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Scènes Ouvertes de Janvier 2015 à Mail 2019
L'Oubli
pour thème de la
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

Mercredi 15 Mai 2019
à 19 h00*
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au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur
Paris 18ème M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt |
Géo-Localisation du BAB-ILO ici-
*suivie de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à Didier Laloux et Hervé Gosse à 20h 00
Compte-rendu/Mnémosyne en préparation
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
sur le thème:
Si ma valise m'était contée

Mercredi 17 Avril 2019
de 19h00 à 20h00*
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

Fabienne Schmitt vous fait découvrir ci-après le contenu de sa valise d'observations et de réflexions dans ce Compte-rendu /Mnémosyne:
♫…Quand-un-ba-ga-ge-rit…Dans-la-ba-ga-ge-rie…Tous-les-ba-ga-ges rient…Dans-la-ba-ga-ge-rie… ♫♪ Vous avez deviné …Ce soir dans notre Bab’ilo adoré, la consigne était d’arriver chargé d’histoires de valise ! Et nos abeilles voyageuses n’ont pas raté le coche, euh … le train, l’avion …Bref, elles sont là !.

Et ça commence très fort avec notre reine Michèle Lassiaz : « Mais où est donc ma valise » ? …C’est le récit d’une valise noire infernale, qui a perdu sa maîtresse qui l’aime tant… dans un aéroport… Catastrophe, à l’arrivée, sa maîtresse a récupéré une autre valise noire qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau ! Etrange découverte en ouvrant la valise que d’y trouver des cravates, des chemises chics, et des sous-vêtements bien masculins… Après maintes péripéties, cette valise de cadre ayant fait perdre un rendez-vous d’affaires important à son propriétaire, Michèle a pu récupérer la sienne avec cordialité, non sans lui dire d’éviter d’aller se balader seule n’importe où… Ouf ! Et c’est une histoire vraie qui a bien fait sourire les abeilles.
C’est qu’il s’en passe des choses en voyage ! Michèle m’a invitée à prendre la suite, donc , j’obéis, « et que ça soute ! », C’’est le titre de mon histoire ; je monte vite sur la petite scène raconter ce voyage mouvementé en soute à bagages, de Valoche et sa copine Valdingue béate devant le commandant de bord, de leurs conversations animées avec Ursule de la Valise, bourgeoise Vuitonnée, de la Valkyrie qui braille, et du Valepayer plutôt louche. La salle s’est bien amusée.
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Hervé Gosse, quant à lui, voulait vendre sa valise pour en acquérir une plus grande. Il publie donc une annonce alléchante sur internet. Il pense avoir trouvé un client, mais se heurte à des problèmes fort compliqués, car la nouvelle valise neuve risque d’être beaucoup trop grande à remplir… « Une valise, c’est comme un mariage, quand on met tout dedans, c’est trop lourd à porter » ! On rit bien sûr…
Revenons à des choses plus sérieuses. Serge Carbonnel est parti avec sa valise pour se retrouver dans « la grotte », une grotte avec plein de dessins sur les murs … Une aventure magique en poésie. Puis, son récit de « valise diplomatique » gérée par un chef menteur nous interpelle. Certaines valises diplomatiques restent introuvables, et ne seront donc pas dans les pages du livre qui ne sera jamais écrit. Applaudissements.
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Il est question d’une valise noire dans son 7ème livre, que nous présente François Lescun, illustré de superbes photos de ses périples. Le titre : « d’un monde à l’autre », dont il nous lit des extraits. Nous voyageons ainsi des « bûchers de Bénarès » vers la lumière dans les yeux d’une mère, dans à Florès . Puis, c’est une escale au sublime Machupitchu, « vu de la porte du soleil », au vaste horizon parfois hanté par des « corbeaux lugubres ». Un très beau voyage !
« Je te rejoindrai, mon amour », nous confie Elisabeth Sanguinetti. C’est une très belle valise d’amour que celle-là ! Emotion.
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Mais que d’anecdotes avec nos valises ! Oguène aussi a vécu des émotions bagageuses en vrai (j’aime bien inventer des mots). Il était une fois une valise qui, venant d‘un train, s’est retrouvée par erreur dans la soute du France, qui l’eut cru ? C’est ainsi qu’après de nombreuses péripéties, sa propriétaire, Oguène N.D.L.R. , a bénéficié d’un voyage aux USA ! On adore ces aventures.
La poésie revient sur la scène. Pedro Vianna a pris le train, un jour…« pour partir à ma recherche » dit-il, avec « dans ma valise, le doute sur moi-même et ma vie ». Un joli voyage qui nous enjoint à porter au plus beau nos bagages de vie. Puis c’est un texte d’Eric Meyleuc qu’il partage avec nous, « rupture et damnation » d’un voyageur solitaire « qui n’oublie pas cependant de « remplir au passage son bagage » pourtant si lourd. Beau …
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On pourrait dire que c’est un poème en prose, ce texte que nous offre Elfriede Dubort : « si ma valise pouvait raconter ». Figurez-vous que quand elle sort sa valise du placard, cette dernière lui raconte sa vie, et lui fait part de son goût du voyage, et de son amitié pour sa propriétaire ! Les valises parlent, sachez-le …
« Une valise pour le paradis » … Voilà ce dont nous rêvons tous ! Jean-Dominique Dupont connait un défunt déçu qui lui a tout raconté ... Il paraît qu’on doit travailler, au Paradis ! On dépose même ses attributs à la consigne, et on prépare les valises pour les prochains morts ; on ne doit pas chômer, le rythme est « enfernal » ! On adore …
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Chacun son truc. Claudine Vanlé préfère les armoires aux valises ; une vieille armoire, des papiers jaunis, elle aime. Elle trouve son plaisir à découvrir les témoignages de vies passées, des souvenirs d’un autre âge, rangés peut-être, dans une valise… Nous aussi on aime…
Fin de ce beau voyage en scène ouverte. Encore une belle première partie, car .la soirée n’est pas finie. En route pour la carte blanche de notre abeille Catie pour un récital spécial Pierre Mac Orlan avec tout le talent qu’on lui connait !
A ++++ et bzzzz
Fabienne SCHMITT. D.R.
*suivie de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à Catie CANTA, à 20 h 00 (
Géo-Localisation du Bab-Ilo ici
Retours imagés et argumentés sur la
scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
thème: "Mythes et symboles"
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Un thème idéal pour laisser vagabonder votre imagination fertile
Mercredi 20 Février 2019
de 19h00 à 20h00*
au Café-Club BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
Compte-rendu/Mnémosyne, ci-après par Fabienne SCHMITT
Et voilà. Nous sommes à nouveau réunies, nous les abeilles, dans la petite salle du sous-sol de notre Bab’Ilo chéri. Chacun ayant trouvé un siège, le petit brouhaha des retrouvailles s’estompe, et la soirée démarre.
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C’est Claudine Vanlé qui ouvre le bal : pas facile le thème de ce soir, il a fallu réviser avant l’interro écrite prévue à l’Atelier d’écriture, nom de Zeus !
Première abeille à se lancer, Christian Lafont, qui s’est régalé au mix des héros grecs et romains. D’Homère aux Cerbères, de dédales en Tantale, et c’est plutôt réussi.
« La théogonie d' Hesiode », ça vous parle ? Serge Carbonnel vous dit tout : Héra, Aphrodite, Gaïa la terre, les Grâces, filles de Zeus, le chant des Muses… « Parlez-moi des Titans, des femmes qui parmi les mortels, s’allièrent aux immortels ». Un beau rappel de ce chant poétique dédié aux hommes et aux dieux de l’antiquité.
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« Je voudrais connaître ton nom », nous dit Elisabeth Sanguinetti : « ton nom, ta tombe, ton sang ». Emotion… Puis c’est une valse des symboles et mythes à laquelle se livre Michèle Senoussi, et l’on rêve de Narcisse, Poséidon, Homère, et de chimères… Claudine revient, « la tête comme un tonneau, un tonneau fou », comme celui des Danaïdes, condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau troué !
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Après ces folles histoires, un petit interlude d’un nouvel ami, Yaouenn Tenin, jeune poète de talent. « Talons » est le titre de son texte, qui claque et reclaque en rythme, comme les talons d’un auvergnat monté à Paris, où « les bus ballottent, et ça tapote, tapote… » Le provincial s’adapte ? Claquer du talon, désillusion… Applaudissements !
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Retour à nos mythes. Non ! Pas mites … On est des abeilles ! Chuuut … Voilà Cyporah, et son arc de Cupidon. « La vie ne vient que par amour »…Que du bonheur !
Et c’est encore du bonheur avec Pedro Vianna, qui nous dit un poème d’Eric Meyleuc, une histoire de « stupéfaction de la Méduse », et de « moutons qui se tricotent leurs propres rêves. » Puis c’est un texte court de son cru, extrait de son long poème « la place du pauvre », qui commence par « rappeler encore et toujours ». Son troisième texte très court nous rappelle que : « au bout de tout symbole, il y a toujours des êtres humains. » Merci Pedro !
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Mais voilà que retentit une voix bien connue. Anefrance apparaît : 1815… Dans la ville de Dignes…Un homme fatigué, chassé à cause de son passeport jaune …C’est Jean Valjean qui sort du bagne. On le chasse de partout. Mais une porte s’ouvrira, un évêque ouvrira … « Qu’ai-je besoin de savoir votre nom ? D’ailleurs avant que vous me le disiez, vous en avez un que je savais. - Vrai ? Vous saviez comment je m’appelle ? – Oui, répondit l’évêque, vous vous appelez mon frère. »» Extrait des Misérables de Victor Hugo. Magnifique …
Qui d’autre peut mieux que Bernard Philippon, amoureux d’Hugo, prendre la suite ? Il nous réjouit de « Souvenirs blonds et bleus » … de « cheveux de miel, de la douce trame qui brille d’un reflet discret… des amours passées »… Et nous, nous rêvons encore…

