26/12 La Ruche des Arts relaie l'information et met les conteurs à égalité: Les résultatsPosté le 04/01/2016 - Par la Ruche des Arts Michèle Lassiaz, Agnès Raveloson Chr Sur le Feu de la Ruche

LE 11 Septembre 2015 nous publiions l'information ci-dessous; nous en publions ce jour 19 Octobre 2015-soit environ un mois plus tard les résultats transmis par Agnès Raveloson en fin de cet article "invitation à conter" et...le 26 décembre 2015, nous vous invitons à lire le conte poétique d'Agnès Raveloson "Mention spéciale poésie" de ce concours
La Ruche des Arts relaie l'information et met les conteurs à égalité
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Les Contes du jour et de la nuit, Véronique Sauger vous invitent à participer au :
7EME APPEL À ECRITURE : "CONTE LÀ-DESSUS"
Vous avez raté les précédents appels à textes ?
Alors à vos crayons, plumes, stylos, ou claviers ! Hop ! D'abord, 10 mots que vous intégrerez (tous une fois) dans votre texte et autour desquels vous laisserez flaner votre imaginaire :
ROSE, CATHÉDRALE, IMPASSE, TILLEUL, AIGLE, MONSEIGNEUR, ACTIVER, VERT, CAILLOU, PARADE.
Écrivez une Ville imaginaire en la faisant parler à la 1ère personne. Dialoguez avec elle, échangez des réflexions sur la vie, les rues, le monde d'hier et d'aujourd'hui, la solidarité, la pluie, le beau temps, etc., ce que vous voulez en 3 fragments de 1500 signes maximum chacun espaces compris,
le 1er commençant par "Il était une fois", le 2ème par "Moi, je", le 3ème par "Le plus important, c'est",
le tout formant un petit conte avec une courte moralité en conclusion, et voilà, le tour est joué !
Adressez vos écrits par e-mail à :
editions.epingleanourrice@gmail.com avec en objet la mention Concours conte là-dessus jusqu'au 20 septembre 2015 (dérogation possible sur demande).
Les résultats seront donnés courant octobre, une remise des prix, organisée en décembre à Colombes.
Les lauréats verront leur texte publié dans un recueil et lu en musique dans une émission de radio.
Les contes du jour et de la nuit étant depuis l'origine un point de rencontre entre les mots et la musique, nous vous conseillons de lire ou de survoler les musiques et les textes recommandés :
-les villes invisibles de Italo Calvino (Points), l’enfant de la haute mer de Jules Supervielle (folio), Georges Lebanc de Claude Ponti (école des loisirs)
-Toulouse par Nougaro, il est cinq heures, Paris... par Jacques Dutronc, Venus Parade par A Singer Must Die, La Musica Notturna Di Madrid de Boccherini par Jordi Savall, Monte là-dessus et tu verras Montmartre par Lucien Boyer, Parade de Érik Satie. |
Les Résultats retransmis "tel quel" par le mail d'Agnès Raveloson
que nous remercions pour ces informations, et félicitons pour sa participation, ses résultats et sa mention "spéciale poésie"
Réservez vite vos exemplaires supplémentaires (10€ au lieu de 15€ jusqu'au 15/11), cadeaux de Noël, cadeaux tout court !
Conte poétique d'Agnès Raveloson
"Mention spéciale poésie" de ce concours
Fleur de Cosmos
Sous le charme d’Eden
1
Il était une fois, sur les routes vagabondes,
Au cœur de ville avec l’univers de ses rues,
Sur les routes humaines des citoyens du monde,
Une ville, appelée Fleur de Cosmos, s’était reconnue
Elle quittait Rue de l’Aigle, bordée de tilleul
Tournant le dos aux impasses privées de ciel.
Voulait élargir ses frontières, le cœur plein d’espoir.
Le train sifflait trois fois, sur le quai de l’au revoir.
Parcourant les vastes et les verts pâturages,
Les routes ici n’étaient pas du tout tracées,
Hautes herbes où grouillait la vie sauvage,
Les abris étaient reliés par des petits sentiers.
Elle empruntait les routes océanes voisines,
Les plongeurs goûtaient l’ivresse sous-marine.
Quand au grand oiseau de zinc, dans le ciel
Rapprochait les familles, c’était l’essentiel
2
Plus de macadam, voici les sentiers à perte de vue,
L’alchimie totale, fusion entre terre et ciel,
Les limites étaient atteintes, on n’avançait plus,
C’était le moment de contempler l’arc-en-ciel.
Ici, aucune voiture n’était garée en épi,
Pour laisser aux enfants un espace de répit.
Il n’y avait pas d’asphalte au parfum goudronné
Ni l’air pollué qu’on respirait à plein nez.
La mer était éblouissante sous le soleil,
A mon regard d’infinis paysages s’offraient,
Les dauphins faisaient prouesses et merveilles,
Au large les vagues argentées s’égaraient
Non loin du rivage était une île ignorée,
Fallait-il une pirogue, un chemin détourné ?
