Bonjour à l'été et à la rentrée 2018
Merci et Bienvenue aux poètes,
visiteurs ou contributeurs
Voici les derniers poèmes, c'est la rentrée !

« Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs.»
Victor Hugo -Les Rayons et les Ombres
Dictionnaire des citations de langue française
« Poésie! Ô trésor! perle de ma pensée!
Les tumultes du coeur, comme ceux de la mer,
Ne sauraient empêcher ta robe nuancée
D'amasser les couleurs qui doivent te former.»
Alfred de Vigny - Les Destinées -
Dictionnaire des citations de langue française


... à toi ma poésie,
de Cypora Boulanger
Je t’ai apprivoisée allant de page en page,
Faisant, à chaque trait, la moitié du chemin,
Parfois, je t’ai perdue au fond de marécages
Et t’ai cherchée partout jusqu’au petit matin.
Tu m’as ensorcelée, ô fée enchanteresse,
Et comme un séraphin penché sur mon berceau,
Tu as entreposé, tout en délicatesse,
Dessus mon édredon, tes verbes en cadeaux.
Comme un rat d’Opéra ne vit que pour la danse,
J’ai mis, entre tes vers, mes « demain » et « déjà »,
Et je partagerai serments et confidences,
Promesses et secrets, tant que tu m’aimeras.
Tel un oiseau craintif, quand tu t’enfuis, j’enrage,
Mais, tu reviens toujours chanter dans mon jardin,
Pour me tranquilliser ou me rendre plus sage ?
Pour que je puisse, enfin, amender mon destin ?
De saisons en saisons, de joies en vague à l’âme,
Tu guideras sans fin le moindre de mes pas,
Je me réchaufferai aux braises de tes flammes,
Tu seras mon étoile et j’irai où tu vas.
© Cypora BOULANGER
(Extrait de DESSINE-MOI UN PO-AIME)


«Mais voici, blanche et diaphane,
La mémoire au bord du chemin,
Qui me remet comme Ariane,
Son peloton de fil en main »
Théophile Gautier - in Dictionnaire des citations du
monde entier--
« Notre mémoire sert à se rappeler
qu'il ne faut bien oublier»
Jérôme Duhamel - Le Dico tout fou des écoliers -


Le livre d'heur,
Au fil des heures
de Jean-Dominique Dupont
C’est un aide-mémoire où l’on consignerait
A chaque instant tous les petits bonheurs
Emportés à vau-l’eau dans les caniveaux
Qui s’invitent comme des moineaux
A la table de la vie
Pour grappiller des miettes de plaisir
Que le vent disperse d’un souffle
Et qui jamais ne reviennent
Un semis de petits cailloux blancs
Jetés sur le bord du chemin de la vie
La clarté de l’aube la couleur du ciel
La caresse de la brise le sourire de l’aimée
Une chevelure qui flotte comme une crinière
L’odeur de la fumée à l’automne
Les senteurs de la mousse dans le sous-bois
Le voile de brume qui s’élève sur le coteau
Un rai de lumière qui se glisse entre les nuages
Le cri des mouettes qui tournoient
Ce serait le livre de l’heur
Qui ferait oublier le trop-plein de malheur
Jean-Dominique Dupont DR
(in ...)


« Chaque âge a ses plaisirs, son esprit et ses moeurs.»
Nicolas Boileau- Art poétique-
« Rien n'est jamais perdu tant qu'il reste quelque chose à trouver.»
Pierre Dac- Pensées-
« Il est tout de même étrange que le mot affection signifie aussi bien attachement, amitié et tendresse que maladie grave aigüe ou chronique.»
Pierre Dac - Pensées


Arrière saison
de Claudine Vanlé
La grève.
Une belle matinée de septembre.
Le ciel laiteux caresse l’horizon.
Quelques rares bébés gazouillent sur le sable frais.
Le frisottis des vagues ourle les rochers noirs.
Dans l’eau, en rond,
dans des maillots hors d’âge,
une dizaine de seniorettes font salon
et s’échangent, entre deux brasses,
leur bonheur de sentir l’eau glacée
fouetter leurs vieux muscles.
Tendresse du sursis.
Claudine Vanlé DR


« L'Homme est plein du frisson des choses qui s'enfuient .»
Ch. Baudelaire-Les Fleurs du mal-
« Celui qui a écrit"Noël au balcon, Pâques aux tisons"
doit croire, depuis son enfance, que le Père Noël
a l'habitude de déposer sur un balcon des tisons
fumants sans faire cuire les oeufs de Pâques. »
Pierre Dac - Arrières pensées
-