En ce qui me concerne, j’ai revu à ma façon un mythe bien connu, celui de Sisyphe, rebellé contre les dieux, et condamné à pousser un énorme rocher en haut d’une montagne, vers le royaume des morts. Mon Sisyphe à moi est une femme, et l’héroïne de mon poème vaincra la malédiction.
Ce sont deux textes très originaux, extraits de son « Léopard étoilé » que François Lescun nous offre : « la chasse au bourdon » et « l’école des fourches », allusion à la fameuse école des Roches. Le portrait des enseignants est « féroce »… Ils font même du hip-hop ! Sourires dans la salle.
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C’est alors que le mythique Didier Laloux nous rejoint. « Une croyance peut-elle devenir une phobie » ? Démonstration avec « le nombril de la femme de l’agent de police », de Brassens : « Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris, un honnête homme sans malice, brûlant d'contempler le nombril, d'la femme d'un agent de police... « Reste à savoir si Didier l’a vu, lui, ce nombril ? Le mystère reste finalement entier !
Quant à Jean-Dominique Dupont, il est à fond dans son « Conseil de l’Olympe », et Jupiter n’a qu’à bien se tenir ! Ni dieu, ni maître, et les aléas de l’économie gréco romaine ainsi remis au goût du quotidien de nos évènements nous réjouissent... Les jeux de mots fusent, tout est passé en revue, y compris la menace du « gibet jaune » ! Pour finir en beauté cette soirée mémorable, Hervé Gosse jongle avec un coup de foudre éclair entre Zeus et Héra, le carquois d’Apollon, et j’en passe…
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Merci à toutes les abeilles pour nous avoir emportés, étonnés, passionnés, amusés, émus, aussi … La soirée se poursuit en carte blanche, avec une jeune poétesse de talent, des mots et du piano !
Fabienne SCHMITT. D.R.
*suivie de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à Marie Rousselin, à 20 h 00 (
Géo-Localisation du Bab-Ilo ici
Les Poètes présents lors de la Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts, ont déclamé N'importe quoi !, mais approuvé les comptes et les attendus de l'Assemblée
Générale annuelle de l'association
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
thème: "N'importe quoi !"

Compte-rendu- mnémosyne de la Scène ouverte du Mercredi 16 Janvier 2019*, de 19h00 à 21h00; au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème, par Fabienne Schmitt
Top départ, nous sommes en 2019 ! Toujours pas de petits hommes verts en vue, ni de chiens parlants, ni de taxis volants, quoique…c’est en cours, paraît-il, ainsi que nos clones robots.
Nous voilà par contre confrontés à un étrange virus qui s’est invité ce soir chez les abeilles de la Ruche des Arts, venues nombreuses en notre Bab’ilo adoré : le syndrome du « n’im-por-te-quoi » !
Face à cette situation perturbante, la reine de la Ruche Michèle Lassiaz tente une distribution de chocolats et de félicitations, revenant sur les réussites de 2018, et annonçant de beaux jours pour 2019.
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Bernard Philippon nous fait avaler la pilule compta en invoquant la stabilité de l’Association, le succès de la Revue Plein Sens et de son premier numéro spécial, les « cartes blanches » qui enclenchent du sonnant et trébuchant. Bref, la Ruche est en pleine santé !
Cela dit, le « n’importe quoi » a tout de même contaminé la majorité des abeilles présentes ce soir pour notre première scène ouverte de l’année ! Claudine Vanlé, par exemple, en est ravie, pour elle « c’est une aubaine ce thème », elle qui « ne sait jamais quoi dire, ni sur le quoi, ni le pourquoi. »
Notre reine Michèle est une reine, donc ne dit jamais n’importe quoi, même si elle a contracté le virus : elle voit des chats qui parlent et qui volent dans ses rêves… mais elle se soigne ! Elisabeth, « dans la possibilité de l’univers », recueille les âmes, et ça, ça n’est pas n‘importe quoi…
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Aïe, Oguène bulle et re-bulle… dans ses pensées, et tente de les attraper… ses bulles. Hervé est atteint… de façon culottée, il se bat Hervé, contre le froid, et avec les moissonneuses batteuses. Fabienne (pas moi, une autre) nous revient, et n’osant pas dire n’importe quoi, improvise finalement un » hymne à l’amour » plus que réussi, puisque la salle l’accompagne !
« C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui » ? Sans doute, car Bernard Philippon s’inquiète de notre culture mourante, de nos valeurs oubliées, de notre planète abîmée, et il a bien raison.
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Puis, une surprise, et pas n’importe laquelle ! Franck et Claude Viguier sont passés nous voir, avec des amis, et leur guitare. Dans la région de Montmorency, ils éditent entre autres une revue de poésie, et participent à une émission sur Radio Enghien ; ils sont passionnés par tout et pas n’importe quoi : les idées. Ils nous chantent leurs Mots : « Sans les idées on serait nus, on n’aurait pas de chapeau, et un chapeau sans idées ça ne sert à rien ». « Sans folie, ça n’est pas gai, la vie ». On aime leur rythme et ce petit côté Bobby Lapointe. Un second titre, « cœur brisé » nous révèle une autre facette de leur style : le bruit de « petits marteaux qui résonnent sur l’enclume, le bruit d’un cœur qui se brise, qui s’éteint ». Applaudissements bien entendu !
Pour notre plus grand plaisir notre Valentine Ducray est là, avec un charmant n’importe quoi, écrit par Francis Blanche, et qui fut en son temps interprété par Odette Laure: « J’aime bien mentir, ça ne tourne pas rond dans ma p’tite tête. On adore ! Place à Colette Sauvanet*, sous antibiotiques … Quand elle prend le métro, il y a des garnements, mais surtout, un « joli black qui l’a emportée en Casamance » Mince alors !
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Anefrance a la fièvre… celle du « peuple qui gronde, mais que personne n’entend, quand tout bascule sur notre terre, et que la colère monte » et se colore de jaune, et « ça, c’ est pas n’importe quoi ! Et Evelyne Gautheron chante, elle chante ‘Amstrong, je ne suis pas noir, je suis blanc de peau, noir et blanc sont deux gouttes d’eau’.
Pour Didier Laloux, c’est grave Docteur … Il voit des Mac et des Max partout ! Des Macabées sur le Macadam, file au Mac Do avec Max la Menace, histoire de récupérer un peu de Golden Max…M’enfin là, Didier, vraiment, nous a fait n’importe quoi avec dextérité ! Quant à Christian Lafont, ce n’est pas n’importe qui, et notre savant webmaster a attrapé le virus lui aussi … Il chante du Mozart ! Euh …Une ode à Mozart, le chat de Michèle Lassiaz.
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Ouf ! Une nouvelle amie vient rattraper cette situation désespérante : Elfriede, auteur de pièces de théâtres, (actuellement au théâtre Darius Milhaud) qui nous dit « le micocoulier » de Prévert, « et ce nom d’arbre roucoule dans la voix usée » du vieillard qui le connait si bien.
Nous poursuivons ces moments de grâce avec Pedro Vianna qui nous dit deux poèmes courts de son cru : « Tout est dans tout, et réciproquement », puis un texte sans titre commençant par « je ne pense pas ». Ensuite, Pedro nous offre « Curiosités » d’Eric Meyleuc absent-présent : « on est tous plus ou moins exhibitionnistes, on aime montrer son intelligence, ou sa bêtise, ou son humour, tout ce qui peut attirer l’attention ». Sachons donc « maintenir l’intérêt du curieux, curiosissons nous »- « soyons juste avec notre personnage ». Belle incitation.
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Notre conteuse est là, contaminée elle aussi ! Annie Pouilhes nous narre un « anti conte » de Jacques Faizant : il était une fois une bergère qui sentait mauvais et un prince chauve, myope et bedonnant…et finalement, eh bien ils se marièrent chacun de leur côté ! C’est comme ça qu’il faut raconter les histoires aux enfants pour éviter qu’ils nous en redemandent !
Alors moi, dans tout ça ?… Ben, contaminée aussi… J’ai même chanté… « Mam’zelle Angèle », le tube du « Petit Rapporteur » de Jacques Martin, et la salle a chanté avec moi !
Mon dieu…Alain Briantais est un peu fiévreux aussi … Il sombre dans « l’absurdité » de son n’importe quoi, car il nous raconte Nestor et Suzy, l’un souriceau et l’autre chatte de gouttière, sous l’antenne parabolique, pris d’amour sous les yeux de la lune…Mais l’absurdité ne tue pas ! Alain se remet déjà, lorsque Valérie Ducray revient sur scène avec « le jour de mes 16 ans », de Bernard Dimey, qui lui va toujours si bien : l’histoire d’amour d’un gars blond comme les blés et d’une pucelle.
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Bernard Philippon a mal à la tête … Il est parti au « pays de n’importe quoi », « ça tourne à l’envers, rien à l’endroit » ; dans ce pays-là, » il n’y a pas de devoirs, rien que des droits », voilà ! Bon, ça va s’arranger Bernard…
Quoi de mieux pour finir cette soirée particulièrement riche et animée, que des chansons ? Alors avec leur guitare, Franck et Claude Viguier** clôturent le spectacle avec 2 titres : « amours circulaires » et « il aurait fallu. » C’est ainsi que se termine ce grand n’importe quoi qui inaugure cette nouvelle année de fort belle façon, pleine de talents variés, créativité, imagination et poésie. On en redemande et on se réjouit des prochains rendez-vous prévus, avec cette joie d’être ensemble.
A très vite, les abeilles ! Bzzzzz….
Fabienne Schmitt. DR
Tous droits réservés.
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*le 10.02 à 18h au Fil Rouge, Paris 13- infos sur notre blog **le 16.02 à 21h au Santa Maria, Paris 17- infos sur notre blog
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*précédée de l'Assemblée générale de la Ruche des Arts à 19 h 00 (
Géo-Localisation du Bab-Ilo ici
Lors de la Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts, les poètes ont exprimé individuellement ou en commun, Les transports
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
thème: "Les transports"

