pourquoi pas ?

Il n’a pas su rompre la glace avec les habitants du cercle polaire. Ils réclamaient plus de banquise et d’icebergs, avec de l’eau glacée. Pourquoi pas ? Mais, dans l’igloo, quand on a froid, on se tient chaud. Avec les peaux de bêtes et la chaleur humaine, on dort mieux.

Après ce scoop, la soirée peut se poursuivre, même si l’essentiel a été dévoilé. Pourquoi pas ?

 

 

Hervé GOSSE évoque la vie de marins qui, dès le Moyen Âge, ont porté une cravate prolongée par une culotte. Le tout était d’un seul tenant et avait la forme d’une ancre de navire. L’été, la cravate pouvait être portée à même la peau, sans chemise, sans pantalon. Pourquoi pas ? L’été, les marins n’allaient pas danser car ils chassaient la baleine et pêchaient les gros poissons. Alignés sur le pont, ils montraient leur cravate qui faisait peur aux marins des navires ennemis. Pourquoi pas ? Aujourd’hui, la « cravate slip » a cédé la place au simple maillot de bain car les marins ne vont plus qu’à la plage. Pourquoi pas ? Donc, plus besoin de faire descendre le haut et de le rouler dans la culotte avant d’enlever le bas.

 

Daniel GEFFROY adore la Bretagne. Pourquoi pas ? Sur ses rochers, ses caps, ses pointes, il aime déguster des bonnes crêpes et du bon cidre, pourquoi pas ? A Quimperlé, à Morlaix, à Saint-Guénolé, pourquoi pas ? C’est en Bretagne qu’il ira trouver refuge si survient la fin du monde. Cela pourrait arriver bientôt. Pourquoi pas ?

 

ANEFRANCE nous parle de trois têtes. Les a-t-elle vues récemment ou il y a longtemps ? Deux d’entre-elles sont plus jeunes. Pourquoi pas ? Figurent-elles les trois âges de la vie ? Sont-elles toutes bien faites ? Sont-elles toutes gracieuses ? De face, de profil ou de trois quarts ? Forment-elles une triade ? Sont-elles les figures des trois déesses de la beauté ? Pourquoi pas ?

 

 

Christian LAFONT énumère toutes les circonstances exceptionnelles qui ont  fait

que l'atelier d'écriture sur le même thême qui devait se dérouler au lieu habituel a été déplacé chez Michèle a été animé exceptionnellement par YSIA Pourquoi pas ? a donné lieu a des suggestions et exercices nés de leur discussion Pourquoi pas? Il en énumère quelques uns nés de ces exercices de style dont certains culinaires et d'autres farfelus tels que; Pourquoi pas tisser des liens avec une araignée? essuyer les vers ?danser les pieds au plafond?...puis, influencé par la présence de Marco Ô Chapeau et un chapeau fleuri apporté par Michèle, il entonne à capella quelques couplets de "Je m'suis payé un beau chapeau"interprété à l'époque par Sacha Distel; Christian ne se souvient plus très bien des paroles et abrège rapidement. Fera t'il mieux la prochaine fois ? Pourquoi pas ?

 

Serge CARBONNEL distingue dans notre univers des planètes carrées. Non, elles ne tournent pas très rond. Il voit bien que, parfois, le soleil a bu comme un ivrogne. Il s’échauffe pour un rien. Il donne des coups de soleil. Il chasse les ombres qui rapetissent et se font discrètes. Il capture les nuages qui se sauvent au dessus de l’océan. Sur les eaux, flottent aussi des livres un peu ivres car du vin s’est mélangé avec de l’eau et des bouteilles ont été jetées à la mer. Les livres et les bouteilles sont tombés de bateaux ivres qui zigzaguaient sous le soleil.

 

Agnès RAVELOSON aime la relaxation qui fait du bien après un long hiver, et chasse le stress, les insomnies. Se détendre, pourquoi pas ?

En effet, pourquoi rester tendu, le col serré, les mains crispées, la gorge sèche, les lèvres pincées ? Pourquoi garder les pieds fixés au plancher? Inspirer…expirer…relâcher…Pourquoi pas ?

 

 

 

 

 

 

Patrick FOUQUE parle de notre monde. Est-il sans dieu ? Pourquoi pas ? L’argent est-il son dieu ? Pourquoi pas ? Dieu est-il sans argent ? On ne le sait pas. Du ciel, il ne déclenche pas des pluies d’or qui tombent sur la terre. L’argent ne vient pas comme çà, sauf pour les gagnants du loto. Ceux-là peuvent remercier le ciel.

 


Alain BRIANTAIS vit dans le monde du pourquoi pas. Il dit que l’on peut nager à côtédes baleines au moment des crues. En ville, c’est sans parapluie que l’on peut traverserles rues inondées. Avec des bouts de ficelle et du papier, on se fait des amies, des marionnettes qui donnent un spectacle à la bibliothèque. Le chocolat fond plus vite que la neige. Les pages jaunes jaunissent moins vite que les pages blanches. Les pages blanches se lisent plus vite mais nous angoissent.

 

Marco Ô Chapeau se couvre de plumes, se laisse pousser les ailes. Il les agite sur scène. Il va s’envoler dans la salle du Bab’ilo. C’est un très grand canari et il fait entendre son « cui cui ».

Puis, il va jusqu’à se transformer en yoyo qui monte et qui descend ; il se meut avec toute la souplesse d’un élastique. Il traverse la journée, la journée faite de hauts et de bas, s’étant levé très tôt, à cause du boulot.

 

 

Claudine VANLERENBERGUE  raconte que les petits enfants, de cinq ans ou moins, et qui sont presque des bébés, sont les champions du « pourquoi » et du « pourquoi pas », questions qui reviennent sans cesse dans leur bouche. Les réponses de leurs parents ne les satisfont pas souvent et ils continuent de les interroger. Pourquoi pas ?

Après avoir parlé de notre univers, Serge CARBONNEL évoque des visions binoculaires. Les hommes doivent élargir leur champ de vision. Ils croient tout voir, par un oculus qui focalise leur regard devant eux. C’est pour cela qu’il faut changer, casser quelque chose, comme on casse des œufs.

 

Didier et Zita ont signé un compromis pour faire le ménage. Il faut épousseter à deux. Se partager l’usage des produits ménagers, pourquoi pas ? Inutile pour autant de se ruer à la tâche. Il vaut mieux frotter ses pieds sur les planches. Ils recueillent tous les deux les applaudissements unanimes de la salle.

Zita évoque Jacques Prévert et toutes ses questions auxquelles il répond « pourquoi pas ? ». Fait-on le portrait d’un oiseau ? L’oiseleur écrit-il des chansons ? Fait-on un salut à l’oiseau ? Les escargots chantent-ils quand ils vont à son enterrement ? Est-ce la même chose pour les libellules, les papillons, les araignées ?

 

 

Ils veulent mettre les voiles et s’éloigner au large mais ils naviguent à vue, sur des bateaux sans mature. Les hommes sont-ils aussi fragiles que des œufs ? Pourquoi pas ?

 

Evelyne GAUTHERON nous dit qu'elle a l'habitude de chanter des chansons ; bien sûr et pourquoi pas?... mais que cette fois elle nous déclamera un texte et nous sommes d'accord pourquoi pas et c'est ce qu'elle fait et nous en sommes ravis Pourquoi pas?

 

Alain BRIANTAIS, le cœur ivre, voudrait bien voir des fleurs sur la lune. Il aimerait qu’y poussent notamment des tournesols. Alors, la page redeviendrait toute blanche et tout pourrait se réécrire. Un nouvel ensoleillement éclairerait les choses autrement.

La soirée se termine dans la joie et l’amitié. Sans ajouter « Pourquoi pas ? », nous nous reverrons tous la prochaine fois.             

 

 

Hervé GOSSE

DR Juin 2016

 

 

 

 

 

 

 

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Les Vérités sur  la

Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

 Le Mensonge 

 

"Les quatre vérités poétiques sur le mensonge"

 

Compte-rendu-Mnémosyne de la scène ouverte 

du Jeudi 14 Avril 2016 de 19h à 21h au Café-Club BAB-ILO

9 rue du baigneur Paris 18ème; par Hervé GOSSE

 

 

 

Michèle LASSIAZ ouvre la scène ouverte du BAB’ILO consacrée au mensonge. Elle ne peut donner la liste de tous ceux qui mentent. Ils risquent tous de s’en aller. Ceux qui disent la vérité ne sont pas toujours fiables. Ceux qui disent des mensonges ne sont pas toujours loin de la vérité. Laissons-donc s’exprimer les uns et les autres. Saurons-nous trier la vérité du mensonge ? Nous verrons bien !

Le mensonge serait-il né en Crète ? Arcaos aurait-il dit que « tous les Crétois étaient des menteurs » ? Le mensonge, est-ce que c’est eux qui l’auraient perfectionné, amélioré, embelli ? Pourquoi pas ? Si c’est Michèle qui le dit.

Le mensonge est-il utile ? Est-il souhaitable ? Profite-t-il toujours aux mêmes ? A chacun d’y répondre, sans déguiser la vérité. Un petit mensonge est toujours innocent. Les hommes et les femmes mentent, les amants et les amantes mentent et ce n’est pas plus mal ! Chez les animaux, les mâles mentent et ils mentent mal. Pour la vérité, il y a trop de croyants ! il en faudrait plus pour le mensonge ! Alors, que mente la religieuse ! Que mente la jolie femme ! Que mente la jolie religieuse !

 

Christian LAFONT affirme que toutes les jolies filles de sa campagne lèvent les barrières des passages à niveau. Il doit souvent prendre le train. Les passagers du train attrapent au passage les cheveux des jeunes filles dont ils font collection. Il faut le dire et en rire. Ceux qui mentent à ce sujet, sont toujours renfrognés, quel que soit leur train de vie. Ceux qui mentent inventent souvent des manèges et montent sur leurs grands chevaux. Le mensonge, c’est leur dada et ils croient que grâce à lui, ils se remettent toujours en selle. Mais l’air de rien, la vérité peut prendre un air faux et la fausseté un air vrai. Un mensonge qui prend bien vaut mieux que deux vérités non crues.

 

 

 

Patrick FOUQUE souligne qu’avec le mensonge, tout est possible. L’argent, par exemple, n’a plus d’importance. Inutile de l’amasser et de le cacher, surtout au paradis. Tout le monde vous donne son manteau, son pantalon et son chapeau. Personne n’a faim dans le monde et tout le monde tend son assiette aux autres. Tous se tiennent sur le même pied, sur le pied d’égalité. Beaucoup sont mis à pied mais ils repartent toujours du bon pied. Bon pied, bon œil, c’est vrai pour tous. Ceux qui mentent trouvent toujours quelque chose qui cloche…les clochards peut-être ? Mais non ! Ils marchent à cloche-pied comme les autres. Pour eux, tout va du bon pied. Il ne faut pas sonner les cloches.

 

Fabienne SCHMITT se souvient que, dans la vraie vie, il arrive de renverser son vin et de perdre son sang. C’est du gros rouge qui tache les chemises bien propres. La vie n’est pas comme du bon vin, qui devient meilleur en vieillissant. On n’aime pas non plus les étiquettes, les vieilles années et l’on ne veut pas dormir dans les caves. La vie ne se passe pas dans un vignoble et elle peut être ignoble. Fabienne cherche le chemin pour connaître sa bonne étoile. Elle n’écoute pas ceux qui mentent et lui indiquent la belle étoile, un hôtel peu accueillant, bruyant, où l’on fait des cauchemars.

 

Hervé GOSSE n’a pas menti. Il devait assister le 8 mars 1610 à une cérémonie du thé organisée par Maître Furuta. Mais, Matété, un autre invité qu’il a rencontré, a contesté la qualité de cette cérémonie. Il s’est senti maltraité. Matété mentait-il ? Non ! Déçu, l’était-on ? Oui ! Pour tout l’été, jusqu’à l’automne ! En effet, la cérémonie n’était pas respectée à la lettre. Après un petit thé, pas de séance d’U V pour se faire bronzer ! Alors, Hervé a alerté le Maître sur la nécessité de rester près de sa femme, Candia, qui, tous les jours, allaitait et donnait la tétée au gamin. Sa femme, qui venait d’enfanter, était athée mais n’était pas en bonne santé. Comme il restait à proximité, Candia l’avait à la bonne. Avant, la bonne faisait le thé mais, depuis une bonne année, elle n’était plus bonne à rien. Trop sollicité, il ne pouvait plus en vérité être invité à la cérémonie du thé.

 

 

 

Louise EMILY accuse ce monde que l’on dit mental d’être peu brillant, terne, pour tout dire. Le monde de l’esprit est-il malade ? Il a le teint pâle, parfois cireux. Il ne faut pas se mentir. Va-t-il bien ? Est-il en bonne santé ? Peut-être est-il trop fatigué par les poids qu’on lui met sur le dos ? il supporte le monde du travail, le monde de la compétition, le monde du capital. Il n’en peut plus. On l’assaille, on ne lui laisse pas faire son chemin et on l’abrutit. Dans cet abrutissement, il croit sortir deux ou trois vérités. Mais, très tôt, ces vérités s’avèrent être des mensonges et on les oublie. L’esprit capitule et se range. Le mental s’efface derrière le monumental, et c’est la catastrophe qui sert de déversoir aux sensations fortes. Où est passé le monde naturel, celui d’où nous venons et qui a cessé de stimuler notre esprit ? Décidément, ce monde ne prend pas le chemin de la vérité.

 


Pierre DE LA GALITE affirme une vérité ; dans l’être humain, il y a du bon et du mauvais. Lequel des deux nous met donc le plus dans la merde ? C’est une question et c’est un refrain qui revient toujours chez ceux qui veulent démêler le vrai du faux. Quand on remue la merde, lequel des deux, vrai ou faux, remonte à la surface ? Les deux se mélangent-ils comme l’eau et le vin ou restent-ils séparés comme l’huile et le vinaigre ? Ah ! Si le faux pouvait toujours se distinguer du vrai ! On raconterait moins de salades ! Les salades, il est vrai, sont faites pour mieux digérer, surtout quand on avale des couleuvres.Michèle cite des vers de Louise LABBE qui arpente les chemins du mensonge et de la vérité. Comme les vers, ils peuvent rimer entre eux et sonner, résonner de la même manière, à toutes les oreilles. Le mensonge ne laisse aucun repos à la vérité, qui doit sans cesse se remettre en route. A la croisée des chemins, l’une peut toujours rencontrer l’autre et se fâcher jusqu’à le tuer. La vérité, c’est que le mensonge survit toujours à toutes les attaques. Elle, elle crie, lui, il garde le silence pour ensuite mieux l’agresser, la calomnier.

 

 

L’argent, pour en avoir, demande du temps, sauf pour ceux qui, depuis longtemps, en ont déjà. La fortune vient en dormant. Cependant, au réveil, dans la rue, beaucoup n’ont plus d’argent. Où est-il passé ? On leur a menti, pour les endormir. Ils peuvent se recoucher ou tendre la main ou un gobelet. Les pièces vont tomber. La fortune attendra bien demain. Ce n’est pas aujourd’hui que tous se remplissent les poches car nous sommes à une époque où s’accumulent les poches de pauvreté. Les culs serrés et les radins ne donnent rien, ils rasent les murs pour échapper au fisc qui peut les poursuivre, très loin de chez eux. Pour eux, ce n’est pas commode de se raccommoder avec tous ceux qui n’ont que des poches trouées, des paniers percés. Et pourtant, ils veulent faire de bonnes actions sur les marchés boursiers. L’argent, il en faut toujours un peu, ce n’est pas un mensonge. Mais trop d’argent, pour les uns, trop peu pour les autres, c’est une évolution vers un monde inhumain. Quand quatre vingt à cent fortunes gagnent autant que trois milliards de personnes sur la terre, la vérité n’est plus supportable.