Ce beau jour d'Avril
d' Hervé Gosse
En avril, ne te découvres pas d’un fil !
Souviens- toi qu’en ce mois, dès le début
On cherche à te faire croire n’importe quoi
Tu crois que le soleil va tous les jours te chauffer
Parce qu’on vient d’éteindre le chauffage central
Mais tu ne vois pas que le soleil est froid,
Et que son absence dans le ciel jette un froid
Même si les nuages ne le montrent pas
Alors, souvent, Il pleut tambour battant
Et tu te bats contre le froid
Quand tu bats les rues et les chemins
Les vents glacials et les pluies glacées
Te donnent rendez-vous en avril
Et, quand ils te voient, ils te jettent un tel froid !
Que tu as froid dans le dos !
Que le froid te pénètre jusqu’aux os
Que tu en as plein le dos de ce mois sous les eaux !
Au mois d’avril, rouvre le zoo
La goutte d’eau qui fait déborder le vase
C’est que pour aller au zoo tu patauges dans les eaux
Que tu es trempé jusqu’aux os
Que tu trembles comme un roseau
Et quand t’arrives au zoo, les animaux sont sous les eaux
Tu crois t’en sortir en restant calfeutré chez toi
Mais tu es sans soleil et sans chauffage
Des moisissures couvrent tes murs
Et devant eux tu as beau te lamenter !
Tu continues à moisir chez toi !
Tes chaises se couvrent de mousse
Et tes fesses froides se trémoussent
Le vent souffle dans ton couloir
Comme dans le couloir rhodanien
La porte de ta maison se gondole
Il fait humide chez toi comme à Venise
Les herbes poussent sur ton balcon
Et tu crois au proverbe qui t’annonçait
Noël au balcon, Pâques aux tisons.
Hervé Gosse DR


« Je m'en vais promener tantôt parmi la plaine,
Tantôt en un village et tantôt en un bois,
Et tantôt par les lieux solitaires et cois.»
Ronsard - Oeuvres- et
Dictionnaire de citations du monde entier
«Faire route à pied, par un beau temps, dans un beau pays, sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable: voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus agréable à mon goût. »
J.J. Roussean- Confessions -
Dictionnaire de citations du monde entier


Feu et Glace
de Sylvie Hérout
Chaud et froid feu et glace
Chaque matin quand le soleil est roi
Juste après que j’en ai accueilli la puissance
La pensée de toi m’étreint
Trois pas de plus et le soleil s’éteint
Et ton absence est là…
Quand j’aperçois l’endroit exact
Où l’on s’est retrouvés
Et si vite perdus
Longtemps perdus de vue
Perdus de vie trop vite
En moi la lumière s’endeuille
Un vide chaque jour se creuse
Pourquoi si tôt partir ?
Brilles-tu quelque part et je ne le sais pas ?
Sylvie Hérout DR


« Mainte fleur épanche à regret
Son parfum doux comme un secret
Dans les solitudes profondes.»
Charles Baudelaire - Les Fieurs du mal-
« Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgata»
Victor Hugo - in La Légende des siècles- )


La Glycine
d' Elisabeth Régenet - Capuana
tu ne crains pas la chaleur
joli petit bonheur
quand les autres fleurs
ont succombé à la touffeur
Elisabeth Régenet-Capuana DR
La Tortue à plumes


« La bonne grâce est au corps ce que le bon sens est à l'esprit !»
La Rochefoucault- Maximes-
« Comment Cupidon fait-il ? Quel secret a-t-il pour ne point sortir de l'enfance ? C'est que, se moquant du
sérieux et du solide, il s'en tient au badinage. »
Erasme- Eloge de la Folie


Peau § Zique
de Sandy Dard
Dénudé.e j'attends
sur son dos je m'envole
la rose et l'indien
Je suis belle de toi,
Tu as semé des roses noires dans ma bouche
Sandy Dard DR
Tourne sol
de Sandy Dard
Pétales de feu
le soleil est amoureux
grain renaissance
Sandy Dard DR


« Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.»
A. de Musset - La Coupe et les Lèvres
« Vivre n'importe comment, mais vivre ! »
F. Dostoievski - Crime et Chatiment-
-