Compte-rendu/mnémosyne de cette scène ouverte qui s'est déroulée le Mercredi 19 Décembre 2018, de 19h00 à 20h00, au Café-Club Bab-Ilo, 9 rue du Baigneur à Paris 18ème, par Fabienne Schmitt
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Ainsi s’en va décembre… Ainsi s’annonce bientôt la fin d’une année qui va nous transporter dans une autre, dans d’autres voyages, avec d’autres transports, poétiques ceux-là, annonceurs d’un miel nouveau à déguster sans modération, celui de notre Ruche bien sûr !
Ce soir, dans notre Bab’Ilo tant aimé, devant une salle bien remplie, notre Reine Michèle Lassiaz introduit la soirée en évoquant ses souvenirs de transports, puisque tel est le thème du jour : ses patins à roulettes, son vélo, et ses transports plus ou moins amoureux, entre autres. Mais ce qu’elle a retenu sont plutôt de belles « balades », le vent dans les cheveux, des balades de caresses, de tendresse, celle des gens heureux, sûrement ….
Arrive une nouvelle abeille : Elisabeth Sanguinetti, qui nous dit son texte fraternel, voyage en « amour et humanité », pour que « la révolte se pose sur le cristal de l’amour », car « nous ne sommes que de passage » dans la longue quête de notre parcours.
« Espaces urbains », c’est le décor posé par Oguène, qui ouvre les pages d’un « gigantesque livre d’histoires, histoires de rues, de gloires, d’hommes ; histoires d’une culture du passé, de vies sacrifiées »…Un beau voyage dans la mémoire.
Christian Lafont voyage aussi dans sa mémoire d’adolescent, au cours d’un enterrement de vie de garçon ; il se souvient des copains en vélo, s’amusant devant chez lui : « Non, ne bois pas mon gars, non ... non … ». En fait, on n’a rien trouvé de mieux que l’alcool contre la timidité, C.Q.F.D !
Le mois de décembre me souffle de belles histoires, comme celle de « Louise et le train », que je vous ai concoctée : l’histoire de celle qui rate toujours ses trains de vie, mais qui un jour, après un étrange voyage dans un « wagon de mauvaise humeur »… Mais chuuut…. Ça finit bien !
Alors prenons donc un « train en marche », avec François Lescun qui nous livre 2 extraits : l’un de son ouvrage « Sanguine » : une « déclaration de train de vie », à l’odeur de sel marin, et au son de « la rumeur des rails », quand « les rebelles ont coupé la voie » ; l’autre de son livre « le léopard étoilé » : « à fond la caisse », relatant un évènement vécu en 2013, un train qui a déraillé et dont il est ressorti vivant ! Ouf !
Claudine Van Lé nous envoie deux cartes postales de la vie parisienne : un tableau coloré des sièges du RER, et la queue à l’abribus, emprunts de « l’odeur surette de voyageurs épuisés ».
De retour parmi les abeilles, Sabine Besset nous fait humer l’odeur du métro, « ses murs aux carrelages sales, le trop plein des rames, attention à la marche ! On y est presque … »
Bientôt Noël et le temps des rêves, le temps des contes qui nous transportent, enfants comme adultes. Notre conteuse Annie Pouilhes est là ; elle nous dit un texte écrit par une amie comédienne, Marie Daube : « Babuelle au bain ». C’est l’histoire d’un petit canard rose coquin, qui aime prendre des bains parfumés, et qui dut un jour accepter de partager la baignoire avec un joli bébé !
Une autoroute, « le cheminement des découvertes, des rencontres au rythme de son choix »… C’est « l’ordre du réveil », d'Eric Meyleuc, toujours absent/présent, que nous livre Pedro Vianna. Puis, très émouvant, un autre texte sur un train manqué, un homme debout sur le quai, un homme qui court le long du quai … Il y a beaucoup de gens restés seuls sur des quais, pensant « au chemin qu’ils ont fait à deux ».
Concernant Hervé Gosse, lui aussi est sur son quai, à 7h 02 pile ! Hervé entend des voix, les voix de la R.A.T.P. Il est légèrement stressé …15 stations à faire. Tout est possible : colis suspect, panne, accident de voyageur… etc … Ouf ! Voilà le terminus… Bonne journée Hervé ! Chacun entend ses voix …Jean-Dominique Dupont aime les « voix des gares », qui lui parlent d’ailleurs, « de destinations magiques, quand chaque vie va tourner une page ». C’est un extrait de son recueil « le miel du papillon.
Notre incontournable Didier Laloux entre en scène. Son assureur est ravi …Quand il lui assure que « tout s’est passé à l’issue de son plein gré » et que « le vélo ne connaissait pas la priorité »…Et puis, « est-ce mieux d’être saoul à droite, ou sobre à gauche ? » Bon, il ne pouvait pas savoir qu’il conduisait une voiture volée, et puis crier « gros con » au gendarme, il n’y a pas de quoi verbaliser. Euh … Bien sûr Cher Didier… Et nous de rire, et rire encore !
Un petit pot-pourri pas pourri ? Nous on répond oui quand c’est Evelyne Gautheron qui nous le fait : du Santiano et de la blanche caravelle d’Hugues Aufray au Montréal de Charlebois, en passant par le travail c’est la santé, nous voilà transportés gaiement en chanson !
Apollinaire … Il prend toute sa dimension quand il est dit par Serge Carbonnel : « la maison des morts » est un texte d’un transport sublime d’un monde à l’autre… Que choisir, celui des vivants ou celui des morts ? D’ailleurs, comment les distinguer ? « Car y a-t-il rien qui vous élève, comme d’avoir aimé un mort ou une morte, on est fortifié pour la vie, et l’on n’a plus besoin de personne. »
Changement de cap … « Dans le bus qui va aux Lilas », Sandrine Mus « ne sait pas trop où elle va »… et « c’est à peine si elle entendait sa voix »… Nous voilà partis vers « Lilas Saïgon ». La vie c’est comme le métro, il y a des « correspondances » à prendre, nous dit Oguène, revenue sur scène. A nous de voir le « message codé au mur d’une station ».
Fin de cette scène ouverte, mais la soirée n’est pas finie pour autant, car après une courte respiration, Valérie Bellet va venir nous transporter dans une « carte blanche » toute à son image d’artiste confirmée. … Et à ceux qui ne peuvent pas rester, belle fin d’année et mes bizzzzz !
Fabienne SCHMITT.DR Tous droits réservés.
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*Suivi de la "Carte Blanche à Valérie BELLET" de 20h00 à 21h00 (
Géo-Localisation du Bab-Ilo ici
La scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
"Au clair de la lune"

