PRINTEMPS DES POETES

 

 

Le 13ème Printemps des Poètes de la Ruche des Arts à Montmartre Paris 18ème -Thème AFRIQUE(S) s'est déroulé sous les meilleurs auspicesPosté le 29/05/2017 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Alain Briantais Christian Lafont Chr Sur le Feu de la Ruche

 

Le 13 ème Printemps des Poètes de la Ruche des Arts,

à Montmartre, Paris 18ème  

Thème: AFRIQUE(S)  ...

 

 

  ... s'est déroulé à la maison des Associations du 18ème arrondissement, ce  Samedi 25 Mars 2017, dans une ambiance joyeuse et chaleureuse...

 


 

 

L'invite de ce Printemps était:

 

Afrique[s], tu nous appelles !… Afrique[s], nous venons à toi !

 

Le thème de cette année nous invite à partager la scène avec des acteurs de l’Afrique, de découvrir chants traditionnels, musiques et contes chargés d’histoires anciennes, poésies troublantes et universelles. Nous aurons aussi le plaisir d’accueillir de nouveau Slam Ô féminin - gonflé dans leurs mots par les élans et les blessures de ce continent - que l’on dit « Noir » mais qui est du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest surtout profondément multiculturel.

 

La poésie ne connaît pas de frontières… Les poètes de la Ruche surprendront l’auditoire par leurs imaginaires, leurs générosités ou leurs colères, leurs chansons inattendues, leurs rires contagieux. Ils seront nombreux à dessiner des horizons contrastés.

 

N’en doutons pas.
Ce samedi après-midi sera délicieusement bruyant et joliment coloré !

 

Alors n’hésitez pas ! Venez vous joindre à nous…
Ce Printemps des Poètes 2017 fera germer des émotions ! 

 


Compte-rendu /Mnémosyne ci-après, par Fabienne SCHMITT...

 

 

 

Cette année, pour notre 13ème Printemps des Poètes, la chance était avec nous, car le soleil était au rendez-vous, et pas seulement sous le ciel de Paris, mais aussi dans les locaux de la Maison des Associations du XVIIIème.

Quelle ne fut pas la surprise des abeilles de la Ruche des Arts, amis et invités, venus nombreux, en entrant dans notre salle !

Un superbe décor de tissus batiks aux couleurs chamarrées, réalisé en collaboration avec l’Association « Cultures sur Cour », du quartier Simplon, s’étalait devant nos yeux. Comment pouvait-on mieux illustrer, il est vrai, le thème de cette année : « Afrique(s) »... Et bien d’autres belles surprises étaient au rendez-vous de cette exceptionnelle journée multiculturelle, et riche en émotions.

 

 

 

 

   

Notre Reine Michèle Lassiaz, elle aussi, portait un joli pantalon en batik pour inaugurer cet après-midi en couleurs, introduit par Bernard Philippon, qui a choisi pour nous un très beau texte d’ Abad Boumsong Somkong : « Mes frères poètes ». « Levons tous nos plumes vers le ciel, elles sont nos ailes ! »

 

Michèle nous emporte en Kabylie, région qu’elle aime tant, et nous dit sa « recherche du père », d’après l’histoire vraie d’un ami parti là-bas retrouver ses racines.

 

Oguène nous offre son « Afrique » extrait de son recueil « Errance ». Une belle ode à ce pays en souffrance, mais qui toujours « se redresse».

 

Soudain, une apparition ?...En costume traditionnel kabyle, son bendir (tamtam) à la main, Louisa s’avance, telle une déesse, et nous chante a capella des chants anciens de là-bas. Envoûtés par sa présence et sa voix profonde, nous sommes transportés …Elle chante l’exil, puis la joie d’une naissance, traditionnellement chantée par les aînées.

 

C’est un plaisir ensuite d’écouter May Duhameaux nous dire un texte rempli d’espérance, de Pierre Régnier, extrait de « Mourir moins sale » : « l’enfant kabyle », perdu dans un pays si loin du sien.

 

« Africa ! Africa ! » Scande Stéphane Cottin, qui nous raconte une histoire en noir et blanc…celle d’un homme qui interpelle un « nègre » de méchante façon, et qui recevra une bonne leçon, découvrant que celui-ci est un Consul !

 

     

 

Bien qu’il ne soit jamais allé en Afrique, Pedro Vianna nous étonne avec sa « leçon de pureté à appliquer dans les rapports avec le tiers monde à l’usage des élèves du 3ème cycle »… Signé « Docteur es Sciences de l’inanition ». Sourires…

 

Voici Serge Carbonnel qui nous délivre un texte bouleversant de celui qui « hait la haine », message d’espoir… « Tu parleras… Pour ces milliers d'êtres morts parmi les morts que l'on destine à la rage et à la haine dans les ténèbres des prisons…Parle » ! C’est « le Poète », de l’auteur Thomas Rahandraha.

 

Christian Lafont nous invite à l’accompagner à chanter…Devinez quoi ? « Seize tonnes », et même en franglais …-"en anglais Sixteen Ton's"-...Eh bien tout le monde s’y est mis !

 

 

Place aux petits enfants à présent, accompagnés par leur grand-mère Michèle Lassiaz. Inès nous récite « des pas dans le couloir », de Corinne Albaut, et Yanis, « le secret », de René de Obaldia.

 

Yves Alain a eu du mal à choisir dans les beaux écrits du peintre et poète engagé sud africain Breyten Breytenbach. Il nous offre « Testament d’un rebelle », hymne à la terre et à la vie. « Donne-moi une plume pour que je puisse chanter que la vie n’est pas vaine. »

 

Nous sommes ravis de revoir notre Catie Canta, qui nous chante le fameux « le lion est mort ce soir », ce qui enchante la salle qui reprend, et permet en outre à Bernard Philippon de tester sa voix …“Ah-weem-oh-way, ah-weem-oh-way”. L’ambiance chauffe !

 

     

 

Hervé Gosse, plein de sagesse aujourd’hui, nous livre son « Afrique » à lui, au cœur sec comme sa terre, invoquant le Dieu de l’eau et les tambours, et nous, sourds aux cris des enfants qui meurent.

 

« Sauras-tu ? », nous demande Alain Briantais. Son texte, lui aussi, pleure les plaies du Continent africain, en salue la beauté et la culture.

 

Voici un ami écrivain et comédien, Gilbert Ponté, qui nous régale avec la fameuse « femme noire », ode à la beauté féminine africaine, du grand Léopold Sédar Senghor. Ce dernier, poète écrivain, homme politique, fut le 1er Président du Sénégal, et le 1er africain à l’Académie française.

 

Place à Agnès Raveloson, qui nous emmène à la pêche vers le lagon, voir les tortues et les caïmans, nous décrit les femmes en paréo et les fleuves lents… C’est son charmant « Luxe bohême dans les tropiques ».

 

Bel hommage ensuite de Louise Emily à la belle et talentueuse Joséphine Baker, avec « J’ai deux amours »… Immortel, superbe !

 

Alain Namia-Cohen, fidèle ami de la Ruche, fait parler avec émotion « L’homme noir » à travers les mots de l’écrivain ivoirien Bernard Dadié. Un homme qui remercie le ciel d’avoir fait de lui « la somme de toutes les douleurs », lui qui a « porté le monde depuis l’aube des temps. »

 

     

 

Notre poète Serge Carbonnel revient nous faire partager son écrit, « Le masque égyptien de Bar-le-Duc », qui l’a subjugué lors d’une exposition…Ainsi, le masque lui a délivré son message, et souhaite qu’on l’entende. « C’est à vous d’exister ! », nous dit-il.

 

Avant la pause-goûter, Bernard Philippon fait danser les mots au rythme du tamtam de sa « Danse africaine », et nous entraîne dans une transe de son cru qui nous donne soif !

 

Après l’entracte, Evelyne  Gautheron se livre à un exercice difficile : chanter a capella, et en anglais, « Asimbonanga » (« Nous ne l’avons pas vu », référence à Nelson Mandela), du groupe sud-africain Savuka, dirigé par Johny Clegg, Bravo !

 

   

 

Fabienne Schmitt nous invente l’histoire du petit Kirou et de sa maman, assis tous deux au pied d’un baobab ; la maman parle avec tendresse de son pays à son fils, puis lui lit un texte de Léopold Sédar Senghor : « Chaka », extrait « d’Etiopiques ». « Que du tam-tam surgisse un monde nouveau ! »

 

Stéphane Cottin reprend place avec « Afrique, clair obscur, » de son cru, nous incitant à « quitter notre blancheur grisâtre » face à l’Afrique déesse, « magnifique et troublante » comme les femmes de là-bas…

 

Revoici la belle Louisa et son bendir, qui veut nous transmettre la joie, les couleurs, les sourires de son pays ! C’est la fête, elle chante les nouveaux mariés du jour, et nous l’accompagnons tous en frappant dans nos mains ! Dans la salle résonnent les « youyou » des amies de son pays…Un bonheur !

 

Le silence finit par se faire quand Alain Briantais reparait avec « Lampedusa », tiré du « Mûrier triste dans le printemps arabe », édité en 2016, œuvre de Tahar Bekri, écrivain tunisien réputé. Vous le devinez, c’est une poésie pour la liberté.

 

 

Mais quelle belle surprise ! Tahar Bekri nous a fait l’honneur de sa présence et de son talent…Il va nous lire quelques-unes de ses oeuvres : « Comme un jacaranda, à Lisbonne », « Dans la palmeraie de l’enfance », puis « Défendre la beauté du monde ». Ce dernier texte, écrit après le 11 septembre, a été traduit en plusieurs langues, et célèbre le printemps, l’amour de la terre.

Il nous fait ensuite découvrir « Au souvenir de Yunus Emre », (grand poète turc qu’il chérit particulièrement), avec un texte dédié aux martyrs de la révolution, un questionnement sur l’abandon de la spiritualité originelle, le pourquoi de la haine, l’oubli de l’amour initial.

Tahar Bekri termine avec « Place de la République », hommage à la liberté. Nous remercions et applaudissons vivement ce poète engagé qui lutte intensément pour la paix et la solidarité au-delà des frontières. Un beau partage…

 

Tiens…On dirait bien Marco O' Chapeau, notre cher clown, tout de batik vêtu lui aussi ! A tel point qu’il nous dit s’appeler Sissouko N’Go Bolo, qu’il veut faire du théâtre, mais que tout le monde se moque de lui …Finalement, après une longue route, il revient dans son village, et il réussit ! C’est bien Marco…

 

   

 

Colette Sauvanet nous offre un peu de ses « Bulles » poétiques. Son poème « dodelino » danse et chante joliment en mots noirs et blancs rythmés, au fond du métro parisien, deux frères de misère.

 

Léopold Sédar Senghor est à nouveau à l’honneur. Alain Namia-Cohen- nous dévoile « Poème à mon frère blanc », qui nous en fait voir de toutes les couleurs avec beaucoup de vérité et d’humour.

 

Décidément, encore une surprise de taille ! Nous avons droit à un défilé de mode africaine, organisé et créé par « Cultures sur Cour ». De ravissantes jeunes filles d’origine africaine nous présentent leurs tenues aux couleurs chatoyantes.

Un joli moment créatif et original qui nous enchante les yeux et le cœur.

Nos remerciements et nos félicitations aux responsables et animatrices de cette association

dynamique, qui n'ont pas ménagé leur peine, pour assurer le succès de cet événement.

 

 

   

 

 

Place à Yves Alain, avec « l’enfant dort », de l’un des plus grands poètes africains, Gérald-Félix Tchicaya U Tam’si, originaire du Congo. Un texte plein de douceur… « Le tamtam s’ébruite, la lune est tranquille, le temps passe sur ses montures de silence »…

 

Serge Carbonnel nous fait connaîtreYambo Ouologuem, écrivain malien, prix Renaudot en 68 ; il a choisi « à mon mari » un poème avant-gardiste écrit dans les années 60, car il donne la parole à sa femme, avec un ton aigre-doux : « de sous-développée, tu as fait de moi une sous-alimentée ».

 

Anefrance nous réjouit comme de coutume, et offre sa gouaille  à « La prière du petit enfant nègre », de Guy Tirolien, poète Guadeloupéen. Le petit enfant n’a pas envie de devenir un « Monsieur », et préfères les jolis contes plutôt que l’école.

 

C’est un texte présent sur la 4ème de couverture de : « Allah n’est pas obligé », d’Ahmadou Kourouma, Ivoirien, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2000, que nous lit Bernard Philippon. C’est un enfant soldat qui parle, guerrier soi-disant au nom d’un dieu. De la mitraillette, l’enfant dit : "C'est facile. On appuie et ça fait tralala."

 

 

     

 

Oguène passe…et nous fait à nouveau rêver avec son bel « Homme bleu », extrait de son recueil.

 

Toujours attendus, Didier et Zita arrivent…Oh ! ….L’Afrique est immense…Oh ! ils font beaucoup de bruit…Oh ! Reprend la salle qui rit beaucoup…Oh ! C’était quand même « Caravane » de Duke Ellington, qu’ils nous ont interprété à leur façon.

 

Mini pause avant la 3ème partie…Puis notre invitée Maria Kate, parisienne congolaise, vient nous chanter un de ses titres dans sa langue d’origine, qui nous emmène loin, avec une très belle mélodie pleine de soleil. Il fait chaud dans la salle !

 

Daouda Keita est un poète malien dont Fabienne Schmitt a fait connaissance lors de d’une soirée dédicace. Elle nous lit 2 textes de son nouveau recueil « Le vieux baobab et le vieux chêne ». Le soleil emplit les lieux et « Dieu énergie » est né.

 

   

 

« Touché-coulé » avec Serge Cottin ! C’est le titre de son recueil dont il nous dit « hommage aux femmes », femmes de partout et d’ailleurs, de toutes les couleurs…Il faut que les femmes soient à l’honneur !

 

Tahar Bekri ne nous quitte pas avant ce bel hommage à Sédar Senghor, qu’il admire tant ; il est allé sur sa tombe, au cimetière de Bel Air à Dakar, et tient à nous lire son texte particulièrement émouvant : « Senghor à Bel Air ». « Qui dira à la mer la douleur de l’écume. Le silence de la tombe sous nos fronts émus »

Encore merci de votre présence Monsieur Bekri.

