« G.I.P. rassemblement…
au marché du Poteau ! »

Pour la Ruche des Arts, c’est le premier temps fort de ce mémorable samedi. Parmi les gens du marché, le Groupe d’Intervention Poétique est bien là, rue du Poteau, à 11H30. Il ne va pas tarder à intervenir. Christiane piaffe, elle attend le signal.
- Ça y est, elle commence à crier, comme à la criée !
- Qu’est-ce quelle veut, celle-là ? Qu’est ce quelle dit ? C’est quoi ces tracts qu’elle distribue ?
- Qui c’est ceux-là qui font la même chose ? C’est gratuit ? C’est quoi qu’est gratuit ? Des poèmes ? Des poèmes au marché ? Jamais vu ça ! Ils disent que leurs poèmes sont gratuits, tu parles !
- C’est quoi ces petits papiers? Des poèmes ? C’est écrit tout petit ! Pourquoi qu’ils en donnent à tout le monde ? Moi, j'en veux pas ! J’ai mes courses à faire, j’ai pas de temps à perdre !
- Passe-moi mes lunettes !
- Ah ! Arrête de râler ! J’entends pas ce qu’ils disent !
- Ils ont parlé du printemps ! C’est vrai qu’il fait un peu meilleur !
- Des poètes, également ?
- Alors, c’est eux les poètes ?
Autour du groupe, les badauds se retournent pour voir ce qui se passe. Les gens du café d’en face lèvent le nez de leur tasse. Les marchands s’arrêtent de vendre leurs salades pour regarder le spectacle.
- Voilà qu’ils crient « La Ruche des Arts » !
- C’est quoi, cette ruche ? Ils élèvent des abeilles ? Pourtant, ils ne vendent pas de miel !
Au cœur du GIP, Benoît et Hervé déambulent côte à côte.
- Ils débitent des fadaises !
- Y en a un qui se plaint tout le temps et l’autre qui répète la même chose.
- Si sa vaisselle n’est pas lavée, il n’a qu’à rentrer chez lui pour la faire ! C’est pas moi qui la lui ferai !
- Qu’est-ce qu’il a à se gratter, à parler de ses boutons et de ses dents gâtées ? On saura tout, bientôt ! Il n’a qu’à aller se gratter les aisselles et se raconter tout ça dans ses toilettes !
- Avec son histoire de purée, c’est sûr, sa femme ne sait pas faire à bouffer ! Et l’autre, qui se plaint de son bain, quel culot ! Il n’a qu’à se laver aux douches municipales, s’il est pas content !
- C’est çà ! Qu’il aille remâcher sa journée ! Ça ira mieux après !

- Y en a un autre, qui s’appelle à priori Ludovic, qui veut être millionnaire !
- Voyez-vous ça ! Poète et millionnaire ! On aura tout vu ! C’est pas en distribuant des poèmes gratuits qu’il y parviendra !
- La poésie n’a jamais nourri son homme et sa femme, c’est bien connu !
- C’est tellement fou ce qu’il dit que les autres le retiennent, s’agrippent à ses bras et à ses jambes et veulent à toute force l’empêcher de parler !
- Ça y est ! Ils l’ont enfin plaqué au sol ! Il était grand temps, avec ce fou furieux !