It's time to take a break
de Marco O' Chapeau
Moi je m’appelle Marc Jerabek
and It’s time for me to take a break.
Je suis aussi Marco O’Chapeau
et je ne me noyais non pas dans des verres d’eau
mais dans des alcools forts qui me rendaient pataud.
Peu importait le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse,
cette diablesse qui ne me lâchait et me collait aux fesses.
la Bibine était ma vraie dame de compagnie
qui n’élargissait pas mon cercle d’ami(e)s
et me rétrécissait, moi qui suis grand, et me rendait tout petit,
voire même aigri. Et ne favorisait mes nuits.
Et faisait... pourquoi je ne sais, même si j’ai consulté,
que je daubais le cassoulet qu’à mal tourné,
et que l’haleine de hyène, avec parfois qq relents de haine,
faisait fuir les sourires sympas, aggravant en moi la peine.
Je ne sais pourquoi, j’avais besoin de me faire tant de mal,
mais ma volonté aussi sait faire, et ça c’est pas trivial.
Je sais que je peux lui faire confiance, en tant que mâle.
Et j’ai décidé d’arrêter là, le carnage, la destruction,
de faire face et d’affronter mes démons,
avec plus de courage, et de détermination,
d’en tirer les leçons pour en sortir au mieux de cette situation.
J’ai arrêté l’alcool hier, et comme ça m’est déjà arrivé
je pense que je suis reparti comme ça, pour plusieurs années.
Désolé, si je t’ai géné…. En voulant juste te parler.
Moi je m’appelle Marc Jerabek
and It’s time for me to take a break.
Marco O' Chapeau DR
18 Avril 2018


« J'ai fait la magique étude
Du bonheur que nul n'élude.»
Arthur Rimbaud - in Poésies-
«Pour moi, le bonheur, c'est d'abord d'être bien»
Françoise Sagan - Interwiews-


Bonheur du Jour
de Michèle Lassiaz
Par les chemins caillouteux
vallonnés
Encadrés de hauts maïs serrés
Et de tournesols fatigués,courbés
Je me suis balladée
Et j'ai humé
La douce odeur acidulée
Des prunes tiédies de la fin de la journée
Qui me rappelait le temps
Où j'enfourchais mon vélo
Pour jouïr de parfums
A la nuit tombée
Michèle LASSIAZ DR
(in Recto Verso)


« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. »
La F ontaine- Fables
Le lièvre et la tortue
« Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages, que je sais bien ce que je fuis,
mais non pas ce que je cherche.»
Montaigne - Essais


Partir
de Claudine Vanlé
C'est déjà être demain,
Oublier la glu des habitudes,
S'ouvrir au peut être et à l'inattendu.
Espérer un ailleurs
Plus tonique, plus serein
Ou d'autres aventures...
Qu'importe!
Fuir la sclérose quotidienne
D'un cocon ouaté,
Respirer d'autres odeurs
S'enivrer de couleurs et de rencontres
Peut-être dérangeantes.
Partir c'est se mettre en danger
Risquer de se sentir happé par d'autres.
C'est perdre ses repères,
Être dans cette parenthèse
Entre le certain et le possible.
Partir c'est investir dans un autre soi même.
C'est se perdre pour mieux se trouver.
Partir, c'est se récréer
Et se re-créer
Claudine Vanlé DR


« Les sillons de l'espace où fermentent des mondes.»
Leconte de l'Isle - Poèmes barbares
Dictionnaire de citations de langue française
« Dans les indes du rêve aux pacifiques Ganges,
Que j'en ai des comptoirs, des hamacs de rechange !.»
Jules Laforgue - Les -Complaintes-
Dictionnaire de citations de langue française


Rêveries interstellaires
de Oguène
Le sommeil s'en est allé
Le rideau à peine écarté
surgit l'immensité
Le cœur soudain ne bat plus la mesure
à découvrir toute cette démesure
La lumière lunaire luit
sur ces mondes infinis
Le kaléidoscope des cieux
éblouit les yeux
enveloppe en sa féerie
la petite planète Terre
minuscule point lumineux
tout bleu
L'au-delà si lointain
s'appelle Dieu pour certains
Pour moi ce sont encore des mystères
qui bercent mes rêveries
Le rideau à peine écarté
a éclaté l'immensité
Mon cœur bat à nouveau la mesure
à scruter toute cette démesure
Oguène DR