 

Bientôt la fin de cette incroyable après-midi. Le dernier texte, comme le premier, sera dit par Bernard Philippon, et du même auteur, Abad Boumsong Somkong, issu de son « Livre du Néant » : « Aux poètes », car « Ecrire c’est être grand ». Morceau choisi…

 

Quoi de mieux qu’une fin en musique, rythmée par la voix chaude de Louisa, frappant son bendir, son chant traditionnel sur l’exil envoutant la salle toute entière. On ne peut guère résister, on frappe des mains et des pieds, on se lève, et on danse !

 

Nos printemps ruchois sont tous inoubliables, mais celui-ci fut particulier, empreint de parfums d’épices, de couleurs vives, de chants et de danse, de soleil et de sourires nouveaux…Il nous a permis de découvrir l’univers culturel et la grandeur des terres lointaines africaines, leurs joies comme leurs souffrances, et les écrits magnifiques de leurs grands poètes. Un melting pot plein de chaleur et de partage, une ode à la différence, qui nous humanise et nous enrichit. A renouveler sans modération …

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

Géo-Localisation Google Printemps des Poètes

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Site Internet

www.laruchedesarts.fr

Mail/Courriel

laruche desarts@hotmail.fr

 

Pour tous renseignements :

La Ruche des Arts (Michèle Lassiaz : 06 19 71 33 80)

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Organisation: Michèle Lassiaz

et le Conseil d'administration

PDP 2016:et MDA paris 18

Affiche Alain Briantais

Programmation additifs

Alain Briantais Didier Laloux

Compte-rendu/Mnémosyne

Fabienne Schmitt

Présentation scénique

Bernard Philippon

Serge Carbonnel

Photos de leurs auteurs

fournies par les artistes

Cutures sur Cour pour

les décors et le défilé de mode

Nafissa et Morgane

Photos scéniques

Adaptations et

Mise en page web:

Christian Lafont

 

 

 

Chraldi

 

 

Le 13 ème Printemps des Poètes de la Ruche des Arts,

à Montmartre, Paris 18ème  

Thème: AFRIQUE(S)  ...

 

 

  ... s'est déroulé à la maison des Associations du 18ème arrondissement, ce  Samedi 25 Mars 2017, dans une ambiance joyeuse et chaleureuse...

 

 

Compte-rendu /Mnémosyne en préparation par

Fabienne SCHMITT...

 

 

 

 

L'invite de ce Printemps était:

 

Afrique[s], tu nous appelles !… Afrique[s], nous venons à toi !

 

Le thème de cette année nous invite à partager la scène avec des acteurs de l’Afrique, de découvrir chants traditionnels, musiques et contes chargés d’histoires anciennes, poésies troublantes et universelles. Nous aurons aussi le plaisir d’accueillir de nouveau Slam Ô féminin - gonflé dans leurs mots par les élans et les blessures de ce continent - que l’on dit « Noir » mais qui est du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest surtout profondément multiculturel.

 

La poésie ne connaît pas de frontières… Les poètes de la Ruche surprendront l’auditoire par leurs imaginaires, leurs générosités ou leurs colères, leurs chansons inattendues, leurs rires contagieux. Ils seront nombreux à dessiner des horizons contrastés.

 

N’en doutons pas.
Ce samedi après-midi sera délicieusement bruyant et joliment coloré !

 

Alors n’hésitez pas ! Venez vous joindre à nous…
Ce Printemps des Poètes 2017 fera germer des émotions ! 

 

 

Etaient programmés : 

 

 

Ibrahima Lamine Kouyaté

 

 

Louisa, chanteuse et musicienne, se passionne depuis son plus jeune âge pour les chants anciens de sa Kabylie natale. Elle s’accompagne de son bendir (tamtam). Sa voix - son plus bel instrument - fait voyager tous ceux qui l’écoutent. Si elle ne s’est pas lancée dans une carrière artistique, c’est pour privilégier sa vie de famille. Pour autant Louisa mène, en Kabylie et en France, une vie musicale intense : chorales, fêtes familiales et amicales, galas pour les associations Kabyles de France

 

Louisa – Chants traditionnels Kabyles

 (photo ci-dessous)

 

 

griot de « partageons nos différences » et Malvina – Musique et Contes

(photo ci-dessus)

 

 

 

Ibrahima Lamine Kouyaté, griot de l’aire culturelle Manning, et Malvina, créatrice de mode et écrivaine d’origine andine, sont un couple de conteurs qui relatent avec une vive complicité un système de valeurs héritées des anciens.

 

 

 

 

 


SLAM Ô FEMININ

(photo ci-dessous)

 

SLAMATURGIE N.f. Activité de Slam ô Féminin.


Mettre en scène une parole transversale dans une
démarche artistique qui participe à la vie de la cité.

Leurs spectacles conservent l’esprit d’improvisation du Slam
et l’intègrent dans une mise en scène de leurs textes (écritures 
individuelle et collective).

 

 

 

 

Tahar Bekri – 

 

Poésie

 

 

Poète né en 1951 à Gabès, en Tunisie. Écrit en français et en arabe. A publié plus d’une vingtaine d’ouvrages (poésie, carnets, essais, livres d’art). Sa poésie est traduite dans diverses langues et fait l’objet de travaux universitaires. Considéré par la critique comme l’une des voix importantes du Maghreb et de l’espace francophone. Maître de conférences honoraire à l’Université de Paris-Nanterre

 

 

(photo ci-dessous)

.

 

 

Dernières publications : 

 

 

  Mûrier triste dans le printemps arabe », Al Manar, Paris, 2016 ;  

« Le livre du souvenir », Carnets, Elyzad-Poche, Tunis, 2016 
(Diffusion en France : Pollen); 
« La nostalgie des rosiers sauvages », Ed. Al Manar, 2014 ;

« Au souvenir de Yunus Emre », (bilingue, français-arabe), Elyzad, 2012 ; 
« Je te nomme Tunisie », Ed. Al Manar, 2011.

L’association

“Cultures sur Cour”,

partenaire incontournable  du

quartier Simplon depuis plus de

dix ans , accompagne, soutient,  initie,  construit,  relie,  invente

Nombreux sont les enfants,les ados et les familles, souvent d’origines africaines, qui se réjouissent de l’avoir rencon- trée un soir ou un matin.

Ouverture,écoute,enthousiasme et partage ont tant séduit que des parents sont désormais membres du Conseil d’Administration

Cultures sur Cour

(photo ci-contre à gauche)

 

Défilé de mode en tenues africaines

 

Parmi les nombreuses activités de cette année, un collectif de jeunes adolescentes a construit un projet de mannequinat autour d’un défilé avec des modèles dessinés à partir de tissus traditionnels africains..

Poésie visuelle en tenues chamarrées et chatoyantes qui devrait nous ravir.

 

 

 

...Prochainement la suite en reportage ...

 

Cette année, pour notre 13ème Printemps des Poètes, la chance était avec nous, car le soleil était au rendez-vous, et pas seulement sous le ciel de Paris, mais aussi dans les locaux de la Maison des Associations du XVIIIème.

Quelle ne fut pas la surprise des abeilles de la Ruche des Arts, amis et invités, venus nombreux, en entrant dans notre salle !

Un superbe décor de tissus batiks aux couleurs chamarrées, réalisé en collaboration avec l’Association « Culture sur Cour », du quartier Simplon, s’étalait devant nos yeux. Comment pouvait-on mieux illustrer, il est vrai, le thème de cette année : « Afrique(s) »... Et bien d’autres belles surprises étaient au rendez-vous de cette exceptionnelle journée multiculturelle, et riche en émotions.

 

Notre Reine Michèle Lassiaz, elle aussi, portait un joli pantalon en batik pour inaugurer cet après-midi en couleurs, introduit par Bernard Philippon, qui a choisi pour nous un très beau texte d’ Abad Boumsong Somkong : « Mes frères poètes ». « Levons tous nos plumes vers le ciel, elles sont nos ailes ! »

 

Michèle nous emporte en Kabylie, région qu’elle aime tant, et nous dit sa « recherche du père », d’après l’histoire vraie d’un ami parti là-bas retrouver ses racines.

 

Oguène nous offre son « Afrique » extrait de son recueil « Errance ». Une belle ode à ce pays en souffrance, mais qui toujours « se redresse».

 

Soudain, une apparition ?...En costume traditionnel kabyle, son bendir (tamtam) à la main, Louisa s’avance, telle une déesse, et nous chante a capella des chants anciens de là-bas. Envoûtés par sa présence et sa voix profonde, nous sommes transportés …Elle chante l’exil, puis la joie d’une naissance, traditionnellement chantée par les aînées.

 

C’est un plaisir ensuite d’écouter May Duhameaux nous dire un texte rempli d’espérance, de Pierre Régnier, extrait de « Mourir moins sale » : « l’enfant kabyle », perdu dans un pays si loin du sien.

 

« Africa ! Africa ! » Scande Stéphane Cottin, qui nous raconte une histoire en noir et blanc…celle d’un homme qui interpelle un « nègre » de méchante façon, et qui recevra une bonne leçon, découvrant que celui-ci est un Consul !

 

Bien qu’il ne soit jamais allé en Afrique, Pedro Vianna nous étonne avec sa « leçon de pureté à appliquer dans les rapports avec le tiers monde à l’usage des élèves du 3ème cycle »…Signé « Docteur es Sciences de l’inanition ». Sourires…

 

Voici Serge Carbonnel qui nous délivre un texte bouleversant de celui qui « hait la haine », message d’espoir… «Tu parleras …Pour ces milliers d'êtres morts parmi les morts que l'on destine à la rage et à la haine dans les ténèbres des prisons…Parle » ! C’est « le Poète », de l’auteur Thomas Rahandraha.

 

Christian Lafont nous invite à l’accompagner à chanter…Devinez quoi ? « Seize tonnes », et même en franglais …Eh bien tout le monde s’y es mis !

 

Place aux petits enfants à présent, accompagnés par leur grand-mère Michèle Lassiaz. Inès nous récite « des pas dans le couloir », de Corinne Albaut, et Yanis, « le secret », de René de Obaldia.

 

Yves Alain a eu du mal à choisir dans les beaux écrits du peintre et poète engagé sud africain Breyten Breytenbach. Il nous offre « Testament d’un rebelle », hymne à la terre et à la vie. « Donne-moi une plume pour que je puisse chanter que la vie n’est pas vaine. »

 

Nous sommes ravis de revoir notre Catie Canta, qui nous chante le fameux « le lion est mort ce soir », ce qui enchante la salle qui reprend, et permet en outre à Bernard Philippon de tester sa voix …“Ah-weem-oh-way, ah-weem-oh-way”. L’ambiance chauffe !

 

Hervé Gosse, plein de sagesse aujourd’hui, nous livre son « Afrique » à lui, au cœur sec comme sa terre, invoquant le Dieu de l’eau et les tambours, et nous, sourds aux cris des enfants qui meurent.

 

« Sauras-tu ? », nous demande Alain Briantais. Son texte, lui aussi, pleure les plaies du Continent africain, en salue la beauté et la culture.

 

Voici un ami écrivain et comédien, Gilbert Ponté, qui nous régale avec la fameuse « femme noire », ode à la beauté féminine africaine, du grand Léopold Sédar Senghor. Ce dernier, poète écrivain, homme politique, fut le 1er Président du Sénégal, et le 1er africain à l’Académie française.

 

Place à Agnès Raveloson, qui nous emmène à la pêche vers le lagon, voir les tortues et les caïmans, nous décrit les femmes en paréo et les fleuves lents… C’est son charmant « luxe bohême dans les tropiques ».

 

Bel hommage ensuite de Louise Emily à la belle et talentueuse Joséphine Baker, avec « J’ai deux amours »…Immortel, superbe !

 

Alain Namia-Cohen, fidèle ami de la Ruche, fait parler avec émotion « l’homme noir » à travers les mots de l’écrivain ivoirien Bernard Dadié. Un homme qui remercie le ciel d’avoir fait de lui « la somme de toutes les douleurs », lui qui a « porté le monde depuis l’aube des temps. »

 

Notre poète Serge Carbonnel revient nous faire partager son écrit, « le masque égyptien de Bar-le-Duc », qui l’a subjugué lors d’une exposition…Ainsi, le masque lui a délivré son message, et souhaite qu’on l’entende. « C’est à vous d’exister ! », nous dit-il.

 

Avant la pause-goûter, Bernard Philippon fait danser les mots au rythme du tamtam de sa « danse africaine », et nous entraîne dans une transe de son cru qui nous donne soif !

 

Après l’entracte, Lise Gautheron se livre à un exercice difficile : chanter a capella, et en anglais, « Asimbonanga » (« Nous ne l’avons pas vu », référence à Nelson Mandela), du groupe sud-africain Savuka, dirigé par Johny Clegg, Bravo !

 

Fabienne Schmitt nous invente l’histoire du petit Kirou et de sa maman, assis tous deux au pied d’un baobab ; la maman parle avec tendresse de son pays à son fils, puis lui lit un texte de Léopold Sédar Senghor : « Chaka », extrait « d’Etiopiques ». « Que du tam-tam surgisse un monde nouveau ! »

 

Stéphane Cottin reprend place avec « Afrique, clair obscur, » de son cru, nous incitant à « quitter notre blancheur grisâtre » face à l’Afrique déesse, « magnifique et troublante » comme les femmes de là-bas…

 

Revoici la belle Louisa et son bendir, qui veut nous transmettre la joie, les couleurs, les sourires de son pays ! C’est la fête, elle chante les nouveaux mariés du jour, et nous l’accompagnons tous en frappant dans nos mains ! Dans la salle résonnent les « youyou » des amies de son pays…Un bonheur !

 

Le silence finit par se faire quand Alain Briantais reparait avec « Lampedusa », tiré du « Mûrier triste dans le printemps arabe », édité en 2016, œuvre de Tahar Bekri, écrivain tunisien réputé. Vous le devinez, c’est une poésie pour la liberté.

 

Mais quelle belle surprise ! Tahar Bekri nous a fait l’honneur de sa présence et de son talent…Il va nous lire quelques-unes de ses oeuvres : « comme un jacaranda, à Lisbonne », « dans la palmeraie de l’enfance », puis « défendre la beauté du monde ». Ce dernier texte, écrit après le 11 septembre, a été traduit en plusieurs langues, et célèbre le printemps, l’amour de la terre.