- Qu’est-ce qu’ils ont tous à se suivre, maintenant, à la queue leu leu, comme des chiens de prairie ? Vlà qu’ils se mettent en rang, au garde à vous, comme de bons soldats. Qu’est ce qu’ils mijotent ? Ils ont le petit doigt sur la couture du pantalon !
- Y a pas à dire ! C’est impeccable ! Quelle discipline ! Quelle efficacité ! C’est un vrai groupe d’intervention !
- Qu’est-ce qui leur prend de se boucher le nez quand ils chantent tous ensemble, bien alignés, devant nous ? On pue, peut-être ?
- Ah ! Ces “gentisans” ! Quels délicats ! Et qui leur a dit des mots durs ? Et sur quelle scène ?
- Je n’entends pas les cris sourds, comme ils le disent ! J’ai beau ouvrir grand mes oreilles. Y a quelqu’un qu’on malmène ?
- Et cette utopie dont ils parlent, tu sais à quoi ça ressemble ? Des mots pareils, ça vous fait tourner sur place comme une toupie. J’y comprend rien !
- Pourquoi, qu’ils le découpent et qu’ils le saucissonnent ce mot qui ne veut rien dire ? Les hommes font bien le U et les femmes font bien les pies. Quant au TO, ils l’ont dit trop tôt. Tôt ou tard, de toute façon, l’utopie viendra, je le crains.
- Qui a dit PO trois fois ?
- C’est les trois hommes, l’un après l’autre, je te dis ! Ils ont dit PO, ils ont dit TO, ils l’ont dit, rue du Poteau.
- Et le «é» puis le «sie», c’est les trois femmes qui l’ont dit toutes en même temps ?
- Mais oui ! Elles ont traîné sur la dernière syllabe, avec des aigus formidables, pour que le mot résonne longtemps aux oreilles de tous !
- Moi, je n’aurais pas tourné autour du PO avec cette chose-là !
- Arrête de critiquer ! C’est eux qui font de la poésie en pleine rue, pas toi !

Le groupe entoure Annie qui déclame du Prévert.
- Regarde ! Cette clocharde énergique et sympathique qui s’assoit par terre !
- Elle se croit à la sortie de l’usine. Elle en veut à tout le monde, elle engueule le soleil et les patrons. Elle tombe et se relève. Elle gesticule comme un pantin. On dirait qu’on la tire avec des ficelles !
- T’as vu ses yeux ? Elle roule des billes, sans arrêt ! Qui c’est celle-là, qui croit vivre d’air pur et d’eau fraîche comme un oiseau ?
- Mais, un oiseau, ça veut battre des ailes, un oiseau ! Un oiseau, ça veut toujours voler plus haut, un oiseau !

Sabine nous fait rêver de balancelles et de balcons, de lutins et d’arc-en-ciel. Elle voit le visage de l’utopie.
- Ah, tu le vois, toi ?
- Ben ! Moi, tu sais, je ne suis pas physionomiste. Mais j’aperçois bien, quand même, dans le désert, les mirages et les chimères dont elle nous parle !
- Y en a qui se moquent ! Qui disent con con ! Qui disent zon zon ! J’enrage !
- Les chiens aboient, la caravane passe !
Quand on la regarde, Sabine, c’est vrai que l’utopie a son visage !
Texte de Hervé GOSSE
Les photos sont d’un peu tout le monde sur l’appareil de Sabine....
Merci à Alain Briantais pour le recadrage des photos...
Merci à Sylvianne pour la mise en scène du spectacle.
(La voilà souriante au beau milieu du groupe…)
Pour découvrir l’univers professionel de Sylvianne :

bealdi
Le G.I.P
a fait son défilé
le dimanche 07 octobre
au Marché de l’Artisanat
à Gournay sur Marne
Merci à KDStudio pour son partenariat,
à David Perez pour les photos, et, enfin,
à Kevin Lepage pour les montages photos...
Le G.I.P est intervenu devant plus de
trois cent personnes, ce jour-là...
Tableau de bord atypique
d’une journée qui l’était tout autant...
écrit par Sylvie Anne

