Plein Sens virtuel d'été 2016 / 01

Bonjour l'été 2016 !

 

 

Publiés  en premier

 

Sylvie Hérout

Apparition

Image des ombres

Ludovic Chaptal

La vie moderne

Héloîse coeur de dentelle

Maryse Licette

Ode Provençale

L'Orage

Paul-Eric Langevin Si loin, Si réelle
Agnès Raveloson

Eloge de la paresse

Doux mensonges

Pourquoi-pas ?

Yves Alain Compendium...La Paresse
Colette Sauvanet Solitude de l'arc en ciel  Alain Briantais Des arbres  Des arbres
Michèle Lassiaz La belle Christian Lafont Paresse mon amie
Sylvain Josserand Lazy Jack Catie Canta Repass'
Pierre-Marie Humeau La paresse.. un défaut  Jean-Claude Junillon Paresse

 

 

Autres  poèmes !dans le  PleinsSens virtuel  n°02...

 

 

Log Plein..

 

 

«Chaque âge a ses plaisirs, son esprit  et ses moeurs. »

 

Boileau - Art poétique  iii, 374  (1674)

 

 

 

« Si on fait trop de sport on risque de souffrir de luxure»

 

Jérôme Duhamel -Le Dico tout fou

des écoliers-

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi-pas ?

d' Agnès Raveloson

 

 

 

 

 

 

Un long hiver, accès de déprime, un coup de mou

Pourquoi pas, le parfait accord thalasso, sommeil ?

Les bains bouillonnants aux algues, applications de boue

Soulagent les douleurs, un duo chaleur, soleil

 

J’apprends à dompter le stress et l’insomnie

Pourquoi pas, des douches sous-marines multi-jet ?

Matin et soir des séances de luminothérapie

Les sorties à vélo en bord de mer recommandées

 

Cap sur le lâcher-prise aux techniques variées

Pourquoi pas, l’hypnose, le yoga, la méditation ?

Pour ralentir un rythme de vie effréné

Invitation au calme, détente, relaxation

 

Je reprends de bonnes habitudes de vie en douceur

Pourquoi pas, découvrir les aliments plaisir ?

Et si je cuisinais à l’eau de Vichy, çà préserve la couleur

Haricots verts bien verts, des carottes orange-désir

 

Pour relancer l’énergie, doper le moral

Pourquoi pas, le thé vert balaie la morosité ?

Le yaourt redonne le sourire, la gelée royale

Fruits et légumes rendent heureux, le germe de blé

 

Il suffit de manger les aliments du bonheur

Pourquoi pas, les œufs font voir la vie en rose ?

Chocolat, banane mettent de bonne humeur

Le foie de morue combat le blues à petite dose

 

Enfin pour parachever la détente en douceur rêvée

Des étirements dans un bassin d’eau de mer chauffée

Pressions douces, des cervicales aux genoux

Pourquoi pas, allons à l’aquagym près de chez nous ?

 

 

 

Agnès Raveloson DR

 Mai 2016

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

« Sans le rêve, il n'y a pas de poésie possible.

Et sans poésie, il n'y a pas de vie supportable.»

  

Pasteur Valléry-Radot      

 

 

« Quand on veut écrire un livre, il faut être

équipé d'un stylo imaginaire.»

 

Jérôme Duhamel - Le Dico tout fou

des Ecoliers-

 

 

 

 

          

 

 

 

 Paresse

de Jean-Claude Junillon

 

 


 

Sur le lac aimé

De la tendre paresse,

aucun orage.

 

Mon âme vagabonde

Se plaira à l'explorer

 

 

 

J.- C. Junillon DR

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«D'une joie même, le souvenir a son amertume, et

le rappel d'un plaisir n'est jamais sans douleur. »

 

Oscar Wilde -Le Portrait de

Dorian Gray-

  

 

 

« La surface la plus passionnante de la terre,

c'est pour nous, celle du visage humain »

 

G.-C. Lichtenberg-Aphorismes- 

 

 

 

 

 

 

 

Image des ombres

 

de Sylvie Hérout

 

 

 

 Combien de visages ignorés ou surpris

oubliés ou meurtris

combien de visages aimés auront balisé ma vie ?

Lesquels seront là à l’heure dernière

lumineux derrière mes paupières baissées ?