Il nous fait ensuite découvrir « au souvenir de Yunus Emre », (grand poète turc qu’il chérit particulièrement), avec un texte dédié aux martyrs de la révolution, un questionnement sur l’abandon de la spiritualité originelle, le pourquoi de la haine, l’oubli de l’amour initial.

Tahar Bekri termine avec « Place de la République », hommage à la liberté. Nous remercions et applaudissons vivement ce poète engagé qui lutte intensément pour la paix et la solidarité au-delà des frontières. Un beau partage…

 

Tiens…On dirait bien Marco notre cher clown, tout de batik vêtu lui aussi ! A tel point qu’il nous dit s’appeler Sissuko N’Go Bolo, qu’il veut faire du théâtre, mais que tout le monde se moque de lui …Finalement, après une longue route, il revient dans son village, et il réussit ! C’est bien Marco…

 

Colette Sauvanet nous offre un peu de ses « Bulles » poétiques. Son poème « dodelino » danse et chante joliment en mots noirs et blancs rythmés, au fond du métro parisien, deux frères de misère.

 

Léopold Sédar Senghor est à nouveau à l’honneur. Alain Cohen-Namias nous dévoile « Poème à mon frère blanc », qui nous en fait voir de toutes les couleurs avec beaucoup de vérité et d’humour.

 

Décidément, encore une surprise de taille ! Nous avons droit à un défilé de mode africaine, organisé et créé par « Cultures sur Cour ». De ravissantes jeunes filles d’origine africaine nous présentent leurs tenues aux couleurs chatoyantes.

Un joli moment créatif et original qui nous enchante les yeux et le cœur.

 

Place à Yves Alain, avec « l’enfant dort », de l’un des plus grands poètes africains, Gérald-Félix Tchicaya U Tam’si, originaire du Congo. Un texte plein de douceur… « Le tamtam s’ébruite, la lune est tranquille, le temps passe sur ses montures de silence »…

 

Serge Carbonnel nous fait connaîtreYambo Ouologuem, écrivain malien, prix Renaudot en 68 ; il a choisi « à mon mari » un poème avant-gardiste écrit dans les années 60, car il donne la parole à sa femme, avec un ton aigre-doux : « de sous-développée, tu as fait de moi une sous-alimentée ».

 

Anefrance nous réjouit comme de coutume, et offre sa gouaille  à « la prière du petit enfant nègre », de Guy Tirolien, poète Guadeloupéen. Le petit enfant n’a pas envie de devenir un « Monsieur », et préfères les jolis contes plutôt que l’école.

 

C’est un texte présent sur la 4ème de couverture de : « Allah n’est pas obligé », d’Ahmadou Kourouma, Ivoirien, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2000, que nous lit Bernard Philippon. C’est un enfant soldat qui parle, guerrier soi-disant au nom d’un dieu. De la mitraillette, l’enfant dit : "C'est facile. On appuie et ça fait tralala."

 

Oguène passe…et nous fait à nouveau rêver avec son bel « Homme bleu », extrait de son recueil.

 

Toujours attendus, Didier et Zita arrivent…Oh ! ….L’Afrique est immense…Oh ! ils font beaucoup de bruit…Oh ! Reprend la salle qui rit beaucoup…Oh ! C’était quand même « caravane » de Duke Ellington, qu’ils nous ont interprété à leur façon.

 

Mini pause avant la 3ème partie…Puis notre invitée Maria Kate, parisienne congolaise, vient nous chanter un de ses titres dans sa langue d’origine, qui nous emmène loin, avec une très belle mélodie pleine de soleil. Il fait chaud dans la salle !

 

Daouda Keita est un poète malien dont Fabienne Schmitt a fait connaissance lors de d’une soirée dédicace. Elle nous lit 2 textes de son nouveau recueil « Le vieux baobab et le vieux chêne ». Le soleil emplit les lieux et « Dieu énergie » est né.

 

« Touché-coulé » avec Serge Cottin ! C’est le titre de son recueil dont il nous dit « hommage aux femmes », femmes de partout et d’ailleurs, de toutes les couleurs…Il faut que les femmes soient à l’honneur !

 

Tahar Bekri ne nous quitte pas avant ce bel hommage à Sédar Senghor, qu’il admire tant ; il est allé sur sa tombe, au cimetière de Bel Air à Dakar, et tient à nous lire son texte particulièrement émouvant : « Senghor à Bel Air ». « Qui dira à la mer la douleur de l’écume. Le silence de la tombe sous nos fronts émus »

Encore merci de votre présence Monsieur Bekri.

 

Bientôt la fin de cette incroyable après-midi. Le dernier texte, comme le premier, sera dit par Bernard Philippon, et du même auteur, Abad Boumsong Somkong, issu de son « Livre du Néant » : « Aux poètes », car « Ecrire c’est être grand ». Morceau choisi…

 

Quoi de mieux qu’une fin en musique, rythmée par la voix chaude de Louisa, frappant son bendir, son chant traditionnel sur l’exil envoutant la salle toute entière. On ne peut guère résister, on frappe des mains et des pieds, on se lève, et on danse !

 

Nos printemps ruchois sont tous inoubliables, mais celui-ci fut particulier, empreint de parfums d’épices, de couleurs vives, de chants et de danse, de soleil et de sourires nouveaux…Il nous a permis de découvrir l’univers culturel et la grandeur des terres lointaines africaines, leurs joies comme leurs souffrances, et les écrits magnifiques de leurs grands poètes. Un melting pot plein de chaleur et de partage, une ode à la différence, qui nous humanise et nous enrichit. A renouveler sans modération …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C'était le 12ème Printemps des Poètes

de la Ruche des Arts

à Montmartre - Paris 18ème

avec la participation de Slam Ô féminin

 

77

 

 

 

Samedi 19 Mars 2016

de 14 h à 19h

 

 

 

 

à la 

Maison des Associations

du 18 ème

 

15 passage Ramey- Paris 75018

 

 

 

Compte-rendu/mnémosyne du Printemps des poètes 2016

par Fabienne Schmitt

 

 

 

 

 

 En ce Printemps des Poètes 2016, sur le thème des grands poètes du XXème siècle, il faisait bien frais dehors…Mais le Printemps de la Ruche des Arts, lui, était rempli de chaleur et de liesse à la Maison des Associations du 18ème. Ce fut un bel après-midi, la salle remplie d’abeilles très butineuses, avec des nouveaux venus, et plein de surprises !

 

 

 

Notre Reine Michèle fait l’ouverture, en nous invitant à « partager nos sentiments poétiques à l’infini.  Elle nous présente l’équipe de « Slam Ô féminin », qui nous fait l’honneur et le plaisir de partager notre Printemps poétique. Olivia Colboc, pianiste de la troupe, nous interprète une de ses jolies créations, très romantique.

Et c’est parti ! Yves Alain choisit Stéphane Mallarmé et nous récite à merveille « Les fenêtres ».

Fabienne Schmitt nous taquine et fait participer la salle au jeu d’un Printemps « poil aux dents », puis nous délivre une « Pantorime » de son cru, à la rimaille chahuteuse.

Accompagné par une mélodie d’Olivia, Bernard slame pour un avenir meilleur, car « c’est difficile à dire », mais ça pourrait aller mieux.

 

 


 

En hommage à la gent féminine, Daniel Geffroy nous dit son texte : « Femmes merci… » et passe le relais à Louise Emily qui nous charme avec quelques mots de Paul Jean Toulet avant de nous livrer « La môme néant », de Jean Tardieu, et fredonner un texte de Luc Bérimont « Elle est comme un puits de feuillage ». Les fameux jeux de mots de Boris Vian sont à l’honneur avec Ysia Marieva qui a choisi un florilège de plusieurs poèmes courts  : « Au fait », « Elégance », « Simple histoire de bègue », jeux de mots et de syllabes très drôles, et enfin « Un amour de Zazou ». Nous nous régalons…

 

Et voici notre poète Alain Pizzera, particulièrement féru du grand Rainer Maria Rilke dont il nous récite magnifiquement un extrait du « Livre de la Pauvreté », reflet du Paris miséreux de la Belle Epoque, si actuel par moments.

 

 

Thierry Delaroyère prend place ensuite avec sa guitare pour notre plus grand plaisir. Il chante « Ça y est », puis « Une femme qui me sourit », et enfin « J’avais ma jeunesse à finir ».

Place à Aragon… C’est le choix de Serge Carbonnel, fou du « fou d’Elsa », qui nous communique sa passion, avec « La bourse aux rimes », premier texte de cette immense œuvre. « La poésie, c’est un conflit de la bouche et du vent ». Magnifique !

 

 

 

 

Mais la poésie n’est pas que pour les grands ! Notre Reine Michèle nous présente ses petits-enfants, adorables abeillaux, Inès et Naël, qui nous font craquer en nous disant « Le secret », et « Chez moi », de René de Obaldia.

Claudine Vanlerenberghe aime quand Raymond Devos « hait les haies », car oui, c’est un vrai poète ; elle nous offre ensuite un bel exemple du jeu verbal de Boris Vian, avec « Fugues ».

La préférence d’Alain Namia-Cohen, fidèle ami de Michèle, va à Raymond Queneau, avec « Le citadin aux champs » qui nous émerveille. Annie David lui succède joliment avec « Le jour où tu m’as quittée, maman »

 

 
   
 

 

Mais que se passe-t-il donc ? Il y a beaucoup de bruit, des pancartes défilent… Une manifestation ? Non ! C’est le groupe « Slam Ô féminin » qui investit l’espace avec quelques extraits de leur spectacle : « Insurrectionn’Elles, les femmes s’inventent ».

C’est une ode à la femme à travers le temps, avec ses chaînes, sa résistance et à ses combats.

Olivia s’installe au piano, les slameuses s’assoient par terre et dessinent. Harangue sur la Commune… Code Napoléon, de Schopenhauer à Rebecca West, de Louise Michel à Virginia Woolf… On évoque l’adultère, l’enfant non désiré. On fait le bilan de 30 ans de mariage, « on gratte, on racle » …Que reste-t-il ? Une « poubelle à poèmes », peut-être…

La salle applaudit fort le montage original et les prestations de CatmatJessica,GéraldineLalineaVirginieMarco et Olivia à la musique. Les « bravos » retentissent dans la salle.

Avant de nous quitter, toute l’équipe nous distribue des poèmes écrits sur des feuilles roulées en parchemin.

 

 

 

 

 

Petit interlude, rapide goûter et belle surprise pour reprendre… Voilà le poète Jean-Pierre Rosnay dans la lumière avec Marcelle Rosnay, son épouse, et Anefrance, son amie, qui se livrent à une joute poétique puissante et émouvante : « Jetez vous sur l’avenir », « Les lilas du Vercors », « Le ciel manque », « Vive Dieu » Oui, vive Dieu « quand même »… Anefrance y glisse avec ivresse un Prévert « Au hasard des oiseaux », avec sa voix gouailleuse et sa profonde exaltation. Puis Marcelle Rosnay revient aux œuvres de son époux avec « L’accent circonflexe et la petite cédille », un duo amoureux fort charmant avant qu’Anefrance clôture avec « Le vannier ».

 

 

 

 

 

 

Michèle Lassiaz vient ensuite nous présenter le dernier numéro de notre Revue « Plein Sens », « Résister pour la liberté » qui lui tient particulièrement à cœur. « La poésie est une arme », dit-elle, faisant référence au très beau livre des 100 poèmes de la Résistance.

Sylvie Hérout illustre le thème en nous lisant « Alerte à toi », texte d’Hormuz Kèy, bien d’actualité pour protéger Paris des dangers. Michèle Lassiaz, quant à elle, choisit « Je trahirai demain », de Marianne Cohn, puis « Le couplet de la rue Saint Martin » de Robert Desnos, et conclut avec le magnifique poème de Paul Eluard, « Liberté ». Elle est très émue et nous aussi.

Nathalie  nous convie à une jolie promenade dans ses rêves, avec un compagnon de partage et d’amour, qu’elle a toujours  soif de retrouver.

 

 

Un Printemps sans le duo indestructible Didier Laloux-Zita n’étant pas concevable, les voilà donc qui nous emportent dans le tourbillon d’un carnaval imaginaire au son des mambos : « Ta samba, Marcel, me harcèle, me harcèle ! », reprend la salle en délire…

Retour au calme lorsque apparaît Catie Canta, qui nous chante a capella « Le petit bal perdu », en esquissant quelques pas de danse ; nous chantons avec elle de plaisir.

Un menu inhabituel nous est ensuite proposé par Hervé Gosse, nous incitant à croquer sa drôle de « figure », « yeux poivrés, menton, mou, et salade d’oreilles », une création tout en finesse verbale.

Pas un murmure dans la salle lorsqu’Alain Briantais nous parle de l’homme seul, qui a fui la guerre, a résisté, et se perd aujourd’hui démuni, abandonné dans la réalité. C’est triste et beau à la fois.

 

 

Christian Lafont nous offre « Viens », un poème saisissant, extrait des « Noces d’encre » de Roger-Alain Jedikian, préfacé par  J.P. Rosnay et édité par le Club des poètes.  Puis il entonne "la chanson de  de Prévert" de Serge Gainsbourg en hommage aux deux auteurs des "feuilles mortes"  Prévert et Kosma.

Nous écoutons Maryse Lycette dans un texte d’Aït Menguellet, chanteur poète kabyle : « à l’écoute de me soucis », un beau choix. Claudine revient nous offrir ensuite « L’homme est encore debout », de la grande Andrée Chédid.

 

 

Rose, de Slam Ô féminin, chanteuse et écrivain, nous dit un texte de sa plume, « Reine de l’Aï » : un univers envoûtant, fait de déserts, d’amour d’un marin sourd, d’oiseaux voraces.

May vient danser son texte car elle se joue de tout ; « j’ai 100 ans » nous confie-t-elle, et même si on a 100 ans, on plait toujours, comme sa belle comtesse, ivre de liberté !

Stéphane Cottin, après un hommage à Jean-Pierre Rosnay, nous confie sa « Réponse au prophète en toute simplicité » et prône une liberté « suave et chaude à souhait », bras d’honneur à la religion.