 

Christian LAFONT rappelle une vérité historique. Des disciplines d’Epicure faisaient déjà de la nage aquatique et étaient sacrés champions olympiques. Ils se remplissaient le ventre de bonnes choses avant de nager et de flotter, mieux que les autres.

 

Didier et Zita rapportent les vérités et les mensonges de tous les beaux parleurs qui n’ont, à chaque fois, jamais aimé comme çà. Toute nouvelle est la plus belle. L’on s’aime toujours plus fort, et l’on s’entend à merveille, notre vie est la plus rose, nous nous offrons les plus jolies fleurs, notre lune de miel est la plus savoureuse, pour nous, chantent les plus beaux rossignols.

Ils évoquent aussi tous les mystères qui circulent autour de Vincent SCOTTO. Est-il vrai qu’il aurait vécu au Pays de la Chanson ? Aurait-il traîné sur la Canebière ? Aurait-il dansé le plus beau tango du monde ? Etait-ce au Pays du Soleil ? Sous les ponts de Paris ? Serait-il allé au Tonkin ? Aurait-il été séduit par une Tonkinoise ? Melaoli, sa nana, une Annamite, a-t-elle été dans son lit ? Ou n’a-t-elle été que dans sa chanson ? Ce n’est pas étonnant qu’on l’appelle « Mystère » et que le mystère reste entier.

 

 

 

Didier et Zita nous alertent. Attention ! Le mensonge se tient derrière la vérité. Après une minute de bonheur, peut surgir le malheur. C’est comme à la tombola, comme au pari sur les courses, on croit voir sortir le bon numéro mais c’est le mauvais qui apparaît. La vérité c’est que le hasard n’est pas souvent favorable.

 

 

Patrick FOUQUE affirme qu’en vérité, le pouvoir est chiche et que, poliment, il pique notre richesse. Il agit facilement avec les ignares qui ignorent ce qu’il fait, avec les miséreux qui ne comptent plus leur misère. Face à lui, quelques hommes polis tiquent, tonnent, quand le temps se gâte. Les tiques des imbéciles montrent leur désaccord. Le pouvoir politique ment sur les comptes des laissés pour compte.

 

 

 

 

Pierre De La GALITE ne nous ment pas en déclarant que les dix douze ans connaissent Adam et Eve. Ils savent qu’avant de déménager, ils ont rendu la clé au pâtre qui surveillait les moutons du paradis. Ils savent qu’au col de Roncevaux, les veaux ne se sont pas piqués dans les ronces. Cela fait partie des vérités de Monsieur de la PALICE. De même, il est vrai que Jeanne la Pucelle était femme au foyer jusqu’à ce qu’une goutte d’eau fasse déborder le vase ; les voix ne lui mentaient pas, le roi se noyait dans un verre d’eau. Elle ne savait quoi lui offrir. De l’œuf ou de la poule, quel était le plus important ?

Il ne ment pas quand il promet à une femme de venir la voir toute nue. En vérité, il attendra qu’elle sorte de l’eau et que la rosée se dépose sur les fleurs des pommiers.

 

OGUENE trouve qu’il nous tombe du ciel autant de mensonges que de vérités. C’est une pluie drue, comme à Paris. Les parapluies ne nous protègent pas contre leurs attaques. Les nuages se font complices d’une éternelle incertitude. Sur les vitres, les mensonges et les vérités dégoulinent. On n’y voit plus clair et l’on a plus de repaires. La Tour Eiffel se cache, le Sacré Chœur aussi. Voir tout Paris relève souvent du mensonge.

 

Christian LAFONT voudrait décrire les mensonges. Mais, il est difficile de dessiner leurs traits. On ne peut peindre leurs figures car elles se cachent. Peut-on les voir sous leurs habits, sous leurs voiles ? Il faut oser enlever leurs masques et faire bonne figure en leur présence. Les sourires des masques peuvent cacher des grimaces mais celles là ne trompent pas.

 

 

ANEFRANCE nous rappelle une vérité. Pour manger les pommes les plus hautes, celles qui poussent dans le ciel, ce sont les girafes qui sont dans le coup. Elles n’ont qu’à lever leur tête, au bout de leur cou, pour cueillir la plus belle. Dieu, sur son trône, ne peut l’empêcher. Il n’a pas le bras assez long, c’est la vérité. Les hommes se méfient en vérité des crottes de la girafe qui tombent du ciel comme des projectiles.

 

Fabienne SCHMITT ne nous ment pas : elle est inquiète. Sa plume fait la gueule. Elle fait même la tronche. Elle échappe de ses mains, elle bave, elle ne va pas bien. Elle ne veut pas dire la vérité. Beaucoup de pages finissent dans la corbeille à papier. La plume déteste se retrouver dans le pot à crayons. Il faut faire quelque chose. Momentanément, il ne faut plus écrire. Il faut laisser la plume se reposer. Cela prendra un peu de temps, le temps que les vérités se dégagent des mensonges.


En conclusion de cette scène ouverte? le Mensonge? en vérité une bonne soirée

A la prochaine

 

Hervé GOSSE DR

 

 

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La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Compte-rendu/Mnémosyne
Hervé Gosse
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Christian Lafont
Illustrations en tête Pixabay
adaptation et mise en page web 
Christian Lafont

 

 

Compte-rendu/Mnémosyne de la

Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

 DEMAIN ?

 

 

le Mercredi 17 Février 2016 de 19h à 21h

au Café-Club BAB-ILO  9 rue du baigneur  Paris 18ème

par Fabienne Schmitt et Alain Briantais

 

 

Après le Rêve, que se passe t'il

demain ?

 

 

 

 

 

 

Demain est un autre jour ….Et c’est déjà hier…Ce soir là les abeilles étaient au rendez-vous sur notre petite scène habituelle du Bab’Ilo, pour nous régaler du meilleur de leur nectar.

 

Notre Reine Michèle Lassiaz ouvre la soirée en nous rappelant d’être tous présents et actifs pour le printemps des Poètes le 19 Mars prochain. Nous y serons, bien sûr !

 

Bernard Philippon, fidèle à Victor Hugo, nous remet en mémoire le magnifique « Demain, dès l’aube », puis le « Demain » de Robert Desnos, avec un mix des deux textes retravaillés à sa façon, de bien belle manière… « Demain est hypothèse », mais il répond « Présent » !

 

 

 

 

 

 

 

Place aux doux accords de guitare et aux beaux textes d’un nouveau venu, François Guierre, qui chante « Me suis-je trompé de songe, me suis-je trompé d’époque »… puis, s’adressant aux grands de ce monde :
« Nous feront-ils encore tourner en rond demain comme des derviches ?»

 

Et voilà que nos cœurs battent fort avec Anefrance déclamant avec emportement « La Marine » de Georges Brassens. « Demain, faut se quitter, on ne se dit rien de toute la nuit, même si on sait que c’est déjà fini… Même demain, il fera jour »…

 

Hervé Gosse imagine que nous allons « … Vivre en maillot…il fera chaud demain, et les notes vont être salées… Fini la Hollandie ! Il faut trouver des solutions au-delà de l’atmosphère ». Atmosphère ? Votons Hervé !

 

 

 

 

 

 

Les lendemains de Pierre de la Galite chantent l’amour… « Comment faire sans elle, sans toi ? »...C’est tous les jours du monde qu’il la cherche en vain « Mais demain, elle viendra, demain ».

 

Dans son beau poème chanté, Serge  Carbonnel, lui, l’attend, comme feuille au vent. Et de la manière dont il l’attend, ce demain, nous sommes émus.

 

Pour Agnès Raveloson, Demain est déjà là, avec un matin joyeux et une belle journée, pleine d’énergie… « Le futur n’a pas de souvenirs, un nouveau monde est à construire » ! Cet optimisme nous fait du bien.

 

« Tic-tac… Tic-tac » dit la pendule de Colette Sauvanet. « Un baiser à l’heure de midi, hier ou aujourd’hui, qu’importe, toujours pleure son amour »…

 

 

 

 

 

Oguene nous délivre son beau message, « L’humain n’est pas encore maître du monde, et l’horloge est encore là… L’instant n’est pas encore, et l’espoir est là ! ».

 

Notre ami Patrick Fouque nous fait cadeau d’un extrait de son show « Histoire de Fous » pour notre plus grand plaisir. C’est toujours lacrise : « Le temps va-t-il nous tuer ?  Tout se joue en do, en si, en ré… Au-delà, du si et du là »…

 

 

 

 

 

 

Mais voilà que Didier Laloux s’installe au piano, tandis que Zita s’approche de la scène ; nous sommes impatients. Ils interprètent le « Tango des matelots » de Bertolt Brecht et Kurt Weill, et c’est saisissant !

« L’avenir est incertain, mais la mer est bleue… Il faut se faire une raison, le monde continue comme avant »…

 

Voici Christian, avec sa verve habituelle, qui nous fait beaucoup rire avec une version très personnelle, revue et corrigée, des Demains de Victor Hugo et de Robert Desnos.

 

Bernard Philippon s’invite à nouveau sur scène pour rendre hommage à un ami de toujours, venu ce soir. Dans un très beau texte de celui-ci, « demain » transformé en « deux mains » redonne un sens à la vie, pour garder la flamme et y croire encore… « Pour que demain soit un opéra ! ».

 

Fabienne Schmitt nous offre sa planète Utopia, car demain « tout ira bien, tout le monde aura le sourire à la place du portable, on roulera à vélo, personne n’aura faim, les guerres n’existeront plus et on emmènera son chien au cinéma » !… Les rires courent dans tout l’espace.

 

Oguène nous envahit d’émotion avec « un rêve que l’on reprend, inachevé, et l’attente est intense, l’éternité, … Car hier ou demain, peu importe »…

 

 

 

 

 

Alain Briantais nous transporte en 2540 avec « Enfances », une nouvelle écrite en 2011. Le monde est épouvantable, mais quelques-uns résistent. Au final, c’est l’enfance qui fait renaître l’espoir. « Oui, tout est encore possible dans cet univers perdu ».

 

Michèle Lassiaz nous offre aussi sa part d’enfance, avec « Demain petit amour ». Cocottes en papier, balades en forêt, fêtes foraines dessinent avec tendresse un demain souriant et chaleureux 

 

Il nous reste un peu temps alors Pierre de la Galite revient avec une chanson pleine de gouaille : « Dans la vie de tous les jours, y’a du bon et du mauvais… On est bien obligé de remuer la merde » ! Le public se marre et chante gaillardement les refrains.

 

Enfin, François Guierre reprend sa guitare et clôture cette belle scène ouverte avec « Les eaux vives » qu’il nous chante au son des cloches d’une cathédrale. Ce qui fait vibrer nos chapelles ardentes. « Je navigue à vue, là où tu m’y invites ».

 

 

 

 

 

Nous quittons la salle en rêvant à des lendemains qui chantent, et en parlant de ces lendemains. Je vous dis : « A très vite », car le Printemps des Poètes, c’est presque demain !

 

 

 

 

 

 

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La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Compte-rendu-mnémosynyne

Fabienne Schmitt Alain Briantais

Photos Bab Ilo Chr Lafont

Illustrations en tête Pixabay

adaptation et mise en 

page web Chistian Lafont

 

Chrfaal

 

 

Compte-rendu, mnémosyne de la scène ouverte

de la Ruche des Arts au Bab Ilo

Thème : Le Retour, par Alain Briantais

 

 

 

le 18 novembre 2015

de 19h à 21h

 

Retour ?


 

à la maison, au bercail,

de courses, de l'école, 

de randonnée, de soins

du travail, du bureau

de vacances, du ciel,

de l'espace, à la ruche de la santé, de baton, d'affection, aux sources

à la nature, à la culture...

de la culture, de la vue, à l'envoyeur, à la vue

sur investissement, à l'abri, de l'entrainement, au foyer, au bateau, de manivelle, de l'au-delà, vers le futur, à la vie ,

à la création, au nid, à la raison, au bonheur...

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

  Paris 18ème

 

 

Comment échapper à la plaie béante qui éprouve Paris  ?
Comment renaître face à l’horreur  ?

Le thème de ce soir est « Le retour ».

 

Michèle Lassiaz nous plonge d’emblée dans sa souffrance. « … Retrouver Paris blessé, dévasté… Mais Paris debout  !… », balance-t-elle avec rage mais solennité. Elle n’a plus qu’un mot à la bouche : résister. Elle l’illustre magnifiquement en lisant « Liberté » de Paul Eluard. Le silence enfle, on n’entend plus que les mots, d’une humanité profonde. Puis elle lève le livre au-dessus de sa tête ; il s’intitule « Cent Poèmes de la Résistance ». La voilà rassembleuse : « Je vous propose un prochain PleinSens sur la liberté ou la résistance  ! » puis soudain, interrogative « … Apprendre à être libre, ce n’est pas si facile  ! »

 

 

 

 

Non… Pas si facile. « Un jour, si les morts revenaient nous demander des comptes… » s’insurge Serge Carbonnel, au tout début de son poème « 13 novembre, le retour ». Dans ce texte brûlant comme un geyser, il interroge l’Homme avant de crier… crier… crier tout le mal de la terre, imaginant avec émotion, qu’ensemble, avec nos créations et nos cris fortement répétés, puisse naître une humanité retrouvée. Oguène lui succède. Elle voulait garder silence, mais a changé d’idée au dernier moment en improvisant à partir de l’un de ses textes « Où es-tu, toi  ! La malmenée…  ». Ses mots cognent dans nos tempes, marée déferlante s’apaisant vers la fin qui nous laisse sans voix.

 

Daniel Geffroy, généreux et touchant, nous éloigne de Paris avec « Lettre à sa Bretagne chérie », terminant son poème en tremblant « Reviens reviens Liberté ». Louise Emily n’a rien écrit sur le thème mais se souvient d’une chanson du 17ème siècle, finalement connue de tous. L’auditoire reprend délicatement : « Brave marin revient de gue-er-re tout doux… ». Sa voix fragile et mélodieuse nous prend, nous allège jusqu’aux « la… la… la » qu’elle décline en allant se rasseoir. Merci pour ce baume posé sur nos cœurs.

 

 

 

Christian Lafont évoque l’atelier d’écriture. À la question « Que feriez-vous si vous reveniez sur la terre cent ans après avoir été congelé  ? », il décrit son réveil : « J’espérais que le monde irait mieux, mais puisque les terriens se disputent, je file avec les martiens sympas. » Agnès Raveloson, elle,  est bien sur terre, voire sur son île, à Madagascar. Dans un très beau texte en alexandrins, intitulé « Il y a plus d’un demi-siècle », elle se remémore sa vie aux parfums exotiques, rendant un hommage vibrant à son grand-père : « Quant à moi, entourée de sa paix, je ne pleure plus  ! »

 

Nous changeons de pays. Cypora Herszhorn nous explique, en préambule à son poème, être retournée en 2011 en Pologne, où elle n’était pas allée depuis quarante-huit ans. En alexandrins denses, faisant sonner tous les mots, elle nous confie son chemin de résilience et l’espoir qui renaît en sa source. C’est très émouvant, si troublant qu’un dialogue s’installe avec le public. Le temps s’étire… et Fabienne Schmitt monte sur scène. Très émue, elle nous délivre deux petits textes, déclarant  : « Marianne est fatiguée mais debout », puis encore : « Ça ira… Il faut… Je voudrais… ». La tendresse s’installe et les applaudissements sont longs.

 

 

 

Évelyne Gautheron prolonge la douceur avec « Dès que le printemps est là » d’Hugues Auffrey. Le public l’accompagne, nos cœurs se rassemblent, nouveau bonbon providentiel. Annie Pouilhes emprunte à Henry Gougaud l’histoire de Yacoub, ce poète heureux qui aime la vie, les gens, le monde mais que personne n’écoute. À une petite fille qui lui demande, à la fin du conte, pourquoi il s’obstine à raconter des histoires, Yacoub répond : « Autrefois, je racontais pour changer le monde. Aujourd’hui, c’est pour que le monde ne me change pas ».