D’où surgis à l’instant ultime ?

Foule ou personne unique

ou bien personne ?

 

L’image des vivants change au fil des ans

le visage du présent recouvre celui d’avant

de sorte que du vieux temps

ne me reste en mémoire que des clichés d’album.

 

Le visage des morts ?

Une image ingérée immobile portrait figé

sauf lorsqu’un assemblage éphémère

naît d’un kaléidoscope intime.

 

La voix des disparus, elle, se dilue.

Très vite je ne l’entends plus

résonance perdue.

Pourtant je la sens là

vibration muette

à fleur de moi.

Si soudain sonnait son écho

sitôt perçu sitôt reconnu…

Empreinte fantomatique

timbre fossile

enfouis sous le bruit de la vie.

 

Lorsque la nuit mes morts me visitent

je les rencontre inaltérés,

vivants de postures, de mimiques nouvelles,

de paroles jamais dites.

J’accroche leur regard.

J’entends leur voix, leur rire,

leur silence parfois.

Je les sais de passage, là pour moi, pour un moment précieux.

 

Au réveil, un long temps, je demeure emplie d’eux.


 

Sylvie Hérout DR


 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«Bonne randonnée vaut mieux que ceinture

de chasteté. »

 

Pierre Dac  - Arrières-pensées  -

 

 

« La vie est une chose trop importante pour

être prise au sérieux »

 

G.K. Chesterton - Dictionnaire

de citations du monde entier- 

 

 

 

 

 

 

 

Héloïse-coeur-de-dentelle

de Ludovic Chaptal

 

 

 

 

Pleurez prélats et coquillards,

Héloïse-cœur-de-dentelle,

A l’abri des curieux regards,

S’en est allée à Compostelle.

 

Avant que sonne l’angélus,

Elle quittait la cathédrale,

Un pas de mieux, un pas de plus,

Ses pieds marchèrent en cavale.

 

Abandonnant ses maints amants

Pour quelques raisons qui sont siennes,

Elle embrassait la clef des champs

A l’heure où s’ouvraient les persiennes.

 

Moitié none et moitié putain,

Elle salua sa victoire

D’un geste d’honneur de sa main

En direction du purgatoire.

 

Refermez vos vilains regards,

Héloïse-cœur-de-dentelle,

Quittant prélats et coquillards,

S’en est allée à Compostelle.

 

 

 

 Ludovic Chaptal DR

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«Le sage ne remet jamais à deux mains

ce qu'il peut faire avec une seule. »

 

Pierre Dac  - Arrières-pensées  -

 

 

« La Camargue est régulièrement inondée

par les côtes du Rhône »

 

Jérôme Duhamel -Le Dico

tout fou des Ecolers- 

 

 

 

 

 

 

 

L'Orage

de Maryse Licette 

 

 

 

 

Un vieil homme très, très lentement

S’en revenait d’un pas traînant

Avec ses bêtes qui fort beuglaient,

Secouaient la tête, agacées :

Une nuée de mouches excitées

En bourdonnant les énervaient


 

Le ciel bien vite noircissait

Un vent la campagne balayait

Et le troupeau plus fort beuglait

Sentant l’orage vite approcher

Les éclairs bien rapidement

Déchiraient le ciel grommelant


 

Aux coups de canon ressemblant

Le tonnerre fut assourdissant

Les gros nuages noirs il perçait

De lourdes trombes d’eau déversait

Sur la campagne tout apeurée

Bien qu’elle fût vraiment assoiffée


 

Les arbres, par la foudre blessés

Bien tristes gémissaient et pleuraient

Eperdues, les bêtes couraient

Dans tous les sens, désordonnées

L’homme les appelait, impuissant

Et luttait, désespérément


 

Et puis, comme par enchantement

Le déluge prit fin, soudainement

Le soleil se mit à briller

Dans toute sa luminosité

Sur la belle nature apaisée

Qui de sa douce voix fredonnait


 

Et le vieil homme, très lentement

Continuait d’un pas traînant


 

 

 

 Maryse Licette DR

Dresde le 10 Février 2013 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

« Les pensées, fugitives sont des pensées  qui

passent à la sauvette sans laisser de trace.»

  

Pierre Dac Pensées et maximes-                 

 

 

« Une corvée, c'est faire des choses qu'on

aimerait mieux que les autres fassent.»