 

 

 

De sa belle voix grave et claire à la fois, Emile Gayoso, dans un savant melting pot poétique qu’il a composé avec des textes de François Villon à Bernard Dimey, en passant par Guy Tirolien, parle au Seigneur et nous récite sa nuit.

« Pour toi mon amour » est un texte de Jacques Prévert, choisi par Colette Sauvanet, qu’elle nous transmet avec tendresse. C’est aussi Prévert que nous dit Evelyne Gautheron, avec « Chasse à l’enfant ». Puis Pierre -dit Pierrot-avec trois de ses beaux écrits dont « Avoir 17 ans », et « Le sourire ».

 

 

Le temps passe vite dans notre salle printanière mais…Nous avons encore de belles surprises à voir et entendre !

Bernard cite Musset et nous offre son joli poème d’amour « Une flamme que l’on attise à deux ».

Alain Namia-Cohen revient pour une ode à la femme avec « La ressemblance » de Paul Eluard. Pattika, invitée très « titi parisienne », nous informe de son spectacle « Chansons de Paris », et nous chante a capella une des ses créations : « Les gens ».

« Amor » est slamé-chanté par Géraldine Demange, nouvelle amie, accompagnée de l’auteur Freddy Bornam. C’est au tour de Christiane Alsac, avec « Le printemps », texte qu’elle avait écrit d’après l’une de ses peintures à l’huile.

 

 

L’horloge tourne mais nous avons encore du temps, alors les abeilles de la ruche ainsi que les slameuses à titre individuelle repassent sur scène. Serge Carbonnel, toujours aussi fou d’Elsa, nous délivre un nouvel extrait… « C’est en nous qu’il faut nous taire »… « Parfois, il vaut mieux parler ». Alain Pizzera avoue avec sa douceur poétique son : « Je déserte » ; oui, il accueille le désert, « un autre paradis, où il n’y a rien à vendre ». Fabienne Schmitt évoque à nouveau Dimey, avec un texte de l’auteur qu’elle aime particulièrement : « Quand on n’a rien à dire ».

 

 

Catmat, de Slam Ô féminin, nous révèle « J’ai perdu ma quenotte ». Luce vénère les acteurs et le théâtre. Ysia Marieva répond avec « Tu parles ». Catmat slame en retour son « D’où viens-tu » très scandé, et très applaudi. Se succèdent ensuite Ysia Marieva qui nous amuse avec « Le sens des mots », Lalinéa de Slam Ô féminin avec « L’ouverture de l’école », et Colette Sauvanet avec « Je suis comme je suis » de Prévert, qui nous parle de son « Raphaël », puis « des autres », car « elle est comme ça, Colette ».

Rose clôture la journée avec sa « féminité introuvable », même en ayant fouillé dans sa mémoire.

 

 

Quel après-midi ! « C’était riche ! » conclut notre Reine Michèle. Oui, c’était beau et plein de tendresse. Nous applaudissons chaleureusement ce Printemps particulièrement poétique et créatif et quittons la salle les yeux pleins de rêves …Mais les travaux de la Ruche continuent de plus belle …A très vite pour de nouveaux butinages !

 

 

 

Fabienne Schmitt pour la Ruche des Arts

-5 Avril 2016- DR

 

 

 

 

Galeries photos additionnelles:

Le Printemps des Poètes 2016 vu par Mario Tafforeau

PRINTEMPS DES POETES 2016 EXPOSITION YSIA MARIÉVA

 Le Printemps des Poètes 2016 vu par Christian Lafont

 

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Ce mois, c'est le Printemps des Poètes 2016

 

La Ruche des Arts y participe

avec vous amis(es) Poètes à Paris 18ème 

 

(informations en suivant le lien)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chr

 

 

Coucou du Printemps des poètes de la Ruche des ArtsPosté le 24/04/2015 - Par La Ruche des Arts Hervé Gosse chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

Un moment d’insurrection le matin

du Printemps des Poètes 2015

 

 

 

 

 

Chronique du matin

au marché du Poteau

 
 

 

 

  • Une insurrection ? Mais quand ? A quelle heure ?

  • Samedi 11 mars, à partir de 11 heures.

  • Mais où çà ? Bon sang ! Je veux des détails !

  • Rue du Poteau, sur le marché.

  • Et combien étaient-ils ?

  • On en a repéré une dizaine.

  • N’étaient-ils pas plus de 100 ?

  • Peut-être. C’est difficile à préciser car une foule s’est assemblée autour d’eux.

 

 

 

 

  • Ont-ils exprimé des revendications ?

  • Oui, c’est d’abord la chorale qui s’en est chargée. Ils formaient un groupe. Ils ont amené un orgue de Barbarie. Ils ont chanté l’insurrection. Ah ! c’était un chœur magnifique ! La poésie, c’était le cœur de leurs revendications !

  • Je vous en prie ! Vous n’allez pas les soutenir ! Dites-moi, cela a-t-il dégénéré? Les gens ont-ils chanté?

 

 

 

  • Pas tous ! Certains n’ont fait que passer et ont continué à faire leur marché. Mais ceux-là, une minorité, ont emporté des tracts.

  • Des tracts ? Quels tracts ? Vous m’inquiétez !

  • Des petits poèmes et une revue que l’on trouve pleine de sens… tenez… lisez !

 

 

  • Ah ! gardez çà pour vous ! Alors quand cela a-t-il pris fin ?

  • Pas tout de suite parce que la chorale s’est vue renforcée dans son action par le Groupe d’Insurrection Poétique, plus connu sous le sigle GIP.

  • Vous voulez parler de ce groupuscule activiste qui se croit obligé de faire de la poésie dans les rues, et qui le clame haut et fort ?

  • Et oui ! Ce sont toujours les mêmes ! Des irréductibles !

 

 

 


 

 

  • Alors, quel a été leur message ?
  • Ils ont demandé « aux poètes de sortir de leurs placards »

  • Pourquoi ? Ils n’y sont pas bien ?

  • « De ne pas se réfugier lâchement dans un texte, un livre, une revue »

  • Où est le mal ? Moi je me réfugie bien dans le code pénal.

  • Ils ont écrit une lettre au Président.

  • Le nôtre ? Mais pour quoi faire ?

  • Il y en a un qui « a reçu ses papiers militaires ». Ils lui ont tous écrit que «  la guerre, ils ne voulaient pas la faire ».

  • Sont-ils révolutionnaires ?

  • Oui, c’est çà, tous.

  • Alors, cette insurrection, çà s’est terminé à midi, j’espère !

 

 

 

 


 

 

  • Non, cela a continué tout l’après midi, à la Maison des Associations. Les insurgés venaient de La Ruche des Arts mais aussi d’ailleurs. Ils se sont tous insurgés à travers des poèmes et des chansons jusque tard le soir.

 

Hervé GOSSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Affiche: Alain Briantais

Mnémosyne en forme de

dialogue: Hervé Gosse

Photos Chantal Berdu-Franck.

Sabine Kahsay- Habtemichaël

Christian Lafont

Mise en page web

Christian Lafont

 

Chr

 

Retour au 11ème Printemps des Poètes de la Ruche des Arts 

à  Paris 18ème, le Samedi  14 Mars 2015  

 

“L’INSURRECTION POETIQUE”

 

 

© Christian Lafont

 

Mnémosyne de Fabienne Schmitt sur l'intervention du matin, du Groupe d'Intervention Poétique de

la Ruche des Arts, au marché de la rue du Poteau, et la Scène ouverte l'après-midi à la MDA, Paris 18ème

 

© Fabienne by Celine 

 

 

Ce fut une magnifique insurrection ! Malgré un temps un peu frais et un soleil timide, la chaleur était dans les mots et dans les cœurs, celui des abeilles comme celui du public.

Le matin d’abord, au marché de la rue du Poteau, notre Groupe d’Intervention Poétique, en pleine insurrection, a bien fait rire les passants avec ses sketches.

Place ensuite à notre chorale, accompagnée de l’orgue de barbarie de Louise Emily, et dirigée par notre Chef de chœur (et de cœur) Didier Laloux, fort appréciée du public qui reprenait les refrains avec nous… Au programme Ferré, Trenet, Apollinaire, Anton Karas… L’âme des Poètes était bien présente dans les rues, et nos chapeaux tout fleuris !

 

L’après-midi ce fut à la maison des Associations du 18ème que l’insurrection se poursuivit non stop jusqu’à 18 heures ! Ce fut très animé, toutes générations confondues, en poésie, en sketches, et en musique !

 

© Jean-Pierre Dallier

 

Notre Reine Michèle Lassiaz a inauguré le spectacle avec la chorale qui a repris a capella « Le troisième homme » d’Anton Karas sur des paroles de Didier Laloux, puis nous rappelle l’importance de l’insurrection en Poésie et son pouvoir de dire « non ».

Elle nous lit un poème de son cru « Je vous salue », une ode aux exclus de notre société industrielle.

Bernard Philippon, qui dirige nos Ateliers d’écriture, nous invite à l’insurrection contre le pouvoir et ses assoiffés qui nous bâillonnent.

 

Serge Carbonnel prend ensuite la parole avec ce magnifique texte de Victor Hugo : « L’échafaud », introduit par Alain Briantais.

 

© Joseph Sibio

© Christian Lafont

© Christian Lafont

 

 

Après avoir questionné Alain sur l’insurrection, qui répond par l’étymologie et nous ramène à la notion de « pouvoir », Anefrance nous enjoint d’aller chercher dans « nos petits jardins » « l’insurrection qui crée », et non celle qui tue.

 

Pierre de la Galite vient chanter et nous enchanter avec son « Printemps qui revient », dont le public reprend gaiement le refrain, puis nous confirme que « L’argent ne fait pas le bonheur ».

 

Oguène nous dit son poème « Vietnam », bien d’actualité, éloge de la liberté et du prix qu’il en coûte.Daniel Geffroy, lui aussi, nous lit son écrit sur la liberté, ainsi que son hommage pour la récente « journée des femmes ».

 

© Jean-Pierre Dallier

© Joseph Sibio

 

Thierry Delaroyère, avec sa guitare et son joli répertoire : « Je suis millionnaire », « Ça y est », et « L’enfant que j’étais », dont il a réservé la primeur à la Ruche des Arts.

 

Puis c’est Valentine qui fait rire aux éclats toute la salle avec « les 7 défauts du zizi ». Elle reviendra un plus tard avec d’autres jeux de mots inénarrables…

 

 

 

© Jean-Pierre Dallier

© Jean-Pierre Dallier

  © Jean-Pierre Dallier  

© Joseph Sibio

© Christian Lafont   © Christian Lafont

 

 

Et maintenant, place aux enfants ! Inès* nous récite avec une application attendrissante un poème deRobert Desnos, « Ça n’existe pas ».

Aure* nous lit un poème de sa création, « Ma ferme », et « La grotte de LascauxNaël*, après « Le corbeau et le renard », nous lit d’une diction parfaite ce beau texte de Jacques Brel, « Les voeux »… Ils nous font craquer !

Pour les remercier, Pierre de la Galite revient chanter « Dis-moi Papa »…

 

« Poètes, ouvrez les portes » ! Scande le GIP « Où sont les machines ? Où sont les ouvriers » ? Revoilà notre Groupe d’Intervention Poétique en pleine insurrection. Benoit et ses acolytes se partagent les mots de la fameuse lettre au Président, du « Déserteur » de Boris Vian.

 

 

© Christian Lafont

© Joseph Sibio

© Christian Lafont

 

Puis Zita et Thian avec son piano à bretelles viennent chanter… Manivelle… Ritournelle… C’est Titi la rengaine !… Mais voilà que le professeur Tartempion alias Didier Laloux fait son entrée, et s’insurge contre l’action de ce Monsieur Trucmuche qui enrichit les riches et dépouille les pauvres ! Alors on entonne avec eux « Le temps des cerises » et « Mon manège à moi ».

Yves Alain, ami de la Ruche des Arts, nous dévoile ensuite 3 beaux textes : « Fragilité », de Simone Avray, « Caravelle », de Rolande Alary, et « De père en fils », de Denise Audigier.

 

« Que la poésie est belle », nous dit May, avec un de ses textes… Son insurrection est aussi un hommage au slam dans un monde « qui a perdu son âme ».

 

C’est le tour d’Alain Briantais de nous dire un extrait de son recueil « Essaimer ». Une ode pleine d’espoir à la liberté de parole. Puis Agnès Raveloson nous rappelle dans son « Insurrection Poétique » les valeurs de base d’une poésie libre.

 

 

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© Joseph Sibio © Joseph Sibio © Christian Lafont

 

 

Alain Pizerra nous récite « Adulte, jamais », de Pier Paolo Pasolini , et « Faites-moi boire la mer » de Jean Serac, avant de nous dire « Amère sentinelle » et « A celui qui rêvait », extraits de ses recueils. Il nous parle du poète libre, rebelle, qui vante la beauté des différences

Un invité nous rejoint, Jean-Claude Manceau, qui réclame justice pour les enfants des quartiers, avec sa « Casquette à Bouna » et « Les survivants », hommage à Charlie.

 

Apparaît An Pra (fille de Marieva Sol), qui nous livre tout sur son « Pipit' Farlouse ».

Eh bien c’est le nom d’un oiseau, titre de son recueil de poésie, qui représente le Poète.

 

Bernard Philippon revient nous narrer son vide-grenier romantique, rempli de choses gratuites, et « a les boules » pour ceux qui dorment dehors pendant les fêtes, alors que d’autres font ripaille.

Thierry Delaroyère nous dit au revoir avec « La tribu », à la demande générale, puis « La tentation » et « Surprise ». Il reviendra, bien sûr !

 

© Christian Lafont © Christian Lafont © Joseph Sibio

 

 

Place au 7ème art avec Daniel Chocron, historien, spécialiste toujours passionnant et passionné, qui nous parle de la Poésie dans le cinéma, nous livre des anecdotes de tournage dont celles « des Enfants du Paradis » et nous lit Prévert : « Le jardin », et « Trois allumettes ».

Fabienne Schmitt prend la suite pour exhorter en acrostiche le Poète à s’indigner et ne jamais « lâcher prise ».