s'est joyeusement déroulée, ce 21 Novembre 2018, de 19h à 20h* , au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème...
.....et ce n'est pas peu dire, pour qui connaitrait, même juste un peu, le passé
joyeux de ce lieu mythique, devenu le paradis des musiciens de jazz, car de ce passé historique joyeux , il subsiste quelques traces artistiques visibles, qui
nous font déclarer qu'en descendant les escaliers qui nous amènent à la salle de spectacle, nous descendons "au clair de la lune" thème de notre soirée.
Justement nous y sommes, quelque quart d'heure avant 19 heures, et en profitons pour prendre un cliché de cette scène, qui dans peu de temps, accueillera les invités de cette scène ouverte poétique de notre association. Dont acte, ci-dessous, la scène prête à accueilir les invités et participants:
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D'emblée, je constate qu'il est déjà là, pour effectuer les réglages...mais qui est là ? Rémi...Rémi Boibessot, bien sûr, à qui la Ruche des Arts a donné Carte Blanche, et qui se produira sur cette scène dans on peu plus d'une heure et voici les dernières mises au point, la guitare...accordée...çà va! la voix ensuite,
c'est bon ! On peut commencer...
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Et voilà les invités, tout à la fois, spectateurs et participants pour le plus grand nombre, volontaires, mais rien n'est obligatoire. On constate que des amis poètes d'autres associations qui étaient venus dernièrement à la Carte Blanche de Pedro Vianna, aidé de Serge Carbonnel en hommage à Eric Meyleuc, sont présents et ça nous fait évidemment plaisir de les revoir.
Michèle Lassiaz, notre aimée présidente et reine des abeilles de la Ruche , ouvre la scéance et commence par un poème sur le thème, que nous applaudissons ; elle enchaine en invitant l'assistance à suivre l'exemple, en précisant que nous accepterions que celles ou ceux qui n'auraient pas rédigé de poèmes sur le thème, seraient admis à les interpréter tout de même, admettant que certains poèmes ou chants pouvaient avoir été composés ou écrits au "clair de ou de la lune" (sourires complices dans la salle)
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A l'invite de Michèle, Oguène poète assidue de notre association et de ses scènes ouvertes, aidée du piano comme support de lecture, nous livre sa version d'un poème sur le thème de la lune, sans doute extrait de son recueil de poèmes "Errances", très apprécié et applaudi comme il se doit.
C'est à ce moment que j'en profite(Christian) pour me glisser dans l'espace scénique pour débiter "un' tit' connerie" concoctée peu de temps auparavant et contant l'histoire d'un mec se "balladant sur l'avenue des Champs Elysées", aimant" flaner sur les grands boulevards" et "par hasard" y arrivant "autour de minuit", rencontre de drôles d'individus vêtus de jaune qui l'obligent à entonner avec eux: "Au clair de la luneee; au clair de la lunee, au clair de la lun..." avec un air de "ras le bol la chanson" ...Rires, et ça n'avait pas d'autre but.
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Beaucoup plus joli, est le poème qu'Elizabeth(?) interprète son texte extrait sans doute du livre qu'elle présente et l'assistance est charmée et ravie de l'accueillir.
Jean-François Blavin animateur dynamique de la "Cave à Poèmes" nous donne scéniquement une version extraite de son recueil que nous applaudissons avant qu'il ne soit rejoint par Nicole Durand, et tous deux entament sur le thème, des "ricochets poétiques" , exercices de réponses et rebondissements d'un poème à l'autre, dont ils sont les initiateurs et fidèles animateurs. Prestation très applaudie.
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Nous apprécions aussi la présence et le poème de François Lescun, poète présent lors de notre dernière scène ouverte et qui nous revient en nous donnant une interprétation d'un texte peut-être extrait de son recueil de poèmes ? applaudisssements
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Membre du C.A de notre association, fidèle à sa vocation d'enseignant, et poète admirateur de Victor Hugo, Bernard Philippon, dont on peut apprécier les multiples talents sur ce blog , nous invite à nous souvenir de "la biche qui brame et pleure au clair de lune", poème de Maurice Rollinat, ce qui nous fait voyager à travers le temps d'une manière attendrissante, antérieure à sa naissance pour ce qui me concerne, et qui mérite des applaudisssements.
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C'est sans doute la première fois, après la disparition récente et déplorée de Zita, sa compagne dans la vie , sa partenaire au spectacle que Didier Laloux
participe à cette scène ouverte, mais comme Zita se promène maintenant "dans les étoiles" où elle souhaitait se rendre pour son dernier et long voyage,
et que le "Chaud" de la Ruche doit continuer, comme le souhaitait Zita, et que le souhaitent les poètes, les artistes, et les abeilles de la ruche, Didier a concocté des variations autour de la lune, et de la poésie en campagne qu'il nous délivre avec l'approbation générale et les bravos.
Bravos également pour la gouaille parigote, et le talent d'interprète d'Anefrance, qui nous fait à chaque fois , entrevoir de manière différente le thème retenu, et là, précisément au Bab Ilo, elle est parfaitement dans son élément, et établit un "lien sympa" entre le clair de lune et le cadre historique.
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Bon choix pour Evelyne Gautheron, pour cette jolie chanson d'Hughes Auffray
directement en rapport avec le sujet:
" Ce soir, la lune est belle
Et, au creux des chemins
Je sens l'herbe nouvelle
Le printemps n'est pas loin
Sous la dernière neige
Bondissent les ruisseaux
{Refrain:}
Allez, allez
Allez, allez mon troupeau
Allez, allez
Nous arriverons bientôt.."
chanson que nous pouvons reprendre en choeur et fredonner joyeusement avec des Bravos puisque la lune est belle...
Pedro Vianna, mérite également tous nos encouragements pour perpétuer la mémoire d'Eric, désormais absent/présent, ainsi qu'il l'a précédemment démontré dans sa récente Carte blanche et dans le numéro spécial de PleinSens auquel il a activement et moralement contribué. Il nous a cette fois
enchanté avec des "petites histoires autour de la lune"appréciées de tout l'auditoire. Mille Bravis
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Nous la connaissions précédemment comme percussionniste du trio Mouss, Jean-Charles et Soumia, la voici maintenant nous faisant part d'une histoire enchanteresse que nous écoutons attentivement, et c'est justice, car ce joli texte choisi et interprété par Soumia Chihab est extrait du"Prophète" de Khalil Gibran grand écrivain, poète et peintre libanais connu internationalement, cette oeuvre étant devenue classique. Bienvenue et applaudissements pour Soumia, à la Ruche des Arts, en sa qualité de poète.
Jean-Dominique Dupont, nouveau poète édité à la Ruche des Arts, par le Cercle des Poètes du 18ème, a l'embarras du choix en puisant dans tous ses
poèmes, édités dans son recueil"Le miel du papillon" ou à paraître pour être dans le vif du sujet, et c'est ce qu'il fait en étant dans" la lune"en rêve et dans sa poésie présente ; ce pourquoi nous l'applaudissons.
Serge Carbonnel, poète et chanteur de talent assidu des grands rendez-vous poétiques, Cartes blanches, Scènes ouvertes, etc... est par la même occasion,
ambassadeur et poète de liaisons entre la Ruche des Arts et la Cave à poèmes.
Alors qu'il est édité dans le Cercle des Poètes du 18ème, avec son recueil "Mille et un silences pour traverser le temps",membre du C.A. de la Ruche des Arts, il a maintenant la responsabilité de l'édition du PleinSens Spécial consacré à un auteur, et dont le premier numéro consacré à Pedro Vianna et Eric Meyleuc vient de paraître.
Choisissant régulièrement de présenter différemment la poésie ou la chanson,
il est venu intentionnellement avec sa guitare et en s'accompagnant lui-même,
il interprète une très belle chanson de "René Montédo" avec une puisssante et
magnifque voix . Nous l'applaudissons chaleureusement.

Alain Briantais, membre du C.A.de la Ruche des Arts et aux talents multiples,
est entr'autres le responsable graphiste et metteur en page de ce "PleinSens", qui fait connaître "la poésie au coeur de la cité"et dont le numéro 43 vient de paraître. Profitons-en pour vous demander de faire parvenir au mieux vos poèmes pour le numéro 44 en cours d'élaboration (modalités dans "PleinSens" et sur le présent site web de notre association)
Pour la présente prestation scénique, du dessus du piano, il nous indique ce qui résulte ou a pu se passer "au soir de..." pour lequel nous lui délivrons quittance et applaudissements
Avec Annie Pouilhes, "les bonscontes font les bons amis" et qu'ils soient classiques, historiques, régionaux ou spécifiques, on peut toujours compter sur elle pour nous en dénicher un de"derrière les fagots "contés, racontés, mimés, ils sont toujours ausssi passionnants. Cette fois elle nous en conte un drôle où
parait t'il "Les peines sont plus douces avec le curé" peut-être même à la pleine lune? Merci Annie pour ce conte qui n'est pas d'apothicaire, mais poétique, et,
Bravo!
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Et un petit dernier pour la route ! Bernard Philippon, nous ayant fait regrésser dans le temps et retomber en enfance, lors de son premier passage avec un poème qui n'était pas de Victor Hugo, son poète préféré, il nous en délivre un de son dernier crû pour finir la séance; Bravo et merci Bernard...
...mais .. que se passe t'il ? quel est ce remue méninges ?
Sans qu'on s'en aperçoive , le temps a passé... et...
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oui voici l'heure de la Carte Blanche à Rémi Boibessot...enchainons sans plus tarder, en remerciant tous(tes)) les amis(es) venus(es) d'autres associations et qui restent pour la suite du programme...
A tout de suite...
Pour la Ruche des Arts
Christian Lafont DR.
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*Suivi de la "Carte Blanche à Rémi Boibessot" de 20h00 à 21h00 (
Géo-Localisation du Bab-Ilo ici
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
Le Retour
version 2018
le 17 octobre 2018
de 19h à 20h*
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Retour ?
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à la maison, au bercail, de courses, de l'école, de randonnée, de soins du travail, du bureau de vacances, du ciel, de l'espace, à la ruche, de la santé, de baton, d'affection, aux sources à la nature à la culture... |
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de la culture, de la vue, à l'envoyeur, à la vue sur investissement, à l'abri, de l'entrainement, au foyer, au bateau, de manivelle, de l'au-delà, vers le futur, à la vie , à la création, au nid, à la raison,au bonheur... |
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au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur Paris 18ème M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt |
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Mnémosyne de la scène ouverte du 17 octobre 2018 au Bab’Ilo
"Le Retour"par Fabienne Schmitt
Le retour. Partir…Revenir… Retour des choses… Des gens … Des mots …Tel était le thème de cette scène ouverte, un peu particulière, les amis d’Eric Meyleuc disparu récemment, compagnon de scène et d’amitié de Pedro Vianna, s’étant joints à nous. En effet, la carte blanche qui suivait cette première heure de soirée lui était dédiée. Ils sont donc venus lui rendre hommage, et nous leur avons donné la primeur sur la scène de notre cher Bab’Ilo :
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« Mailles à départir », tel est titre de l’ouvrage de Jean-François Blavin, qui nous offre ses « surprises » : observation des êtres surpris, la surprise de la peine, qui l’emporte, cette « neige des liesses », surprise du « mystère, du souffle… » que nous découvrons avec plaisir.
François Lescun nous livre ensuite quelques poèmes courts, empruntés à son « Léopard étoilé », très poétique : « Lové dans l’œil du cyclone, je poursuis un rêve d’azur…Danseuses écervelées, savez-vous où vous allez ? Tout ce que je partage avec mon amour s’enrichit du double ». Beaux partage.
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C’est Robert Desnos qu’a choisi Nicole Durand pour son ami Eric avec le magnifique : « Jamais d’autre que toi » : « Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien…Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit… Jamais d’autre que toi ne posera sa main sur mon front et mes yeux ». Moment de grâce.
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Puis voici Aimé, oui, A.I.M.É. C’est son prénom. Aimé joue avec son prénom, pas facile à porter, qu’il écrit à « l’encre sympathique » : « C’est un label, un message qui demande du courage…C’est sa « base, il veut être en en phase avec son blase, sans emphase, et il y a plus nase, comme blase ! ». Nous aimons les mots d’Aimé. Aimé a écrit un livret qui s’appelle « En vers et pour tous ».