« Car le mot qu'on le sache est un être vivant.»
Victor Hugo -Les Contemplations-
Dictionnaire des citations du monde entier
« Tout a été dit. Sans doute. Si les mots n'avaient changé de sens; et les sens, de mots»
Jean Paulhan - Clef de la poésie-
Dictionnaire des citations du monde entier


Ces mots que j'ai cousus
de Cypora Boulanger
Ces mots que j’ai cousus sur les ailes du vent,
Je les ai dérobés aux refrains des fontaines,
Aux roses de Corfou, aux galets, aux torrents...
...Puis, je les ai tissés au fil noir de mes peines.
Ces rimes, griffonnées à l’encre indélébile
Qui sont venues perler bredouillant des adieux
Telle une larme amère émerge entre mes cils,
Débordent de l’azur quand je ferme les yeux.
Depuis l’instant fugace où, en prenant la pose,
Ils viennent affleurer sur le papier froissé,
Jusqu’à la volupté d’une main qui se pose
Sur le galbe d’un sein baptisé de baisers,
Les verbes se marient pour n’en plus faire qu’un
-Au présent, au passé, ainsi qu’à l’imparfait-
Et, comme des amants au creux d’un palanquin,
Engendrent des serments où ma muse renait.
Dans le sable des mots poudrant d’écrits les grèves,
Apprivoisant le vent butinant dans les dunes,
Ma page se remplit de l’écume des rêves
Quand le poème point au clairet de la lune,
Et le buvard qui boit les vers que je compose
S’enivre, peu à peu, de larmes outremer...
...Dans un éclat de rire en miroir de ma prose,
Les verbes y tournoient et valsent à l’envers.
Glissant sur le papier drapé de villanelles,
En se donnant la main, ils dansent enlacés
En rondes ingénues, poussant la ritournelle
Jusqu’au petit matin... défiant l’éternité !
© Cypora BOULANGER
(Extrait de DESSINE-MOI UN PO-AIME)


«Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l'espace est profond ! que le coeur est puissant. »
Charles Baudelaire -- Les fleurs du mal - et
Dictionnaire de citations de langue française
« Je te salue, âme du monde,
Sacré soleil, astre de feu,
De tous les biens source féconde,
Soleil, image de mon Dieu !.»
Malfilatre -Le soleil fixe au milieu des planètes
Dictionnaire de citations du monde entier


Canicule
de Fabienne Schmitt
Mais où donc est parti le vent
Qui chuchotait dans mes cheveux
Tous les secrets des ajoncs d’or
Qui lui faisaient la révérence
Où est cachée la douce brise
Au parfum des retours de pêche
Caressant les voiles du port
Et faisant cliqueter les mâts
Pas un son, pas un bruit ne parle
Il n’y a que ce lourd silence
Et la terre qui supplie le ciel
Sous midi qui suinte et qui brûle
Fabienne Schmitt DR
Inédit- août 2018- tous droits réservés


« La séduction suprême n'est pas d'exprimer
ses sentiments, c'est de les faire soupçonner. »
Barbey d'Aurevilly -
Dictionnaire de citations de langue française
« Il n'est point de serpent ni de monstre odieux
qui par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux.»
Boileau - L'art poétique -
Dictionnaire de citations du monde entier


Fais ce qu'il te plaît, mais...
d' Alain Briantais
Soleil tendresse sur les toits de Paris
Le monde en joie s’offre un élan d’ouverture
Vacances intérieures qui éclaircissent le visage de l’autre
Foisonnement de paroles dans les cafés bondés
Chaleur estivale
Les jambes des femmes s’allongent
Les corps se dénudent avec audace
Avec sagesse, avec talent
Le vent un tantinet fripon
Joue avec les échancrures des robes, des chemisiers
Se devinent de douces dunes aux courbes parfaites
Qu’elles soient parfaites ou non n’a aucune importance
C’est la mère, la fille, la sœur, la grand-mère
Qui s’offre la liberté d’être
Tiens, les hommes ont un regard plus franc
Réalité ou illusion
Conquérir un futur soudainement palpable
Les touristes aussi
Se dénudent avec savoir et insouciance
L’été s’est invité en mai
Les cœurs s’ouvrent, les corps respirent
Froid, vent et neige sont partis vers d’autres horizons
Sous d’autres tropiques
L’été s’est invité en mai
En mai, fais ce qu’il te plaît… Mais prend soin de l’autre
Alain Briantais DR
2018