 

 

Didier Laloux, lui, revient visiblement de voyage. Il annonce  : « Me voilà de retour  !… N’étant pas arrivé à faire rimer poire avec espoir, j’ai fait rimer fromage avec cambriolage ! ». Il nous emporte dans son récit déjanté jusqu’au dénouement inattendu : « C’est là que j’ai crié Aline… pour qu’elle revienne  ! ». Il file au piano, Zita chante « Les Prénoms de Paris » de Jacques Brel. Une fois encore, la voilà habitée et magnifique quand elle termine en beauté : « Pariiiis, je revieeeens…  ! ». Ils enchaînent avec « Le Temps du Tango » que nombreux reprennent en chœur.

 

 

 

Michèle, un peu rassérénée, invite chacun à faire un deuxième passage. Nous sommes alors embarqués sur « Nihilo, terre inconnue mais profondément accueillante, avec un peuple qui rêve, qui donne, qui aime, qu’il faut protéger des anciens mondes voraces » dixit le capitaine Serge Carbonnel. Sa forme épistolaire est vraiment très agréable. Cypora nous ramène à Paris avec « Les Ricochets de ma mémoire », un Paris qui ne ressemble plus à ses souvenirs de jeunesse.

 

 

Oguène avec « Moissons », Alain Briantais avec « Qu’avons-nous fait », puis Fabienne délivrant quelques pensées investissent à leur tour la scène du Bab’ilo. Didier et Zita clôturent la soirée en beauté avec « Mon manège à moi » suivis pour terminer de Pierre de La Galite, toujours aussi apprécié. Nous chantons tous et ça a d’ la gueule  !

 

Nous sommes si proches et si rassemblés ce soir !

 

 

 

 

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La R,uche des Arts

Michèle Lassiaz

Compte-rendu/Mnémosyne

Alain Briantais

Photos: en têtePixabay

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Christian Lafont

 

Chral

 

 

Compte-rendu/mnémosyne de la

scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

 Le Rêve

 

ayant eu lieu le Mercredi 13 Janvier 2016

de 19h à 21h au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneurParis 18ème, et précédée de l'Assemblée générale annuelle de la Ruche des Arts, avec communication du rapport de gestion et  élection du conseil d'Administration

 

 

 

Nous n’avons pas rêvé, nous sommes déjà en janvier 2016. La soirée commence donc par le rapport annuel de l’association. Michèle LASSIAZ rappelle d’abord que 2015 engage chacun de nous à résister face aux évènements souvent tragiques qui ont eu lieu. Elle présente ses meilleurs vœux à toutes et à tous puis détaille le rapport moral de l’année écoulée.

 

2015 a été une bonne année où La Ruche a produit du miel poétique de qualité et en quantité. L’an dernier, les abeilles ont essaimé très tôt, et, elles ont fait leur miel de leurs nombreuses prestations poétiques, mises en pot, pour être dégustées, dès l’hiver, par un public divers, enchanté, et souvent tout sucre tout miel.

 

 

Il faut rappeler la présence de La Ruche et de ses abeilles au Printemps des Poètes, La Ruche étant installée dans une grande salle de la Maison des Associations. Auparavant, les abeilles s’étaient déjà rassemblées, dès janvier, dans un petit théâtre de Montmartre, bien au chaud, et elles n’ont procuré que du bonheur aux spectateurs, curieux de poésie et éventuellement d’apiculture. Le bonheur et l’insurrection, tels étaient les deux thèmes de ces manifestations, à grand succès, qui ont eu lieu avant même le temps des floraisons. Là, déjà, tous les amateurs de poésie ont butiné des renseignements pour savoir ce que c’était que cette Ruche et ce qu’on y faisait.

 

Les prestations se sont multipliées avec une rencontre « slam » au féminin, en mars, une participation à une journée « contes et ritournelles », dédiée aux enfants, au sein de l’école dirigée par Bernard PHILIPPON. A la place du Tertre, sur la butte, pas loin des ruches, une autre manifestation s’est déroulée « à la bonne franquette ». La Ruche a été aussi installée, près de la Porte Montmartre, dans un quartier rénové, à l’occasion de la fête de « la jeunesse solidaire », en mars. Puis, elle s’est retrouvée à la Mairie du 18ème arrondissement, où Bernard PHILIPPON a animé « la grande dictée », sans l’aide de Bernard PIVOT. Dans le 5ème arrondissement, à l’occasion d’une exposition des peintures d’ANEFRANCE, on a encore vu et écouté des abeilles de La Ruche. Un peu absentes au mois d’août, on les a retrouvées, en septembre, pour une animation avec déambulation dans un jardin public, le long de belles allées et dans un kiosque, à côté de très jolies fleurs plantées par la Mairie toute proche. En octobre, c’est au marché de l’Olive puis au parc Rosa Luxembourg, que La Ruche s’est retrouvée, à l’occasion des vendanges de Montmartre et de la fête du vin qui battait son plein. Des poèmes et une chorale déjantée ont animé une nouvelle déambulation, qui s’est terminée par un repas collectif, au milieu de ce joli parc récent. Il faut aussi se rappeler une animation pour personnes handicapées au centre Robert DOISNEAU.

 

D’abord le moral, après la finance. Voici donc le rapport financier présenté par Bernard PHILIPPON, Trésorier de La Ruche. Les recettes diverses, en 2015, assez semblables à celles de l’année passée, se sont montées à environ 5 000 €. L’association n’a pu bénéficier toutefois d’une dernière dotation de 1 200 € qui n’est pas arrivée avant la Saint Sylvestre. Avec un budget de fonctionnement d’environ 9 000 € et un budget global de recettes de 8 150 €, les dépenses ont légèrement plus augmenté que les rentrées d’argent. Un déficit de 463,07 € a dû être enregistré. Grâce à un fond de roulement (environ 5 000 €), l’association n’a pas souffert et se porte bien financièrement. Il y a un absolu besoin de maintenir et de renforcer ce fond de roulement.

Les cotisations passées de 30 à 35 €, voilà maintenant 2 ans mais inchangées cette année, ont contribué à faire rentrer un peu plus d’argent.

Il faut constater une légère baisse du nombre des adhérents que nous suggérons de compenser par de nouveaux arrivants

 

Il est aussi envisagé d’augmenter la diffusion électronique de la revue « Plein Sens », le coûd du timbre étant passé d’un seul coup et sans prévenir de 0,60 € à 0,80€.     Pour la revue, il faudra raisonnablement tabler sur trois numéros par an.

 

Toutes les résolutions ayant été énumérées, plus rien n'étant à l'ordre du jour, il est proposé de passer au vote pour le renouvellement du Conseil d'Administration.

Les membres déjà présents se représentant à l'exception de trois sortants, essentiellement pour raison professionnelle ou privée: Benoit Gimenez, Christiane Jouan et Hervé Gosse, Benoit et Hervé restant membres actifs de notre association

Deux nouveaux membres se proposant de nous rejoindre: Cypora Herszorn- Boulanger et Claudine Vanlerenberghe

 

Aucune objection n'étant formulée, les membres du Conseil d'Administration, présentés ou représentés sont élus à l'unanimité des présents

Le Conseil d'Administration procédera à l'élection de son bureau à sa prochaine réunion

 

D'après Michèle Lassiaz, présidente

 

LIEN INFORMATIONS ET ASSEMBLÉES ICI:  

 


 

 

 

 

 

 

 

 

ANEFRANCE situe ses rêves vers la rue Watt. Là, elle a vu des moulins qui tournaient à l’électricité, dans la rue Watt, où, plus solide que les colonnes du Parthénon, se tenait Raymond et non James. La rue était bien éclairée la nuit et traversait une gare, couverte de voies ferrées. Elle n’en finissait plus, longue de cinq cent mètres. Pour la parcourir, il fallait souvent enlever ses chaussures et ses chaussettes car la rue était inondée. ANEFRANCE y a croisé Boris VIAN, Jean-Pierre MELVILLE et Philippe CLAY alors que l’endroit était presque inhabité. Des inconnus y laissaient des graffiti et des tags. D’autres, qui n’avaient pas grand-chose à faire, flânaient, pensant que cette rue faisait partie des rues un peu putassières de Paris.

 

 

 

Pierre de La GALITE rêve d’être un oiseau de passage, sortant d’un nid très doux, et il craint par-dessus tout d’être enfermé dans une cage. Des femmes, l’oiseau caresse le visage, l’oiseau est amoureux, c’est tout. Les femmes, il les attend jusqu’au mois d’août, sur les plages et dans les roseaux sauvages ou les eaux mortes des marécages. Que leurs bras ne le mettent pas en cage ! L’oiseau n’oublie jamais le goût des voyages.La GALITE est l’île des oiseaux migrateurs.

 

Joseph SZEFTEL chante en italien un passage de Puccini, extrait du « Songe d’or », où une mère berce son enfant en écoutant le chant d’un oiseau perché sur son arbre. La mélodie nous berce et nous enchante aussi, bien que nous ne soyons plus dans les bras de nos mères.

 

 

Patrick FOUQUE dit un extrait de son spectacle théâtral intitulé « Histoires de fous ». Le monde n’a plus d’argent. On croit rêver ! Où est-il passé ? C’est de la faute des transporteurs de fonds qui l’ont transporté là où on ne peut pas le retrouver. Pourtant, il circule des fortunes autour de nous. Certains préfèrent mettre leur argent dans des satellites et le déposer sur Mars. Ils optent pour les placements lointains et à long terme. Nous avons oublié que des fonds et des valeurs sont encore proches de nous. Ce sont des valeurs de fond. L’amour des autres, l’amour de soi, l’amour des animaux. Accrochons nous à fond à ces valeurs qui sont les plus chères à notre cœur.

 

Fabienne SCHMITT évoque ses rêves qui naissent quand elle s’abandonne au sommeil même si des murs l’emprisonnent. Elle traverse des lieux inconnus, aux décors poussiéreux, où elle croise des milliers de visages qu’elle ne retient pas. Il ne lui reste que son âme qui a le pouvoir de briser l’espace et de toucher l’éternité.

 

                                                 

 

Hervé GOSSE rêve qu’il fait un vol, sans papiers, de Paris à Bombay puis qu’il rejoint à pieds le Kerala, où, se trempant les orteils dans de l’eau salée, il se prend pour Shiva. Il évite toutefois les corvées qui sont imposées à la divinité.

 

Cypora HERSZHORN rêve des sables d’or, des sables mouvants, des vagues bleues et des tapis volants. Sur le sol des guinguettes, tournent les gens, les tournesols poussent du sol au printemps. Les fous font des tours au sol et l’araignée fait le tour de sa toile.

 

 

 

 

 

Agnès RAVELOSON rêve de voyager un dimanche à l’aventure avec un taxi brousse qui part à 14H52. Il n’est plus l’heure de chercher midi à 14H00. C’est le bonheur que de partir à n’importe quelle heure. La plage est libre et s’est vidée de ses caïmans. En leur absence, reviennent le bien être et le plaisir de s’allonger sur le sable.

 

OGUENE craint que la réalité vienne toquer à sa porte. Cette réalité produit des cauchemars qui surviennent en continu. Elle fabrique ces cauchemars pour nous malmener, nous déchirer, sacrifier nos libertés. Elle ne saisit que l’ombre des êtres et des choses, ignore leur substance véritable, ce qui nous nourrit. Elle nous éloigne de ce qui nous construit et nous fortifie.

 

 

 

 

 

Daniel GEFFROY rêve de liberté. Il la chante, la glorifie, la supplie de rester dans notre société, à nos côtés, dans nos villes et dans nos foyers. Il rêve de la liberté toutes les nuits. Il craint pour elle, il faut qu’elle règne encore sur la France. Elle doit être plus forte face aux derniers évènements. Où peut bien se trouver la liberté lorsqu’on tue n’importe qui, n’importe où, au hasard, ou dans un lieu ciblé ? Les valeurs de notre pays ont grandi en liberté.

 

 

 

Alain PIZZERA rêve sa vie et vit ses rêves. Il s’y emploie en se ménageant des heures de silence, en occultant tout ce qui dérange, tout ce qui distrait, tout ce qui éloigne de soi. Si l’on n’y prend pas garde, les rêves sont fugaces, ils s’évaporent, ils se cassent comme de belles porcelaines. Dans le rêve, cessent le tam-tam du quotidien, les pensées et les actes déclenchés par les roulements de tambours.

 

                                            

 

Evelyne GAUTHERON a rêvé d’un concert joué par des curés poudrés, il y a des années lumières, quand ils savaient chanter. Elle a rêvé qu’elle les faisait aussi chanter, dans sa chaumière mal éclairée. Là, sur le sol, sur le dos, elle admirait, elle adorait surtout Rémi, qui lui tournait le dos.

 

Claudine VANLERENBERGHE évoque ses rêves obscurs qui tournent en rond, qui tourbillonnent comme un cyclone. Ils répandent le feu qui détruit tout ce qui a été bâti. Les rêves peuvent nous faire peur, nous faire craindre des catastrophes mais ce sont des rêves et nous pouvons mal les interpréter.

 

 

 

 

 

Alain BRIANTAIS a fait un rêve étrange et pénétrant. Il a avalé une fève et cela l’a emporté très très loin. Jusqu’en Italie où un voleur à la tire a vécu un cauchemar après avoir avalé le collier qu’il venait de voler. Alain rêve t-il d’avoir des ailes pour voler ?

 

 

Bernard PHILIPPON, lui, rêve de grimper tout là haut, sur les sommets les plus élevés, où « le temps suspend son vol ». Il rêve de se transformer en homme oiseau qui prend le temps de voler, en s’élançant des cimes. Le rêve demande de l’altitude, pour faire son nid, comme l’aigle.

 

 

 

Cette soirée au BAB’ILO, quoi rêver de mieux ! Nous nous quittons en rêvant à la prochaine scène ouverte.

 

Hervé GOSSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'amitié, la fraternité, le pragmatisme et l'imagination étaient réunis dans cette première scène ouverte de l'année, où vous nous avez honorés de votre présence et nous vous en remercions

 

Le Conseil d'Administration de

la Ruche des Arts

 

 

 

 

 

 

 

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La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Conseil d'administration

Illustrations  en têtePixabay

adaptation Chistian Lafont

Compte rendu/Mnémosyne

Hervé Gosse

Photos Bab Ilo Jo Sibio

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Christian Lafont

 

 

Chrbemihe

 

 

Compte-rendu- scène ouverte de la Ruche des Arts au Bab-Ilo Thème La SolitudePosté le 14/02/2016 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche

Compte-rendu/mnémosyne de la scène ouverte gratuite  de la Ruche des Arts par Alain Briantais

 

 

Thème: 

La Solitude

 

14 Octobre

2015

de 19 h

à 21h

 

au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème

    

Nous avons dépassé 19h30 et les participants sont étrangement peu nombreux ce soir. Serait-ce la solitude qui a effrayé et retranché chez eux les absents ? De passage à Paris, une famille islandaise – des amis de Zita et Didier aux visages rayonnants – agrandit fort heureusement notre cercle.

 

 

Michèle Lassiaz ne paraît pas trop affectée par le manque d’effectif. Après avoir rappelé le quatrième “Chaud” de la Ruche, elle nous annonce malicieusement : « Moi, je ne me sens jamais en solitude lorsque je suis avec vous ! » Nous voilà gonflés à bloc ! Sur le conseil de Christian, elle se met dans la lumière pour nous délivrer quelques réflexions écrites à l’Atelier d’écriture, sur le principe de : « La solitude c’est… ». Nous découvrons alors que chez elle, cela oscille entre crainte et enthousiasme : « La solitude, ce peut être un gouffre effrayant… Ce peut être une aurore bienfaisante… ».