 

Jérôme Duhamel - Le Dico tout fou

des Ecoliers-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La paresse n'est pas un défaut

de Pierre-Marie Humeau

 

 

 

 

La paresse n'est pas un défaut

 

D'abord elle rime avec tendresse, princesse

 

justesse, finesse, prouesse, promesse...

 

Rien d'étonnant à ce qu'on l'aime

 

qu'on la chérisse et qu'on l'adore

 

La souffrance perd son emprise

 

si on se laisse paresser à sa guise

 

Conseil: laissons donc notre esprit paresser

 

et voyons ce qui peut se passer

 

 

 

 

Pierre-Marie Humeau DR 

 

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«Si  l'on bâtissait la maison du bonheur,  la

plus grande pièce serait la salle d'attente.»

  

Jules Renard - Journal-

 

 

« Le bonheur humain est composé de tant

de pièces qu'il en manque toujours»

 

Bossuet - Dictionnaire des

citations de langue française

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Repass'

de Catie Canta

 

 

 

 

Qui peut croire à la paresse ?

Quand mon cerveau n'a de cesse

D'aller et venir sans fin...

 

Je tricote du cerveau

Comme d'autres font du vélo

Ne me dites pas que c'est rien !

 

Il faudrait plus d'une vie

Pour vous raconter mes nuits

Perchées dans mes insomnies:

 

La tête dans les étoiles

C'est là que je mets les voiles

Le cap vers la poésie...

 

Oh combien de mots clisses

Et de rimes sublimes

Furent offerts aux abysses

De mes pensées intimes !

 

Avant que de sombrer

Dans les bras de morphée

 

 

 

Catie Canta DR

Eloge de la paresse éphémère(poèmes qui n'ont jamais vu le jour)

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«Il choisissait de ridicules chapeaux étroits

pour se donner l'air d'avoir une forte tête .»

  

Jules Renard  Journal -                  

 

 

« Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout;

les malchanceux ceux à qui tout arrive.»

 

Eugène Labiche - Dictionnaire

des citations de langue française-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Lazy Jack

de Sylvain Josserand

 

 

On me nomme Lazy Jack

ça fait plus chic en english

Que fainéant ou oisif

 

J'ai les orteils bronzés

Un poil dans la main droite

Qui me sert de canne

 

J'ai toujours l'air fatigué

Je procrastine avec Jim

Au coeur de la ravine

 

Je roule de gros pétards

Avec une bande de fêtards

Qui vomissent leur pinard

 

Je suis dealer de hashish

Pour faire le fortiche

Une graine d'assassin

 

On m'appelle Lazy Jack

Le mec au chapeau claque

Le gigolo à bobos

 

On aime mes caresses

C'est ma seule prouesse

Triste est ma paresse

 

 

 

 

 

Sylvain Josserand DR 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«Il y a des circonstances où le mensonge est

le plus saint des devoirs.»

  

Eugène Labiche  - Les  vivacités  du

capitaine Tic-

 

 

« Quand on ment,  il paraît que  ça se voit

comme les oreilles au milieu de la figure»

 

Jérôme Duhamel - Le Dico tout fou

des Ecoliers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Doux  Mensonges

d'Agnés Raveloson

 

 

 

 

Rien n’est plus ordinaire que le mensonge

Il est comme un péché du catéchisme, très courant

Envie de déguiser le mal auquel on songe

Ne pas dévoiler celui qu’on a fait sciemment

 

N’est- ce pas une option à laquelle chacun a droit ?

En politique l’art du mensonge est répandu

Séduction du pouvoir, un rouage bien adroit

Tout aussi efficace pour habiller les promesses non tenues

 

Pourquoi le mensonge fait partie de l’humanité ?

La considération des semblables devient moqueries

Un beau mensonge vaut mieux que la vérité

Sécurise le faible ou le vicieux de l’esprit

 

Oh, malheureusement, un mensonge attire un autre

Réponse facile aux questions qui importunent

Discours des belles âmes, des bons apôtres

Indulgence plénière pour la fleur du mal commune

Ne serait-il pas le mensonge des honnêtes gens ?