« Je m'en vais promener tantôt parmi la plaine,
Tantôt en un village et tantôt en un bois,
Et tantôt par les lieux solitaires et cois.»
Ronsard - Oeuvres - et
Dictionnaire de citations du monde entier
«Faire route à pied, par un beau temps, dans un beau pays, sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable: voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus agréable à mon goût. »
J.J. Roussean- Confessions -
Dictionnaire de citations du monde entier


Promenade au moulin
de Craca
de Sylvie Hérout
Solitude chamarrée
de la lande
Immensité marine
Silence bruissant
d'air et de plumes.
Surpris le promeneur
découvre les ailes du moulin
aux triangles de toile
paralysées par l'homme
qui lui octroie la vie.
Le jogger affairé ne voit rien.
Son tee-shirt flotte sans grâce
orange et transpirant.
Sa compagne essoufflée
le suit tant bien que mal.
Deux chiens trottinent
complaisants.
Notre troupe égayée
fait un mur protecteur
et barre le chemin
à tous les indiscrets.
Anne-Marie est ravie
Elle peut pisser tranquille.
Sylvie Hérout DR


« J'ai trouvé plus de joie dans la tristesse
Que vous pourriez en trouver dans la joie.»
Sara Teasdale
La réponse-Dictionnaire des citations du monde entier
« Le temps est un grand maitre, dit-on.
Le malheur est qu'il tue ses élèves»
Hector Berlioz-
Dictionnaire des citations de langue française-


Ce temps joyeux
pour Eric, de Pédro Vianna
Ce temps joyeux
qu’un bref instant funeste
terrassa
demeurera
jusqu’au plus profond des cicatrices
englouties dans l’océan des projets anéantis
les récits symbiotiques s’évanouissent dans l’ombre
des moments trépidants qui ne reviendront plus
au tréfonds de la peur nouvelle
restent vivaces
les sourires échangés
à l’aube de l’amour
Pedro VIANNA DR
Paris, 30.VI.2018
In -Des coups pour rien


« C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.»
Edmond Rostand - Cyrano de
Bergerac
« Le siècle des lumières reste connu parce que c'est là qu'on a inventé l'electricité »
Jérôme Duhamel- Le Dico tout fou
des écoliers-


Lumière
de Florence Issac
Escale à Lyon
Printemps en floraison
Métro Monplaisir
et vous découvrir
Villa Frères Lumières
Comme un cadeau offert
On prend l’escalier
Au plafond ouvragé
Au détour du salon
Des reportages à foison
Géniales pitreries
Tout n’est que douce folie
Voyage, voyage
Au gré des images
D’un autre temps
Et pourtant
Je vous entends
Je vous respire
Au-delà des souvenirs
Auguste, Antoine et Louis
Je suis votre amie
Je suis si bien
et je sens le romarin
qui parfume le jardin
Des 4 coins du monde
Une fabuleuse ronde
pied de nez au labeur
de tous les travailleurs
Plongeurs et forgerons
Ouvriers et piétons
D’arroseurs arrosés
et Pétanqueurs pompiers
la lanterne magique
Défit le tragique
A La sortie de l’usine
Les figures s’illuminent
Voyage, voyage
Au gré des images
D’un autre temps
Et pourtant
Je vous entends
Je vous respire
Au-delà des souvenirs
Je suis si bien
et je sens le romarin
qui parfume le jardin
Florence Issac DR


«La surface la plus passionnante de la terre, c'est pour nous, celle du visage humain. »
G.-C. Lichtenberg
Aphorismes-Dictionnaire des citations du monde entier-
«Quand il y a une éclipse, la lune vient se cacher sur la terre.»
Jérôme Duhamel
Le Dico tout fou des Ecoliers


Visage rayonnant
d'Eric Meyleuc
renvoie la lumière
reflet de la lumière
environnante
ou sa propre lumière
qui jaillit de son être
je ne la vois pas pourtant
un sourire lumineux
dans le noir
ça ne m’aide pas beaucoup
l’éclat d’une joie intense
qui devrait transparaître dans la nuit
élucubration
d’un lampadaire
en manque d’éclairés
ou en panne d’éclairage
à chacun sa version
Eric Meyleuc DR
Juillet 2017,
transmis et en souvenir
d'Eric par Pedro Vianna