C’est à présent Christian Lafont qui vient s’insurger « contre ceux qui n’aiment pas la poésie, et …Tant pis pour eux ! » ; il entonne ensuite pour notre plus grand plaisir « Seize tonnes ça te donne quoi ? » ( « Sixteen ton's »), attribuée à Merle Travis), et nous le suivons.

 

 

© Christian Lafont © Joseph Sibio © Christian Lafont

 

 

Louise Emily nous offre deux charmants textes de son recueil « Flammèches » : « Absurdité » et « Une chemise », avant l’arrivée de Benoît Gimenez qui voudrait mettre « un point d’interrogation à insurrection ». Il nous parle de deux amoureux qui rêvent de refaire le monde, et s’embrassent, seuls parmi la foule qui manifeste… Puis il laisse la parole à sa fille Aure qui nous lit « Il y a », extrait du beau recueil de son papa « Le bistrot des Poèmes ».

 

Serge Carbonnel revient… et ce sera « Quand l’âne de Buridan aura perdu ses dents » !… Evelyne Gautheron nous réjouit avec « Ils » de Pierre Régnier,.. La révolte et dans l’air…

Quant à Annie Pouilhès, notre conteuse, elle nous fait encore beaucoup sourire avec une histoire de louches … un peu louche !

 

 

© Joseph Sibio © Joseph Sibio

 

 

Un ami invité, Alain Nahmia-Cohen, nous lit ensuite un texte de notre Reine Michèle Lassiaz, « A tous les hommes de bonne volonté », qui nous exhorte à « nous ouvrir un futur plus juste ». Ce seraBernard Philippon qui clôturera cet après-midi insurrectionnel, riche en partage et en amitié ! Il nous dit son texte écrit pour l’épisode Charlie, afin que notre pays reste « une terre d’accueil » et que perdurent « nos valeurs de liberté ».

Ainsi se termine, sous les applaudissements, notre beau et riche Printemps 2015 de la Ruche des Arts, printemps que nos abeilles et abeillaux ont au cœur tout au long de l’année ! A très vite pour la suite de nos aventures poétiques… Bien à vous.

 

Fabienne SCHMITT.

 

 

© Joseph Sibio

 

 

 

 

*Inés et Naêl   sont les petits enfants de Michèle Lassiaz

*Aure est la fille de Benoit Gimenez   (ndlr)          

 

 

 

 

TOUTES LES PHOTOS DU PRINTEMPS DES POETES 2015

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Affiche Alain Briantais

Organisation: Michèle Lassiaz

Chorale Didier Laloux

Benoit Gimenez et le G.I.P.

Photos: © de leurs auteurs

Information et accueil MDA paris 18

Mnémosyne: Fabienne Schmitt

Mise en page web:

Christian Lafont ,Alain Brianais

 

 

 

 

chr

11ème Printemps des Poètes

de la Ruche des Arts

à Paris 18ème

 

 

                    

"L'INSURRECTION POETIQUE"

 

 

 

le Samedi  14 Mars 2015  

de 11h à 17h45

 

 

 

Le Matin dans la rue

de 11 h à 12 h45

 

au Marché du Poteau

métro: Jules Joffrin

 

 

avec le

Groupe d'Intervention

Poétique et la Chorale

de la Ruche des Arts

 

 

Déclamations Poétiques décomplexées

Distribution de poèmes gratuits

Chansons inattendues et ...

votre participation

 

L'Après-midi de 14 h à 17h45

à la Maison des Associations

du 18 ème

 

15 passage Ramey- Paris 75018

métro: Jules Joffrin ou Marcadet-Poissonniers

 

 

Scène Ouverte

 

 

Poèmes, Chansons, Contes,

Sketchs, Slam, etc...

Distribution de poèmes gratuits

Présentation de livres de Poètes

et ... votre participation

 

 

  77

 

  1286441-1688384

 

 

 

Pour assister, participer, témoigner des particularités, de la multiplicité des parcours, et relater votre diversité et révolte poétique,

Rejoignez-nous !

 

 

 

   

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Affiche Alain Briantais

Organisation: Michèle Lassiaz

Conception Didier Laloux

Benoit Gimenez et le G.I.P.

Photos, GIP: Sabine Kahsay-Habremichael

PDP 2014:Christian Lafont

MDA paris 18

Mise en page web:

Christian Lafont

 

 

 

 

chr

 

Retour au Printemps des poètes 2014

 

 

La Ruche au cœur des Arts le 15 Mars 2014 à la Maison des Associations du 18 ème

En ce 10ème Printemps des Poètes Michèle Lassiaz, notre présidente, est la reine d’un palais où les arts sont conviés jusqu’au septième. Nous sommes filmés par Hormuz Key et nous sourions car Michèle nous offre son poème « Musique ».

Au fil de l’après-midi et sapé comme un prince, Bernard Philippon tisse pour nous l’histoire de la poésie et se prend à chanter « Oh Pourquoi n’ai-je pas vingt ans ? ». Pour réponse Christian Lafont annonce le G.I.P., le Groupe d’Intervention Poétique qui officiait dès potron-minet, au marché du Poteau. Dans leur tenue noire cintrée de rouge, ils confrontent les virgules et les points avant de les réconcilier autour d’André Chedid et sont très applaudis. À chaude voix, Oguène sculpte le profil de son amie May, cisèle une ode à la poésie ; en émouvant troubadour, Serge Carbonnel louange « Danse et silence ».

 

Place à l’art culinaire : Colette Sauvanet nous délecte d’un texte de Ludovic Chaptal sur Frida Kahlo et nous enivre d’un pinard devenu ambroisie. Comblée, Anefrance, accompagnée de Pierre Brudasz à l’accordéon, évoque alors l’après-guerre et entonne « Il n’y a plus d’après à Saint Germain des Prés ». De sa voix d’« Hôtel du Nord », elle évoque Mouloudji, Brassens, Django Reinhardt et ose l’apothéose avec « La vie en rose » ; ce pas franchi, elle nous interpelle sur notre devoir de poète d’éveiller les consciences et nous invite à la danse. La « Foule » se lève et virevolte au centre d’une salle aux murs judicieusement ornés de tableaux.

Jolie surprise : Pauline, 14 ans et demi, récite le « Recueillement » de Charles Baudelaire. Emboîtant son pas Bernard Philippon nous entraîne dans la ronde et le rondeau puis nous instruit de la « clausule » avant de nous introduire chez Musset. « Plissant l’air » Valérie Bellet nous incite à ouvrir la porte de nos cœurs et de notre créativité et cite, pour conclure, notre ami Alain Briantais. Heureuse parmi nous, la jeune Aure, nous fait craquer avec « Mes amis au fond du cœur », un texte d’elle sous les yeux éblouis de Benoît, son papa et aussi père du G.I.P.

Retour à la musique… Thierry Delaroyère et Peter Kimberley, invités par Michèle, nous enchantent avec les chansons du nouvel album de Thierry « Millionnaire en étoiles ». Au son de leurs guitares et à la ferveur de leurs paroles, nous nous laissons emporter par « La douleur » et « Marie de Mazet » cultivatrice de plantes sauvages dans les Cévennes.

On est aux anges ! Ce d’autant plus que Michèle Lassiaz nous présente la dernière de ses petites filles, Inès, six ans, qui récite par cœur « La pomme et l’escargot » un poème de Charles Vildrac ; ce d’autant plus qu’Agnès Raveloson, puis Lydie Quennesson nous peignent tout leur cœur. Avec Fabienne Schmitt c’est l’art-mâture entre les murs et c’est en mots choisis qu’elle ouvre le sien.

 

Fort de cette quintessence, Jean-Claude Morera, sur un texte de Max Jacob nous emmène en Catalogne danser « la Sardane » à Figueras. Puis nous filons en Arménie où, de sa voix ensoleillée, Annie Pouilhes nous fait rencontrer un roi, un jardinier et le rosier Anakan. L’Art est partout quand l’on sait observer : Alain Briantais nous entretient des arts, de leur origine jusqu’à nos jours, interrogeant le public sur l’éventualité d’en ajouter un dixième tel que l’art culinaire, l’origami ou le tatouage. Il nous livre « Vous êtes au cœur des arts » un poème qu’il vient juste de finaliser.

Avant de retourner à Lille, Peter le guitariste nous confie que « Le monde a besoin de chansons, pour dire oui, pour dire non ». Louise Emily nous indique le « Bon conseil aux amants », un texte galant et plein d’humour de Victor Hugo cependant qu’Alain Pizerra s'interroge sur l’art d’être soi-même dans un monde effroyablement « normal ».

 

Pour attiser nos sens Marie-Céline Camus propose trois poèmes et, au bar des souvenirs - « Si tu nous payes un verre » - Valentine Ducray veut épancher sa tendresse quand, devenant soudainement facétieux, Bernard, notre tisserand, nous enjoint de ne pas oublier « le renard et la tortue ».

Place aux îles, les Antillais sont là ! Félicien Jerent nous accoste par un pamphlet « Toi le politicien véreux » qu’il fortifie d'un vibrant hommage à Nelson Mandela. Galvanisés, nous chantons, en mémoire de Madiba. l’« Asimbonanga » de Johny Clegg. Marie-Cécile Camus, antillaise elle aussi, nous récompense de deux extraits de son recueil : « Prends ma main » et « Danse » puis nous embarque vers « La maison sur le port » d’Amalia Rodrigues, avec une jolie voix nous évoquant le fado

Là, doigtée de gants blancs, nous attend Catie Canta. Elle interprète « La première fois » suivie par Gisèle Ory qui nous choie d’un poème à sa façon et nous couvre de bonheur en nous souhaitant à son tour « La vie en rose ». Christian Lafont évoque l’enterrement de sa vie de garçon : « Non, ne boit pas, mon gars »… « Et pon-pon-pon » répond l’écho. Pour commémorer son enfance. Serge Carbonnel vante, lui, les bienfaits de la lecture. Voilà que nous faisons connaissance d’un jeune duo de guitaristes talentueux « Nuit de Lune » qui nous donne un avant-goût de leur spectacle. Véritable poème musical, leur création voyage avec Kafka en accords hispano-mauresques. Avant de devoir quitter Cythère, Bernard nous révèle enfin les secrets du « Pantoum », technique originaire du Mali qu’utilisa Victor Hugo dans ses « Orientales ».

 

Ainsi s’achève la dixième session de notre Ruche… Un panachage de miel d’abeilles de tous âges et de tous horizons, venues partager l’art de vivre.

Alors, à bientôt pour de nouvelles aventures ?

Pour les amateurs de gastronomie et convivialités, une quinzaine d'entre-nous se retrouvèrent pour deviser échanger et se restaurer autour du délicieux couscous du restaurant la Kahina, située juste en face de la maison des associations

 

Article Catie Canta

Alain Briantais, Didier Laloux

photos mise en page et

dernier paragraphe

Christian Lafont

 

 

       Aff Printemps Poètes 2014-blog

 

Samedi 15 mars 2014

    

Printemps des Poètes

 

 

 

« La Ruche au cœur des arts »

 

  77

 

       

 

- « Bonjour, Madame la reine de la Ruche ! »

 

« Bonjour, mon jeune ami ! »

 

- « Dites Donc Daine, Madame la Reine, entendez-vous la fredaine du poète qui affronte l’avant-scène ? »

 

- « C’est notre 10ème Printemps des Poètes qui paraît à l’horizon… C’est le 15 mars prochain ! »

 

- « Je vois déjà vos abeilles en effervescence ! Et leurs merveilleuses rimes en pleine croissance fleureront si bon la belle et nouvelle saison que le cœur et les arts s’en enthousiasmeront ! »

 

 - « Oui ! C’est vrai, le thème de ce Printemps des Poètes est « Au cœur des arts » ! Mais, dites-moi, jeune fou, qu’est-ce donc que tous ces vers dans vos propos ? »

 

 - « Je tente un exercice de style, Madame la Reine… J’avoue qu’il est difficile de dialoguer avec un dictionnaire de rimes à la main !… Mais dites-moi, Madame Desmois, connaissez vous donc la programmation pour cette belle journée de Printemps… Toute en pastel doré élégant ? »

 

- « Mais pourquoi donc, m’appelez-vous Madame Desmois ?
C’est ridicule !… »
     

  

 

 

11h30 - 12h30 

 

Marché de la rue du Poteau 

 

  Rue du Poteau et rue Duhesme -

 Place Charles-Bernard -Paris 18ème 

Métro :  Jules Joffrin 

   

PdP 2013 GIP (38) 

 

Le G.I.P. 

(Groupement d'intervention poétique)

 

abuse de poèmes

 

 

 

- « Je vous demande pardon, Madame Caleçon ! La  journée du 15 mars débute bien dès 11h30 ? »

 

- « Madame Desmois !…  Madame Caleçon !… C’est quoi cette chanson ? »

 

- « C’est bien votre Groupement d’Intervention Poétique à cette heure-là ? »

 

- « Oui, le G.I.P… à la Ruche, nous disons le G.I.P. Et je peux vous dire qu’il propagera avec élégance la poésie remarquable d’Andrée Chedid sur le marché de la rue du Poteau. »

 

- « Incroyable ! Avec la pétillante Christiane Jouan, le surprenant Hervé Gossin, le  charmant Ludovic Coulon, la merveilleuse Sabine Kahsay-Habtmichael ? »

 

- « Oui, sans oublier l’incomparable Benoit Gimenez ! Ils seront tous présents pour ce rendez-vous ! »

 

- « Quoi ! Un happening poétique, Madame la Reine ? Où le corps et les mots ne font plus qu’un ?… Où le théâtre de rue s’amourache de la rime, du vers, du quatrain ?… Où la poésie chemine entre les étals de légumes multicolores et de poissons odoriférants, parmi les bonimenteurs à la langue pendue et les partis politiques en pleine campagne ? »

 

- « Oui, Oui, jeune audacieux… La poésie prend place dans la vie et dans l’espace de vie ! La poésie est un cri que l’on se doit de partager ! »

 

- « Et que feront les autres abeilles, Madame la Reine des merveilles ? »

 

« Elles offriront des poèmes aux citoyens interloqués, aux mamies étonnées, aux passants subjugués… Réveilleront des sourires… Seront l’espace d’un instant “Semeuses de poèmes” ! »

 

- « Si la rémunération est de Zéro Euro, pour une belle et grande heure ouvrée, il faudra champagne payer à ces romantiques héros. »

 

- « Vos alexandrins ont pris un coup dans le nez ! Vos pieds deviennent lourdingues, mon pauvre garçon ! Vous n’étiez déjà pas terrible au début, mais là, vous vacillez… ! »

 

- « Certes, certes, Madame Alerte, continuons… » 

  
 

 

 14h00 - 18h00 

Maison des Associations 

 

15 Passage Ramey

à hauteur du 73, rue Marcadet
Métro: Jules Joffrin 

  

 090def

 

Scène ouverte

 

 

 

- « À quatorze heures, nous serons tous à la Maison des Associations.»