Pour Raymonde Ferrandi, « les vies que nous avons vécues parlent avec nos voix », et la sienne nous emporte en rêveries de douceur.
Place à la musique. Rémi Boibessot et sa guitare dédient à leur ami Eric
sa chanson « Louise », allusion à Louise Michel : « Il y a des mots, des barricades dans mon cœur…J’ai la Commune à cœur ouvert, je marche d’un pas libertaire, Louise Michel, où est ta place… ». Une chanson ouverte sur l’espoir. (Carte blanche de Rémi le 21 novembre).
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Une abeille prend ensuite le relais ; c’est Ane France qui rejoint la scène pour nous enchanter avec « le retour au pays de Prévert ». C’est l’histoire d’un breton qui revient au pays natal, rentre dans une crêperie mais n’a pas envie de crêpes. C’est l’histoire d’un homme malheureux, à qui « l’oncle Grésillard » porteur de malheur, avait prédit qu’il mourrait sur l’échafaud, et qui finira par tuer l’oncle, et … monter sur l’échafaud.

Quand Evelyne Gautheron nous chante « je reviens » d’Hugues Aufray, la salle chantonne avec elle : « Je reviens le cœur en fête… Jusqu'aux portes de Saint-Malo…Je reviens, je reviens, je reviens au pays…
Sous le vent et la tempête». Souvenirs …
Mailena Lica nous offre un texte de son cru « Lèvres » : « Lèvres craintives, d’oubli, qui se taisent, mourantes, de jeunesse, de vieillesse »… Une belle ode.
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En ce qui me concerne, mes amours ne s’appellent pas toujours « reviens », preuve en est dans mon « Episode » en rimes : « Tu as déserté mon navire… Sans mot me dire, ni me maudire… Un morceau de moi sous ton bras… Ce soir je bois à mes amours … Je n’attendrai pas ton retour ! »
Mais parfois, il y a « le juste retour des choses » et ça, Hervé Gosse en connait un bout. Entre l’attente du retour de son armoire, de l’électricité, de son siège de bureau, du chauffage, et … des affaires, il y a de quoi avoir l’estomac retourné ! Sans compter le retour de son patron parti en vacances … Mais bon, le retour du bonheur est pour bientôt.
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Et voici Oguène sur la scène, nous réjouit de son « petit air », l’air de rien, l’air du quotidien, un petit air qui nous revient ». Puis ce sera « sans retour » : « On ne saura jamais si c’est le dernier train….L’espoir brodé n’est qu’un billet simple sans retour ». Méditation poétique.
Pour clore ces beaux moments partagés, Rémi est de retour avec sa guitare. « Sauvage, c’est l’amour à tous les âges….Sauvage, sauve l’âge de l’amour… Sauve qui peut la fleur de l’âge… Sauvage, sauve l’âge de l’amour…Autour du monde, il y a des poètes qui chantent à l’envi… Sauvez l’âge de l’amour » !
Quoi de plus beau pour finir cette première partie de soirée, et introduire la carte blanche dédiée à Eric Meyleuc ? Pour ceux qui n’ont pas pu y assister vous en trouverez un mnémosyne de ressentis dans notre blog.
A très vite Chères Abeilles, nous avons encore plein de surprises et de beaux échanges poétiques prévus en ce mois de Novembre ! Bzzzz…
Fabienne Schmitt.

La Paix
en thème de la Scène Ouverte Poétique gratuite
de la Ruche des Arts au Bab-Ilo

Mnémosyne/compte-rendu de la scène ouverte par Fabienne Schmitt
Eh oui, les vacances sont déjà loin, et c’est la rentrée pour nos abeilles besogneuses ! On ressort cahiers, feutres et crayons, pour reprendre les scènes ouvertes dans notre Bab’Ilo chéri, avec la joie de se retrouver.
Quoi de mieux pour la reprise que le thème de « la paix » … Si riche et si perpétuel… Ainsi la salle s’est remplie à nouveau de rires, d’applaudissements, et de silences émus aussi.
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Jolie introduction de notre Reine Michèle Lassiaz : « soyons peut-être déjà en paix avec nous-mêmes », puis Stéphane Cottin prend la suite en sourire : « si tu mets une femme entre deux hommes, ça va pas être facile » !
Soudain arrivent Didier Laloux et Marco O’Chapeau. Ce dernier fait des efforts pour « être en forme avec lui-même », nous dit-il, mais « avec ardeur…dom-dom-dom… Le hardeur ne veut pas la paix ? … toi…moi…. » Didier se pose des questions semble-t-il ; « la belle blonde va tourner les talons….Ding-Dong…le laissant comme un con…Oh ! ». On n’a pas tout compris, mais on est tous morts de rire, comme on dit.
Place à Hervé Gosse qui nous réjouit avec ses jeux de mots toujours irrésistibles : « ses voisins ne sont pas toujours paisibles, même si l’un d’eux est gardien de la paix » mais finalement, « victoire ! Ils ont pu faire la paix et boire des canons ». Tout est bien qui finit bien : « on se retrouve rue de la Paix pour faire la bombe » ! Rires et applaudissements bien sûr.
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« Inch’allah » ! Cyporah nous emporte « sur les flots bleus qui se jouent de l’écume des jours », avec une colombe et un papillon… Douceur et beauté poétique prennent ainsi le relais.
Raymonde Ferrandi est revenue nous voir, avec quelques jolis mots apaisants, puis c’est le tour d’Oguène, qui voudrait bien « que l’on s’arrête sur un temps T, sans histoire, en paix… » Oh oui !
AneFrance nous dit un texte du grand poète Louis Aragon, extrait des « Voyageurs de l’Impériale ». Comme d’habitude, sa voix résonne au plus profond de nous : « c’est la dernière guerre, il ne faut pas que nos enfants voient ça ». Cette œuvre d’Aragon, parue en 1940, a été l’objet de censures en 1942 par le régime de Vichy, a été corrigé, repris, et finalement le texte original a été publié en 1947.
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J’ai moi-même choisi également Aragon, en lisant un extrait de son fameux long « Chant pour la Paix », un des textes de littérature engagée de l’auteur, publié en août 1954 (après signature des accords de Genève sur l’Indochine) :
« Cessez partout le feu sur l'homme et la nature, sur la serre et le champ les jardins les pâtures, sur la table et le banc sur l'arbre et la toiture, sur la mer des poissons et celle des mâtures ».
Après ces paroles rudes et graves, Alain Briantais vient nous apaiser en nous récitant son texte poétique de « paix, partage, et plénitude ». C’est une jolie tendresse qui envahit la salle.
AneFrance nous offre Prévert et son « hasard des oiseaux », oiseaux qu’il chérit tant : «J'ai appris très tard à aimer les oiseaux, je le regrette un peu mais maintenant tout est arrangé on s'est compris… tous les oiseaux font de leur mieux, ils donnent l'exemple ». Un bonheur pour nous.
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Serge Carbonnel nous fait rêver…et nous emporte encore une fois avec ses écrits : « aujourd’hui c’est la guerre ». Il y a un petit enfant qui s’en va sur la lune, et la prend dans ses bras…Il est beau le petit enfant… Il court pour réveiller les grands, qui ne se souviennent pas de leurs rêves d’enfant ».
Puis il évoque l’attente : « les hommes attendent du miel », et n’entendent pas « le silence qui suit la rafale des fusils »… « Et nous qui ne faisons rien »…
Emotion forte avec Pedro Vianna, tout en hommage à son compagnon de poésie disparu, Eric Meyleuc. Souvenirs, se souvenir… « de tous les oublis, les grands, les petits, de tous les morts…Si tu veux la paix, souviens-toi de la guerre, si tu veux la paix, souviens-toi de la poésie ».

Un fidèle ami de la Ruche est là ce soir : Yves Picart et sa guitare nous réjouissent de jolis accords, et d’un texte écrit au cours de ses voyages, où la guerre est « en cicatrice ». Il nous chante ensuite une chanson écrite après l’attentat de la rue de Rennes, et dédiée à l’auteur de « vous n’aurez pas ma haine, Antoine Leiris » : « dans les yeux de Cabu…pourquoi tuer à dessein, pour un mot, pour un dessin ». La salle retient son souffle, des anges passent…
Mais il y a la colombe, qui ne faillit jamais, avec Claudine Vanlé, et « ce que lui dit la mer, douce et meurtrière aussi ». Puis, tandis qu’Oguène nous ravit de son « sable rempli de feu », Michèle Lassiaz nous enjoint, nous les poètes, à allumer « nos calumets de la paix ».
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Sur ce, Daniel improvise, sur les dires d’un certain Jimmy Carter, et lui aussi, nous donne son espoir de paix.
Revenons à nos sourires, Marc O’ est de retour, ta…ta…ta… Lui, il est « pour la paix dans les ménages, au dodo…et à dada ! ».
CyPorah nous livre ensuite ses rimes maîtrisées, pour une ode au soldat, « bel inconnu », puis laisse la place à Raymonde Ferrandi qui nous offre en interlude une danse, dans son « chatoiement des saisons ».