 

 

Oguène lui succède avec « Elle se nomme solitude », cheminement de la pensée pour un portrait troublant de ce sentiment. Avec un brin d’ironie, Bernard Philippon prétend vouloir offrir ses vœux à la solitude. Est-ce vraiment ça ? « Adieu ta lassitude, vis ta vie loin de moi, pour ne plus vivre seul. Nous deux c’est bien fini… ! ». Maryse Licette nous plonge dans une toute autre ambiance. Dans « Les oubliés », elle se fait porte-parole des personnes âgées vivant dans des maisons de retraite et dont on voudrait connaître le passé pour chasser l’abandon qu’elles ressentent.

 

                                                        

 

Autre univers avec Colette Sauvanet qui dans « La solitude de l’Arc-en-ciel » glisse son humour subtil : « Depuis mille ans, je tourne en rond… Débrouillez-vous dans le plat plat des cent idées… ». Didier Laloux entre en scène, bagage en main, pour déclarer : « Le présent est un présent qui n’est pas présentable… Moi, je suis représentant en yaourts et fromages. » Le public se marre. Zita arrive ensuite, n’ayant visiblement pas l’intention de l’écouter. Le public sourit. Didier s’installe au piano, Zita interprète « Métaphysic Song » (Caussimon - Ferré) avec ferveur : « Qui je suis ? D’où je viens ? Où vais-je ? ». C’est magnifique !

 

 

       

 

La profondeur des mots ne nous quitte pas… Yves Alain déclame avec force une fable méconnue de Jean de la Fontaine, éblouissante de par son caractère social. Christian évoque à son tour et avec enthousiasme l’atelier d’écriture, mais immédiatement il nous entraîne dans la tristesse avec la chanson « Les Orphelins ». Les enfants de Cypora Herszhorn ne sont pas « en casquettes à boutons dorés »… Non, ce sont « Les enfants du doute et de la peur » et c’est encore très beau et très touchant.

 

 

 

 

Anefrance nous emporte loin, très loin, avec un extrait d’un livre de Spönaï Zarîab, femme afghane. L’auteure nous plonge dans les rues de Kaboul. La solitude engendrée par la guerre se s’appelle pas solitude mais abandon. Quand cela détruit la vie d’un enfant, c’est effrayant. La déclamation en est puissante, belle et saisissante. Pierrot, qui nous a rejoint récemment nous parle de sa solitude et de la gentilesse de sa grande fille qui l'encourage à partager sa solitude avec d'autres poètes -dont acte et cela nous émeut

 

 

 

 

   

 

 

À la Ruche, ce qui est agréable, ce sont les changements de gamme émotionnelle. Pierre de la Galite vient semer l’humour. Il déclare avec malice « Comment parler de solitude, il y a de plus en plus de monde partout. » puis chante « Info à venir ». Le public applaudit chaudement.

 

 

Fort de cette remarque, Michèle invite chacun à remonter sur scène. Colette Sauvanet et Bernard Philippon nous séduisent par leur styles d’écritures, si différents l’un de l’autre dans la forme. Oguène, dans une tempête de mots savamment prononcés, affronte la solitude au présent. L’auditoire est séduit, puis épaté quand elle répond à Michèle que c’est une impro. 

 

 

Christian Lafont, interprète «Sixteen Ton's»(en français "seize tonnes"   interprétée à l'origine par John William et les Platters entr'autr'autres) . Notre présidente se tourne alors vers nos quatre Islandais, les invitant à s’exprimer sur scène. Ils hésitent un peu puis acceptent. Jon, éducateur dans la vie, nous chante une mélodie islandaise que sa femme Alda traduit en français. Nous sommes sous le charme et les félicitons. Les sourires sont sur tous les visages.

 

 

 

En cette fin de soirée, joyeusement mouvementée, Alain Briantais, qui n’avait rien écrit sur le thème, se décide. Il déclame « Pauline » puis se réconcilie avec le monde en offrant « Coquelicots ». Enfin, pour clore la scène ouverte, Pierre de la Galite revient et nous émerveille une fois encore avec « Les oiseaux de passage ».

Nous pouvons maintenant, à notre tour, nous envoler avec nos solitudes, notre complicité et nos rêves.

 

 

 

 

 

 

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La Ruche des Arts

Communication Michèle Lassiaz

compte-rendu/mnémosyne

D'alain Briantais avec la particiation

de Didier Laloux et Monique Planque

Photos:en têteBAJstock et

Joseph Sibio

Emile Gayoso

avec nos remerciements

Photos Bab-Ilo Christian Lafont

sauf chris de Valérie Loriot

Mise en page web

Christian Lafont

 

 

 

Compte-rendu mnémosyne de la Scène ouverte poétique gratuite de la Ruche des Arts au Bab Ilo thème Les habitudesPosté le 06/01/2016 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche

Compte-rendu/Mnémosyne de la Scène ouverte poétique gratuite de la Ruche des Arts thème "Les habitudes" s'étant déroulée le Mercredi 16 Décembre 2015,de 19 h à 21 h au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème

 

Michèle LASSIAZ ouvre la soirée. Elle a l’habitude. Elle a d’autres habitudes : écouter Jacques BREL, dans la chanson « On s’habitue à tout », comme au ronronnement du matou, à l’aboiement du toutou, qui, d’habitude, écoutent le chanteur. De la chanson, le chat connaît le refrain : il faut, comme d’habitude, finir les lentilles et les saucisses qui restent du repas servi aux membres habituels du Conseil d’Administration. Comme d’habitude, ils se sont régalés mais n’ont pas pu tout manger. Comme d’habitude, ils ont trop parlé et ont fait des tas de projets, ce qui les a empêchés de finir les plats. Ensuite, comme à leur habitude, ils ne descendent pas à la cave mais ils gagnent le cabaret où se retrouvent tous les bab’iloniens. D’habitude, au bar, ils boivent un petit verre avant de commencer le spectacle qu’ils ont l’habitude de faire eux même. D’habitude, ce petit verre de blanc ou de clairet, mais pas seulement, délie les langues de ceux qui n’osaient pas encore se manifester. D’habitude, le spectacle est en bas, dans une salle intime, un cabaret, où Michèle ouvre la soirée.

 

 

 

 

 

 

Fabienne SCHMITT raconte qu’elle a l’habitude de mal dormir et de se lever mal réveillée, ce qui habituellement est la cause de plusieurs catastrophes : le café est froid, les toasts sont cramés, la confiture a coulé par les trous du pain, le pot est vide et le beurre a dormi, la nuit, sur la table de la cuisine. Fabienne a l’habitude de survivre à de mauvaises journées : cela commence par les clés à chercher, cela continue par la caisse mal garée, difficile à démarrer, cela se poursuit avec toutes les difficultés à trouver sa route quand elle s’est paumée. D’habitude, il ne faut pas trop s’égarer pour ne pas être crevé, surtout si l’on est sous contrat, et que le contrat n’est pas encore gagné.

 

Serge CARBONNEL a, lui, l’habitude des routes nouvelles car, habituellement, il taille lui-même ses jalons. Puis d’habitude, il les plante, à intervalles réguliers, comme des coups de crayon sur une feuille de dessin. C’est habituellement un exercice de repérage. Il dégage alors le terrain pour chanter, rire et créer. Cela se fait d’habitude par l’explosion d’idées atomiques qui, par leurs déflagrations successives, perturbent fortement le déroulement des conversations habituelles, et plus encore, des cérémonies et des rites, y compris liturgiques, où les idées sont presque inertes comme de la matière avant l’explosion.

 

Et l’on voit, contrairement à l’habitude, au large, sur la mer, voguer des bateaux sans mâture, avec uniquement des femmes sur le pont, des femmes ne montrant rien que leurs casquettes et leur sourire radieux. Il faut habituellement avoir une vision binoculaire pour bien les distinguer car beaucoup sont jumelles et il est difficile de les reconnaître de loin, à l’œil nu. Alors, habituellement, après deux ou trois visions de ce genre, commence à se perdre le sens de la normalité qui fait loi. Celui qui voit normalement est brouillé avec ce qu’il voit, il croît être mené en bateau. Du fait de l’explosion, il ne peut regarder le foyer lumineux lui-même et, habituellement, il faut l’accoutumer à des visions lumineuses.

 

 

Louise  EMILY ne s'habitue pas à tuer le temps car elle voit des nageurs haletants qui cherchent à remonter le temps. Habituellement, ils subissent l'épreuve du temps et sont soumis aux temps d'attente. Le temps des habitudes nous fait perdre notre temps. Avons-nous encore du temps pour sortir de nos habitudes ?

 

 

 

Michèle LASSIAZ avait oublié de signaler à tous certaines de ses habitudes. Six fois par jour, elle frotte six fois ses semelles sur le paillasson de son palier, elle utilise chaque jour six tickets de bus pour six trajets différents. Elle prend six fois du thé avant six heures.

 

Hervé GOSSE raconte une histoire bâtie sur une série d’habitudes prises par un fils vis-à-vis de son père malade et alité. Le fils a l’habitude de lui servir le petit déjeuner, de lui lire le journal, d’occuper une chambre à côté de la sienne, de voir sa femme dans un autre appartement, de renoncer à un logement indépendant, d’accepter pour son père les visites suspectes de jeunes infirmières. Les habitudes se poursuivent jusqu’à ce qu’il découvre sa propre femme couchée dans le lit paternel. Les habitudes changent alors beaucoup : comme le père n’est plus alité, le fils ne lui porte plus son petit déjeuner ; le père va le prendre au café. Quant aux autres habitudes, on n’en sait rien.

 

CYPORA HERSZORN a d’habitude le geste sûr. Habituellement, elle sait conduire un camion, chevaucher un vélo ou un dromadaire, grimper au poteau, en descendre avec un cadeau. Ce sont quelques une de ses prouesses habituelles, dans la vie quotidienne. Sur scène, elle a l’habitude de tenir son texte et retenir toute notre attention car ses récits nous touchent. Cette  fois-ci, contrairement à ses habitudes, elle a choisi de nous interpréter des poèmes de grands auteurs:

 

Agnès RAVELOSON a l’habitude de dire que les sacrées habitudes, çà crée des liens. C’est l’habitude qui nous fait nous mieux connaître et non la rencontre exceptionnelle et sans lendemain. Agnès a l’habitude de bien voir ce qui se passe autour d’elle car elle est la mère de ses yeux. Habituellement, elle sonde bien le terrain, même sans une canne et des bottes. La bonne habitude est, chez elle, de provoquer tout ce qui réjouit son cœur et celui des autres.

 

 

 

 

 

Evelyne GAUTHERON chante le temps de vivre, où le temps est libre, délivré des habitudes qui prennent des heures et des journées entières. Chassons donc les habitudes, toutes les habitudes, ne faisons jamais comme hier et comme demain. Sans les habitudes, tout est possible, tout est permis. N’attendons pas pour cela un mai 2068, même si nous avons l’habitude de vivre longtemps. Trouvons les mots, trouvons les actes pour nous sortir de nos habitudes et de celles des autres.

 

 

Alain PIZERRA associe l’habitude à l’hébétude. Il est vrai que l’on reste hébété devant la prolifération des habitudes. Mais on a coutume de s’y habituer. On est d’abord habitué à soi. On cherche ensuite à s’habituer aux autres. Chacun apporte ses habitudes et les dépose sur une table commune, où l’on dépose aussi les lois et les coutumes. Chacun compare les siennes avec celles des autres. Va-t-on en sortir quelque chose ? On peut toujours rêver. Ces habitudes nous enferment. Rêvons mais pas comme d’habitude. Osons tous exposer nos rêves inhabituels, parlons ensemble de tout ce qui sort de nos habitudes. Par habitude, changeons nos habitudes. Nous n’avons qu’une vie éphémère pour le faire, débarrassons la table, autant de fois qu’il le faut.

 

Yves ALAIN  écrit publie et interprète habituellement des contes et poèmes sortant de son imagination débordante; Cette fois-ci et pour varier ses habitudes, il  chante admirablement de courts poèmes de Federico GARCIA LORCA et de Jean CASSOU qui évoquent la terre grillée d’Espagne, sillonnée de fossés, comme des cicatrices sur les joues des Espagnols habitués au malheur et à la fierté.

 

 

May DUHAMEAUX ne s'habitue pas aux tempêtes et aux noirs hivers de ce temps. Les portes en battant se ferment sur nos rêves.

"Elles agitent nos coeurs qui n'ont pas l'habitude de cogner contre des portes fermées"

 

 

 

 

 

 

Redoutant le cambriolage. Didier et Zita ont l’habitude de planquer le fromage, avant de sortir au spectacle. Le vol de fromage, c’est habituellement l’affaire de Bébert le faussaire et de Dédé le monte en l’air, qui en font leur gagne pain.

Il faut tout de même sortir. Une soirée de gala inhabituelle a lieu pour ceux qui ont leurs deux yeux et pour ceux qui en ont au moins un, l’autre étant un œil de verre. Ceux là ont habituellement un verre à l’œil. Il y a sur scène le fameux Prosper qui, d’habitude, fait « youp la boum » et Aline qui est aimée de tous si elle revient sur le plateau. La cuisine est habituellement aussi bonne que dans une gargote et les plats sont apportés d’habitude par des serveurs en redingote. Le repas et le spectacle font tout oublier. Aussi vrai que la terre est ronde, on ne retient ni ces jamais ni ces toujours dits par habitude.

 

ANEFRANCE s’adresse à un chien dans la rue. D’habitude, cela ne se fait pas car il n’y a pas de réponse. Mais là, il lui répond quand même. D’habitude, il n’a pas la syphilis héréditaire. Mais, là, il l’a. Dans la rue, rien ne se passe comme d’habitude. D’habitude, malgré les malheurs, il faut rigoler. Habituellement, c’est pour empêcher le ciel de tomber. D’habitude, il ne tombe pas mais il suffit d’une fois.

 

 

 

 

 

Colette SAUVANET a l’habitude d’écouter les tic tac de la pendule et les toc toc sur la porte. D’habitude, quand midi n’est plus là, elle est toujours là. Elle prend l’habitude de rester sans lui. Habituellement, elle pense à lui jusqu’à ce qu’elle entende, aux tic tac de la pendule, et aux toc toc sur la porte, le retour de midi.

 

Annie POUILHES nous emmène dans un joli conte de Noël où la lune est rouge et où des enfants, perdus dans la nuit, cherchent leur chemin. C’est à cause d’une sorcière, Marie Fièvre, qui s’entoure d’un chat et d’une fouine à la couleur de feu. Pauvres enfants ! Dans la nuit noire, où est leur tante Nora, où sont le sapin de Noël et les cadeaux qui les attendent ? Comme d’habitude, ils ont oublié l’heure et n’ont pas entendu les six coups à l’horloge. Comme d’habitude, le conte se finit bien.

 

Jacob SZEFTEL, nouveau venu et déjà nouvel adhérent de notre association  chante merveilleusement en italien du Donizetti, Verdi, Puccini et bien d'autres comme il en a l'habitude...  Comme d’habitude, il n’est pas nécessaire de connaître la langue pour apprécier ce chant fort et mélodieux et chaleureusement interprété qui recueille évidemment comme habituellement tous les suffrages

 

 

 

 

CYPORA HERSZORN nous dit contrairement à son habitude de lire ses poèmes un poème de Victor HUGO, une de ces habitudes référencielles  où une femme avait pris ce pli, ce pli de n’être jamais gaie, ce pli qui reste à jamais pour la vie.

 

Christian LAFONT dit que Michèle l’a oublié comme d’habitude. Habituellement, il commence par plaisanter. Il est habitué à toutes les facéties en mettant sur pied des poèmes avec des vers et avec des pieds. Il sait qu’un ver sans pied n’a pas l’habitude de marcher. La poésie marche avec des vers et des strophes qui, d’habitude, ne servent pas à s’apostropher.