A vol d’oiseau la distance était plus rapprochée.
Aucun souci pour l’aventure, l’île était fortunée.
J’y trouvais orchidées, ananas parfumés
Embellissant de leur senteur cet univers parfait.
N’était-ce pas prodigue nature aux mains pleines ?
Ma solitude coulait ici des heures souveraines.
3
Moi, j’appréciais tout à fait ce tour du monde inouï,
Mais, j’avais besoin de m’asseoir pour me voir marcher,
Activer un amour en veille, une intime nostalgie
Revoir Eden, d’où j’étais partie, pour mieux l’apprécier.
Voici l’inventaire de mon héritage culturel,
La Cathédrale bâtie par mes aïeux et aïlleules,
Baptêmes, communion, mariages s’y déroulaient,
Monseigneur, avec solennité, les bénissait.
Hommage à la Villa Rose, palette de couleur,
Splendide fleur de corail, joyau dans l’écrin,
Ensemencée de briques rouges en son honneur,
Le canal des Sans abris, l’eau verte en son sein.
Son artiste avait bien du talent, de l’or dans la voix,
Dans ses trippes de jazz, une bulle qui trempait,
Le refrain de la pierre, témoin de son papa,
Son unique chanteur de bleues, le seul qu’il admirait.
Dans nos cœurs, cet enfant du pays était présent,
Car un amour sorcier abolissait la distance.
Le torrent de caillou avait baptisé son accent.
En lui, les violettes se faisaient parfois violence.
4
Que dire d’Eden, la capitale aux mille facettes,
Autour de son berceau, la Place des fêtes
Ses boutiques de luxe, la haute gastronomie,
Les passages pleins de charme, les plus belles galeries.
L’Eden romantique, sur les traces des écrivains
Qui avaient crée les berges du fleuve, au fil de l’eau,
Au cœur de la rive gauche, la rue Saint Valentin,
Cimetière des célébrités, saules pleureurs, bouleaux.
L’Eden bucolique, la campagne en ville, mes amis
Le bazar à ciel ouvert, rendez-vous des artistes,
Ses ruelles pavées, bordées de maisons fleuries.
Le petit train à vapeur enchantait les touristes.
L’Eden féerique « Le fameux P’tit Coquin »
Rue de Tokyo jusqu’à Rio, les guinguettes.
Le clou du spectacle au dernier arrondissement,
Il était question de gambettes et de paillettes
5
Le plus important c’était la dimension du cœur.
Dans ma rue, je quittais ma robe de tristesse,
Nez dans le vent, j’aérais ma pensée, pur bonheur.
J’arpentais mon bout du monde, plein de richesse.
Je flânais, les arbres me saluaient en passant.
Les feuilles mortes valsaient l’air joyeux.
Une ondée automnale rafraichissait gentiment,
Bientôt Noël, la ville brillait de mille feux.
Les yeux des enfants allaient s’émerveiller,
Les adultes retrouvaient leur âme d’enfant.
Chemin faisant, ma rue se laissait habiter
Par les rencontres, échanges du bon temps.
La rue, salon collectif de la gente canine,
Les maîtres parlaient parade de toutous racés,
Agence matrimoniale de chiennes câlines,
Caniches aux couettes roses, bleues et dorées.
Ce couple d’octogénaire, les yeux dans les yeux,
L’homme plié en quatre, la femme voûtée,
Main dans la main, échangeait un regard lumineux
Pour eux, une belle arrière saison ensoleillée.
Promenade de routine, l’automne de la vie,
Démarche chancelante, il s’installait sur le banc,
Ecoutait les oiseaux chanter, l’hymne à la vie,
Observait la nature et les fleurs longuement.
6
L’espace changeait au fond des choses et des êtres.
La profondeur révélait la couleur de l’autre,
Un cœur aimant, aimé, trouvait sa raison d’être,
Les gestes d’amitié et l’attention aux autres.
Enfin, Fleur de Cosmos rencontra Bouton d’Or,
Heureux jumelage sur une terre féconde.
L’amour fleurissait leur jardin intérieur, alors
Leur merveilleux sourire donnait saveur au monde.
L’univers de ma rue, village interplanétaire,
Fenêtre ouverte aux sans voix, ni terre,
Je croyais en son avenir, un élément fédérateur
De la couleur arc-en-ciel, sans frontières.
Fraternel, solidaire, l’Eden cosmopolite était fier
D’élargir son cœur de ville plutôt que ses frontières.
Festif, le champagne en fines chorégraphies
Pétillait, ivre d’amour, de liberté, de poésie !
Agnès Raveloson
Concours 2015 « Conte là-dessus »
Organisé par l’association Gens du monde
Retransmis par la Ruche des Arts
La Ruche des Arts
Communication: Michèle Lassiaz,
Agnès Raveloson
Information relayée et transmise par
Chloë Henrriet de Colombes
pour les contes du Jour et de la Nuit
Véronique Sauger et Elisabeth Regenet Capuana
mise en page web pour la Ruche des Arts
Christian Lafont
Chr


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