Appelons-le plutôt, le mensonge social

Il est bien rare que le cœur mente, et pourtant,

Rien n’arrête d’y croire encore, ce n’est pas l’idéal

En tout cas un mensonge est un mensonge

 

Quelque soit la réponse qui se cache derrière

Un mensonge, bien intentionné, est pire mensonge

Et pourquoi mentir, est-ce bien là, nécessaire ?

 

La possibilité de s’accommoder de la réalité

Efface ou atténue la peur, gagne en sérénité

 

Méditer sur une probable libération prochaine

Est une vérité à transmettre aux êtres qu’on aime

Ne m’en voulez pas pour mes mensonges d’urgence

Si je veux la paix, je vous mens comme je respire, en silence

Oh, tenez, « Allo ! Maitre corbeau sur un arbre perché... 

on, je ne suis pas là pour vous donner la suite, désolé... »

Grand Dieu, que reste-t-il de mes amours, dites-le moi?

Encore les doux mensonges qui font beaucoup de bien!

 

 

 

Agnès Raveloson DR Avril 2016

 

 

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«En 1234, y avait  pas le loto sinon ils 

auraient joué la date !.»

  

Jean-Marie  Gourio -Brêves de comptoir-

 

 

« Rien n'est jamais perdu tant qu'il reste

quelque chose à trouver»

 

Pierre Dac - pensées et maximes-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Paresse mon amie

de Christian Lafont

 

 

A septante ans je suis encore un jeune poète !

D'ailleurs, même maintenant, je suis juste rimeur

Oui, je sais j'ai traîné, paressé, fait la fête !

Je m'intitule seulement « petit poétiseur »

 

Déjà j'hésitais, à l'heure de ma naissance

Me demandant dans l'ambiance de la période

Si les mots clés étaient flemme ou persévérance

Et si ça fatiguait de respecter les codes

 

A l'école, sur des feuilles de papier déchiré

Sur un tableau déjà sale et tout crayonné

Sur les murs et les trottoirs, même à la maison

Pour le travail cet esclavage, j'écrivais NON !

 

J'ai vraiment amour-amitié pour la paresse

Je vous l'affirme ! Soyez en sûrs et certains !

Je le redis et le répéterai sans cesse

Pour terminer, On verra bien demain…

 

 

Christian Lafont DR 2016

 

 

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«Le repos ?  le repos,  trésor si précieux

Qu'on en faisait jadis le partage des dieux !.»

 

La Fontaine -L' Homme qui court

après la fortune-

 

 

« Quand on ne travaillera plus le lendemain

des jours de repos, la fatigue sera vaincue»

 

Pierre Dac - pensées et maximes-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Belle

de Michèle Lassiaz

 

 

 

 

Tu me souris, paresse

chaque matin dans la tiédeur

la douceur

des draps câlins, sussurant

reste-là, encore et encore.

J'obéis à cette coquine

et m'engloutis dans ce bonheur 

avec volupté

Tu me prends aussi

par surprise

avec délice

dans la chambre moite d'aoùt

abandonnant romans et journaux

chaque fois je t'accueille

bienveillante

                                  et me laisse glisser

                                                              dans des labyrinthes de langueur

 

 

Michèle Lassiaz DR 2016

 

 

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«La liberté d'aimer n'est pas moins sacrée

que la liberté de penser.»

 

Victor Hugo- -

 

 

« Les arbres laissent tomber leurs feuilles en hiver

parce qu'ils sont fatigués de les porter»

 

Jérôme Duhamel  - Le  Dico tout fou

des écoliers-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Des arbres ! Des arbres !...

d' Alain Briantais

 

 

 

 

 

Le soleil légèrement cachottier du matin

Ma nuit repue de câlins, de baisers mutins

Je vais bien  ! Je vais bien  !…

Comme tous les jours, même route et même village voisin

 

Même place du village qui me montre sa mine

Et soudain les engins sous mes yeux en plein crime

Je fulmine  ! Je fulmine  !…

Mes amis sont mourants sans leurs bras, sans leur cime

 

Abattus, tronçonnés par une lame sidérale

À genoux sur le sol, démembrés et bancals

Ça fait mal  ! Ça fait mal  !…

De les voir étrillés sans un cri, sans un râle

 

Je m’insurge et questionne  : Mais pourquoi  ? Mais pourquoi  ?

Avaient-ils un cancer, une cirrhose, un zona  ?

