Florilège de poèmes 03

Poèmes tous styles, académiques ou libres publiés ou recueillis par les membres adhérents ou sympathisants de la Ruche des Arts

 

 

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Que vaut la vie ?

de Jean-Dominique Dupont

 

 

 

La vie est souvent bien cruelle

Avec tous ses maux qui nous harcèlent

Mais quand surgissent les étincelles

D’éternels petits bonheurs

On oublie vite les funestes heures

Comme si jamais elles n’avaient existé

Unr pluie d’orage par le vent balayée

Aujourd’hui la vie ne vaut rien

Plus rien ne va de tout on se lasse

On se sent pris dans la nasse

Mais demain un tout petit rien

Nous sourit et à nouveau on l’enlace

 

 

Jean-Dominique Dupont DR

 

 

 

 

 

 

L'heure du rire

vient de sonner

d' Oguène

 

 

 

 

Rire

Comme un sac de noix

Rires

Perlés

Fou-rire

Rire

A s'en faire

Péter la panse

Rires aigus

Rires légers

Rires gras

Rires carnassiers

Rire aux éclats

Tout un carnaval

De rires endimanchés

Déchaînés

Avance en rangs serrés

Ne s'y sont point trompés

Tous les petits et grands

Malheurs quotidiens

Les gens odieux

Les culs serrés

A entendre

Toute cette foule

Et à voir

Toutes ces dents

Pourfendant l'air

Au travers

De toutes ces lèvres ourlées

A considérer

Tous ces corps

Secoués

Comme des pruniers

Prenez garde

Petits et grands malheurs

Politiciens

Boursicoteurs

Et autres de tous poils

Reculez

Vous les endiablés

Fendez-vous la pêche

L'heure du rire

Vient de sonner !

 

Oguène DR

 

 

 

 

 

 

Forêt clef de sol

de Sandy Dard

 

 

 

mes pas chantent l'automne 
variations de roux

 

Sandy Dard DR

 

 

 

Envol

de Sandy Dard

 

 

Deux papillons jouent 
tourbillon dédicace 
plume de valse

 

Sandy Dard DR

 

 

 

 

 

 

 Le plumier et l'encrier

de Marco O' Chapeau 

 

 

 

 

 

Ce que je retiens de la classe

lors de mes toutes premières classes,

c’est les taches, oui les taches,

oui je sais, point la classe.

 

Le rapport que le cahier avait à l’encrier

l’appelant se sentant bien trop blanc,

voulant s’écrire, s’assombrir, se noircir,

tout en me faisant maudire et puis aussi médire.

 

Et comment s’évertuant sur les taches,

sur mes trousses sans rescousses,

le buvard tamponnant, noircissant,

mes cahiers d’écoliers raturés et tachés.

 

Et la plume écrivait, dessinait, corrigeait,

des traits noirs à cheval sur des lignes rectilignes,

mais mes doigts trop souvent coloriaient, surchargeaient

ces esquisses sur la page, faisant perdre courage,

en me donnant la rage.

 

Ah le plumier, l’encre et la plume,

une époque révolue, dont l’histoire m’est connue

mais qui depuis bien longtemps s’est tue, et qui aussi mourut.

 

Car à la deuxième école, l’effaceur, le stylo, les cartouches,

ont laissé sur la touche l’encrier, le plumier

et les taches… qui font tache. Car là, je suis potache,

et la plume au plumier est restée et c’est là qu’elle a terminé... 

sa terrible épopée.

 

Mais peut-être qu’un beau jour, ou alors, une nuit, au clair de la lune…

 

 

 

Marco O' Chapeau DR

le 20 septembre 2017 débuté le 7/9/17