10h : Nous avons rendez-vous au square Clignancourt et la chance est avec nous : il fait beau, très beau ! C’est sympathique pour nous et pour les visiteurs du Salon de l’Artisanat et des Métiers d’Art où nous nous produirons cet après-midi. Merci madame météo !… Michèle est là ! Je suis très heureuse qu’elle voit notre travail et que nous passions cette belle journée en son agréable compagnie… Benoit, Christiane, Ludovic sont fin prêts pour ce covoiturage endiablé. Ne manque plus que Sabine qui arrive aussitôt. Elle nous montre son mégaphone qui ressemble à une violette géante ornée de jolis rubans ; sur l’un d’eux est inscrit “Ruche des Arts”… C’est ravissant, l’esprit de groupe est bien là ! Ne manque plus que Paul-Eric qui arrive enfin. Il n’a pas bu son café, et son côté lunaire nous fait sourire. En route, direction : Gournay-sur-Marne !
11h : Nous arrivons sur les lieux, le soleil est à son comble, la chaleur se fait sentir. Nous
découvrons le gymnase et sommes accueillis remarquablement. Le complexe sportif est magnifique : une très belle jauge et des vitres démesurées laissant passer les rayons du soleil. Quelle chance pour nous ! Le petit café est bien mérité. Nous prenons nos marques, j’indique la mise en place, le GIP s’exécute. Notre travail amont, à la MDA du 18e fait le reste comme je l’espérais… Et c’est heureux car l’espace est immense ! Il va falloir parler haut et fort, la scène spécialement conçue pour le défilé de mode est très longue mais pas très large. Ce n’est plus le moment de se remémorer la mise en scène, il faut accommoder notre jeu et s’approprier l’espace qui nous est défini. Je suis aux anges… J’adore décidément ce métier !
Benoit donne le ton en commençant par le poème de Charles d’Orléans. Le GIP assure la surenchère, tout le monde se chauffe la voix. Notre petit show déambule parmi les artisans qui semblent sourire et viennent nous complimenter. Me voilà rassurée, nous pouvons aller nous restaurer.
12h : Nous déjeunons avec les mannequins qui défileront après notre intervention. Elles sont très belles et cela n’échappe à personne. Ludovic, de son côté, est très concentré : il s’agit de sa première au GIP…
15h30: Nous y voilà ! Le GIP ouvre le défilé de mode, organisé par des professionnels, et tout se passe comme
prévu. Benoit déclame d’une voix assurée, Sabine et Christiane ont une prestance remarquable, Paul-Eric et Ludovic se balancent de façon savoureuse entre enchantement et désenchantement, entre philosophie coquine et inertie philosophique. Le public, fort nombreux, n’attend pas la fin pour applaudir. Je suis extrêmement contente, le pari est gagné… La fraîcheur et l’humour de Benoit ne trompent personne, la joie se lit sur nos visages…
Un grand merci à Michèle ainsi qu’à l’association de Kévin Lepage, un des coordinateurs, qui a rendu possible notre
projet… Un grand merci également à la ville de Gournay si accueillante et à l’organisatrice de ce Salon très sympathique.
Avec le temps des efforts, du travail et beaucoup de passion, les beaux projets évoluent dans le bon sens !
Je vous embrasse très fort,
Sylvie Anne
Aprés le Petit Ney, le G.I.P sera bientôt en manif !
Mais ceci est une autre histoire....
bealdisy

Dimanche 07 octobre
Le G.I.P
fait son défilé !
le matin, au Marché de l’Artisanat,
vers 15h30... au défilé de mode
Gymnase Complexe J.C. Bouttier
Gournay sur Marne, 93460
Le N.P.P est mort… Vive le G.I.P !
Lors du Printemps des poètes 2012, le Nouveau Parti Poétique avait réussi le pari difficile de porter la poésie dans la rue. Fort de ce succès public, les poètes du N.P.P ont décidé de poursuivre la belle aventure en créant le G.I.P (Groupe d’Intervention Poétique). N’étant plus en période électorale, il leur était difficile de continuer à être un Parti… qui plus est poétique.
Si la thématique reste la même, le spectacle, lui, devait changer. Ils ont décidé d’utiliser des textes poétiques classiques et modernes de notre patrimoine et de les dynamiser en les mettant en scène pour le Spectacle de Rue. Les marchés, les terrasses de bistrot, les événements culturels, les parcs et jardins sont dorénavant le théâtre privilégié de leurs interventions.
C’est ainsi que sous la houlette scénographique de Sylvie Anne, les membres fondateurs du N.P.P — Sabine Besset, Paul-Eric Langevin, Christiane Jouan et Benoit Gimenez — se sont retrouvés dès la rentrée pour peaufiner leur nouveau spectacle. Un autre membre fondateur, Emile Gayoso, ne pouvant pour quelques semaines être des leurs, a été remplacé avec talent par Ludovic Coulon.
« Les hasards de la route artistique nous permirent de rencontrer Kevin Lepage, président de l’association « UP-HER MANNEQUINAT » et organisateur de nombreux défilés de mode. Il a adoré l’idée de la poésie dans la rue ou… sur un podium de mode ! Ce grand amoureux du mélange des genres propose alors l’idée aux élus de Gournay sur Marne où a lieu son prochain défilé. C’est une commune très dynamique, notamment dans le domaine de la culture. Est-ce un effet boule de neige ? Les élus aiment autant le projet que lui ! Ils désirent ainsi que nous nous produisions sur le marché artisanal, une première fois, avant de filer sous les dorures du défilé de mode. »
Le 07 octobre, le G.I.P va en “ découdre ” avec la mode…
et l’artisanat !
L’entrée est libre, vous pouvez donc venir les soutenir
Le G.I.P étant issu de la « La Ruche des Arts », tout membre de l’association est invité à rejoindre le groupe.
bemoaldi
« G.I.P. rassemblement…
au marché du Poteau ! »

