ESSAIMER par Alain BRIANTAIS

 

Flyer invitation essaimer-def

 

Mercredi 12 mars

 

à 19h30

 

 

 

Alain Briantais

 

 dédidace

 

 " Essaimer" 

 

 à la librairie 

L’Eternel retour

77 rue Lamarck

Paris 18ème

Métro : Lamarck-Caulaincourt  

 

77%20rue%20Lamarck%2075018%20L'%E9ternel%20retour%20004 

 

Oh ! Certes, et j’entends glousser au fond de la salle,
Alain est mon ami. Comment, donc, faire l’éloge d’un poète alors
que ce même poète est un ami ? Eh, bien, je répondrais avec aise :
Pour l’amour de mots.

 

Cette euphorie de la phrase, de la rime libre, des pensées qui
percutent et résonnent dans le cœur du lecteur, Alain en a la force.
Sa plume est aussi belle qu’elle est riche, ses contes aussi
philosophiques qu’ils sont drôles et sa gouaille aussi superbe
que lui… Alain Briantais est, certes, un ami mais il est aussi
un  joyeux penseur, un clown parfois triste, un regard aiguisé 

sur le monde qui nous entoure et nous submerge.

 

Il est à l’honneur ce jeudi 12 mars à la librairie « L’éternel retour » 
pour la parution de son recueil que j’attendais personnellement
avec une folle impatience : lire, enfin, son écriture
singulière dans mon fauteuil, près de ma fenêtre.

 

A 19 heures, nous découvrirons l’univers de l’auteur
qui nous racontera certainement la genèse de certains textes,
les difficultés d’écriture pour d’autres, et sa folle passion
pour les mots gloutons… Nous l’entourerons, alors,
de notre amitié véritable en lisant quelques poèmes, tirés
d’ « Essaimer », tout en sollicitant une dédicace…
Puis, nous clôturerons cette belle soirée par le pot de l’amitié.

 

Alors ? Vous croyez que j’exagère par simple amitié ?
Que je sublime la poésie d’un homme juste parce qu’il est mon copain ? Venez vérifier pour voir, ce mercredi 12 mars, si j’exagère…

 

Et, au fait, vous ai-je déjà dit qu’Alain Briantais
était aussi mon ami ?  

 

 

  Texte de Benoit Gimenez

 

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 009 

 

albech

 

Couv Essaimer-RectoBlog

 

 

Essaimer

 

 

d'  Alain Briantais  

 

 

« Essaimer»
est le quinzième recueil de notre collection

« Le Cercle des poètes du 18ème »

 

 

Si Alain Briantais s’éprend très tôt des arts de la scène et de l’écriture, c’est assez tard qu’il entre en poésie. Il rejoint la Ruche des Arts en 2008 et commence à butiner, au gré des rencontres mensuelles, ces mots et ces images, ces morceaux de rien et ces tranches d’éternité qui, collectés dans la friche foisonnante de la vie, feront le miel de la poésie. Depuis, si son vol l’entraîne parfois loin des alvéoles nourricières de la Ruche et de son arbre-coeur :

le Bab’ilo, l’abeille n’a plus quitté sa colonie…

Sa voie est tracée désormais : essaimer… dans le sillon de sa plume, au soleil de sa voix : essaimer ! Dans la foule indifférente et blasée des transports en commun, dans l’intimité du couple qui s’aime d’un jour nouveau à chaque lever de soleil, dans l’enthousiasme et la crainte, purs et démesurés, des enfants d’une école devant la magie du conte : essaimer !

 

Le titre de ce recueil est riche de tant d’images :

Essaimer... et s’aimer,

Et semer aux quatre vents

Des essaims de mots aimants...

 

Aux semailles des mots, Alain Briantais, inspiré peut-être par le grand Pierre Rabhi dont il dit boire les paroles « avec émerveillement », ne verse jamais dans la monoculture ! C’est tout ensemble que le conteur-poète nous offre les graines de l’amour et de la tendresse, les baies acidulées de l’humour et de l’absurde, et les raisins explosifs de la juste colère.

 

Ne sois donc pas surpris, lecteur, de recueillir dans les pages qui vont suivre tantôt « un sourire au creux de [tes] mains, qu’il [te] balance comme un gros mot » (l’enfance, p.73), tantôt une poire distillée en espoir par l’alambic mystérieux de la poésie (espoir, p. 72). Ne t’étonne pas qu’aux péchés capitaux poussent soudain des branches, germent soudain des fruits (Les 7 pêchers capitaux, p.44) ou que les animaux se changent en « annie-mots » rieurs, en « annie-maux » malades (annie-mots, p. 22). Dans l’arche d’Alain Briantais, tous les mots ont droit de cité : les plus grands et les plus petits, les mots en forme et les mots difformes, les mots bien coiffés de rimes régulières et les mots défroqués de la chanson populaire… et d’ailleurs, les mots ne suffisent pas : il y a trop de choses à montrer pour que la plume se prive de quelques excursions au-delà des strophes, par-delà les vers, dans les marges vierges de ce qu’on peine à dire.

 

Alors le dessin prend le relais ! Cela tombe bien, le poète est aussi graphiste, ou plutôt, comme il aime à le dire : « metteur en espace »... oui, mais le poète est aussi un père et un ami, soucieux du partage de son univers avec les autres et d’écouter résonner en eux l’écho fécond de son chant. C’est donc à sa fille et à deux de ses amies qu’il a confié le soin d’illustrer ses textes. D’arabesques en calligraphies, de dessins figuratifs en motifs abstraits, se forme une fresque presque continue qui anime le regard et l’invite à prolonger un peu son séjour enchanté dans cet essaim bruissant de rêves, de caresses et de cris qu’est la poésie d’Alain Briantais.

 

« Poète ? Nouveau-né à tout âge »1 a écrit un autre Alain au nom sylvestre. Rien de plus vrai à lire et à connaître l’auteur de ce recueil. Je l’ai rencontré parce que j’étais l’ami de son fils : une conversation a suffi, un soir d’hiver, au sortir d’une scène ouverte, pour que je me sente devenir le sien. Alain Briantais est de ces hommes dont le cœur ne vieillit pas. Il embrasse d’un même geste toutes les générations, continue de s’émerveiller de chaque beauté nouvelle, parle avec la même aisance d’hier et de demain : c’est en cela, d’abord, qu’il est poète, c’est en cela qu’il me touche et c’est en cela, cher lecteur, qu’il saura t’inspirer.

 

                                  Préface d'Emile Gayoso

 

 

Citation extraite de : “Avoir empêché d'être” d’Alain Bosquet, aux Editions Phi, 1994.

 

 

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 009

 

Pour se procurer “ Essaimer” :

laruchedesarts@hotmail.fr

alembema