« Je t'adore! Soleil! Ô toi dont la lumière
Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,
Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière
Se divise et demeure entière
Ainsi que l'amour maternel.»
Edmond Rostand - Chantecler-
« Moi j'avais la lampe et toi la lumière.
Qui a vendu la mèche ?»
Jacques Prévert - in La pluie et
le beau temps (Gallimard)


Mon Soleil
d' Elisabeth Régenet - Capuana
De ce côté-ci de la terre,
il est cinq heures du matin
le soleil est entrain de se lever.
Je l’imagine :
faire un footing en courant dans le ciel
frôlant Mercure et Vénus
saluant la Lune
lorgnant vers la Terre,
se gaver de vitamines
secouer puis lisser ses rayons
les étirer pour ajuster sa puissance de feu
cherchant sur sa palette, la couleur qui conviendra
le mieux à ce nouveau jour d'été.
une fois ces détails réglés,
il se dira : « oui c’est bien moi le roi »
celui qui fait mûrir les fraises et les raisins dans les jardins
celui qui essaie d’adoucir les douleurs des êtres endoloris
celui qui met de la joie dans les cœurs.
Installé devant sa psychée,
gonflé d’orgueil et terriblement vaniteux,
se penchant vers le Monde il réalise qu’il ne fait pas tout bien
et que sans l’eau, l’air et beaucoup d’autres richesses,
il nous aurait tous tués !
alors avant de s’imposer pour la journée,
il revisite sa panoplie
met quelques rayons de côté pour une autre fois,
reprend sa palette et adoucit son apparence.
Il choisit un jaune tendre pour ne pas brûler les forêts
ni la délicate peau des bébés
pour ne pas aggraver la sécheresse
mais juste pour donner du bonheur
rien que du bonheur et un peu de chaleur quand même.
Il est bien là pour ça !
À cet instant j’ouvre ma fenêtre
il est là « plein est »
aussitôt il me caresse la joue
et m’offre ses rayons tendres et généreux.
Je suis conquise
et me mets à chanter
cette journée a vraiment bien commencé.
Elisabeth Régenet-Capuana DR
La Tortue à plumes


«Il n'existe point de plus grande peine que de se remémorer, dans l'adversité, l'époque où l'on était heureux»
Dante-L'Enfer V-La Divine Comédie-
« O femme ! étrange objet de joie et de supplice!
Mystérieux autel où dans le sacrifice
On entend tour à tour blasphémer et prier! »
Alfred de Musset- Dictionnaire
de citations de langue française