Je n’sais pas  ! Je n’sais pas  !…

Ce qui peut justifier cet acharnement-là

 

Je poursuis mon chemin mais me trouve démuni

J’imagine les mésanges, les pinsons et les pies

Sans leur nid  ! Sans leur nid  !…

Puis les enfants rieurs sans secours sous la pluie

 

Lendemain qui déchante, la colère en mon corps

La place est toute nue et la terre fume encore

Ils sont morts  ! ils sont morts  !…

Et me voilà perdu, sans élan, sans ressort

 

Les semaines se suivent, toujours la même route

L’absence des arbres me blesse et me déroute

Que de doutes  ! Que de doutes  !…

Je les devine poussière, éparpillés, en croûte

 

Mais hier, à midi, sur un simple coup d’œil

Un souffle me transperce et l’émotion me cueille

Quel accueil  ! Quel accueil  !

Des pinceaux tout pointus, sans détours et sans feuilles

 

Des arbrisseaux timides au contour un peu flou

Qui dodelinent de la tête sous le vent marlou

Que c’est chou  ! Que c’est chou  !…

De les voir déjà vifs, dans le sol un peu mou

 

Ô Vous  ! jeunes impudents, qui demain au soleil

Offrirez vos bourgeons tout fripés de sommeil

Quelle merveille  ! Quelle merveille  !…

N’oubliez pas vos pères à nuls autres pareils

 

 

 

Alain briantais DR 2015

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

 

«Rêve de grandes choses, cela te permettra

d'en faire au moins de toutes petites.»

 

Jules Renard - Journal-

 

 

« Saint Exupéry était l'auteur du  "Petit Prince"

et il est mort avec lui dans un accident d'avion»

 

Jérôme Duhamel  - Le  Dico tout fou

des écoliers-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Solitude de l'Arc en Ciel

de Colette Sauvanet

 

 

 

 

 

La marée noire fait son éclipse

Flop flop! pleure l'entrecôte

Coot coot ! glousse Bergamote,

Les oiseaux volent à vau l"eau

les oisons

tournent en rond

Ouf! dit l'arc en ciel

mes couleurs sentent le fiel,

je n'en ai plus pour longtemps.

Depuis mille ans

je me tiens en rond,

jamais carré

ni même petit lâcher,

je vais enfin me décourber,

prendre la route des grands dadais

flâner, errer et rêvasser.

Plus besoin de briller au firmament des grandes idées !

La place est libre, le vide est vide, vive le vide

débrouillez-vous avec le raplapla des sans idées

Moi, je m'en vais 

A tout jamais !

 

 

 

 

 

Colette Sauvanet DR

in Bulles 2015

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«Quant à son temps, bien le sût dispenser,

Deux parts  en fit, dont  il  voulait passer,

L'une à dormir et l'autre à ne rien faire.»

 

La Fontaine - Epitaphe d'un paresseux -

 

 

« De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire»

 

Jean Cocteau  - in Dictionnaire  des

citations du monde entier

 

 

 

 

 

 

 

Compendium des minutes d'un procès fumeux

où ne fût même pas prononcé un non-lieu:

 

 La Paresse

d' Yves Alain

 

 

 

 

 

Paresse en qui le temps s'étire infiniment,

Paresse, ma paresse en toi tout est permis

Fors le pire. Lascive et forte déité,

Oxymore charmant au brûlant de l'été,

A tes doux pieds l'ennui endormi à moitié

Vient déverser les fruits des vendanges prochaines

Mûres bientôt et déjà parfumées, aubaine …

Le loir dormeur, la couleuvre // N'ont rien compris de ton œuvre :

Ils disent qu'entraîné vers de funestes bords

Je néglige mon âme et le monde. La mort

Me surprendra. Adieu la clé des songes

Offerte à celui seul qui dans le sommeil plonge !

Sommeil sans fin, // Stérile, // anneaux vains. // --- Mais moi, dit-il

Tout mon temps est vaillant: // Quelque nuit m'éveillant,

Je le ranime et le printemps venu

Si je dors le matin//C'est que je vis la nuit.//C'est mon destin//Rien n'y puis

Je cours pour me nourrir, ami, // De fruits, de graines, de semis.