Pour la Ruche des Arts, c’est le premier temps fort de ce mémorable samedi. Parmi les gens du marché, le Groupe d’Intervention Poétique est bien là, rue du Poteau, à 11H30. Il ne va pas tarder à intervenir. Christiane piaffe, elle attend le signal.
- Ça y est, elle commence à crier, comme à la criée !
- Qu’est-ce quelle veut, celle-là ? Qu’est ce quelle dit ? C’est quoi ces tracts qu’elle distribue ?
- Qui c’est ceux-là qui font la même chose ? C’est gratuit ? C’est quoi qu’est gratuit ? Des poèmes ? Des poèmes au marché ? Jamais vu ça ! Ils disent que leurs poèmes sont gratuits, tu parles !
- C’est quoi ces petits papiers? Des poèmes ? C’est écrit tout petit ! Pourquoi qu’ils en donnent à tout le monde ? Moi, j'en veux pas ! J’ai mes courses à faire, j’ai pas de temps à perdre !
- Passe-moi mes lunettes !
- Ah ! Arrête de râler ! J’entends pas ce qu’ils disent !
- Ils ont parlé du printemps ! C’est vrai qu’il fait un peu meilleur !
- Des poètes, également ?
- Alors, c’est eux les poètes ?
Autour du groupe, les badauds se retournent pour voir ce qui se passe. Les gens du café d’en face lèvent le nez de leur tasse. Les marchands s’arrêtent de vendre leurs salades pour regarder le spectacle.
- Voilà qu’ils crient « La Ruche des Arts » !
- C’est quoi, cette ruche ? Ils élèvent des abeilles ? Pourtant, ils ne vendent pas de miel !
Au cœur du GIP, Benoît et Hervé déambulent côte à côte.
- Ils débitent des fadaises !
- Y en a un qui se plaint tout le temps et l’autre qui répète la même chose.
- Si sa vaisselle n’est pas lavée, il n’a qu’à rentrer chez lui pour la faire ! C’est pas moi qui la lui ferai !
- Qu’est-ce qu’il a à se gratter, à parler de ses boutons et de ses dents gâtées ? On saura tout, bientôt ! Il n’a qu’à aller se gratter les aisselles et se raconter tout ça dans ses toilettes !
- Avec son histoire de purée, c’est sûr, sa femme ne sait pas faire à bouffer ! Et l’autre, qui se plaint de son bain, quel culot ! Il n’a qu’à se laver aux douches municipales, s’il est pas content !
- C’est çà ! Qu’il aille remâcher sa journée ! Ça ira mieux après !

- Y en a un autre, qui s’appelle à priori Ludovic, qui veut être millionnaire !
- Voyez-vous ça ! Poète et millionnaire ! On aura tout vu ! C’est pas en distribuant des poèmes gratuits qu’il y parviendra !
- La poésie n’a jamais nourri son homme et sa femme, c’est bien connu !
- C’est tellement fou ce qu’il dit que les autres le retiennent, s’agrippent à ses bras et à ses jambes et veulent à toute force l’empêcher de parler !
- Ça y est ! Ils l’ont enfin plaqué au sol ! Il était grand temps, avec ce fou furieux !