L'ombre d'Ivonah
Chanson (version poème) de Yves P.Picart
1. Ce matin Ivonah a mis sa robe à fleurs
Pour aller au marché habiller son dimanche
Acheter un bouquet aux plus vives couleurs
Pour s'enivrer encore un peu de son essence
2. Elle égrène un' chanson venue du fond des âges
Dans les ruelles étroites de la ville sentinelle
Insensible aux regards des curieux de passage
Son regard est empli d'une lueur éternelle
3. Mais c'est au cimetière qu'elle a fait son offrande
Sur la tombe de pierre à l'ombre d'un cyprès
Elle regarde le ciel et supplie qu'on lui rende
L'Amour qui fleurissait au mitan de l'été
4. Dubrovnik aux toits rouges a survécu au siège
Les remparts endiguent la marée de touristes
Mais les hommes et les femmes qui furent pris au piège
Ont gardé dans leurs cœurs la guerre en cicatrice
5. C'est tout' l'Adriatique qui s'est changée en pleurs
C'est un élan de vie qu'on a brisé ici
Tous les Dieux de l'Olympe n'auront assez de fleurs
Pour rendre à Ivonah cet amour infini
6. Les soudards repartis lorsque cessent les bombes
Au Printemps qui revient ne restent que les veuves
Parfois en un instant l'humanité s'effondre
Et la femme éternelle porte à jamais le deuil
Final :
L'indifférence des hommes et leur folie guerrière
C'est la tristesse des Dieux et le drame de nos mères
Yves Picart DR
Paroles YP Picart -musique "ma femme" de Pierre Perret
Atelier Claude Lemesle, Thème (Victor Hugo)depuis plus
de six mille ans la guerre plait aux peuples querelleurs et
Dieu perd son temps à faire les étoiles et les fleurs
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« Ah qu'en termes galants ces choses-là sont mises !»
Molière- Le Misanthrope
« Chacun met son être dans le paraître»
J.-J. Rousseau - pensées et
maximes (1712 - 1778)
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Un PAU galant
de Sandy Dard
Chat tôt se lève
petite reine de rois
à l'aube rêvait
Sandy Dard DR
Et...Thé
de Sandy Dard
Un cerf-volant joue
livres en parasol deux dos
jeu bulle(s) bronzer
Sandy Dard DR
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« Le coeur a ses raisons que la raison ne connait point.»
Pascal -pensées- Dictionnaire de citations
de langue française
« Il pleure dans mon coeur. Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ?»
P. Verlaine - Romances sans paroles
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La Chanteuse noire
d' Hervé Gosse
Je n’aime pas qu’on me prenne en photo. Je ne sais jamais comment prendre la pose. Dans mon portrait, je ne me reconnais pas, ce n’est pas moi. J’ai toujours tendance à appuyer mon visage sur ma main droite tandis que la gauche touche mon épaule. J’ai l’air triste, alors que j’ai envie de sourire. Mes yeux traduisent un vague à l’âme, une mélancolie qui ne s’efface pas.
Moi, je me reconnais dans ma voix et les musiques qui l’accompagnent. La photo ne rend jamais le son de ma voix. Elle m’empêche de crier ce que je crois et aussi ce que je rejette et qui me pousse à la révolte. Mon portrait a l’air de dire le contraire de tout ce que je dis dans mes chansons. Avec mes mains, je semble me protéger, avoir peur de tous ceux qui m’entourent alors qu’avec ma voix, ma peur disparait. Mes cheveux blancs, ma peau noire donnent de moi un signalement. Pourquoi ai-je les cheveux si courts ?
Je souris. Mais à qui ? Et pourquoi ? J’ai l’air figée et ne semble m’adresser à personne. Rien ne passe du sens que je donne à chacune des paroles de mes chansons. Je ne vis que par elles, et non par l’image de moi qui sera reproduite des milliers de fois. Comment éviter la pose ? Comment se passer de la photographie ?
Un portrait de moi, je ne l’aimerais que si j’étais en mouvement, sur scène, et plutôt de profil. A quoi sert de montrer mon visage immobile, encadré de mes deux bras, couverts de bracelets ? Je ne veux pas que les gens se souviennent de moi grâce à ce portrait. Qu’ils n’oublient surtout pas mes chansons et les musiques que j’ai composées.
Je semble sortir du noir, or, j’aime la lumière. Elle est dans ma voix, dans mon cœur, dans les paroles que j’aime chanter pour ensoleiller la scène, cette lumière que je veux transmettre à tous ceux qui m’écoutent. Dans ce portrait, je suis enfermée dans un cercle noir, un cercle qui fait penser à l’Enfer, l’Enfer d’une vie malheureuse où seul le chant m’apporte du réconfort, une joie essentielle.
C’est la seule lueur qui clignote dans l’existence où je m’enferme. Pourquoi m’inscrire dans ce cercle noir où je prends une pose empruntée et un air mélancolique ? Est-ce là le cercle qui m’entoure ? Est-il aussi noir que sur la photo ?
Ce cercle semble déjà m’avoir condamnée à rester dans mes ténèbres, dans ma profonde tristesse à peine voilée. La position de mes bras n’y change rien. Ils me figent encore davantage dans ma tristesse. Que sont devenus mes amis ?
Ce cercle noir est une cible et j’y suis figurée en plein centre. Il semble annoncer un jeu de fléchettes. Elles vont se planter dans mon visage, me clouer sur la photo, telle un Saint Sébastien féminin, cible de toutes les attaques, dans le milieu du jazz américain.
Dans ce portrait, trop de noir, trop d’idées noires, trop de désespoir. Est-ce toujours le noir qu’on me réserve ? Si je suis noire de peau, mes chansons n’incitent personne à broyer du noir. Ce n’est pas moi qui broie du noir, c’est le monde qui m’entoure. Je veux leur donner de l’amour, de l’espoir, les éclairer sur le chemin de leur révolte.
Hervé Gosse DR

« Aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue.»
Boileau -Art poétique-
Dictionnaire des citations du monde entier
«Quand j'étais môme, la chaîne météo, ça existait déjà
on appelait ça la fenêtre . »
Jean Yanne -j'me marre-
« On donne facilement des conseils;ça amuse beaucoup
celui qui les donne et ça n'engage à rien celui qui les reçoit.»
Antoine Bertin -
Dictionnaire des citations de langue française