Et ne crois pas non plus que ma quête est tranquille ;

Quand tout dort dans les champs et que loin de la ville

La lune se déverse à grands flots sur les arbres

Et fait scintiller l'eau dans les bassins de marbre,
L'as-tu vu le grand-duc, l'as-tu vue la houlotte,

Ces voraces amis qui lorgnent ma culotte ?

Dieu merci, je suis prompt à l'esquive:

Bernique amis pour mes parties vives !

Je vous laisse ma queue ; // Estimez-vous heureux

De ces quelques poils gris // Sur votre bec surpris.

Mais toi, tes songes vains ! // Les choses que demain

Tu feras et que tu ne fais pas !

Le hippy en son temps // En faisait tout autant .

Mais il savait son livre, Le Petit Livre Rose // Qui faisait de ses poses

L'art même et subtil de vivre …

Rêvasseur qui te crois rêveur, // Rêvasseur procrastinateur ---

Dame couleuvre ne siffla mot ( Cet animal n'a point le sang chaud ) .

Nulle velléité !... Etonnante sagesse // Qui la soumet sans heurt aux

caprices du temps !

 

 

Un zeste de vertu lui eût permis pourtant ...

--- Eh bien ? --- Eh bien voici : que vive la paresse !

 

 

 

Yves Alain DR

Inédit 2016

 

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

«Ah! qu'il est doux de ne rien faire, quand

tout s'agite autour de nous. »

 

J.Barbier et  M.Carré - Galatée -

 

 

« Pour passer une nuit blanche, on est obligé

d'attendre que la nuit soit noire»

 

Jérôme Duhamel -Le Dico tout fou

des écoliers-

 

 

 

 

 

 

 

 

Eloge de la Paresse

d' Agnès Raveloson

 

 

 

 

 

 

Je paresse pile et face, charme et mystère

 

Et côté pile, j’ai le dos allongé sur le sol,

 

 

Profitant du coucher, je sens la chaleur de la terre.

 

A l’horizon le soleil disparait, plus de parasol.

 

Rêverie côté face, mes yeux voient les étoiles,

 

En partant le soleil a fait monter la nuit.

 

Si je suis triste, découragé, je mets les voiles,

 

Si mon cœur bat, je pense aux êtres chers, aux amis.

 

Enfant des étoiles, je danse dans le courant bleu,

 

 

Partout je vois le ciel, mais où finit le ciel ?

 

Il y a les vagues qui roulent, je ferme les yeux

 

La paix, la colombe blanche vole à tire d’ailes,

 

Et la petite graine grandit dans le silence

 

 

Et le murmure de la source ne s’arrête jamais.

 

Tous ces bienfaits sont douceur et confidence,

 

 

Feu de joie plein d’éclats ! Dis-nous, quel eston secret ?

 

Allongé sur le sable, qu’il fait bon vivre et rêver.

 

 

Cest si bon d’être heureux, ne cherchez pas la raison,

 

Et s’asseoir pour se voir marcher, c’est tellement bon !

 

 

 

Agnès Raveloson DR

 Septembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«Van Gogh, il était peut-être fou, mais quand tu vois le tableau de sa chambre, il faisait son lit. »

 

Jean-Marie Gourio -Brêves de comptoir

  

 

 

« Il y a deux tragédies dans la vie:l'une est de ne pas satisfaire son désir, l'autre de le satisfaire»

 

Oscar Wilde -L'éventail de Lady Wintermere

( 3ème acte) ( attribué à G.B Shaw)- 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si loin, Si réelle

 

de Paul-Eric Langevin

 

 

 

 

 

"Tu me sembles si loin maintenant
Je veux te voir tu n'as plus le temps
Je veux te sentir comme un aimant
Je veux me rappeler ton parfum dans le vent 
Mais tu ne m'offres que des mots sans avenir
Tu me donnes seulement des phrases à finir
Je veux te voir, voir si tu vas bien
Je voudrais voir que tu es sur le bon chemin 
Sur le chemin de la résilience et du courage
De la chance et sur la voie la plus sage
Tu le mérites tu as au fond de l'âme
Le coeur et la sensibilité 
Le chemin à suivre pour y arriver
Tu les as, je peux te le dire, tous les charmes
Tu iras loin car j'aime ta peinture
Tu iras au-delà de la nuit malgré tes blessures 
Tu seras la plus belle
Plus que les autres tu seras réelle" 

 

 

 