 

- « À quatorze heures, à la M.D.A ? »

 

- « Arrêtez de jouer le perroquet, nos lecteurs ont compris votre petit manège. À cette heure précise, tous les poètes, chansonniers, comédiens, conteurs, musiciens et autres troubadours fêteront “Le cœur des arts”. Les murs foisonneront de magnifiques tableaux, et sur notre table d’accueil, brilleront notre revue PleinSens et les recueils édités par nos adhérents ! »

 

 - « La M.D.A sera le champ de vos délires ?… Un bel espace où les chansons feront frémir ?… La vague enjôleuse des mots que l’on soupire ?…  Un voyage un peu bref  pour rêver, s'ébaudir ?… »

 

- « Bravo !… Bravo !… Formidable, vous avez recouvré vos esprits ! Quelle verve, ces derniers vers m’ont époustouflée ! »

 

- « La salle résonnera de rires gourmands… De vos écrits naîtront les applaudissements… Vous oublierez vos angoisses et vos tourments… Repartirez le cœur léger, le cœur battant… »

 

- « Décidément, vous m’épatez ! Prenez une cotisation ! »

 

- « Peut-être, peut-être, Madame Fenêtre ! Est-ce que c’est tout Madame Pistou ? »

 

- «  Non… Pas tout à fait ! J’ai encore une surprise ! »



 

18h00 -Jusqu'au bout de la nuit 

Restaurant La Kahina 

 

 73, rue Marcadet

à hauteur de la M.D.A.

  Métro: Jules Joffrin

 

 

PdP 2013 Resto ! (7) 

  

   10 ans de Ruche !

 

 

- « Ô poèmes et chansons qui s’enfuient ! Ai-je pourtant ouï que cela n’est pas fini ? »

 

- « Non, mon cher ! Nous fêterons le soir même les dix ans de notre association ! Et nous convions tendrement toutes nos abeilles et celles d’autres essaims à honorer « La Ruche des Arts » … Le cœur et les arts, mon ami. »

 

- « Mais où donc Madame Potiron ? »

 

- « Ce sera à la Kahina, le restaurant en face de la M.D.A ! Entre 18h20 et 19h, nous trinquerons à notre belle vitalité, à notre amitié sans faille, à ceux que nous avons rencontrés lors de nos scènes ouvertes mensuelles ou durant nos actions et événements ! Nous nous remémorerons les souvenirs merveilleux qui ont fait notre histoire, et mettrons dans nos cœurs de l’espoir pour demain ! »

 

- « Et ensuite ? »

 

- « Nous dégusterons le couscous… Nous rirons à gorges déployées… Nous déclamerons peut-être encore… »

 

- « Eh bien, merci Madame la Reine. Je rédigerai cette entrevue le plus tôt possible pour en faire part à mes lecteurs ! Et puisque j’en pince pour votre association, vite, j’en remplis le bulletin d’adhésion ! »

 

 

 

Vive le Printemps de la Poésie

  

Soyons nombreux !

 

 

Aff PrintempsPoètes-Off       

 

bealdima

 

 

 

Samedi 23 mars 2013

    

Printemps des Poètes

 

 

 

« La Ruche donne de la voix »

 

 

Ultime temps fort de la journée :

 

Le repas de l'amitié

 

 

Si les esprits sont repus de poésies et de sublime, les corps réclament
leurs dus de substantifique nourriture. Rendez-vous est donc pris au restaurant
« La Kahina » pour les survivants de la si belle journée.

 

Les assiettes débordent de semoules et de petits légumes savoureux avec, pour les uns, de tendres cuisses de poulets , pour les autres, de la piquante merguez, et pour les végétariens, rien d’autres que de la semoule et des petits légumes savoureux… Les verres à pieds se remplissent de rouge qui tache et nous trinquons, sans cesser de lever les coudes, à ce neuvième Printemps des poètes qui a demandé tant d’énergie à chacun et qui fut, une nouvelle fois, d’une parfaite réussite.

 

 PdP 2013 Resto ! (6)

 

 

 

Et les organisateurs peuvent, enfin, souffler :

 

Sabine Kahsay Habtmichael, Sylvianne et Benoit Gimenez, les chefs d’orchestre du G.I.P, sont heureux d’avoir surpris les passants qui ont cessé de passer durant leur happening poétique sur le marché. Ils sont encore plus heureux d’avoir vu tous les membres du Groupement d’Intervention Poétique prendre tant de plaisir à jouer les trublions sur la place publique !  

Alain Briantais et Didier Laloux , les organisateurs du spectacle au kiosque, sont ravis qu’un bel auditoire ait répondu présent à l’appel de la poésie et de la chanson. Il n’était pas chose aisée de réunir, sur deux heures de fête, tant d’artistes aux univers si différents; pourtant le mélange des saveurs et des émotions ont conquis les cœurs.

Seuls Michèle Lassiaz et Christian Lafont  ont eut une petite difficulté de temps lors de la scène ouverte poétique. Mais, l’idée de recentrer ce dernier événement autour de nos artistes-maison a permis une intimité chaude et sincère, empreint d’amitié et même d’affection…

 

Et les organisateurs peuvent, enfin, se détendre :

 

Avec les amis, pour certains venus de loin, l’ambiance est joyeuse. Les rires pleuvent comme des brises d’été. Les visages un peu fatigués sont radieux, toujours souriants. Les histoires drôles fusent et les conversations s’envolent de tout bord. On déclame encore quelques poèmes par ci, par là… On pense même à ce que l’on pourrait faire au cours du prochain Printemps des Poètes. Mais chaque chose en son temps, car ce soir, on veut profiter pleinement de l’instant magique… 

 

Qu’il est bon d’être entouré de tant  d’amis….

Qu’il est bon ce partage de sourires, de regards euphoriques…

Qu’il est bon d’être ensemble…

 

  Texte de Benoit Gimenez

 

PdP 2013 Resto ! (20)

 

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Samedi 23 mars 2013

    

Printemps des Poètes

 

 

 

« La Ruche donne de la voix »

 

  089def

Troisième temps fort de la journée :

 

Scène ouverte à la Maison des associations

 

 

Ce 23 Mars, en ce début de printemps, il faisait un doux soleil de Novembre ; nous avions de la chance, car peu de temps auparavant, il faisait Décembre !

  

Ce qui permit aux festivités du matin au marché, et au Kiosque l’après-midi de se dérouler sous les meilleurs auspices (et non hospices)- voir articles précédents de ce blog.  Sitôt les dernières présentations effectuées et les derniers saluts, pour préparer l’arrivée des poètes, nous filons Michèle Lassiaz et moi, à la MDA.

 

La la la !

 

 094def 

  

IMG1208defEst-il nécessaire de préciser que la veille, avec Michèle , Christiane Jouan et Benoit Gimenez, nous avions poussé les tables, disposé les chaises, décoré la salle, préparé la sonorisation et installé des lumières en configuration scénique ; Christiane nous accordant un peu de son temps de  travail, pour la décoration et Benoit  nous rejoignant rapidement, son travail terminé, pour nous éclairer, au propre comme au figuré, de ses lumières judicieusement disposées; qu’ils en soient tous deux vivement remerciés.

  

Derniers préparatifs, allumage des lumières, petit réglage de sono… tout est Ok ! 

 

 

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A peine terminées ces dernières mises au point, nos invités, amis et poètes de la Ruche des Arts et des environs commencent à arriver et la salle se remplit rapidement.

 

Nous constatons beaucoup de bonnes choses, une bonne affluence, le retour de plusieurs poètes, un bon équilibre masculin/ féminin, une ambiance chaleureuse et propice à la poésie

 

Pour ce Printemps des Poètes dont le thème est :  « Les voix du poème », il ne nous reste plus qu’à emprunter les bonnes voies et donner de la voix ; ce qui se présente rapidement au signal de Michèle Lassiaz ; après une rapide présentation, il appartient, à notre toujours aimée présidente, de nous ouvrir la voie en nous faisant apprécier la sienne que nous suivons, apprécions et applaudissons chaleureusement ; enchaînement rapide et voici Sébastien animateur de l’association des jardins de Montmartre qui nous déclame deux poèmes : un optimiste, un pessimiste, soit deux voix de l’association précitée ; très doué, il enchaîne avec un poème de sa composition qu’il vient tout juste d’écrire et de terminer avant sa prestation ; succès mérité.

  

Nous sommes en avance, c’est parti, ça roule !... avec l’alternance homme/ femme… S’agissant d’une scène ouverte, tout s’enchaîna rapidement ; personne ne laissa indifférent.

 

C’est ainsi que nous avons eu le plaisir d’apprécier et d’applaudir SGOP* :

 

103def 

 

IMG1199defOguène  qui respecte non seulement le thème du Printemps, mais l’illustre en nous faisant bénéficier à l’entrée et à la fin de son poème de performances vocales étonnantes évoquant les voix de bouddhistes tibétains, Pierre Régnier de retour nous interprétant deux de ses poèmes mis en musique, gros succès ; Cypora Herszorn avec son poème hugolien de construction enchanteur par sa versification qui nous séduisit ; Alain Briantais qui nous entraîna dans un conte de sa conception dans lequel nous le suivons volontiers ; Louise Emily nous interpréta une chanson que nous reprîmes tous en chœur ; Alain Pizerra capta notre attention en nous entraînant dans l’univers philosophique de trois de ses poèmes extraits de son dernier livre ; Mariéva Sol  pour une première prestation avec son joli poème enchanteur extrait  de son dernier livre ; Benoit Gimenezplus parigot que les parisiens grâce à son expérience tant personnelle que professionnelle, nous invita à le suivre dans son univers du bistrot des poèmes ; ce que nous fîmes volontiers ; toujours surprenante  « vêtue et grimée comme un homme » Venus Prin’s nous déclara « Ça fait peur ! non ! » de Jean-Michel Ribes ; et ça nous fait rire ! Stéphane Cottin - membre fondateur avec Michèle Lassiaz, Alain Pizerra et Jacques Ansan - nous revient d’un long voyage, nous félicite de la vitalité de « la Ruche des arts » et nous fait part d’un extrait, apprécié, de son carnet de voyage au Cambodge ; Annie Pouilhes IMG1194defnous entraîne dans son univers fantastique avec un conte de circonstance qui nous fait bien rire

 

Tout va bien , nous avons le temps – la salle étant réservée comme d’habitude jusqu’à 20 heures - lorsque, soudain… Michèle Lassiaz nous fait part d’une communication urgente de la MDA, nous demandant de libérer la salle à 18 heures et il est 18 heures ! Après négociation, la salle nous est attribuée jusqu’à 19 heures ; il ne nous reste plus qu’à accélérer, car compte tenu de la remise en place de la salle, il nous reste environ ¾ d’heure. 

 

Nous continuons avec Pierre de la Galite, toujours aussi talentueux qui nous invite à reprendre sa chanson en chœur ; très volontiers ; une amie de la Ruche, de passage, nous lit l’un de ses poèmes que nous apprécions. Nouvellement arrivé au GIP et à la Ruche, et déjà très actif, voici Hervé Gosse, qui nous invite à le suivre, et nous le faisons, dans son univers surréaliste. Et voilà bien sûr l’espace et le moment pour Valérie Bellet,  toujours dynamique, qui nous interprète l’un des poèmes de son livre et nous la suivons ; Jean-pierre accompagne habituellement IMG1209defCathy, mais c’est en solo qu’il nous interprète deux de ses chansons accompagné de sa guitare ; très apprécié, il compense ainsi l’absence d’Yves Picard retenu et excusé ; Evelyne Gautheron, nous lit un poème de son amie colombienne ( de Colombes), Michèle, nous apprécions les deux ; petit par l’âge, mais déjà grand par le talent, le petit fils de Sylvie Hérout : Raphy qui nous lit un de ses poèmes : gros succès ; pour clôturer cette soirée, un peu avant l’heure prévue, voici Marièva Sol qui nous interprète l’un des poèmes de sa grande fille An-Pra : applaudissement pour les deux.

 

 

 

122def

 

Il est 18h 45, l’heure de plier bagage et grâce à  la bonne volonté et à la solidarité des membres de la Ruche des arts et de ses amis, la salle est remise en place rapidement et nous quittons les lieux à 19 heures précises, pour continuer la soirée en avance et joyeusement au restaurant proche, La Kahina, autour d’un beau et bon couscous. 

 

109def

  

Malgré le petit problème d’horaire, résolu, ce Printemps des Poètes
a bien exprimé les nombreuses voix de la poésie et confirmé les voies
de l’amitié, de la solidarité et de la fraternité.

 

                                                                                                 Christian Lafont

  

*SGOP = sans garantie d’ordre de passage J

Les livres évoqués dans l’article sont disponibles  à l’Association

 

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chrisbema

 

 

PdesP 2013 Kiosque (429)def 

 

Samedi 23 mars 2013

    

Printemps des Poètes

 

 

 

« La Ruche donne de la voix »

 

 

Second temps fort de la journée :

 

La Ruche au Kiosque Clignancourt

 

Affiche PrintempsPoetes 2013 

 

Le Printemps des Poètes est passé et les abeilles, toujours aussi bavardes, commentent et se rejouent le scénario !

 

- Dis donc, tu y étais au kiosque, toi ?

 

- Ah… mais, ma jolie, pour sûr que j’y étais ?

 

- Ben moi, j’y bourdonnais à tout va !

 

- Moi, cool, j’y butinais à 14h00 tapantes !