Ne te découvre pas d'un fil
d' Agnès Raveloson
Un dernier rayon de soleil anime le jour
Ne te découvre pas d’un fil
Le souffle du zéphyr murmure alentour
Ne te découvre pas d’un fil
Quand les nuages voyagent, est clair le temps
Ne te découvre pas d’un fil
Prends garde à la douceur des choses, à tes sentiments
Ne te découvre pas d’un fil
Tantôt le bleu sans bornes dans l’espace des cieux
Ne te découvre pas d’un fil
Tantôt le brusque noir d’un nuage anxieux
Ne te découvre pas d’un fil
A la naissance du vent, s’exhale la fraîcheur
Ne te découvre pas d’un fil
Les colombes se taisent, parle-moi tout bas mon cœur
Ne te découvre pas d’un fil
Lorsque tu sens battre sans cesse ton cœur trop lourd
Ne te découvre pas d’un fil
Cueille une rose au jardin, vivre, mourir est court
Ne te découvre pas d’un fil
Par moments le soir, autour de toi frissonne
Ne te découvre pas d’un fil
La voix du rossignol ne dérange personne
Ne te découvre pas d’un fil
Dansons la capucine, ma peine crie le soir
Ne te découvre pas d’un fil
Entrons tous dans la danse, faisons taire ce cœur noir
Ne te découvre pas d’un fil
Age tendre, laisse-toi porter, le temps court
Ne te découvre pas d’un fil
Dors mon enfant, dors, il sait sa route et son parcours
Ne te découvre pas d’un fil
Avec mon rameau d’olivier, mon chemin se prolonge
Je ne me découvre pas d’un fil
Votre amour est le duvet doux auquel je songe
Je ne me découvre pas d’un fil !
Agnès Raveloson DR
(Avril 2018)


«Nous nous tenions la main.Je sentais la piqûre
Du désir s'enfoncer dans mon coeur énervé
Et le désir croissait de se voir observé.
Oh! l'âpre volupté que le danger procure! »
Jean Richepin -Les Caresses- in Dictionnaire des
citations du monde entier--
«Une bibliothèque, c'est comme un cimetière
pour les vieux livres»
Jérôme Duhamel-Le Dico tout fou des écoliers-


Ce vieux bouquin,
Mon meilleur copain
de Jean-Dominique Dupont
Je t’ai rencontré un beau matin de juin
Sans qu’il me souvienne
Si c’était quai des Grands Augustins
Ou sur les rives magiques de l’lle
Au fil de laquelle je flânais complice de la Seine
Qui batille sur ses rives
Nonchalamment au cœur de la ville
Sous l’œil encore embué des chalands
Et le regard amusé des bouquinistes
Qui avaient au vent du large ouvert
Le secret des petits tabernacles verts
Etalant au grand jour
Comme dans une kermesse
Un capharnaüm de vieux bouquins
Serrés dans des boîtes
Qui leur servaient d’écrin
Je t’ai déniché dans une boîte
Tu étais habillé en maroquin
J’ai bien vu que t’avais essuyé
Force grains et lourds chagrins
Que tu étais passé de main en main
A te voir écorné comme un vieux bouquetin
Je voulais faire un bout de chemin
Je t’ai feuilleté dans ma main
Et t’es devenu mon meilleur copain
Comme le chemineau de Richepin
Jean-Dominique Dupont DR
(in -à paraître-)



«Les mots peuvent ressembler aux rayons X, si l'on s'en sert convenablement, ils peuvent transpercer n'importe quoi. »
Aldous Huxley - in Le meilleur des mondes-
«Les volcans d'Auvergne ont arrêté de cracher du feu pour vendre de l'eau minérale»
Jérôme Duhamel- Le Dico tout fou des écoliers-


Il Faudrait
de Michèle Lassiaz
Il faudrait savoir parfois
Juste se taire
Il faudrait savoir parfois
Juste à temps parler
Il faudrait pouvoir
Sans cesse
Ouvrir les bras.
Il faudrait parfois savoir
Ecouter les chuchotements
De son coeur.
Il faudrait, Il faudrait
Etre moins con
Et Aimer.
Michèle LASSIAZ DR
(in Recto Verso)


La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Logo Plein Sens été
Alain Briantais
Illustrations Pixabay
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Droits réservés ainsi
que pour les auteurs
de poèmes mentionnés
Smiley sourire et
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Christian Lafont
Chral


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