 

Zita nous chante les malheurs qui peuvent d’habitude se produire pour les amants d’un jour qui arrivent la main dans la main, d’un air entendu et se retrouvent dans une chambre d’hôtel au papier jauni. Le malheur va-t-il les obliger à essuyer les verres au fond d’un café ? On les retrouve couchés comme d’habitude, immobiles, la main dans la main.

Il est quasiment 21 heures et, comme d’habitude, le temps a passé très vite lors cette très belle soirée. Et comme d'habitude, nous remontons prendre l'air t peut-être un verre au rez de chaussée, et passons le relais à un groupe de musiciens de jazz talentueux et peut-être pour un "boeuf" ...comme d'habitude au BAB-ILO


 

Hervé GOSS

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Compte-rendu Mnémosyne

Hervé Gosse, adaptations

Christian Lafont

Illustrations Libre Office

Pixabaymontage et

mise en page web

Christian Lafont

 

 

Chr

 

 

Compte-rendu/mnémosyne de la Scène ouverte de la Ruche des Arts au Bab-Ilo La ParessePosté le 04/11/2015 - Par la Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche

 

Compte-rendu /mnémosyne de la scène ouverte
de la Ruche des Arts au Bab-Ilo

30 Septembre 2015 de 19 h à 21 h

thème "la paresse"

 

 

Une fois n’est pas coutume, Didier et Zita, gonflés à bloc, prennent la scène d’emblée et annoncent la couleur : « Mesdames, Messieurs, nous venons vous proposer un petit voyage dans le temps  ! … Vous allez tous fermer les yeux  !… Vous êtes maintenant en 1515  ! » La belle affaire  ! Arrive alors un bailli qui baille, Stéphane Cottin, fort seyant dans son costume d’époque. S’en suit une saynète savamment construite par nos trois troubadours où des fulgurances comme « le seizième siècle n’est pas le club Med  ! » font marrer le public. Au final, Didier affirme  : « Vous voilà libres de votre oisiveté  ! » Oui, peut-être  ! Mais peu de chance que nous nous endormions sur ce numéro de haut vol.

 

 

Arrive fleur au fusil Daniel Geffroy. « Mais oui, mais oui… Mais non, mais non » ne cesse-t-il de claironner dans une suite de jeux de mots joliment entremêlés. Pierre-Marie Humeau dit "Pierrot", le nouveau, nous délivre un hommage vibrant sur la paresse  : « Dans le monde où nous vivons, il y a peu de place pour un paresseux… La paresse devient un outil de transformation de la douleur par l’esprit. » Les applaudissements sont nourris. Ressenti très proche avec l’interprétation magistrale d’Anefrance d’un dialogue entre Pascal et Descartes, 51 ans à l’époque, qui affirme à son contradicteur  : « En dormant, je fais progresser l’esprit  !»

 

Le sommeil, nous ne le quittons pas. Cypora Herszhorn nous déclare aimer son lit douillet dans l’un de ses poèmes en alexandrins subtilement tissés  ; l’auditoire savoure. Louise Emily, avec douceur et finesse, nous fait découvrir un très beau texte  d’Aristide Bruant, “ Le lézard ”, où l’auteur écrit  : « J’aime bien roupiller, j’aime pas travailler, ça m’emmerde. » et une chanson de Boris Vian où le soleil fait le tour de la terre et revient sans s’en faire. Ça soulève les rires, nous sommes enchantés.

 

 

 

Intermède dans notre scène ouverte… Michèle, notre présidente, annonce la Carte Blanche à venir de Thierry Delaroyère et distribue des flyers. Oguène nous replonge dans le thème avec un texte qui parle de la paresse choisie et de la paresse forcée. Claudine Vanlerenberghe ignore et l’une et l’autre. Elle nous offre un court poème qui dépeint de petits moments passés dans un square. Colette Sauvanet nous parle de la paresse, amie avec laquelle elle partage ses plus fortes envies.

 

Philippe Bouissou nous joue un sketch sur l’égalité homme-femme. Florilège de jeux de mots qui gondolent le public. Il est chaudement applaudi. S’installe alors Yves Alain, tenant à la main son écrit tout juste finalisé. Il évoque la clé des songes, assène « (…) Rien n’est pas dormir si dormir c’est mourir » et nous trouble par la force de son propos.

 

 

Ton beaucoup plus léger avec Annie Pouilhes qui, avant de nous conter trois histoires de Nasrédine, nous avertit à propos de ce personnage facétieux : « Si je l’on ne conte pas trois histoires, le diable viendra, emportera la conteuse et tout le public ». Nous ne tremblons pas et restons très attentifs. Mais avec “ Comment faire tomber la pluie  ? ” , “ Comment éloigner les tigres  ? ” ou “ Nasrédine conteur ”, nous nous fendons la pipe à chaque chute. Agnès Raveloson, à son tour, nous fait l’éloge de la paresse  : « C’est tellement bon. » Elfried Dubort nous donne avec beaucoup d’élégance “ La chevelure ” de Baudelaire, une envoûtante description où Paresse rime avec Caresse. Pierre Leibo, nouveau lui aussi, empreinte le lièvre de La Fontaine pour le soumettre à la persévérance de la tortue.

 

 

 

Evelyne Gautheron fait chanter tout le public avec “ Le travail c’est la santé ”. La joie nous gagne, nous battons la mesure et c’est une ovation au cœur du Bab’ilo. Pas facile de passer après ce délire. Alain Briantais s’y colle avec un poème pas même fini… « Flemmarder toute la journée, se réinventer en lâchant les fureurs du monde. » Dans un même élan, Serge Carbonnel voudrait céder au grand appel de la paresse, écouter le bruit de la vie, puis aller se reposer.

 

 

Se reposer !… C’est le thème principal de la chanson chantée dans les années 50 par Eddie Constantine et dont les paroles sont de Charles Aznavour, choisie par Christian Lafont, “ Et bailler et dormir ”. Nous la connaissons tous ou presque, mais sommes éblouis par la douceur avec laquelle il l’interprète. Dans cette atmosphère devenue délicieusement feutrée, nous reprenons le refrain au même rythme langoureux « Et bailler… et dormir ». Le temps semble suspendu. La chanson tout juste finie, nous l’applaudissons à tout rompre. Michèle Lassiaz lui succède avec un acrostiche rédigé à l’atelier d’écriture.

 

 

 

Pour clore la soirée, Pierre de la Galite nous dit  : « Vous n’allez rien comprendre à ma chanson

“ Compagnou ”, elle est en patois galicien. » Qu’importe, nous nous envolons avec cette tarentelle tandis que notre auteur s’amuse à traduire des paroles qui nous racontent simplement la vie de tous les jours. C’est super  ! C’est si bien que le public en redemande. Pierre s’exécute avec joie et nous offre “ Plein les fouilles ”.

 

 

 

Est-ce à dire que la paresse nous a comblé de richesses ce soir  ?

Certainement, car la qualité de nombreux textes nous a fait passer une très belle soirée.

Vivement la prochaine !

 

Alain Briantais

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Communication:Michèle Lassiaz

Mnémosyne:Alain Briantais

Photos Illustration en tête:

Joseph Sibio Dimari

Photos scène Bab Ilo et

Mise en page web

Christian Lafont

 

Chr

 

 

 

 

APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE Thème GOURMANDISESPosté le 23/09/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

 

 

APRES LA

SCENE OUVERTE POÉTIQUE

AU BAB-ILO *

   

Thème

"GOURMANDISES"

 

COMPTE-RENDU /MNÉMOSYNE DE LA SCENE OUVERTE AU BAB-ILO LE Mercredi 24 Juin 2015  de 19h à 21h  sur le thème de « la gourmandise ».

 

 

"Petits plaisirs, addiction ou grandes joies ?

Pour y assister, en témoigner, relater votre parcours poétique gourmand ou gastronomique, vos impressions en poèmes, contes et chansons  rejoignez-nous ";Telle était l'invitation préalable à laquelle ont répondu les poètes présents à cette dernière scène ouverte avant les vacances.

 

 

 

 


 


Michèle Lassiaz ouvre la scéance avec un poème extrait de son dernier livre, et incite les volontaires à suivre ludiquement le chemin tracé,  et la soirée commence...

 

 

Stéphane COTTIN aime le sucré salé et suit un parcours culinaire qui le mène par hasard au Mont de Vénus, vers ces lieux qui sentent le musc et la cannelle. Là, embaume le parfum de l’herbe sèche, coupée à la faucille, par un peuple acquis à la révolution. La barbe du passé, et des poils qui grattent…il faut couper tout çà…puis se mettre au vert…au rouge aussi, avec le cœur, par gourmandise, et en gardant toute sa place au sexe…voilà le programme…pour défendre la cause du peuple.

 

Christian LAFONT écoute ce que les gourmands disent. Ce qu’ils disent, ce n’est pas entre deux bouchées et deux goulées de vin. Non, il faut attendre, attendre longtemps, car, avant de dire, ils ne cessent de tout avaler, de tout gober. Après, ils recherchent encore un goût fruité dans la bouche et dès qu’ils l’ouvrent, ils réclament de la tarte aux cerises ou aux abricots. Ils font du plat à leur voisine et parlent avec elle de recettes, pour le dîner.

 

Yves ALAIN nous entraine dans une fable de commencement du monde, mais avec quelques nuances très importantes, car selon cette version toute personnelle de la création:"Il y eût d'abord un soir et ensuite un matin"... Nous le suivons dans ces pérégrinations fabuleusement imaginatives,  imagées, poétiques et déjantées: il a choisi ses fruits dans un jardin dont les allées serpentantes étaient jonchées de pommes. Etait-il interdit de les cueillir? De les mettre dans son panier ? Fallait-il payer à la sortie ? Qui était le propriétaire du jardin ? Le problème ne date pas d’hier puisqu’Adam, le premier, tenté par Eve, et par plus malin que lui, puis par Gourmandise, croqua une pomme ou peut-être davantage. Il fut pris, le trognon à la main. Et comme il crachait les pépins, Il entendit la voix divine lui interdire de cueillir ces fruits à la sauvette. La condamnation, ce fut pour leur pomme. Il furent chassés du jardin 

 

 

DAVIS nous confie que sans mère, sans père, le cœur, c’est un désert. Le cœur est privé de chaleur humaine. Trop longtemps restées dans l’ombre, enfermées quelque part, les pensées du cœur doivent être éclairées, écoutées… écris ces mots sur des lettres, adresse les à tous ceux qui ont du cœur. Ils seront de cœur avec toi.

 

ANEFRANCE raconte la cueillette de la pomme par une girafe. Elle détache sans peine la plus haute de l’arbre. Personne ne la lui dispute. Cela se passe sous les fenêtres de Dieu qui n’a pas le bras assez long pour confisquer la pomme ou attraper la girafe par le cou. Après sa digestion, la girafe penche la tête jusqu’au sol pour avertir les hommes et les autres animaux que quelques crottes vont chuter de très haut.

 

 

 

 

Fabienne SCHMITT nous donne de très bonnes recettes de grand-mères qui levées de bon matin, après leur tour au jardin, passent leur journées entières devant la cuisinière, parmi les légumes frais, les morceaux de viandes parfumées, les mains fourrées tantôt dans la farine, tantôt dans les épices, versant ou bien du rouge ou bien du blanc dans les marmites qui mijotent, sous l’œil du bon chien et du chat câlin. Qu’est ce qu’elles préparent ? Elles n’ont pas le temps d’en parler, sauf aux repas ; là, debout, face à leurs hommes, le nez plongé dans leurs assiettes, elles se lâchent un peu en oubliant de tourner la cuillère et d’éteindre le feu.

 

Agnès RAVELOSON nous a apporté des corbeilles de fruits des tropiques. Elle nous montre aussi la carte des îles de l’Atlantique et de l’Océan indien, du Pacifique avec tous les chemins de la gourmandise. Partout sur les plans, figurent des dessins d’agrumes, de bananes, de poires, d’ananas, de mangue, de goyave. Et là, tout a poussé et mûri sur place. Pas de transport, pas de passage au congélateur, pas de revendeur ; la production est toute locale. Dans ces conditions, la gourmandise peut nous faire aller au bout du monde.

 

Cyporah HERSZORN, par l’odeur alléchée, goûterait bien du pâté d’alouette qu’elle voit dans un miroir qui reflète un coin de sa cuisine. Elle y distingue aussi des agapes, des soupers fins, des banquets où des orateurs se gavent de mots avant de passer aux nourritures.

 

 

En attendant le Paris - Brest, Hervé GOSSE se laisse aller à la gourmandise en voyant des religieuses au café, en admiration devant leurs saints préférés, Saint Jacques, Saint Nectaire, Saint Honoré ; elles reçoivent à leur table Monseigneur Dupont, Dupont l’évêque, qui choisit le meilleur saint (Saint Emilion-2005) pour le vin et incite la sœur Célestine à consommer. Les gourmets de la police ne commandent que des recettes de poulet. Un homme bedonnant prendrait bien du gras double à la Lyonnaise mais il a déjà un foie gras frais aux raisins. Un autre homme reste seul devant son lapin, posé sur un plat, elle ne viendra plus et il n’en mangera pas. La gourmandise n’est plus un péché ou un délit mais le malheur peut encore ôter l’envie de manger.

 

Valérie LORIOT, inspirée par les fables de LA FONTAINE, nous raconte les histoires d’une bonne commère et d’un milord qui l’accompagne. Il allonge le museau car il est servi dans un vase à long col. D’un coup de bec, la commère lui pique son repas et elle en garde sous sa patte. Encore attiré par l’odeur de la viande, le glouton n’a plus que des os à ronger et il en coince un dans son gosier.

 

Claudine VAN LERENBERGHE lance un cri de colère contre les gourmands qui, au lieu de partager leur pain avec les plus pauvres, seraient capables d’avaler un plein tonneau de pop corn et de manquer le film qu’ils étaient venus regarder : un reportage sur la faim dans le monde où des millions d’êtres humains cherchent chaque jour de quoi se nourrir.

 

 

Didier LALOUX évoque la «Marseillaise», chantée à Waterloo, quand l’armée part en sucette et que l’ennemi menace d’égorger nos fils et nos compagnes. Dans nos campagnes, des manchots chantent, les bras ballants, « marchons, marchons». Ils marchent, le long des sillons, mais ils ne forment plus de bataillons. Nos sillons ne sont plus abreuvés par le sang impur de féroces soldats. Leur sang impur est peut-être contaminé. Alors, arrêtons de le faire couler et allons tous nous faire soigner. L’étendard sanglant est baissé et le jour de gloire n’est pas arrivé.

 

ZITA chante une chanson de Jean FERRAT qui trouve son bonheur avec un arbre, un vélo et une orange. Pour lui, une hirondelle vole aussi bien qu’un ange. Un cheval fou fait sa course dans un grand magasin. On y vend du pain trempé dans de l’aphrodisiaque et toutes espèces de minéraux, de faune et de flore.

 

 

 

 

Sophie LANGEMONT, venue en amie d'Anne-Marie LAMA, nous fait part de poèmes culinaires ou imagés, extraits de son livre "Décennies"et notamment

celui intitulé "Couleurs" et un autre nous dévoilant une délicieuse recette d'huitres, ou d'autres excellentes, mais dont nous avons oublié la recette; qu'importe puisque nous dégustons ses paroles

 

Alain BRIANTAIS évoque sa gourmandise des mots ; les mots ne l’effraient jamais, il les déguste qu’ils soient légers, presque impalpables, comme «éphémère», qu’ils soient évanescents comme « absence », « innocence » ou qu’ils soient triviaux, et peu importe d’où ils tirent leur sens, comme « tire-bouchon », « tirelire », « tire-jus », « tire-fesses », «tire-au-cul »…

 

Valérie BELLET adore faire des gâteaux dorés dans une cuisine rose, déguster du vin blanc dans une chambre noire, manger une orange dans un jardin de violettes, mélanger des piments verts et du chou rouge, c’est pour en faire voir de toutes les couleurs à ceux qui mangent toujours la même chose.