- Qu’est-ce qu’ils ont tous à se suivre, maintenant, à la queue leu leu, comme des chiens de prairie ? Vlà qu’ils se mettent en rang, au garde à vous, comme de bons soldats. Qu’est ce qu’ils mijotent ? Ils ont le petit doigt sur la couture du pantalon !
- Y a pas à dire ! C’est impeccable ! Quelle discipline ! Quelle efficacité ! C’est un vrai groupe d’intervention !
- Qu’est-ce qui leur prend de se boucher le nez quand ils chantent tous ensemble, bien alignés, devant nous ? On pue, peut-être ?
- Ah ! Ces “gentisans” ! Quels délicats ! Et qui leur a dit des mots durs ? Et sur quelle scène ?
- Je n’entends pas les cris sourds, comme ils le disent ! J’ai beau ouvrir grand mes oreilles. Y a quelqu’un qu’on malmène ?
- Et cette utopie dont ils parlent, tu sais à quoi ça ressemble ? Des mots pareils, ça vous fait tourner sur place comme une toupie. J’y comprend rien !
- Pourquoi, qu’ils le découpent et qu’ils le saucissonnent ce mot qui ne veut rien dire ? Les hommes font bien le U et les femmes font bien les pies. Quant au TO, ils l’ont dit trop tôt. Tôt ou tard, de toute façon, l’utopie viendra, je le crains.
- Qui a dit PO trois fois ?
- C’est les trois hommes, l’un après l’autre, je te dis ! Ils ont dit PO, ils ont dit TO, ils l’ont dit, rue du Poteau.
- Et le «é» puis le «sie», c’est les trois femmes qui l’ont dit toutes en même temps ?
- Mais oui ! Elles ont traîné sur la dernière syllabe, avec des aigus formidables, pour que le mot résonne longtemps aux oreilles de tous !
- Moi, je n’aurais pas tourné autour du PO avec cette chose-là !
- Arrête de critiquer ! C’est eux qui font de la poésie en pleine rue, pas toi !

Le groupe entoure Annie qui déclame du Prévert.
- Regarde ! Cette clocharde énergique et sympathique qui s’assoit par terre !
- Elle se croit à la sortie de l’usine. Elle en veut à tout le monde, elle engueule le soleil et les patrons. Elle tombe et se relève. Elle gesticule comme un pantin. On dirait qu’on la tire avec des ficelles !
- T’as vu ses yeux ? Elle roule des billes, sans arrêt ! Qui c’est celle-là, qui croit vivre d’air pur et d’eau fraîche comme un oiseau ?
- Mais, un oiseau, ça veut battre des ailes, un oiseau ! Un oiseau, ça veut toujours voler plus haut, un oiseau !

Sabine nous fait rêver de balancelles et de balcons, de lutins et d’arc-en-ciel. Elle voit le visage de l’utopie.
- Ah, tu le vois, toi ?
- Ben ! Moi, tu sais, je ne suis pas physionomiste. Mais j’aperçois bien, quand même, dans le désert, les mirages et les chimères dont elle nous parle !
- Y en a qui se moquent ! Qui disent con con ! Qui disent zon zon ! J’enrage !
- Les chiens aboient, la caravane passe !
Quand on la regarde, Sabine, c’est vrai que l’utopie a son visage !
Texte de Hervé GOSSE
Les photos sont d’un peu tout le monde sur l’appareil de Sabine....
Merci à Alain Briantais pour le recadrage des photos...
Merci à Sylvianne pour la mise en scène du spectacle.
(La voilà souriante au beau milieu du groupe…)
Pour découvrir l’univers professionel de Sylvianne :