 

 

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À 14h05 au kiosque Clignancourt, l’agitation est palpable. Bernard Philippon finit de “caler la sono” pendant que Vénus Prin’s teste son piano, Didier Laloux et Alain Briantais jettent un œil sur le filage, le public s’impatiente quand...

 

 

« Bienvenue à tous ! » tonitrue Bernard au micro.

 « La Ruche des Arts est heureuse de… »  

 

De ce que le voisinage s’intéresse à nous !

 

- Ah, tournesol de tournesol, cett’ fois, c’est parti !

 

 

PdesP-2013_Kiosque--434-def-copie-1.jpgChristian Lafont embraye à fond avec « Sixteen Ton’s ». Cette chanson, écrite en 1946, interprétée par nombre de crooners et relatant la vie d’un mineur américain, embarque totalement l’assistance et les applaudissements sont nourris.  

 

Changement d’ambiance avec le sketch de Zaïa Evain, très habile à forcer le trait de ses personnages. Son portrait d’une femme qui se pâme en répétant d’une voix maniérée « J’aime écrire ! » déclenche les rires.

 

Pierre de la Galite interprète « Le Psy », avec une malice bien aiguisée. Valérie Bellet, voltige de poème en poème, de « Maux ments » à « Réveil » pour nous confier : « continue de marcher sans peur d’être jugé ! ».

 

Dans le public, les abeilles s’enthousiasment :

 

 

- Marcher, voler, polliniser en toute quiétude, je suis preneuse !

 

 - Quand il pleut pas, c’est encor’ mieux !

 

- Et, à 12 ou 13 degrés, ça commence à prendre de la hauteur !

 

 

Comme par enchantement, Anefrance s’approche d’un micro et s’exclame :

« Merle… V’là printemps… ! » Didier Laloux, Zita Trancart, Alain Briantais enchaînent et s’entrecroisent dans ce texte versifié de Jehan Rictus. C’est subtil, débridé, magnifiquement imagé… Le public est conquis et les abeilles mises en confiance.

 

Vénus Prin’s va pour interpréter ses chansons, mais… « Merle ! Le son passe plus ! » Bernard, à la sono, cherche la solution ; petit suspense dans l’assistance... Christiane Jouan fonce en éclaireuse, vite rejointe par le GIP. « On intervient comme un seul homme ! » aime à dire et répéter ce groupe d’abeilles malicieuses. Leur poésie fuse au milieu du public ! De « L’incitation à écrire » jusqu’à « L’inaccessible étoile », ces six intrépides du GIP dressent un tableau bigarré de l’Utopie qui séduit l’auditoire.

 

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Le souci technique n’entrave plus la prestation de Vénus. Au piano, tout en délicatesse, elle chante ses propres compositions. Elle nous parle d’amour et l’assemblée en est ravie. Bernard Evain emprunte son sillage pour nous offrir tout en douceur « Je t’attendais plus », un texte de Jean-Jacques Azartez.

 

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Entre en scène le « Bon Slamaritain » que la Ruche découvre. Ses mots chargés d’indignation et d’espoir, puissants sans être vindicatifs, cueillent le spectateur. Il est suivi par Azraël, autre slameur, qui vit la poésie autant avec les mains et le sourire qu’avec le verbe. Il y a en lui une jubilation à nous faire partager son tourbillon de rimes. Autre sonorité avec Roland Lagoutte, accompagné au piano par sa fille Elsa, qui déclare « Un sursaut, c’est un poème d’amour ». Le public, très attentif, boit ses paroles. Les abeilles devisent derechef :

  

 

- Dis-moi, le Bon Slamaritain, l’Azraël et l’ Roland,
tu les connais ces trois-là ?

 

- Non ! Y paraît qu’ils sont venus par l’intermédiaire d’Hélène !

 

- Hélène ? Connais pas !

  

 

La reine se précipite pour éclairer ces novices insouciantes :
 

- Ah ! Mais que faisiez-vous au temps chaud ?

Quand, l’année passée, Hélène Duvernoy, de la Compagnie
“A Tire d’Ailes”, nous faisait son élucubrant numéro de clown ?

 

- En tout cas, c’est chouette de les avoir rencontrés, ces rimeurs !

  reprend la première en opinant du bonnet.

 

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Sur les touches de son mélodica, Didier Laloux amorce un enchaînement musical tandis qu’une abeille, pointeuse à Pôle-Emploi, (Alain B) se lamente au téléphone et qu’une autre, cartomancienne, (Anefrance) apostrophe le public. Belle intro pour

« Cri du cœur », un texte de Prévert sur une musique d’Henri Crolla que Zita chante avec sa grâce habituelle. Valérie Bellet réapparaît, s’épanche, s’exalte, puis s’efface sur un vibrant « … Je t’aime à point saignant ! ».

 

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C’est précisément dans cette humeur que Juliette (Valentine), seule dans le kiosque, attend son Roméo (Didier Laloux). Celui-ci arrive par le balcon au petit matin… fortement éméché.

 

 

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Ah, ce vaudeville est rondement bien mené ! s’époumone une batifoleuse des boulevards.

 

 « Chérie, que fais-tu dans le bois ? Rentre tout d’suit’ à la maison ! » hèle MamVB100-def-copie-1.jpg (Christiane Jouan) à sa fille (Sabine Kahsay Habtemicael) au début d’une suite de questions-réponses menée par tout un collectif… Une histoire folle-dingue qui se finit bien. Bernard Philippon, tenant à la main un lutrin pour ne pas égratigner les vers de Victor Hugo qu’il aime tant, nous déclame et nous récite avec fougue « Les  Contemplations ». Pierre de la Galite revient avec deux de ses chansons.

 

Il fait mouche et c’est surprenant
pour une abeille ! »

 s’extasie un spectateur.

 

Annie Pouilhes nous dévoile trois histoires drôles de Nasrédine. Son phrasé aux accents du Sud et son talent de conteuse charment le public. Puis voilà Cathie Canta, subtilement accompagnée à la guitare par  Olivier Perriguey ; de sa voix suave, elle nous émeut par deux chansons courtes de Prévert et Kosma :

« Démons et Merveilles » et « Paris by Night ». Alain Briantais s’interroge sur les voix du poème dans un texte qu’il a intitulé « Moment d’éternité ».

 

A défaut d’être éternel, le spectacle du kiosque se termine en apothéose. Zita met à l’honneur la poésie de Léo Ferré en chantant « L’âge d’or ». Cet appel humaniste, puissant et chaleureux, est repris avec ardeur par tout l’essaim des abeilles.

 

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Il est 16h30 et la reine s’amuse avec les mots : « Les voies de la poésie sont multiples, vos voix sont attendues à la MDA ! Demain, vous vous reposerez sur vos lauriers et pourrez rêver du prochain Printemps.

 

 

 

Texte d’Alain Briantais et Didier Laloux

Photos de Sabine Kahsay-Habtmichael et Valérie Bellet

 

 

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Samedi 23 mars 2013

    

Printemps des Poètes

 

 

 

« La Ruche donne de la voix »

 

 

2

       

 

A l’approche du printemps, les abeilles de la Ruche
deviennent bavardes, volubiles, bourdonnantes. 

- Ce nouveau Printemps, ce sera le quantième ?… Tu le sais, toi ?

- Ben oui, le 9ème, comme une 9ème symphonie !

- Tu en connais le thème, toi ?

- Oui ! C’est « Les voix du poème »…

- Et tu crois que ce sera comme l’année passée ?

- Le bruit court qu’il y aura cette année encore trois temps forts
dans la journée !

Elles inventent, échafaudent, s’enflamment, s’interrogent… 

- Tu crois qu’il fera beau ?…

- Eh ! Tu t’ rappelles le marché du Poteau l’année dernière ?

  

11h30 - 12h30 

Marché de la rue du Poteau 

 

  Rue du Poteau et rue Duhesme -

 Place Charles-Bernard -Paris 18ème 

Métro :  Jules Joffrin 

   

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Le G.I.P. 

(Groupement d'intervention poétique)

 

abuse de poèmes

 

 

« Quand n’ont assez fait dodo,
 ces petits enfanchonnets,
 ils portent
sous leurs bonnets
, visages pleins de bobo ».

 - Oui, c’était moi qui déclamait ce poème de Charles d’Orléans !

- C’était super de chez super !

- On s’appelait le NPP, à c’moment-là !

- On est toujours des butineuses de chocs… mais maintenant, nous sommes
le GIP, “Groupe d’Intervention Poétique de la Ruche”, ma chère !

- Et vous nous préparez encore expéditions périlleuses, envolées lyriques,
chapelets de poésies anciennes et récentes ?

- Ben oui ! On appelle ça un flash mob… Regarde dans ton dico
ou sur google !

- Et vous s’ rez nombreux ?

- Oui !…  Parce qu’il y aura aussi les ouvrières qui offriront des poèmes
aux passants - mais pas du Maupassant - des poèmes de poètes de
chez nous, joliment écrits sur des flyers…

- Oh la la la la ! j’espère vraiment qu’il fera beau !

 

 

14h00 - 16h30 

Square Clignancourt 

(Kriegel-Valrimont)
Vers le 70 rue Ordener

Métro :  Jules Joffrin 

 

       

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  Tous au kiosque !
 

- Tu crois que le soleil sera de la partie ?

- Ne t’inquiète pas  ! Il fait toujours beau quand la rime chante !

- En parlant d’ chanter, y a pas qu’ la rime qui va se distinguer…
Cette année, nous aurons Pierre de la Galite, Zita, Vénus Prin’s
et d’autres encore qui pousseront la chansonnette !

- Pour la prose et la poésie, il y a Bernard Philippon, amoureux
inlassable des alexandrins, Oguène qui distille les mots avec subtilité
et Valérie Bellet qui les contorsionne et les entremêle !

- Il y aura aussi Diana Stewart accompagnée d’un ou plusieurs comparses,
qui nous réserve de beaux moments de grâce… Didier Laloux, Zita,
Anefrance et Alain Briantais ; à quatre, ils nous parleront de…

- Stop ! tu vas quand même pas tuer le suspense !

Un ange passe au-dessus de notre essaim… Un peu plus loin, 
trois abeilles, sûres de leur fait, poursuivent…

- Moi je sais qu’Annie Pouihhes prépare deux petits contes bien ficelés
et que le GIP renouvellera son show !

- Hélène de la compagnie  « A Tire d’Ailes » et ses slameurs multiplieront
les prouesses verbales, Zaïa et Bernard Evain nous éblouiront de drôleries
bien de leur cru !

- N’oublions pas Cathy Canta qui mettra Prévert en lumière !

Le cercle se rassemble autour de la reine qui arrive bien à propos…

- Et toutes les autres, que feront toutes les autres ?

- Elles nous rejoindront pour une tirade, une voix dans un chœur !

- Elles multiplieront les sons, partageront les rires !

A cette évocation, les abeilles ont des bouffées d’hilarité…

- Nous serons rassemblés dans le ventre du kiosque et dans les bras
de la poésie !…

- Ça, c’est de l’aventure, de la grande, de la vraie !

 

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 17h00 - 20h00 

Maison des Associations 

 

15 Passage Ramey

à hauteur du 73, rue Marcadet
Métro: Jules Joffrin 

  

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Scène ouverte 

 

- Moi qui suis timide, tu crois que je pourrai lire mon poème ?

- J’espère que oui, je n’en suis pas certaine !

La reine intervient :

- Oui, nous laissons, cette année, la place entière à la poésie !

- C’est quoi la place entière à la poésie ?

Devoir oblige, la reine prend la pose et se fait grandiloquante

- Eh bien !… La Ruche offre cette année une scène ouverte, qui réunira 
à la MDA tous ceux qui veulent s’exprimer sur le thème du Printemps
des Poètes !

Une abeille ironise

- « Les voix du poème », ça veut dire tout et n’importe quoi !

Les autres se marrent

- Et qui va assurer la présentation ?

- Christian Lafont !

- Je parie qu’il sera au top ! Si l’on devait choisir un roi,
je prendrais celui-là !
 

 

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Nom d’une élytre mais c’est bien-sûr : à l’approche du Printemps
des Poètes, les abeilles ne sont plus tout à fait les mêmes !

D’ailleurs, un bon nombre d’entre elles doivent se mettre…
dard dard au travail : écritures, répétitions, vocalises, exercices
de style, rendez-vous téléphoniques, préparation des flyers,
placardage des affiches, etc !…

 

- Et, dans le même temps, on maintient le butinage, les loopings en plein vol, la culture du miel de notre imagination et tutti quanti ! 

 

 

 Vive le Printemps de la Poésie

  

Nous vous espérons nombreux !

 

      77 

 

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Printemps des Poètes


2012

 


La Ruche au Kiosque Clignancourt

 

 

Les abeilles de la Ruche aiment le printemps... 

Après avoir essaimé la poésie rue du Poteau (voir article précédent sur le NPP), elles se dirigent vers un petit coin de verdure communément appelé Square Clignancourt. Les nuages sont un peu menaçants, mais ces abeilles-là sont si pleines d’enthousiasme après leur folle matinée qu’elles se mettent au travail « dard dard »...

 

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Un petit larsen qui fait sourire le public

 

...Bernard Philippon s’active à l’installation de la sono ; Didier Laloux, Christian Lafont gonflent les ballons tandis qu’Alain Briantais scotche les affiches tout autour du jardinet. Les ouvrières du matin rappliquent à leur tour, les spectateurs investissent petit à petit les bancs. Quatorze heures sont à peine passées que l’on s’impatiente déjà...

 

 Famille-Bernard-Alice.jpgBernard Philippon                                        Alice Creté 

  

...Tout est fin prêt. Une petite introduction de Bernard, et v’là le printemps qui r’vient les bras chargé de lilas « Vis’, mon Jul’s, cette crapul’ qui nous tomb’ sur les bras, depuis l’ temps qu’on l’attend… ». C’est Zita, tout simplement Zita, belle comme une promesse sous son chapeau à fleurs, accompagnée au piano par Didier, qui donne le la… Et quel la ! C’est beau !...