 

 

Evelyne GAUTHERON nous interprète la chanson de Gilbert BECAUD qui évoque tous les marchés de Provence et  nous entraîne vers tous vers ces marchés où nous sentons le thym, le romarin et la lavande. Nous goûterions bien tout de suite une soupe au pistou.

 

Anne-Marie LAMA, ayant participé comme quelques poètes de la Ruche des Arts à l'Atelier d'écriture précédé de dégustations de gourmandises, raconte cette expérience gastronomique, avec les poèmes gourmands composés lors de cet Atelier évidemment très inspiré  et entre- autres celui où elle énumère des

événements culinaires ou non, mais "sucrés-salés" que nous apprécions

 

DAVIS évoque le peintre DELACROIX et ses tableaux où se côtoient des scènes d’amour, des mouvements fougueux de chevaux et de bêtes sauvages, des visions de corps, après la mort, des visions où l’âme des défunts est peinte encore.

 

Et, pressés de rejoindre la Carte Blanche qui suit, nous attendons celle-ci avec gourmandise 


 

Hervé GOSSE


 

*suivie de la Carte Blanche à  Serge Carbonnel, Tonio Matias, Marie Ann Tran 

de 21h à 22h00


 



 

Prochaine

Scène ouverte de la Ruche des Arts au Bab-Ilo

le 30 Septembre 2015

(Changement au lieu du 23 Septembre)

de 20 h à 21 h

 

 

sur le thème

La Paresse

 

 

au

Café-Club BAB-ILO

9,rue du baigneur

Paris 18ème

M° Jules joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

 

 

Géo Localisation du Bab-Ilo ici

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Communication:Michèle Lassiaz

Photos Illustration: Joseph Sibio

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APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO: JOIES et CHAGRINSPosté le 09/06/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz chr Sur le Feu de la Ruche

 

APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE

de la RUCHE des ARTS

AU BAB-ILO *

 

 

le Mercredi 27 Mai  2015  de 19h à 21h*thème "JOIES et CHAGRINS"

 

au Café-Club  BAB-ILO * 9 rue du Baigneur  Paris 18ème

 

Compte-rendu / Mnémosyne d'Hervé Gosse

 

 

 

 

 

 

Notre présidente Michèle LASSIAZ ouvre la soirée, nous évoquant les différentes étapes de son déroulement et précisant que cette scène ouverte est suivie de la Carte Blanche à CATIE CANTA,puis d'un show Jazz, et qu'en conséquence, nous terminerons cette scène ouverte un quart d'heure plus tôt, et c'est pourquoi, nous enchainons rapidement et...

 

 

Yves Alain commence et récite avec joie des vers de Jean Pierre ROSNAY(1) qui s’attendrit quand se croisent et se caressent têtes de cheval et têtes de jument, sous l’œil impassible de Dieu qui n’a cure des amours chevalines. Les chevaux hennissent dans un jardin d’éternité cultivé par les hommes et non par Dieu qui ne s’occupe que du jardin d’Eden.

Jean Pierre ROSNAY est un adolescent en armes qui se demande toujours ce qu’on attend de lui. A qui doit-il rendre des comptes ? Aux résistants, aux combattants. Lui, il est très résistant, rien ne l’arrête. Les balles dévient toujours et ne l’atteignent pas. Il est une ombre en marche. La mort, il n’en a pas peur et elle ne l’atteint pas.

 

Annie POUILHES présente un texte de Sonia RISTIC(2 )dans lequel chante un chœur de migrants, en spectacle à Lampedusa et à Sangatte. Il fait tous les jours salle pleine avec des sans papiers qui ont sillonné les mers, les terres et les routes depuis des mois, avec des nuits sans sommeil, longues comme des semaines. Quand ont-ils vu le jour ? Quand ont-ils pu admirer le ciel ? Quand sont-ils sortis des soutes, des cales et des cuves ? Quand seront-ils écrasés par la joie et non par le chagrin ?

 

Alain PIZERRA déserte un monde fessu et repus. Dans ce monde, c’est le ventre qui a pris la place de l’âme. C’est la grasse attitude qui domine. L’essentiel est de se gaver et de rassasier sa progéniture. Pour obtenir de grasses rétributions, il faut se prêter à des singeries vides de sens. Alain déserte les mots trop bien coiffés comme les animateurs qui les prononcent. Il coupe court à leurs discussions lors desquelles tout ce qui nous fait croupir et pourrir remonte à la surface. Dans ces jeux où l’on prône les idées courtes, chacun lève la main et se fait l’écho joyeux des pensées les plus vaines. Chacun se fait l’exécutant des desiderata de son espèce. Chacun n’est que l’ombre résignée de quelqu’un d’autre. Chacun est candidat au podium de la vulgarité.

 

 

 

Christian LAFONT évoque de beaux chagrins ressentis lorsque, le moral dans les chaussettes, sa femme s’étant fait la malle, l’on s’est mouillé les pieds, au passage d’un taxi roulant dans une flaque d’eau, alors que l’on en attendait un autre, en faisant la queue devant la gare, et que finalement, ni le taxi ni la femme attendus ne sont jamais venus. C’était aussi à l’orphelinat où l’on faisait pousser de mauvaises graines en « casquette à galons dorés »(3). Là, il fallait s’inventer une vraie maman, un vrai papa, même si on n’était pas bien malin et pas bien gras. Le beau chagrin devait bien finir par trouver une petite amie et, tout à sa joie, il devait cesser de vous assaillir.

 

 

Serge CARBONNEL trouve les mots de sa sérénade pour une colombe sur les roches. Pour chanter, il s’assoit sur des charpentes de cèdre sur le littoral. Il adresse ses vers joyeux à son amante, sa sœur, au ventre de saphir, couvert de perles de rosée, doux comme un pétale de rose. C’est l’aurore et toutes ses odeurs qui revigorent. Il s’y répand les plus beaux cris d’enfants, les plus beaux chants d’oiseaux. L’oiseau bleu fait peur à l’enfant. La nuit s’efface et l’on distingue les œufs des merles noirs.

 

Agnès RAVELOSON traverse la vie avec joie, dans une robe à fleurs, depuis l’enfance, le plus bel âge, et elle tend la main à tous pour former le grand cercle du cœur. C’est ainsi que, spontanément, jouent les enfants. La ronde fait oublier les chagrins et, par magie, elle rend le cercle drôle et joyeux. Chacun éprouve le bonheur de tourner en rond. La roue peut tourner, la vie ne pas tourner rond, une fois dans la ronde, la joie ne s’efface pas.

 


 

 

Stéphane COTTIN nous montre sa boite à zizique. Il la met en position verticale et fait jaillir les sons d’un orgue. C’est une musique orgasmique ou orgasmatique, je ne sais, qui atteint son point d’orgue lorsque le musicien et poète, jette, à la verticale, du haut de sa colonne vertébrale, tous ses mots en bataille, comme autant de charges contre les Saintes Nitouche dont les seins sont des zones interdites, parce qu’érogènes, et qui, même jeunes, prônent le jeûne, l’abstinence, même à SAINT EMILION, attirées qu’elles sont par des lumières occultes. Elles repoussent les assauts du désir comme autant de tentacules et, farouchement, défendent leur culte. En écoutant de l’orgue, elles ont aussi de l’asthme mais ne connaissent pas l’orgasme.

 

Bernard PHILIPPON nous dit des vers à la manière actualisée, de LA FONTAINE qui évoquent les péripéties d’une gente dame sauterelle, d’un morceau de ficelle qui avance tout seul et d’un bien maigre ver de terre. Leurs aventures passent pour une fable, tout comme cette histoire qui oppose des corbeaux et des moineaux, ces tranquilles volatiles, qui, si l’on en croit l’auteur, auraient picoré dans des sacs éventrés et auraient montré leur goût pour les produits exotiques.

 

Claudine VANLERENBERGHE, familière également de l'Atelier d'écriture

nous en donne un extrait sous forme de fable toujours inspirée de LA FONTAINE où le Corbeau de la fable connue ne rencontre pas le rusé Renard, mais des moineaux, qui contrairement à lui qui se lamente, sont  joyeux et heureux de se contenter de restes de la nourriture des autres et où il est conseillé au lieu de regimber, de bien vivre le temps présent ...

 

Alain BRIANTAIS nous raconte comment le cœur se languit, aux prémices de l’hiver, même si le vent est doux. Le chagrin monte doucement, au souvenir d’un être cher, aujourd’hui disparu. Il est bientôt tempéré par une joie naissante, à l’idée d’un enfant qui va naître prochainement.

 

Hervé GOSSE nous parle des joies et des chagrins d’être vendeur au supermarché. Couper de la viande, être sur les nerfs, tomber sur un os, faire des morceaux, peser, emballer, étiqueter, sourire à la caisse, ce n’est pas la joie. La joie revient quand on ne pense plus à rien et que l’on s’en va pour rentrer chez soi.

 

 

 

 

Maryse LICETTE, de retour à Paris, nous conte des souvenirs heureux en évoquant les promenades joyeuses et fleuries vécues à  DRESDE en Allemagne

où elle a des attaches, dans une ville qui a vécu également des périodes douloureuses, mais où les périodes heureuses submergent les moments difficiles

 

Evelyne GAUTHERON chante avec nous et Yvonne PRINTEMPS son désir d’amour où il est dit que « chagrin d’amour dure toute la vie ». Mais, aujourd’hui, c’est la joie de chanter qui nous gagne…quant au chagrin, nous verrons demain.

 

ANEFRANCE ne s’arrête pas dans le vent froid, sous la pluie, car ce n’est pas toi qu’elle reconnaît à cet endroit ci ; il est vrai que pour elle tu n’es plus qu’une ombre, c’est tout ce que tu lui rappelles. Ta présence est pour elle hors du temps, hors du monde. Tu tournes dans une ronde avec d’autres ombres.

 

 

Didier LALOUX évoque une joyeuse cérémonie où Dieu, sur son trône, intronise EVA(4), qui a l’air évaporée bien qu’elle demande à Dieu d’activer. Lui, un peu vert, aidé de Saint ETIENNE, qui a le verbe haut, comme au stade Geoffroy GUICHARD, fait appel à sa grande CLEMENCE pour l’aider à s’occuper d’EVA. D’ébauche, elle devient femme, un peu évanescente certes. EVA près de s’évanouir, devant Dieu, toujours sur le trône, cherche celui avec qui elle pourra s’évader.

 

Michèle LASSIAZ nous confie que l’aveugle connaît l’amour fou que les voyants ne verront pas. Ils chercheront partout ce qu’il a trouvé, scruteront tous les beaux yeux, les beaux visages, les belles jambes. Ils enverront leurs photos, changeront de look, observeront aux terrasses des cafés. Ils se feront voyeurs, balayant les plages avec des jumelles, depuis leurs terrasses donnant vue sur la mer. Ils ne sauront jamais où se cache l’amour fou.

 

 

Daniel GEFFROY nous dit sa joie de nager et de s’ébattre dans l’eau de mer, au milieu de jolies baigneuses qui nagent dans le bonheur. Lui aussi, y nage aussi. Il ne fait pas de vague mais les asperge avec de l’eau salée, pour un peu les rafraîchir et attirer leurs regards. Quelle joie que les bains de mer ! L’eau est bonne, la température agréable, au milieu des baigneuses.

 

Et nous nous retrouverons volontiers le mois prochain pour poétiser, rire, chanter avec gourmandise, comme le thème de cette prochaine scène ouverte au BAB-ILO...

 


 

Hervé GOSSE

 

 

 

 

*suivie de la Carte Blanche à  Catie CANTA  de 21h à 22h00

 

 

 

 

1) Jean-Pierre ROSNAY, poète résistant et humaniste est le fondateur du Club des Poètes et de la première émission de poésie de qualité à la télévision et a donné leur chance à de nombreux poètes notamment Stéphane COTTIN qui y débuta à l'âge de 17 ans; Le Club des Poètes existe toujours rue de Bourgogne à Paris

 

2) De père Serbe et de mère Croate, après une dizaine d’années passées en Afrique (Congo-Kinshasa, Guinée, Gabon), Sonia Ristic vit à Paris depuis 1991. Comédienne et auteure de pièces de théâtre de langue française, elle a écrit notamment Le Dictionnaire de la vie, écrit à Sarajevo, puis Le Temps qu'il fera demain, Quatorze minutes de danse er Orages premier roman destiné aux adolescents publié chez Actes Sud.

 

3) Les Bouton dorés, sur une musique de Jacques DATIN et des paroles de Maurice VIDALIN, est une chanson interprétée à ses débuts par Jean-Jacques DEBOUT; elle conte l'histoire d'un enfant élevé dans un orphelinat dans une période difficile

 

4) En Eva, évoquée par Didier LALOUX, nous reconnaissons évidemment ZITA 

 

 

 

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La Ruche des Arts

Mnémosyne:Hervé Gosse

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C'ETAIT LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO sur le Thème PARISPosté le 07/05/2015 - Par La Ruche des Arts, Alain Briantais, chr, Sur le Feu de la Ruche

 

 

SCENE OUVERTE POETIQUE

AU BAB-ILO *

 

   

 

 

le Mercredi 15 Avril 2015  de 19h à 20h45 
sur le thème « Paris »

au Café-club du Bab-Ilo, 9 rue du Baigneur à Paris 18 ème* 

 

 

Mnémosyne d’Alain Briantais

 

 

Ce soir, nous nous penchons sur Paris… Paris, tant de fois chantée par les plus grands, tant de fois aimée, décriée, s’offre au bourdonnement de la Ruche.

 

Michèle Lassiaz, notre présidente, comme à l’accoutumée, ouvre le bal. Dans « Couleurs », l’un des poèmes de son premier recueil « Demain sera un autre jour », elle déroule la liste de ceux qui vivent dans la capitale, répétant plusieurs fois « … Ça, c’est Paris. », évoluant entre tristesse et joie pour conclure par « … Ça, c’est encore Paris. ».

 

Annie Pouilhes, ravie d’être dans le thème pour une fois, nous fait plonger dans l’étrangeté. Nous voilà captifs et tremblants à l’écoute de ce conte, comme ce chauffeur de taxi inquiet face à la vieille dame qu’il emmène vers la rue de la Roquette sans savoir pourquoi. Fin de parcours : Le Père-Lachaise. Volatilisation de sa passagère. Et puis… Le pas léger, dans une allée du cimetière, de cette vieille femme qui retourne à la maison après s’être payé une belle balade !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Joseph Sibio

 

 

Paris, ce sont les taxis, c’est la nuit, c’est aussi les réverbères. Cypora Herszhorn,
en prose ce soir, nous parle d’un réverbère qui a froid à l’âme. La supplique de celui-ci, renouvelée sans relâche à l’allumeur de réverbère, se pare de mots doux : « … Rends-moi, allumeur de réverbères, les amoureux qui se bécotent dans les coins sombres. »

 

La nuit, nous la finissons avec Serge Carbonnel, qui empreinte avec douceur un texte de Marc-Antoine Désaugiers : « Tableau de Paris à cinq heures du mat »… « L’ombre s’évapore… Tout Paris s’éveille… Allons nous coucher. » Claudine Vanlerberghe, elle aussi, songe à la chanson de Dutronc, mais elle nous dissèque en alexandrins très fins chaque moment d’une journée à Paris. C’est délicieux et ça amuse beaucoup le public.

 

 

Nous voilà maintenant à Montmartre… Incontournable ! C’est Daniel Geffroy qui nous emporte avec générosité au cœur de la Fête des vendanges. Une ode à la butte et à la fête.