bealdi

Le 17 mars, au matin, la Ruche des Arts part en campagne
Alors que tous les autres –les véritables partis politiques– diffusent leurs tracts et clament leurs slogans pour les futures élections présidentielles et législatives, La Ruche des Arts réalise son “happening”, sa poésie théâtralisée d’improvisation, son action de rue…
… en créant le NPP, Nouveau Parti Poétique.
Il ne dure qu’une heure sur le marché de la rue du Poteau, mais le passant va en avoir plein les mirettes.
Sylvie-Anne, la metteur en scène du NPP, nous raconte le début de cette belle aventure.
10h30
Rendez-vous au café de la Mairie du 18ème. Paul-Eric, Alain, Bernard, Christian et Christiane sont là...
10h35
Benoit arrive, il est en train d’achever de mettre sa cravate, il est très crédible, j’en suis ravie, ne manque plus que Mimile qui est allé chercher le micro d’enregistrement dont je dois m’occuper. Sabine arrive, elle aussi... Elle est parfaite dans son costume cintré.
11H
Derniers préparatifs au café : Christiane nous apporte les banderoles de la Ruche qui sont fin prêtes, il ne reste plus qu’à nous les épingler... rapidement nous nous mettons dans la peau de nos poético-présidentiables :
Benoit semble comprendre rapidement ce que je lui demande : tout le café doit l’entendre car il doit se chauffer la voix... Pari réussi ! Un serveur vient nous voir, le regard enjoué... Il a bien compris qu’il ne s’agit pas des effets de l’alcool (car oui Benoit a pris une bière à 10h35 du matin mais il n’était pas encore servi au moment de sa prouesse vocale).
Paul-Eric n’est pas bien réveillé, alors il prend un kir... Euh... Qu’à cela ne tienne, Paul-Eric est un lunaire en ce beau matin du Printemps des Poètes, quoi de plus normal ! Il pense que le blanc framboisé va transformer son trac en folie des grandeurs, je ne perds pas une seconde et le rappelle à la lucidité et à la mémoire de son texte. Vite une italienne !!! Il accepte pour mon plus grand bonheur... il n’a pas terminé son kir... Ouf! et il sait bien son texte... Yes !
Emile arrive enfin... Il me montre comment marche son super enregistreur (quelle simplicité... Ah la technique !) Je lui demande sans plus attendre de lancer son texte et sa voix, il obtempère. Je suis ravie, sa voix sort bien. Le serveur revient aussitôt nous revoir, enjoué, pour nous féliciter (déjà !)... Je suis rassurée... Il prend un café... Ouf !!!
11h30
Nous partons en direction du marché. C’est parti... Nous clamons nos slogans dés la sortie du café... Chacun a soif d’être un parfait “homme poétique”. Tant mieux ! Mais j’ai quand même le trac pour eux.
Alain prospecte la place du marché... Nous choisissons une petite place tout à fait charmante. C’est parti !
Voici les membres du NPP en campagne ! Derrière leurs stands et leurs banderoles,
les militants politiques en seront baba ! La poésie est en marche et va saisir la ménagère au cabas, l’oisif à la noisette en terrasse de troquet, le commerçant affairé à l’approche de midi.
Le NPP serre des mains, déclame Prévert et Charles D’Orléans, surprend et séduit.
12h30
Fin de la fête... Nous allons manger et optons pour une pizzeria très agréable que connaît Michèle, et là, pour mon plus grand bonheur, il n’y a pas d’alcool. Nous avons fait un breafing en toute quiétude... Et quelle pêche, le NPP !!!
Un grand merci, au passage, à la Ruche et en particulier à Michèle qui nous a permis de nous glisser pour notre plus grand bonheur dans l’aventure du Printemps des Poètes !

Radio Campus Paris au rendez-vous
Emile Gayoso est venu avec son micro radiophonique. Tout comme Paul-Eric Langevin, il est homme de radio. Chroniqueur et membre de l’émission “Dessine-moi un mouton” sur RADIO CAMPUS PARIS, il nous a concocté une bande-son, un sublime reportage sonore qui traduit parfaitement l’ambiance de cette heure de campagne. D’ailleurs, il nous a fait l’honneur de parler de cette belle aventure dans sa dernière emission. Voici l’enregistrement à écouter ci-dessous sous format MP3.
Et pour finir, deux témoignages
Celui d’Alice Creté qui a suivi les audacieux “militants poétiques” durant toute la campagne. Et celui de Sabine Besset qui participa avec ferveur à l’action du NPP
Le nouveau parti poétique ?
qu’ils espèrent pour demain !
le plus simple et le plus simplement du monde.
Avec joie et liberté ! Merci !
car il me semble que c’est l’une des meilleures façons
de faire vivre la poésie, de la faire sortir des livres !
d'être grisant...! Merci d’avoir si bien commencé cette aventure !
D’abord le doute : le NPP convaincra-t-il ?
bedialch


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