Bulles
de Colette Sauvanet
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PREFACE
Alexandre Romanès
La poésie de Colette Sauvanet,
c’est une promenade dans la campagne,
un remède contre la morosité et l’angoisse
Il se dégage de ses poèmes une insouciance et une légèreté
jointes à une véritable profondeur.
C’est comme une fleur qui ouvre ses pétales.
J’aimerais la prendre dans mes bras et qu’elle m’emmène
dans son monde à la fois charmant et poétique.
Prends moi par la main, C olette,
et allons nous promener dans la forêt !

BERCEAU DE SOIE
Berceau de soie
Auréole de jacinthe sauvage
Je suis nimbée d’un bleu lointain
Mon horizon palpite au rythme de l’envol de la mouette
Je glisse à l’infini d’une nébuleuse floue
Et je n’ai plus ni bras ni jambes
Je file plus vite qu’une étoile et la lumière me suit de près
Où vais-je m’arrêter
J’ai perdu la distance de la Terre
J’ai égaré la Lune
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LES MOTS BOURREAUX
Quand les mots voilés par la pudeur Ne savent démêler les fleurs de la fureur Ils deviennent bourreaux au fond de mon cœur
Quand le cœur à son tour Privé de mots d’amour Se réveille orphelin Dans le petit matin Privé du moindre mot Se ferait-il bourreau Brandissant son couteau Sur mes paradis Débordants de non-dits ?
N’apparaît alors qu’un long silence langueur Non pas tant plein de rancœur que de muettes douleurs au plus profond de mon cœur !
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AQUARELLE
Tu es mon avenir bordé de pages blanches
je suis ton encre bleue chargée d’éternité
juste un peu d’aquarelle diluée dans ton sourire

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PARFUMS
Les odeurs du mois de juin ont frappé à ma fenêtre ce matin.
La dentelle de ma collerette a frissonné dans la fragrance de la glycine mêlée au miel de l’aubépine.
J'ai ramassé à la volée les senteurs de mon passé:
La moiteur de ta peau vanillée, l’âpreté de tes aisselles musquées enivrent encore ma narine.
Ô ma mère ! ta peau délicatement fanée, Tes pommettes à peine poudrées juste un zeste citronnées,
Musiquette surannée Ton caraco encologné comme les houppettes des bébés
Ta lavande Yardley ou Roger & Gallet
Ô ton petit mouchoir au parfum oublié
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PARURE
Quand je parais dans ma parure, à chacune de mes apparitions, J'ai beau me parer d'appareils sans pareils et parer à toutes les parades de mes apparatchicks, je ne peux paraitre que dans le plus simple appareil !
Ma parole !
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SEPTEMBRE
S'il te plaît
Écoute siffler le vent,
Pour la première fois
Tu as porté tes mains sur mes épaules
Et je me suis mise à pleurer.
Ma tendre amie m'as-tu dit,
Bois donc le breuvage de Septembre.
Reste auprès de moi dans cette tourmente
Et ta peine se muera en espérance
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