 Paul-Eric Langevin DR 2015

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute. »

 

Pierre Desproges -Entretien avec Yves Rieu

et Philippe Pouchain-Seuil

  

 

 

« Les paysages étaient comme un archet

qui jouait sur mon âme »

 

Stendhal -Vie de henri Brulard- 

 

 

 

 

 

 

 

Ode Provençale

de Maryse Licette

 

 

Voyageurs, oh! Vous qui passez

Sous le chaud soleil de l'été

Ou bien le reste de l'année

Prenez le temps de vous arrêter

Posez délicatement vos pieds

Sur la terre juste à point dorée

Marchez sur les traces laissées

Par ceux qui bien haut ont chanté

Ces villages de lumière baignés

Dont les pierres de tant d'années

Artistement superposées

Viennent tout doucement vous conter

Les familiales épopées

 

Voyageurs, oh! Vous qui passez

Non, ne soyez pas si pressés

Foulez le sol tout parfumé

Où poussent les verts oliviers

Gravissez les marches usées

Flânez tout le long des sentiers

De thym et romarin bordés

Gardés par les cyprès élancés

Ces sentinelles avisées

Ecoutez des cicadidés,

Par le jasmin fort enivrés,

Les longues sérénades stridulées

Déchirant la sérénité

 

Voyageurs, oh! Vous qui passez

Sous le chaud soleil de l'été

Ou bien le reste de l'année

Faites-vous vite les invités

De ces villages fièrement campés

Au faîte de leurs solides rochers

Brillants de luminosité

Près de la Méditerranée

Aux exquises saveurs salées

Allez, laissez-vous dévoiler

A l'ombre tiède des citronniers

La richesse de cette contrée

Vous offrant sa tranquillité

 

 

 

 Maryse Licette DR

Octobre  2006

 

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«Il y a un proverbe qui dit que "le temps ne fait rien à l'affaire", mais on ne sait pas de quelle affaire il parle. »

 

Jérôme Duhamel  - Le Dico tout fou

des Écoliers-

  

 

 

« Je me presse de rire de tout, de peur d'être

obligé d'en pleurer »

 

Beaumarchais -Le Barbier de Séville- 

 

 

 

 

 

 

 

La vie moderne 

de Ludovic Chaptal

 

 

 

 

Sur l’horloge, tourne l’aiguille,

Je suis pressé, j’attends le train,

Une jeune fille maquille

Ses yeux bleus d’une seule main.

Un mec cherche une cigarette,

Un pigeon mange un bout de pain,

Le gars la fume, et puis regrette,

Je suis pressé, j’attends le train.

Le quai se peuple de bagages,

Je suis pressé, j’attends le train,

L’heure tourne sur les visages,

Le train doit être le prochain.

J’aperçois la locomotive,

Une voix annonce, en refrain

« Eloignez-vous, le train arrive »

Je suis pressé, j’attends le train.


 

Ludovic Chaptal DR

 

 

 

 

Log Plein..

 

 

 

«On a remarqué que les fonds sous marins

préfèrent vivre sous la mer. »

 

Jérôme Duhamel -Le Dico tout fou

des Écoliers-

  

 

 

« Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu

avant de renvoyer la lumière »

 

Jean Cocteau -Le sang d'un poète- 

 

 

 

 

 

 

 

Apparition

 

de Sylvie Hérout

 

 

 

 Née de l’ombre et de l’onde mussée dans ses cheveux

une nymphe aux yeux verts

posée sur un nuage songe à se déployer en notre vaste monde

S’élance à peine éclose

folle métamorphose

s’étire

et s’arque

et se désarticule

Elle se tend s’arabesque roule et s’expose

Elle pique et pointe et cambre

elle s’esquive elle bondit pirouette et virevolte

Se blottit


 

Elle danse

fatale purpurine sidérale

voltige et s’acrobate

impudique divine

Cadence diabolique

Nébuleuse blancheur aux diaprures maléfiques

oriflamme brandie au cœur d’un crépuscule

Corolle-chevelure cerceaux lianes

lassos d’algues tissées

Soyeuses opulences

Tentations

S’enlace se caresse se déguise à sa guise en câline parure

Des nuées et des nimbes fait une apothéose.


 

Sylvie Hérout DR


 

 

 

 

 

 

 

 

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