La fête, ce n’est pas tous les jours. Pauvreté et violence déchirent la toile. Anefrance nous cueille au vif à travers un passage de « Paris dans son atome » extrait des « Misérables » de Victor Hugo. Le gamin, délaissé par sa mère, s’appelle Gavroche. Elfriede Dubort se presse alors sur la scène et nous présente une partie de son spectacle « Maxence dans le métro ». Nous voilà plongés dans la construction de la première ligne du métro parisien, puis dans le projet de construction d’un éléphant gigantesque place de la bastille. Surprise et compréhension de la hâte qui était sienne : dans « Les Misérables », Gavroche se cache précisément dans cet éléphant.

 

Changement et saison nouvelle avec « Ode de fin d’été » de Fabienne Schmitt, qui nous déclame avec ferveur sa flamme pour Paris : « Quand je m’en vais, j’ai besoin d’y revenir… ». Dans son poème : « Paris se tait, Paris sourit, s’oublie, se pâme…  » Paris, Paris et encore Paris !

Alain Briantais évoque aussi les saisons à Paris : le printemps et ses touristes joyeux, l’automne et les sans papiers au regard vide. Dans son cœur de poète, soleil et pluie sont sources de vie.

 

 

 

 

Stéphane Cottin, développe ensuite dans « Ma capitale » les grands élans du passé, les révoltes, le Paris qui se bat, qui résiste, qui charrie de grandes idées et des valeurs humanistes. Son écriture, belle et puissante, nous captive. Après ce bel hommage, s’avanceAgnès Raveloson, toujours souriante et fidèle à nos soirées. Elle nous fait le descriptif d’une ville aimée, quartier par quartier et nous fait sourire avec « … gambettes et paillettes ».Evelyne Gautheron embarque le public avec « La Bohème » de Charles Aznavour. Tout le monde chante et Valentine qui connaît de nombreux répertoires ne boude pas son plaisir. Bien que le dernier alexandrin soit triste « Ça ne veut plus rien dire du tout », tout l’auditoire est ravi.

 

Se présente alors un nouvel artiste, Philippe Bouyssou, collègue d’Annie Pouilhes.
Il n’est pas dans le thème avec son sketch de la Coccinelle, mais promet d’y faire un détour. Son one man show nous conte l’histoire d’une coccinelle. Fruits et légumes sont les proies d’une série de jeux de mots insoupçonnés ou parfois attendus. Les rires font la gamme et les applaudissements sont nourris.

 

 

Dans « Le long du canal de l’Ourcq », Hervé Gosse nous titille de son humour corrosif ; il n’y a pas de fruits mais des canards qui regardent passer les canoës. Didier Laloux, lui, lit le journal… L’histoire sombre, inspirée d’un texte de Jean Rodor et Vincent Scotto en 1919, d’une prostituée aux yeux noirs fascinants, surnommée la Vipère. Puis, changement de ton quand il s’installe au piano pour accompagner Zita qui chante  « Paname » de Léo Ferré. Elle vibre… C’est beau, c’est beau, et plus encore quand au dernier complet, elle lève un poing rageur telle une diva emportée par les mots. May, dans un texte ciselé nous épate et nous incite à aller « … Par là… ».

 

 

« … Et si l’on brisait la glace », nous dit Pierre de la Galite dans « Une chanson dans l’espace », invitation à partager l’air. Oui !… Nous sommes séduits, et réclamons à tout rompre une deuxième chanson. Ce sera « Un petit baiser dans le cou » dans le refrain est repris en chœur par l’assistance. Christian Lafont fait honneur à l’atelier d’écriture avec un exercice à la manière de « Je me souviens de … » : « J’te parie qu’à Paris… » terminant par l’évocation du livre d’Elfried Dubort « Maxence à Paris ». Il nous offre à la suite un sonnet “sonné” écrit à la manière de Scarron qui se termine par « Est-ce Paris assurément ? ».

 

 

Oui, tout ça c’est Paris !… Et nous avons butiné, bourdonné, essaimé en son nom une poésie débordante qui nous est chère. Pour clôturer, Valentine ajoute un pétard d’humour. Nous pouvons alors attendre avec joie et dans le brouhaha, la Carte Blanche de Louise Emily qui va suivre.

 

 

 

 

 

 

*suivi de la Carte Blanche à  Louise Emily  de 20h45 à 22h00

 

 

 

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15/04 SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO Thème PARISPosté le 05/04/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz chr Sur le Feu de la Ruche

 

La Ruche des Arts vous invite à la

SCENE OUVERTE POETIQUE

AU BAB-ILO *

 

   

 

 

                     le Mercredi 15 Avril 2015  de 19h à 21h

 

 

Thème "PARIS"

 

 

 

 

 

D'après-vous, Paris est-il, sera- t'il toujours Paris ?

 

Paris au soleil, Paris plage, Paris sous la neige, Paris à circulation alternée,

Paris la nuit, Paris plaisirs, Paris sous les arbres, Paris et sa circulation fluviale, Paris historique, pittoresque, d'avant-garde, Paris Libéré,

Fleur de Paris, Paris gagné !! ??  

 

Pour en témoigner, relater votre parcours poétique parisien

vos impressions sur Paris,  rejoignez-nous en poésie, musique, chansons, au

 

 

 

 

Café-Club  BAB-ILO *

 

9 rue du Baigneur  Paris 18ème

 

M° Jules Joffrin  ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

 

*suivi de la Carte Blanche à  Louise Emily  de 21h à 22h00

 

 

 

 

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RETOUR SUR LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO Thème LE DESERTPosté le 20/02/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz, Hervé Gosse, chr Sur le Feu de la Ruche

 

RETOUR SUR LA SCENE OUVERTE POETIQUE AU BAB-ILO * 

du Mercredi 11 Février 2015  de 19h à 21h, avec pour thème

"Le Désert"; mnémosyne d'Hervé Gosse.

 

 

 

Michèle LASSIAZ ouvre la soirée et fait les premières constatations. Bien que tout soit calme pour l’instant, elle annonce l’arrivée du vent, du vent de sable. Elle n’a pas de sable sous les pieds mais elle se voit marcher en plein désert, quelque part, entre le Tassili n’ Ajjer et le Tassili du Hoggar. Puis, elle monte sur le dos de petits chameaux, croise une femme en bleu, lui demande la direction de Tamanrasset. Elle évoque l’image du père De Foucault, qui, lui, traversait le désert les yeux fermés, sous le regard des femmes berbères.

 

Michèle annonce l’extension du désert, il s’étend un peu partout dans le monde, pour les uns, c’est le désert affectif ou moral, pour les autres le désert économique, la dépression brutale. Le désert gagne les banlieues, les campagnes, les quartiers des villes où la vie, la vie sociale, collective, la vie culturelle aussi, se concentrent dans quelques oasis.

 

Michèle nous avoue qu’elle connaît moins bien le désert que Laurence d’Arabie. Lui, assistait au décès du moindre chacal, de la moindre tarentule. Il avait fait son trou, il avait sa tanière dans le désert, sa garçonnière, où il sablait le champagne et proposait des petits sablés à ses invitées. Quand ils le voyaient, les Touaregs et les autres descendaient de chameaux et se prosternaient à ses pieds. Puis, les chameaux s’agenouillaient à leur tour. Il possédait les oasis et savait, sans le dire, où se trouvaient les zones riches en pétrole. Il était dans son pouvoir d’unifier toutes ces contrées désertiques. Il est mort trop tôt pour réaliser ce projet.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annie Pouilhes nous conte des histoires d’animaux qui vivent en marge du désert ou que le désert nous cache : Comment un lièvre a-t-il pu perdre sa queue ? Comment les esprits, bons ou mauvais, sont-ils devenus des corbeaux noirs ? Pourquoi un renard a-t-il peur de la lune ? Comment a-t-il fait pour en sauter et s’écraser sur la Terre ? Que d’imagination ! Est-ce les bienfaits des marches dans le désert ?

 

Anefrance évoque l’existence difficile d’une conteuse afghane, qui, arrivée dans notre pays, entama une marche longue et pénible, une traversée du désert. Elle rencontra partout des embûches, elle s’obstina, pas à pas, pour se faire admettre et faire reconnaître ses papiers, pour ne pas être séparée de tous les siens, pour garder aussi son âme musulmane.

 

Fabienne Schmitt nous dépeint la vie des femmes du désert qui luttent contre la misère. Ce sont des femmes lianes qui portent des enfants aux yeux immenses. Elles transportent aussi des jarres remplies de nectar ou d’eau fraîche. Sous le soleil brûlant, d’un voile, elles se protègent le visage, pour éviter les piqûres du vent de sable qui se lève et ne s’arrêtera pas de souffler. Elles marchent, obstinément, lentement, faisant des pas de danse et ne bougeant pas le visage. Seuls remuent les grands anneaux à leurs oreilles.

 

 

Serge Carbonnel nous confie que nul ne prévoit le prochain grain de sable. Qu’y a-t-il derrière la dune que l’on a devant soi ? Que nous apportent les vents de sable ? Qu’est-ce qui se cache sous le sable ? Le désert n’est-il pas le lieu propice où tout s’efface ? Alors, c’est le trou noir, tout disparaît. Le désert est-il loin de notre vue, loin de notre mémoire ? N’est-il pas près de nous ? Sans aller plus loin. Il suffit de regarder nos villes obsédantes, parsemées de places désertiques, où le sable est rapporté, après congélation, comme de la neige. Le désert à notre porte ? On peut toujours planter le décor. Sur les places, il suffit d’amener les chameaux ! De faire venir les Touaregs ! Plantons les tentes ! Faisons du thé à la menthe ! Il faut attirer du monde !

 

 

Oguène voit des fils lunaires qui se tendent dans le ciel du désert. Entre les dunes, courent des bêtes d’or et d’argent. Le désert est jonché de milliers de fils rompus qui s’effilochent et deviennent aussi fins que des grains de sable. Il faut suivre ces fils comme on suit les lignes sur les pages d’un livre de sable. Il est sans fin et sans commencement. Après ces dunes, d’autres dunes, après ces pages, d’autres pages. Il faut traverser le désert comme on traverse un livre, au fil des pages.

 

Daniel Geffroy nous présente le Moyen Orient, une région où pullulent les déserts. Les mers n’y sont bien souvent que des mirages. Quelques oasis semblent être à portée de main, et plus exactement, distantes de plusieurs jours de marche. Il s’y trouve des points d’eau, d’eau tiède, un peu salée parfois. Des serpents qui tirent la langue vous y attendent : gare aux morsures ! Alors, allongés sur le sable, au bord de ces mares, rampant à l’aveuglette, les yeux piqués par le sable, buvez quelques gorgées seulement et gardez votre fusil à la main ! Un bruit de sonnette ! Pas de réaction et c’est trop tard ! Là-bas, vous ne trouverez pas d’anti-venin, il n’y a pas de pharmacien. Il faudra vous servir du couteau. Quelle plaie finalement, ces expéditions que l’on appelle voyages dans le désert ! Il n’y a que les agences pour vous y envoyer ! Et puis, une fois là-bas, vous découvrez trop tard que les nuits sont glaciales, que les thés sont brûlants, que les scorpions vous piquent. En conclusion, nous dit-il “Merci pour le désert, je préfère rester à Paris”.

 

 

 

 

Louise Emily nous confie que nos désirs changent sans cesse nos horizons. Au loin, au coucher du soleil, le sable semble rouge et le désert apparaît comme une mer sans limite. Puis, on n’y voit que des masses brunes. Pourtant, il y a de la mer et du ciel, quelque part. Le soleil tape sur nos têtes, et nos têtes nous semblent aussi dures que des rocs. Dans le désert, il faut agiter nos oreilles comme des éventails. Il faut marcher jusqu’à l’horizon, sans rien croire, pour aller voir ce que l’on croyait avoir vu.

 

Agnès Raveloson évoque le désert aux mille visages. Tout change sans cesse. Dune après dune, on y découvre de longues files de dromadaires, avec des hommes ou des femmes, de tous âges, entre leurs bosses. Les yeux ouverts ou fermés, ils vous dévisagent ou passent sans vous voir. Les chiens aboient ou se taisent. Le sable tourbillonne ou retombe à vos pieds. Les pattes des chameaux s’emmêlent avec celles des chèvres. Un bédouin les sépare avec un bâton. Tous continuent leur marche, le cœur lourd, l’âme en peine, c’est encore l’heure de la soif et l’oasis reste loin. Qui rencontrerons-nous sur ces terres irriguées ? Notre vie sera-t-elle enfin un festin ?

 

Est-ce dans le désert qu’ Alain Briantais voit des coquelicots, formant des taches rouges sur le sable ? Il nous livre ses impressions comme un peintre qui ne cherche pas à reproduire ce qu’il a exactement sous les yeux. Tous ces points rouges sont aussi nombreux que des grains de sable. Mais, tout est rouge et non rose comme peut l’être le sable. Un milan noir vole au dessus de cette immense étendue qui n’est pas un désert, mais bel et bien un champ.

 

 

 

 

Yves Alain nous récite des poèmes barbares de Leconte De l’Isle, des poèmes qui exaltent une faune sauvage, des poèmes où règnent, tels des rois antiques, des lions, des tigres et des léopards. L’exotisme nous saisit comme un charme puissant, nous envoûte et nous rêvons de ces contrées sublimes où il nous entraîne.

 

Jeremy, pour son premier passage, s’écarte un peu des étendues de sable. Il a eu la chance de trouver une belle forêt bien touffue. Il dépeint les mille couleurs de ses feuillages, qui créent un monde infiniment varié. Il change aux quatre saisons, c’est un monde assez loin du nôtre, triste et monotone. De l’hiver à l’été, les murs de bétons ont la même teinte et le long de ces murs, se vendent les mêmes drogues. Il circule la même camelote, qui donne l’illusion du nouveau. C’est du nouveau qui s’étale sur nos affiches, sur nos écrans, comme un spectacle permanent pour nous faire oublier la présence d’un désert.

 

Hervé Gosse marche dans des rues désertes, un mouchoir sur la tête et sa gourde à la main. Tout est désert autour de lui. Les rues, les places, les plages sont vides. Pas de chameaux, des dromadaires encore moins… pas d’ermites, non plus. Devant lui, il ne voit pas la mer. L’horizon est bouché par un mur derrière lequel circule un train. Devant, il n’y a plus personne ; il ne voit qu’une canne, un ballon vert, du pain et un œuf dur.

 

Didier Laloux rompt le silence du désert. Sur le désert où il ne pleut pas, il fait pleuvoir des mots, des flopées de mots comme autant de gouttes d’eau, des mots qui coulent de source. Ces mots pleuvent comme pluie drue. Qui l’aurait cru ? Tous ces mots crus ! Pour éviter les crues, avant que tout soit cuit, il faut, sur les crêtes, se cramponner, et crapahuter, avec du cran, sans crampe aux mollets, crânement, sans crainte, sans craquer, sans craqueter, sans cracher, sans se crasher… mais en crapahutant, oui !... et même un peu crasseux, un peu cracra et cramoisi, comme un crapeau, un crabe, un crustacé, crapahuter, c’est çà !... jusqu’à la hutte, la cahute, sur la butte.

 

 

 

 

 

Lydie Quennesson regarde tout ce qui se reflète dans un miroir installé dans le désert. Elle y voit des traces de pas. Ce sont les seules traces d’un passage. Mais de qui ? Et où allait-il ? Le miroir ne nous aide pas. Il ne montre pas qui a marché, et combien de temps. Est-ce que c’est lui ? Oui, lui, ici, dans ce désert ! Elle croit voir soudain son visage, ses yeux d’un bleu d’acier, son nez droit, son sourire connu, ses sourcils battus par le vent et du sable collé sur ses joues. Oui, c’est lui ! Mais non… C’est un autre ! Un inconnu ! Dans le désert sentimental, combien d’inconnus sont-ils passés ! Combien de pas ont-ils fait ? Seuls les derniers pas ont laissé une trace. Sur le sable tout s’efface et un miroir dans le désert ne sert à rien.