Serge Carbonnel ne sait plus où il en est : « les bombes font des trous et les temps passent vite…alors que des femmes et des hommes lutteront toujours pour la paix… » Faut-il tout casser, et des « ailes noires » pour que cela change ? Il faut du bleu au ciel pour juger de la liberté ». Oui, nous avons envie de crier avec lui pour sauver « la terre abîmée » !
Michèle Lassiaz nous dit un texte de Paul Eluard, « le visage de la paix » : « l’homme en proie à la paix a toujours un sourire, après tous les combats pour qui le lui demande. »… Gardons en mémoire ces mots magnifiques.
Yves Picart conclura cette belle soirée en musique avec sa guitare compagne, et nous chante un texte d’après feu le poète chanteur Gianmaria Testa : « finalement, la paix, elle est dans les bistrots… Ça rigole, ça picole même chez les adjudants-chefs » ! Mais la paix, c’est aussi l’image de la neige qui tombe sur les genêts ; il faut offrir aux hommes cet amour que la terre nous donne ». Rien à ajouter,
FIN
P.S. Après ce beau retour en scène ouverte, la Ruche des Arts attend comme chaque année toutes les abeilles et leurs ami(e)s le samedi 13 octobre pour fêter les Vendanges de Montmartre ! Infos sur ce blog.
Bzzzz…..
Fabienne Schmitt.
Mnémosyne de la dernière scène ouverte
de la Ruche des Arts du 13 Juin 2018, au Bab'Ilo, dont le thème était:
Ailleurs...

Pour la dernière scène ouverte de la saison au Bab’Ilo, l’été approche à grands pas, et les abeilles de la Ruche des Arts pensent aux vacances tant attendues qui s’annoncent….
Envies de voyages, de découvertes, de partir… ailleurs… Simple besoin de reposer son corps et son esprit, de changer de lieux et d’atmosphère. Envies de nouveauté, curiosité, saturation du quotidien, tant de raisons à évoquer !

Par ailleurs… Ailleurs…Est-ce vraiment mieux qu’ici ? En tout cas, nous, public butineur et butinant, étions bien présents pour participer à cette escapade poétique !
Notre Reine Michèle introduit la soirée : tiraillée entre « son être et son ne pas être », elle se sent « ni tout à fait d’ici, ni tout à fait d’ailleurs. » Ce doit être pour cela qu’elle est toujours là pour ses abeilles quoi qu’il advienne.
Pour ma part, j’ai souvent la tête ailleurs. Preuve en est que je me raconte des histoires, comme ce soir, mon conte souvenir d’un rêve d’enfance à l’odeur de caramel, dans une forêt où tout est un peu à l’envers… à contre conte, on va dire, si vous me suivez…
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Oguène nous emmène, nous emporte vers des chemins inconnus, loin dans son rêve sans bagages, intemporel et plein de douceur.
Puis résonnent les mots colorés hispaniques, mêlées à la guitare et à l’harmonica, de Moussa et Jean-Charles. On s’en va loin, on ne comprend pas tout, mais on comprend quand même tellement la ballade est jolie. « Cuando llego el dia », (quand le jour se lève), c’est un thème du film « le Chacal », interprété par los Incas. Ils nous chantent ensuite le fameux « tête en l’air » d’Higelin, et là on a tous envie de nous lever et de danser.

« Ailleurs…Ailleurs est partout » pour Alain Briantais : dans le regard de l’autre, des gens d’ailleurs, des gens voyageurs… « L’autre est moi-même », nous dit Alain, se référant à Andrée Chédid. « L’autre est un ailleurs, et moi un ailleurs de lui ». Joli voyage.
Quant à Hervé Gosse, il est vraiment ailleurs, et il a même des visions ! Ses pensées l’emportent dans la nuit parisienne, sur les traces de Marlène, Marie-Hélène, et la Belle Hélène, entre la poire et le fromage. C’est grave Docteur ?
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Et voici qu’apparaît notre conteuse en titre, pour notre plus grande joie. Annie Pouilhes a été inspirée par une « histoire merveilleuse des cinq continents », qu’elle a remise à son goût. La salle silencieuse semble hypnotisée par le récit d’une princesse chinoise qui choisira comme époux celui qui lui apportera une rose bleue. Voyage au temps de nos émerveillements de l’enfance.
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Pas de scène ouverte sans notre duo Didier-Zita ! Sur la piste des étoiles ? Pas vraiment… « Les étoiles sont ailleurs », à tel point que Didier voit des éléphants roses, tandis que Zita entonne sans filet une chanson d’amour pour trapézistes. Adaptation de « la Chaloupée », revue et corrigée en acrobaties verbales Didiesques, sur une musique d’Offenbach. On s’envole et on rit !

Puisque tout a une fin, ce sera Marc Demont qui clôturera cette première partie de soirée, accompagné de ses beaux accords de guitare. Il nous chante « donne-toi, donne-moi…un sourire en plus, un poème en plus »…

Ainsi se termine notre promenade dans un ailleurs en poésie et en chansons. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour d’autres scènes ouvertes, et plein de surprises, comme la fête des vendanges où nous espérons la participation de nombreuses abeilles. Notre blog reste ouvert pour recevoir vos poésies, les publier dans notre « Plein Sens virtuel », et découvrir toutes nos activités.

Mais la soirée n’est pas finie ! Place à la carte blanche intitulée « Miscellanées » concoctée par les abeilles-Colette-Didier-Jacob-Hervé, dont vous trouverez le compte-rendu sur ce blog, pour ceux qui n’ont pas pu rester. A bientôt, et bonnes vacances ! Bzzzz…
Fabienne Schmitt.
La Ruche des Arts vous invite à la rejoindre
Ailleurs...
thème de sa nouvelle scène ouverte de juin

*suivie de la Carte Blanche Miscellanées
avec Colette Sauvanet, Jacob Szeftel, Hervé Gosse et Didier Laloux
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt*
(Attention ascenseurs en travaux de réfection)
ou Marcadet-Poissonniers
"Fais ce qu'il te plait "
est le thème
de la nouvelle scène ouverte poétique
de la Ruche des Arts

*suivie de la Carte Blanche à Joël Verron
à 21h
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt*
(Attention ascenseurs en travaux de réfection)
ou Marcadet-Poissonniers
Retour sur la scène ouverte poétique de la Ruche des Arts, Ne te découvre pas d'un fil
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts*:
"Ne te découvre pas d'un fil"

Compte-rendu/ mnémosyne de la scène ouverte du Mercredi 11 Avril 2018 de 19h à 20 h,*au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème
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Même si, en raison de grèves et difficultés de transport, certains(es) ami(es) poètes n'avaient pu se déplacer, nous étions suffisamment nombreux pour déclamer nos poèmes, chanter et échanger chaleureusement.
Avec plaisir de nouveaux amis rencontrés pendant le Printemps des poètes ou informés
par l'une de nos sources d'information -dont la présente- nous ont rejoint et se sont s'exprimés pour la première ou seconde fois dans le cadre de nos scènes ouvertes...
Michéle Lassiaz notre aimée présidente et reine des abeilles de la Ruche, présente la soirée, en évoquant la Carte Blanche, importante ce soir là, à Emmanuel Rey , puis
enchaine sur un poème, résultat d'un exercice récent du dernier Atelier d'écriture, sur le
même thème :"Ne te découvre pas d'un fil", en déroulant librement ce poème et en le faisant suivre par un autre de Victor Hugo; le tout apprécié et applaudi chaleureusement
comme il se doit.
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A l'invitation de Michèle, qui le présente et en profite pour signaler la parution de son premier livre édité par notre Cercle des Poètes du 18ème, Jean-Dominique Dupont nous
régale d'un poème extrait de ce livre "Le miel du papillon" et, par notre accueil, nous lui
signifions après l'avoir écouté que nous avons apprécié sa démarche poétique et l'interprétation de son poème.
Michèle et jean-Dominique nous font part d'une invitation dans l'année, à la présentation et dédicace de ce livre en librairie.

Stéphane Cottin, l'un des fondateurs de notre association, avec Michèle Lassiaz, jacques-Charles- Ansan, et Alain Pizerra, nous a rejoint vêtu, comme à l'habitude d'un magnifique costume,véritable combiné de plusieurs coutumes ou ethnies(voir photo ci-dessus) ,Stéphane véritable défenseur de la poésie érotique, nous informe tant par ses déclarations que par sa poésie qu'il n'y a pas lieu de se découvrir de fil ou de quoi que ce soit d'autre quand on est en costume d'Eve ou d'Adam ce qui a pour résultat de faire rire et applaudir.
Stéphane nous signale qu'il nous invite à son prochain "Café-philo",dans une association amie...
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C'est à l'un de nos nouveaux amis qui nous rejoint pour la première fois, de s'exprimer,
et, sa guitare devant être accordée finement pour en exprimer les subtilités, il le fait juste avant d'entrer dans l'espace scénique du Bab-Ilo et nous pouvons ainsi apprécier un joli poème chanté et la mélodie très subtile dispensée par la guitare; le temps nous manquant pour un autre poème, en raison de la Carte Blanche qui suit , nous l'accueillerons volontiers lors d'une prochaine scène ouverte...
Oguène nous informe qu'elle n'a pas de poème spécifique sur le thème, mais nous laisse
apprécier 2 poèmes extraits de son recueil : "Mon nom", et "Louise"qui de près ou de loin peuvent avoir quand même un rapport avec le thème et que nous applaudissons, avant que la transition ne s'effectue, avec Colette...