 

Famille-Zita-Alain.jpg Zita                                                            Alain Briantais 

 

La poésie ! Elle vient de loin… et de près ! Bernard prête sa voix à Charles d’Orléans (14ème siècle). Alain B. nous dit le texte d’un enfant d’aujourd’hui, Bernard repasse. Un clown surgit dans un coin du square, il lance des mots immédiatement repris par un autre clown, puis un troisième un rien planqué derrière un arbre. Un vélo, des tirades ciselées, des courses au milieu du public, et des rires qui fusent de partout… C’est la compagnie “A tire d’Ailes ” dans son bel habit de délires subtils… Applaudissements nourris.

 

Nouvelle-image-copie-4.JPGLa compagnie “A Tire d'ailes” 

 

...Valérie Bellet, à son tour, offre du rêve. Bernard et Alain B. réapparaissent puis viennent  Sabine Kahsay-Habtemicael, Valérie de nouveau, Alice Creté… Les poèmes s’entrelacent avec délicatesse. Pierre de la Galite est absent, qu’importe, nous chantons pour lui « Dis-moi, dis papa ! ». Arrivent ensuite Benoit Gimenez, puis Alain Pizerra lunaire et puissant… Le public est saisi. Venus Prin’s, par deux fois, ironique et remarquable derrière son clavier, partage le festin du swing et des mots....

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Valérie Bellet

  

...Mais le temps décidément file trop vite. Eric Tournecuillert et Didier interprètent

« Filature », sketch échevelé sur les rues de Paris, Zita et Didier chantent la samba, Bernard enjambe les siècles et nous offre pour terminer Victor Hugo. La compagnie

“ Les déboussolés ” investit la scène pour un dernier medley....

 

Printemps--copie-4.jpg Eric Tournecuillert et Didier Laloux dans “ Filature ”

 

...Les abeilles de la Ruche aiment le printemps… Le printemps de la poésie bien sûr ! Les spectateurs l’aiment aussi. Ils sont nombreux à avoir suivi le voyage du début à la fin. Des familles se sont approchées avec leurs jeunes enfants, des curieux plus timides ont écouté d’un peu plus loin. Tous ont oublié le ciel couvert et les trois quatre gouttes juste à la fin du spectacle n’ont mouillé personne.

 

Compte-rendu d’Alain Briantais

  
 

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Les enthousiasmes de Marie P., une spectatrice attentive

 

“J’ai aimé Zita chantant le printemps, même si le temps frisquet lui a donné quelques soucis de gorge… Mignons, les textes écrits par des enfants. J’ai aimé aussi celui qui a longuement parlé de solitude.
 Professoral, l’homme qui, se référant à son dossier, venait vers nous avec élan ; son choix était cependant intéressant et ses textes bien lus. Pas mal la prestation de celle qui semblait jouer du piano mécanique. Pour moi, le meilleur ce fut, tout de même, le sketch avec les noms de rues.”

 

 

Nouvelle-image-copie-11.JPG Vénus Prin's

 

L’appréciation de Claude Louis, l’un des nos plus fidèles soutiens

 

“J’ai beaucoup apprécié ce qui a été présenté par La Ruche au Square Clignancourt. J’y ai trouvé une cohérence, un rythme d’enchaînement et une qualité indéniable des différentes interventions.
On sentait un véritable fil conducteur en rapport avec le thème choisi « Enfances » qui fut traité de façon variée et originale.
 Les réactions du public en témoignaient, tant celui-ci était attentif à l’interprétation des textes, aux sketches comiques des clowns, aux séquences-chansons, ainsi qu’au rôle de Bernard assurant les liaisons. Le tout était porté par un climat sensible très attachant. Je pense que La Ruche a réussi à faire émerger la dimension poétique que définit sa vocation initiale : promouvoir l’animation vivante.”

 

 

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Valérie Bellet et Alain Briantais complices…

 

   

Le ressenti de Sabine Kahsay-Habtemicael, une abeille fort précieuse, arrivée depuis peu à la Ruche.

 

“C’est ma première participation au Printemps des Poètes. Chargée par les bourdons de la Ruche de déclamer des poèmes d’enfants pour la scène poétique du kiosque du Square Clignancourt, j’ai consciencieusement appris mes leçons. Déjà, quelques amateurs de poésie, des riverains et des mamans prennent place sur les bancs tandis que des petits jouent plus loin. Tout à la fois impatiente et nerveuse, je gravis les marches du kiosque pendant que Bernard procède aux ultimes réglages de la sono. On peut commencer !

 « Entends comm’ ça chahut’ dans tous les palpitants… » chante Zita en introduction.

Ça chahute en tout cas très fort dans le mien, mais je me réconforte au feu des poèmes médiévaux. Leur succèdent les poésies composées par des enfants d’aujourd’hui. C’est alors qu’au nom de Françoise, 12 ans, je récite « Les textes », avant d’évoquer les « Vagues infinies » de Nadine, 10 ans. Mon stress se dissout dans les vers et fait place au réel plaisir d’être là et de partager de la poésie.

 

 

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Au pied des marches, le public emmitouflé s’étoffe au fil des textes pour tour à tour s’émouvoir, rire de bon cœur et battre la mesure. Sous le dôme protecteur du kiosque, la musique des mots et du clavier nous transporte pendant deux heures dans un univers de création, peuplé d’enfants et rythmé par le temps.

« Entends comm’ ça chahut’ dans tous les palpitants ! »

Tout le monde passe, je le crois, un bon moment, ponctué par les interventions des clowns d’ “A tire d’ailes” et quelques rares gouttelettes fraîches.”

 

 

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 Alain Pizerra                                                                       Sabine Kahsay-Habtemicael  

 

 

Merci à tous et à chacun. Grand merci à Didier Laloux, qui a construit des ponts entre les artistes et composé l’orchestration de cet évènement. Merci à Bernard pour son investissement technique et sa recherche poétique. Merci à Alain Pizerra pour tous les textes d’enfants extraits d’un livre de Freinet, que nous n’avons pu livrer entièrement à l’auditoire. Merci pour les belles photos de Stéphanie De Boutray.

 

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Le thème « Enfances » a bien vécu.
La Ruche des Arts renouvellera le plaisir l’année prochaine.
Un rendez-vous où nous convions déjà le soleil radieux.

 

 

 A l’année prochaine !!!

 

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En préambule à notre grande journée poétique
du 17 mars dernier, Michèle Lassiaz avait été
interviewée par Annick Amar, journaliste pour
Le petit Ney”.

 

Voici l’article paru en Mars...

 

La Ruche des Arts fête le Printemps des Poètes

 

Le credo de Michèle Lassiaz, sa présidente :
“ La poésie, un cri du cœur, une expression spontanée... ”

 

Photo 002Le Printemps des Poètes, cette année, du 5 au 18 mars, se déroule sur le thème “Enfances“. A cette occasion, Michèle lassiaz, présidente de “La Ruche des Arts“, une association qui promeut la poésie dans notre arrondissement, propose diverses animations, samedi 17 mars.

Ses membres seront sur le marché du Poteau de 11h30 à 13h00 (c’est la première fois qu’ils se produisent dans la rue), puis au kiosque du square Clignancourt de 14h30 à 16h30, et à la Maison des Associations (15, passage Ramey) de 17h à 20h. En partenariat avec d’autres associations de l’arrondissement, Les déboussolés, Emana, Les zygomatiques, A tire d’ailes, seront proposées des activités mêlant poésie, musique, danses et chants. La participation spontanée et ponctuelle de spectateurs sera la bienvenue.

La poésie, ce n’est pas uniquement “les récitations” qu’on apprend à l'école, un ensemble de vers, des alexandrins”, déclare Michèle Lassiaz, la responsable. ”C’est d’abord un cri du cœur qui permet de faire partager ses émotions, ses colères, c’est une expression spontanée !” La poésie existe depuis l’antiquité. Son nom vient du grec Poiein qui signifie faire, créer. A cette époque, le qualificatif de poète recouvrait indifféremment la réalité d’un créateur de textes ou d'un sculpteur d’argile.

 

Poésie vivante, sociale, engagée

 

affiche-nationale-Printemps-des-Poetes-2012 Mais la définition a fluctué à travers les époques et les civilisations. Aujourd’hui, elle est l’art d’évoquer et de suggérer les sensations, les impressions, les émotions par l’union intense de sons, de rythmes, d’images verbales... Elle peut être lyrique, épique, satirique, didactique, engagée. C’est de cette dernière qualité que se réclame surtout Michèle Lassiaz : “Je ne suis pas un poète de la nature, cela ne m’intéresse pas de chanter les petites fleurs et les petits oiseaux. Pour moi, la poésie doit vivre dans le social, porter un message. C’est dans l’actualité ou dans la vie quotidienne que je trouve mon inspiration.

Elle se dit satisfaite du thème choisi, cette année, par les organisateurs du Printemps des Poètes car ”Il parle à tout le monde, il peut s’agir de son enfance ou de celle qu’on aurait voulu avoir ”. Elle lance un défi à ceux qui hésiteraient encore: ”Venez participer, sortez du rang, prenez un texte que vous aimez, dites-le, lisez-le... séduisez-nous !

 

Article rédigé par Annick Amar

 

 

Prochains articles sur notre Printemps des Poètes 2012 : 

 - Printemps des Poètes et Nouveau Parti Poétique

- Notre Printemps des Poètes sous le kiosque

- Le Printemps des Poètes fait scène ouverte

 

 

 

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Samedi 17 mars 2012

  

 

La Ruche des Arts

  

présente son

  

Printemps des Poètes

 

  

 

Les abeilles de la Ruche des Arts essaiment la poésie par les rues
et les jardins ainsi qu’entre les murs accueillants de la Maison 
des Associations du 18ème. Trois évènements auront lieu
en ce samedi 17 mars… Les voici :

 

 

 

 

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11h30 - 12h30

 

Militants poétiques

 

 

  Rues du Poteau et Duhesme

Place Charles-Bernard

Métro : Jules-Joffrin 

 

 

Les militants du nouveau parti : “le parti poétique” auront fort à faire en cette période électorale. Parallèlement aux militants politiques, ils feront entendre leur voix et leur programme sur le marché de la rue du Poteau. C’est là, au cœur du 18ème que débutera leur campagne et c’est là aussi qu’elle s’achèvera, car ce nouveau parti, poétique avons-nous dit, sera plus éphémère qu’un papillon.

 

"Nous réclamons que la constitution soit en alexandrins et que les décrets soient en quatrains !"

 

Christiane, Sabine, Paul-Eric, Emile, Ludovic et Benoit, représentants de ce mouvement original, utiliseront la réthorique politique pour revendiquer un monde meilleur à travers un spectacle de rue mis en scène par Sylvie-Anne.

Si d’ailleurs vous souhaitez participer à cet “ happening ”, vous pourrez vous joindre à Michèle, Christian, Bernard, Alain et les autres. Avec eux vous ferez signer les pétitions les plus utopiques et offrirez des poèmes aux passants... donc des poèmes de bonne composition ! 

 

 "Elle n’a ni frontières ni ministères,
Elle n’a le monopole de rien,
Elle fait l’amour et pas la guerre,
La poésie vous veut du bien". 

 
 
 
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14h30/16h30
  
  Tous au kiosque !
 
 
Square de Clignancourt
(Kriegel-Valrimont)
Vers le 70 rue Ordener
Métro :  Jules Joffrin
  

  “La vie peut être belle ! déclare Didier Laloux, ajoutant :
“ La mairie du 18ème a la gentillesse
 de nous prêter

pour quelques heures le kiosque Kriegel-Valrimont
du quartier Jules Joffrin-Clignancourt !"

 

 

Tel un chiffonnier au chat noir, Didier a fouillé, trifouillé dans la corne d’abondance de la Ruche afin de mettre en valeur toute la gouaille et le sublime de nos talentueux artistes. Il en résultera un spectacle qui, nous le prédisons, illuminera le square de Clignancourt. La rumeur court déjà dans nos rues et avenues, murmurant les noms et prénoms de ceux qui pourraient paraître sous le kiosque… Visez un peu ! Vénus Prin’s, Pierre de la Galite, Zita, Didier, Anefrance, Benoit, Sabine, Ysia, Valérie Bellet, les deux Alain, Bernard Philippon et Eric Tournecuillert La scène sera aussi ouverte à deux autres associations : "A tire d'ailes" et "Les déboussolés".

Toutes et tous, nous chanterons, clamerons, conterons des ritournelles sur "Enfances", thème de ce Printemps des Poètes 2012. Alors, imaginez-vous, chers compagnons, assis au soleil sur des bancs publics, ou mieux encore, allongés  sur l’herbe folle, un brin de printemps entre les lèvres, avec vos amis ou votre famille, savourant un spectacle divin et de plus… gratos. 

 

 

  1286441-1688384

 

 

17h/20h

 

Scène ouverte Poétique

 

 

Maison des Associations

15, passage Ramey

à hauteur du 73, rue Marcadet

Métro: Jules Joffrin

 

 

C’est dans un cadre plus intimiste et feutré que nous vous proposons de clôturer cette belle journée. Michèle Lassiaz vous invite pour une scène ouverte poétique, comme on les aime. Venez donc déclamer vos textes et vos poèmes autour du thème "Enfances", nous serons si heureux d’accueillir celles et ceux qui souhaiteront se faire entendre !

Michèle nous concocte aussi quelques surprises : ainsi les associations "Les déboussolés", "Emana", "A tire d'ailes" et " Zygomatiques" seront de la fête. Anefrance nous proposera également un moment magique. Voici quelques mots de sa part:

 

 "Je suis née en pleine guerre, du mariage de deux cultures :
campagnarde et juive. Je les ai trimbalées au fond de moi toute la vie.
Mais quand j’ai eu 12 ans, je n’ai pas accepté qu’on maltraite les algériens
venus d’Afrique du nord dans Paris, pas plus que les noirs. J’étais restée
la petite demi- juive de la guerre, qui était prête à accepter toutes
les cultures. Je suis toujours la même aujourd’hui. C’est ce que je voudrais 
vous raconter en très peu de paroles, avec mon ami l’accordéoniste 
Pierre Brudasz. Donc, rendez-vous le 17 mars, et vive l’accordéon ! "

 

 

Avec ce menu alléchant,
nous vous espérons nombreuses et nombreux !

 

 

affiche-nationale-Printemps-des-Poetes-2012  

 

 

Ce voyage poétique du 17 mars s’inscrit
dans le cadre du programme officiel du Printemps des Poètes 2012

 

 

 

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