 

Christian Lafont évoque, en s’inspirant d’un exercice de l’atelier d’écriture - ascendant-descendant- sur le même thème, certaines traversées du désert, les plus difficiles, celles où, partis pleins d’ambitions, l’on se trouve à court d’idées! Pas de trace sur le sable, pas de dessin, pas de message, comme sur les plages, puisque cet endroit baptisé "le désert" est tout simplement un terrain vague en face d’un bistrot où les ouvriers sortant du boulot et s’abreuvant parfois copieusement, appellent gentiment et affectueusement la femme du patron "Petit Chameau"

 

 

 

Benoit Gimenez raconte l’histoire de deux frères brigands, des voleurs qui se cachent dans des recoins du désert et n’hésitent pas à y faire leur trou. Ils vivent au milieu des lézards et des mouches, la tête enfouie sous le sable pour mieux se cacher. Ils trouvent parfois refuge dans des caravansérails où ils mijotent de mauvais coups. Ils fuient des policiers du désert qui s’amènent en guenilles, la gorge sèche et du sable dans les yeux. 

 

 

Soirée bien animée, sur un thème inspirant, mais qui n’est pas terminée puisque que déjà s’annonce, après un court entr’acte, la Carte Blanche de Didier Laloux et ZITA...

Un bon moment de plus à passer... Mnémosyne à suivre...

 

 

 

 

*suivi de la Carte Blanche à Didier LALOUX et ZITA

 

 

 

La Ruche des Arts

photo desert Iran

pixleyes/AliReza

Mnémosyne:Hervé Gosse

Photos Bab-Ilo et

mise en page

Christian Lafont

 

Chr

 

 

ASSEMBLEE ANNUELLE ET SCÈNE OUVERTE POÉTIQUE: LA LIBERTÉ D'EXPRESSION:LE RETOURPosté le 29/01/2015 - Par La Ruche des Arts chr Sur le Feu de la Ruche

 

               

Mnémosyne d’Hervé Gosse, sur l’assemblée générale annuelle et la scène ouverte poétique
du 14 Janvier 2015 au Café-club BAB-ILO

 

Retour sur

L’ASSEMBLEE GENERALE  ANNUELLE

DE LA RUCHE DES ARTS

 

avec communication des rapports annuels de gestion, d’activité, communication des objectifs 2015 et  élection du nouveau Conseil d’Administration, suivie de la  

 

SCÈNE OUVERTE POETIQUE  
Thème 
LA LIBERTE  D'EXPRESSION remplaçant
et cohabitant avec le thème initial :L’ARGENT

 le Mercredi 14 Janvier 2015  à 19h00 au café-club BAB-ILO  

 

 

 

 

Michèle Lassiaz, notre Présidente, ouvre la soirée et salue de nouveaux venus dans le public. Elle retrace à grands traits les événements de l’année passée jalonnée par les scènes ouvertes, les ateliers d’écriture et les manifestations artistiques qui ont marqué, que ce soit au Printemps des Poètes, à la Fête des Vendanges ou au café associatif Le Petit Ney. Elle rappelle la présence de notre association au Salon du Livre de la Jeunesse Solidaire ainsi qu’au Salon des éditeurs à la Halle Saint Pierre. Elle souligne aussi les prestations du Groupe d’Intervention Poétique lors des événements déjà cités.

Michèle salue Christian pour tous les travaux accomplis concernant la reprise et la gestion du blog de l’association initié par Benoit. Ce blog, elle invite aussi chacun à le faire vivre, à l’enrichir, à l’alimenter pour que se diffusent toujours mieux les activités de La Ruche des Arts.

Michèle donne la parole à Bernard Philippon, qui présente le rapport financier de l’année écoulée. Notre Trésorier annonce à tous que la situation comptable de l’association est équilibrée, grâce notamment à l’augmentation de son actif , mais aussi à des réductions de dépenses liées à l’édition de la revue « Plein Sens» dont trois numéros paraissent chaque année et il est possible de continuer au même rythme de parution. Bernard souligne que des rentrées d’argent (850 € au lieu de 500 € l’année précédente) ont eu lieu grâce à l’organisation de « Cartes blanches » dédiées à un artiste. Il remarque que les subventions tardent de plus en plus à venir. Il ajoute que cela implique une vigilance permanente en matière de gestion. Il préconise de placer le plus d’argent possible sur un compte d’épargne. En résumé, la situation comptable et financière de l’association est saine. Il passe ensuite au vote d’approbation des résultats de l’exercice, ainsi qu’à l’élection du nouveau Conseil d’Administration dont la plupart des membres sont reconduits, à une exception près, Sabine, à sa demande pour cause d’éducation de son nouveau et jeune poète en devenir, et deux nouveaux membres, dont votre serviteur, Hervé, partageant son siège avec Benoit, qui est surchargé de travail et Serge Carbonnel, qui accepte de nous rejoindre et bénéficie déjà d’une longue expérience de gestion associative.

Aucune objection : approbation des comptes et élection du Conseil d’Administration, à l’unanimité.

Michèle reprend la parole pour expliquer la décision collégiale prise par l’association de changer le thème de la scène ouverte de ce soir. Depuis le 7 janvier, le pays a vécu un traumatisme, des attaques terroristes fanatiques en plein Paris qui ont atteint tout un organe de presse, « Charlie Hebdo ». Les terroristes qui ont tué froidement, à bout portant, toute une équipe de journalistes, de dessinateurs caricaturistes, dont Charb, Cabu, Wolinski et d’autres, réunis en comité de rédaction. Dans leur équipée sanglante, ils ont aussi abattu sans pitié d’autres victimes se trouvant sur leur passage ou simplement « pour ce qu'ils sont », s’en sont pris avec une violence inégalée à la liberté d’expression ainsi qu’aux libertés essentielles. C’est pour tout cela et en raison de l’immense mobilisation, qui est née après ces événements, qu’il a été décidé de faire de la « liberté d’expression » le thème de la soirée.

Michèle annonce que ce thème cohabitera avec le thème initialement prévu, « l’argent ». Place à la poésie.

 

 

Benoit Gimenez, inspiré par les « Soap Opera », évoque des histoires d’amour sur l’édredon, vécues dans un confortable silence, où maris et femmes, après bien des épisodes, restent jaloux comme des poux mais se connaissent de trop ; le corps de l’autre est sans mystère. Trop lâches pour partir, ils préfèrent pleurer et faire rire. Le couple tient comme un funambule sur son fil. Pour garder l’équilibre, il se livre à l’amour fou, à l’amour vache, à l’amour pépère, à l’amour fétichiste, à l’amour à deux puis recommence.

Louise Emily nous conte une histoire de Jacques Prévert, celle d’un homme, chez le fleuriste, qui, tenant ses fleurs, veut mettre la main à la poche et la mettre aussi sur le cœur. Est-ce possible ? A vouloir mettre la main partout et en même temps, cet homme laisse tomber et ses sous et ses fleurs. Ce jeu de mains, c’est raté ! D’ailleurs, il en meurt car il était malade du cœur.

Oguène, nous fait part d'un texte extrait de son livre "Errances" intitulé "Folie", fustigeant la folie des intégristes de tous crins, nous incitant à faire attention à notre propre folie, et nous délivre tout en le criant, un message de tolérance et de paix.

 

 

Fabienne Schmitt nous lit la lettre d'un crayon blessé au Petit Prince -de Saint Exupéry: des hommes qui se jettent sur le crayon et le cassent. Les hommes n’aimaient pas ce que dessinait le crayon de couleur et ils tenaient à le faire savoir. Avant de se tailler, ils l’ont cassé en deux. Heureusement, çà fait deux crayons. Qui veut dessiner ? Qui veut crayonner sa joie, son amour de la vie, sa liberté ?Et que ceux qui ne le souhaitent pas aillent se faire crayonner ailleurs !

Bernard Philippon dénonce la folie des intégrismes, maladies des corps et des esprits, maladies contagieuses qui poussent aux actes les plus vils, les plus lâches, aux comportements les plus barbares, les plus intolérants, aux prêches les plus violents, les plus imbéciles, avec pour volonté farouche de tuer des artistes. La folie des intégristes les persuade de parler et d’agir au nom de leur dieu. La haine est installée dans leurs esprits, ils cherchent tous les justificatifs, toutes les couvertures, tous les motifs « légitimes ». Ils s’en prennent toujours à la liberté des autres, les autres qui osent penser autrement, les autres qui ne sont pas atteints de leur maladie.

A partir d’un texte d’André Velter, Suzanne, que nous accueillons avec plaisir, évoque la veulerie qui se répand un peu partout, celle des tueurs sauvages, dont les actes se vident de sens, celle des barbares qui revendiquent le pouvoir. Une lèpre urbaine se propage ; dans les quartiers, on apprend à se dénigrer, à se haïr, à se maudire et l’on passe son temps à se choisir des cibles. Cette folie fonctionne comme une belle mécanique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Serge Carbonnel, parle de toutes les actions qui nous restent à faire sur la terre. Le temps passe si vite. Changeons nos habitudes, oublions les rites liturgiques, chassons les pensées qui tournent en rond. Tournons nous vers ce qui reste. Le soleil peut être noir, la cigale peut chanter sur la neige, les hommes peuvent être des oeufs. Allons vite voir, rire, écrire, penser et chanter pour de vrai.

Pierre de...évoque la petite île italienne où il est né et dont il a pris le nom, La Galite, une île miraculeuse, pleine de senteurs, une île de pêcheurs de langoustes, un paradis entre Italie et Tunisie. Ici, loin de son île, il n’y a plus d’odeur car ici le temps c’est de l’argent. Des sous, il en faut plein les fouilles. Le temps et l’argent, il faut courir après ! C’est çà ! Allez ! Du pognon, mettons nous en plein les poches ! Pour le bonheur, c’est capital ! De ce discours, Pierre en a raz la casquette, il préfère vivre heureux, avec l’argent qu’il a, sans y penser, quitte à se foutre des intérêts et à crever sans un radis.

Agnès Raveloson court après un billet de banque qui s’est envolé de sa poche. Elle le cherche sur les branches des arbres. Pourtant, ce n’est pas là qu’il se trouve d’habitude. L’argent, il ne faut pas le laisser s’échapper, il faut toujours courir après, dès qu’il sort des planches à billets. L’argent circule partout, aujourd’hui ici, là demain, aujourd’hui dans ses poches, demain dans vos mains. Attention ! Pensez à demain ! Il faudra allonger les billets pour payer votre entrée au Septième Ciel.

Béatrice , de passage ce soir et qui est la bienvenue, nous conte son parcours au quotidien pour aller gagner de l’argent. Elle prend des lignes de bus, saute du 12 au 72 puis du 72 au 63. Ce n’est pas tout, du 63, elle change pour le 483 puis rattrape le 527. Ce sont toujours les bons numéros. Elle peste quand les feux sont au rouge mais aussi quand le bus passe trop vite devant une belle vitrine.

 

 

 

 

Alain Pizerra défend l’usage de la liberté, la liberté de croire en tout et de ne croire en rien, et l’art d’exprimer cette liberté, l’art de l’écrire et de la dessiner. Il cultive la liberté et la laïcité par fidélité et il aime les retrouver dans la parole, le livre, les journaux. Leur porter atteinte c’est porter atteinte à chacun d’entre-nous.

Cypora Herszorn Boulanger, nous prévient que des frères peuvent devenir des scorpions qui se serrent la pince avant de se combattre. Un poison circule en eux, qui les rend sans cesse nerveux, agressifs. Attention à la piqûre de ton frère, ne lâche pas un mot de travers, soigne ton vocabulaire, fais bien tes prières !

Stéphane Cottin, qui revient assidûment, en a assez du fanatisme religieux qui nous ordonne la pauvreté et condamne tous nos désirs. Les dieux, quant à eux, se prélassent, les doigts de pieds au firmament. Méfions nous de ces satanés prêcheurs fanatiques qui jurent en leur nom, sous leurs propos se cachent leurs perversions. Ils tremblent devant des vierges en chaire, ils bavent de haine et de désir, devant des cons, des bénis oui oui à qui ils font peur en désignant d’un doigt vengeur les habitants de Sodome.

Anefrance nous parle des métros de Paris et des misères du peuple sans argent. Ici, pas de brasseurs d’affaires, parlant de placements et d’économies, seulement quelques pièces sortant de quelques poches pour des mains qui se tendent. Ici, il faut recevoir un peu d’argent pour la survie.

 

 

Alain Briantais dit un poème argentique. Dans ce poème, il fait bon s’abriter dans le giron de la lune. Son giron est d’argent comme sa robe et ses cheveux. La lune est trop chère pour qu’on puisse la décrocher. Les nuages ont aussi une belle couleur argentée comme les troncs des grands arbres. Le bruit de leur feuillage agité par le vent évoque le tintement des pièces de monnaie.

Pour Catie Canta, celui qui a déclaré que « l’argent ne fait pas le bonheur est un sacré menteur ». C’est sans doute un escroc qui en a volé. On va le retrouver à la Santé où il mangera des oranges. Pour se racheter (combien ? le prix n’est pas encore affiché) il sera obligé de passer à la caisse.

Didier Laloux nous propose une réflexion sur les événements tragiques qui se sont passés le 7 janvier à Paris et sur la défense de la liberté d’expression. Il n’énonce pas de solutions toutes faites et trop hâtives.

 

 

 

Émile Gayoso dénonce les intolérances que développent tous les mouvements tentés par le fanatisme et se livrant au terrorisme. Leur radicalisme cache plein de mobiles non avoués, des vengeances inassouvies, des désirs meurtriers. La liberté d’expression leur fait peur car elle amène la contestation qu’ils ne supportent pas. Emile fait remonter ses exemples loin dans l’Histoire, jusqu’à Socrate, qui, en raison de sa liberté de penser et de parler, fut accusé de tous les maux et forcé à boire la ciguë.

Hervé Gosse pose des questions à un certain M. X sur sa famille, son chien, mais aussi sur ses habitudes alimentaires, ses choix culturels…M. X répond toujours en indiquant le prix exact de chaque chose, en soulignant ce que cela lui coûte et comment il peut trouver moins cher. Tout ce qui l’entoure, y compris ses proches, est inscrit dans un registre des recettes et des dépenses qu’il garde toujours en tête et dont les éléments lui servent de réponses à toutes les questions.

Daniel Ge0ffroy, nous entraîne à chanter avec lui "Les Amoureux de la Butte, et nous le suivons

Evelyne Gautheron de Colombes, chante avec nous et « Avec toi, liberté », une chanson de Nana Mouskouri. La liberté quand on la chante fait couler des larmes de joie. Elle suscite en nous l’espoir et les rêves. Mais, nous pleurons de peine quand on l’étrangle et quand elle tremble, nous prions.

Christian Lafont , dans un premier temps nous lit un poème de Louis Amade(l'un des paroliers de Gilbert Bécaud): »Le grand Monarque » se demandant de quelle religion , philosophie ou croyance il sera ? Puis interprète une chanson de mineur de Merle Travis « Sixteen tons »(Seize tonnes en français) qui évoque la peine du travailleur mineur pauvre qui, quoi qu'il fasse en quantité de travail, contribuera seulement à enrichir la compagnie minière et le système commercial.

 

 

 

 

 

 

 

 

Michèle Lassiaz adresse à tous un message de liberté. Elle en appelle à notre générosité, à notre sensibilité, à notre esprit de tolérance. Elle déclare également que la poésie n’est pas un refuge mais qu’elle doit permettre à tous d’affirmer leurs convictions. 

Et, heureux de nous retrouver bientôt, nous laissons petit à petit la place au groupe de Jazz et à la « Jam’Session » qui suivra sur la scène du BAB-ILO

 

 

 

La Ruche des Arts

Mnémosyne d'Hervé Gosse

Communication C.A  :Michèle LASSIAZ

Sylvie Hérout, Bernard Philippon

Photos BAB-ILO et mise en page web

Christian Lafont

Cliparts: Alain Briantais, Christian Lafont

et Libre office

 

 

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