Colette Sauvanet dont nous apprécions la présence lors de son retour à Paris, pour cette
scène ouverte, nous déclare qu'elle a justement un poème en rapport et elle nous l'interprète; l'accueil favorable qu'elle reçoit prouve que le contenu de ses écrits est toujours très bien reçu et apprécié. Félicitations également à Colette pour figurer au plus proche de l'événement en arborant un joli pull aux couleurs des abeilles
Petit moment de transition, Pédro Vianna, à qui Michèle demandait s'il pouvait intervenir déclame de sa place dans la salle un petit poème où il est question de corde dont les bouts se rejoignent et de liens indéfectibles un peu à la manière du serpent qui se mord la queue; tout le monde n'ayant pas entendu, il lui est demandé de se répéter, ce qu'il fait de bonne grâce , suivi par son voisin de place, et ami Eric Meyleuc qui interprète l'un de ses poèmes; et nous sourions amicalement et applaudissons comme il se doit.
Signalons au passage que Pédro et Eric se produiront à la rentrée dans une Carte Blanche de la Ruche des Arts au Bab-Ilo; Notons cette date où ils seront les bienvenus, comme ils le sont à chaque fois qu'ils nous rejoignent
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Accueillons volontiers Rémi, nouveau venu dans notre association et dont nous avons précédemment apprécié les chants poétiques et dynamiques, lors du récent Printemps des Poétes où il nous a démontré à plusieurs reprises qu'il ne manquait pas d'ardeur...
Le voici donc guitare en main et en bandoulière et les fils de sa guitare en bonne place pour interpréter une nouvelle chanson toujours aussi joyeuse et entrainante avec un rythme proche du Rock and Roll: ce qui donne à la salle l'occasion de l'accompagner en tapant des mains selon le rythme terminant sur les applaudissements
C'est le tour de Serge Carbonnel, qui écrit la poésie aussi bien qu'il respire qu'elle soit de facture classique ou plus libre, excellent chanteur de surcroit et qui nous a donné l'occasion d'apprécier ses multiple talents lors de nombreuses Cartes Blanches, ainsi que dans les Printemps des poètes, scènes ouvertes et même en atelier d'écriture...
Il nous surprend et nous amuse en déclamant et chantant A Capella sur un air joyeux et rythmé sa chanson poème sur la thème, nous enchantant par cette approche originale
Voici pour terminer avant la Carte Blanche , Didier et Zita toujours aussi complices, avec
une prestation enchaînant sketchs, chansons et dialogue à deux avec accompagnement
et arrangement par Didier au mélodica, manière de terminer joyeusement cette première partie de soirée...
Pour la Ruche des Arts
Christian Lafont DR
*Nota: l'ordre des photos d'illustration ne réflète pas exactement celui de passage

*suivie de la Carte Blanche à Emmanuel Rey
Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:
La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Illustrations en tête
Pixabay-Tous Droits
Réservés aux auteurs
créateurs concepteurs
Photos Bab Ilo +
compte-rendu-Mnémosyne
adaptation et mise en page
web Ruche des Arts
Christian Lafont
Scène ouverte poétique et gratuite de la Ruche des Arts: Les Mains se sont exprimées joyeusement et poétiquement
Scène ouverte poétique et gratuite *
de la Ruche des Arts
Thème: Les Mains

Mercredi 20 Décembre 2017* de 19h à 20h*au Café-Club
BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème
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Compte-rendu/mnémosyne de la scène ouverte sur le thème, et aux dates et heures, ci-dessus mentionnées
par Fabienne Schmitt
« Mains mises » sur le Bab’Ilo par l’Atelier d’écriture pour démarrer la dernière scène ouverte de l’année !
Ce soir la Ruche des Arts enterre sa récolte de 2017. C’est mon petit doigt qui « m’la dit », et ce n’est pas Bernard Philippon qui me contredira, mis à l’honneur, ainsi que Christian Lafont et autres bons élèves par notre Reine Michèle Lassiaz.
Epreuve imposée par Bernard : 2 strophes de cinq vers, une fois cinq pieds par vers, une fois 10 pieds par vers ... Ouf ! Les abeilles ont fait des pattes et des mains pour avoir le premier prix ! Du coup, les voici qui se livrent à une joute verbale pour fêter ça :

Le petit doigt de Christian, entre autres, a confondu études « commerciales » avec études « communales », pendant que celui de Bernard passe son temps à lui curer l’oreille, l’empêchant ainsi d’écouter ses prévisions, sans compter sa jalousie pour l’annulaire, seigneur de l’anneau. Celui de Michèle est très prodigue en « vérités », oui mais… « Toute vérité n’est pas bonne à dire. »
Après la querelle des petits doigts, Claudine Vanlerenberghe nous réconcilie avec « toutes nos mains » par un texte écrit….de sa main !
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Serge Carbonnel reprend ensuite la main avec tendresse : « Ecoute, la main à ton oreille, écoute …le bruit des dauphins qui s’accouplent en silence… la moisson des hommes qui somnolent »…
Jean Dominique Dupont a bien travaillé, lui aussi avec : « le cerf-volant de ta main, » une main qui s’envole et va toucher la nature, le vent, les arbres…
Il sait même lire dans « les lignes de la main » : « cueillir le train de cocagne, ne pas manquer l’aiguillage, croiser les doigts, et passer la main quand la ligne de cœur s’est brisée. »
Pour Daniel Geffroy, c’est une « main levée » ; mais non, pas une opposition juridique ! Celle d’une maman qui appelle son enfant, appelle à écouter ses parents, pour éviter les mauvaises rencontres. Tendresse…
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Vient un bel interlude musical d’Evelyne Gautheron qui nous interprète « que serais-je sans toi » d’Aragon, qu’a chanté Jean Ferrat :
« Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux. »
« Comme une douce main », Cypora Herszhorn-Boulanger nous emporte dans sa « main encrier », où sa » plume se fait larme ». Elle s’est « endormie sur le dernier poème », que sa plume « a volé à l’encrier du temps. » Oui, la douceur se diffuse dans la salle.
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On s’amuse beaucoup, ensuite, avec la séquence rétro de Michel et Louise Emily en duo sur un texte jadis chanté par Félix Mayol (paroles d’Émile Herbel et musique de Désiré Berniaux) : « je le proclame, les mains de femmes, sont des bijoux dont je suis fou… »
C’est alors qu’Oguène nous enjoint de laisser s’ouvrir nos mains, nos « doigts se re souvenir », de marcher « vers d’autres chemins, les mains ouvertes, pour retrouver le chemin de la liberté ». A méditer en beauté…
Hommage est rendu ensuite par Vincent Victoria à son ami poète disparu récemment, Side Simon. Il nous dit «Foule Moon, » texte publié dans le dernier numéro de notre revue Plein Sens. : « Et ces passants, au fond, qui s’agaçaient, de voir toujours ce mioche qui regardait vers eux. Pourtant, il ne regardait pas vers eux, il regardait la lune. » Emotion…
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Savez-vous que l’on se déplace d’ailleurs et de partout pour nous applaudir ? La preuve en est encore ce soir avec un ami venu de sa belle Savoie, Bruno Dubourg. Il nous apporte ces mots de bonheur, en référence à ceux de John Lennon : « quand on m'a demandé d'écrire ce que je voulais être plus tard, j'ai répondu "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, je leur ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie. » Magnifique !
Accompagné de Didier Laloux les mains au piano, place à la musique et au chant avec un lied de Schuman interprété en allemand par Jacob Szeftel. C’est une « chasse à la coccinelle », l’histoire d’un enfant qui veut juste essayer d’attraper une coccinelle. Pas un bruit, on écoute.
Fabienne Schmitt nous conte ses « doigts de Mai », l’histoire d’un piano fou amoureux des mains blanches qu’il a vu grandir, et qui ont caressé ses touches pendant des années ; un jour de Mai, elles disparaitront, le laissant à jamais inconsolable.
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Dans le même registre, une jolie fée surgit ensuite de la bouche d’Alain Briantais, une « fée aux doigts de désordre », et quand sa main touche la sienne …. « C’est si beau »…
Mais voilà que Didier Laloux nous tire de nos rêves, Aïe …Didier a mis les mains dans l’ail, en ventail, et fait des vents…une histoire épouvantail…de Marie-vaut-d’âge. Didier a toujours la main leste dans le jeu des mots, et on adore !
Bernard Philippon revient avec doigté selon l’exercice imposé au départ : « doigt-on le dire ? Pouce bien levé pour dire merci. Pouce ! Allez les doigts, ça suffit…de l’amour, comme il se doigt ! Un doigt de vanille, un doigt d’alcool, dix doigts de vanille », etc. …
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Notre reine Michèle a écrit combien elle les aime, ces « dames mains…mains grossières ouvrières, agiles de violonistes, racornies de vieilles gens, mains de haine qui se ferment… Je vous aime, dames mains… » Ben nous, nous l’aimons notre reine !
Ainsi, toutes les abeilles auront mis la main à la pâte pour la dernière scène ouverte de l’année, et lesdites mains n’ont pas fini d’applaudir à tout va car la soirée n’est pas finie …
Si je vais à la gym, là, maintenant, tout de suite ?
Ah non, impossible ! J’ai rendez-vous en « carte blanche » avec Didier, Zita, Anefrance et Michel Marceau ! A toute…ça va commencer !
Fabienne Schmitt tous D.R.
Florilège de citations et d'incitations sélectionnées antérieurement par Michèle Lassiaz
Mes mains dessinent dans le soir
la forme d'un espoir ...
Gilbert Becaud-Pierre Delanoê
La main est l'instrument des instruments
Aristote
Froides mains ,chaudes amours
Pierre Gringore-adages et proverbes
joindre les mains c'est bien, mais les ouvrir c'est mieux
Louis Ratisbonne
La vraie condition de l'homme,
c'est de penser avec ses mains
Denis de Rougemont
Deux mains qui se cherchent,
c'est assez pour le toit de demain
André Breton
Ces mains qui fermeront mes yeux et ouvriront nos armoires
Sacha Guitry
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La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Compte-rendu /mnémosyne
de Fabienne SCHMITT
Photos Bab-ILO
Christian Lafont
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adaptation et mise en page web
Christian Lafont
14/02 Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts,thème Le Rêve
Scène ouverte poétique *
de la Ruche des Arts
Thème: Le Rêve

Mercredi 14 Février 2018*
de 19h à 20 h*
*suivi de la scène ouverte à Cypora Herszorn -Boulanger
et Serge Carbonnel, de 20h à 21h
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt*
(Attention ascenseurs en travaux de réfection)
ou Marcadet-Poissonniers
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La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Illustrations en tête Pixabay
adaptation et mise en page web
Christian Lafont
17/01 Scène ouverte poétique thème La Fête et Assemblée générale de la Ruche des Arts
Scène ouverte poétique *
de la Ruche des Arts
Thème: La Fête

Mercredi 17 Janvier 2018*
de 19h à 21 h*
avec l'Assemblée Générale de la Ruche des Arts*
Scène ouverte avec déguisement souhaité
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt*
(Attention ascenseurs en travaux de réfection)
ou Marcadet-Poissonniers
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La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
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adaptation et mise en page web
Christian Lafont
Les portes de l'armoire se sont ouvertes lors de la Scène ouverte poétique et gratuite* de la Ruche des Arts,Thème: L'Armoire
Scène ouverte poétique et gratuite*
de la Ruche des Arts
Thème: L'Armoire

le Mercredi 29 Novembre 2017
de 19h00 à 20h00
au Café-club BAB ILO* 9 rue du baigneur, Paris 18ème
Ah…. ! Etre une armoire de nos jours n’est pas chose facile, croyez-moi.
Face à la grande distribution et aux grandes enseignes Brico machin et Casto truc, la vie est dure ! Sans parler des suédois, alors eux, c’est pire encore…Ils découpent les meubles en morceaux et les vendent avec des sachets de vis…Bref, on met les armoires au placard, même si quelques connaisseurs se battent encore pour les garder.
Ce soir la Ruche des Arts a donc voulu rendre hommage à sa façon à ces meubles fidèles qui nous accompagnent parfois sur plusieurs générations.
La salle est comble ; on est heureux de revoir Denise, Nicky, Josiane, Joël, Eve Moreau qui joue dans la « Femme assise » de Copi* au théâtre ce mois-ci, et les autres… Nous accueillons également une charmante nouvelle jeune abeille : Marie.
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Notre Reine Michèle commence sur une idée de Bernard Philippon : un dialogue imaginaire entre une armoire et une armoire….Ikea ! Oui les armoires parlent, c’est certain…La conversation est d’ailleurs fort animée entre « la vieille bique qui sent le moisi » et le jeune freluquet qui affirme : « je trônerai dans le salon à tout jamais, moi ! »… Conflit de génération, on vous l’avait bien dit.
Joël et ses histoires d’armoire, il s’en souvient bien… et en chansons ! Avec l’une, « il faisait noir, l’armoire…l’armoire…Aïe… » Il s’est retrouvé avec un œil au beurre noir. Avec l’autre, c’était « la caverne d‘Ali Baba », un lieu magique, qui nous donnait, quand on était enfant « l’envie de mettre les chaussures de maman, et d’enfiler les vêtements de papa ».
Pour Christian, l’armoire est pleine de mystère…Qu’y a-t-il derrière sa porte…Le paradis, peut-être…Ou bien quelqu’un est-il resté caché dedans ?

Il y en a qui préfèrent les lits aux armoires. Devinez un peu… Stéphane bien sûr ! Il dédie aux femmes, et à Marie notre nouvelle amie, ses « voluptés ». « Qui arrêtera le pouvoir de l’amant...Il faut savoir ouvrir des portes…vers les gorges profondes. »
Le dialogue reprend ensuite entre armoire mûre et armoire jeunette….
Serge nous le rapporte : « Ecoute mon petit…et cesse d’être con…Ma tronche elle est unique ». Le jeunette rétorque « méfie-toi mémé, t’es en vent de panique… » Mais l’aînée n’en reste pas là : « la mémé, elle te nique ! » et cloue le tiroir à l’adolescente.
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Les vieux meubles ont une âme, Cyporah le sait : « témoins de de nos âmes, de notre enfance », comme l’armoire de mamie… « Les meubles ont un langage qui nous dit le passé, le présent, l’avenir. Ils défient le temps. »
La jolie Marie nous révèle son talent plein de douceur avec son « armoire du temps », qui s’étend… jusque dans l’au-delà… Elle rêve de quelqu’un qu’elle « retrouve, à Janus »… Elle nous offre un second texte, « le silence », « réveil des sens, qui « parfume l’air de chagrin, polit l’âme, l’enflamme ». Séquence très poétique.
Fabienne a connu une armoire à glace, « un type pas très commode », qui « sortait sûrement du placard »…S’ensuivra un « meublicide volontaire », qui se terminera dans les bras d’un beau brocanteur. Sourires…
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« Le buffet » de Rimbaud est un texte magnifique, que nous offre Louise Emily.
Le buffet parle, lui aussi, de « chiffons de femmes ou d’enfants, de mèches de cheveux blancs, de portraits de fleurs sèches. » Il « sait bien des histoires »…
Place à la chanson avec notre duo inséparable, Didier et Zita. En fouillant dans leur armoire à chansons ils ont retrouvé un « complet gris », celui de Line Renaud. Donc, pour séduire ce soir, on oublie la vieille veste noire ! La salle ravie reprend en chœur le refrain : « Qu’il était beau le complet gris, que ce jour-là il avait mis. »

« L’armoire aux trésors », un titre qui en dit long. C’est le texte de Jean Dominique, qui nous en dévoile les secrets : « l’odeur du souvenir des choses, un cortège de revenants, un billet d’amour, qui n’a jamais vu le jour. » Tout ça pour nous.
Décidément, les meubles discutent beaucoup entre eux en notre absence.
Evelyne nous le confirme avec « la salle-à-manger », de Francis Jammes.
Il s’en passe des choses dans cette pièce ! Entre le vieux buffet, le coucou en bois, et la vieille armoire qui « qui a entendu les voix de mes grand-tantes, qui a entendu la voix de mon grand-père, qui a entendu la voix de mon père » les conversations vont bon train.
Ensuite, un interlude musical avec Jacob Szeftel qui entonne « l’automne » d’Armand Sylvestre. La musique est de Gabriel Fauré, et c’est beau
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C’est avec Joël et sa guitare que se poursuit la séquence musicale, et ça chauffe, ça swingue, ça bouge dans la salle « La tête en bas, les pieds en haut », la chauve-souris de Joël nous fait son « chauve business » ! Mais ce n’est pas fini, car il nous emporte ensuite dans sa « rumba des poissons » entre » vin blanc et daurades la raie au milieu. »
C’est Alain qui clôture cette scène ouverte. Il nous avoue qu’il aurait bien aimé être une armoire à glace, une armoire « à bijoux …de famille, une armoire à pharmacie, pourquoi pas ? Pour que « ça gaze trop » !
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Quoi qu’il en soit, on peut dire que ça a gazé ce soir au Bab’Ilo ! La salle est en effervescence, et ce d’autant plus que dans quelques minutes, c’est la Carte Blanche de Zaïa et Bernard. Cette première heure a été riche, mais…
Une ruche peut en cacher une autre !
A très vite les abeilles
*Théâtre aux mains nues, 45 rue du Clos, Paris 20ème- 9-10-11 décembre
Quoi l'armoire ! Quelle armoire ?
Ah bon l'armoire ... Ah !cette armoire ?
D'abord l'armoire ! D'accord l'armoire ...
Encore l'armoire !!!

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Christian Lafont
Scène ouverte poétique et gratuite
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Thème: Livre(s)

le Mercredi 18 Octobre 2017
de 19h00 à 20h00
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Compte-rendu/Mnémosyne de cette scène ouverte ayant eu lieu à la date mentionnée ci-dessus, au Café-club BAB ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème, par Hervé Gosse
Stéphane Cottin ouvre les livres et saute les pages où sont décrits les bons sentiments. Il flaire les passages où fleurissent les rengaines, ainsi que des mots lâchés lors de soirées insipides, concentrés de lâchetés, amas de phrases qui se déchaînent, confessions débiles qui s’enchaînent. Il atteint les pages où tout ce fatras a disparu. Il arrive aux chapitres qui redonnent vie aux amours faciles.
Colette Sauvanet est en manque si son doigt n’a pas de livre à palper. En ouvrant un livre, elle se laisse emporter par le courant d’une histoire, pleine de méandres, et, comme en suivant le lit de la rivière, elle s’abreuve, page après page, d’une intrigue qui la passionne et lui donne l’envie d’aller toujours plus loin jusqu’à ce que le livre soit refermé.
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Sylvie Hérout se dit déchirée par un livre qui l’a « scotchée », un livre racontant l’histoire d’une enfance, dans une langue unique, ressuscitant un père et une mère foutraques, Le livre lui donne toujours envie de replonger dans son plus jeune temps, et d’y affronter tout ce qui provoque sa terreur.
Christiane nous confie que la lecture d’un livre sur un lit d’hôpital, sous une ampoule, éclairant même faiblement, allume soudain comme une lumière intérieure, qui nous réveille de notre torpeur et nous guérit.
AneFrance a toujours besoin de piocher dans tous les livres, qu’ils aient un papier neuf ou bien jauni. Elle les lit d’une traite et aussi, avec le temps, elle les lit et les relit, elle relie leurs histoires, comme autant de ferments qui nourrissent sa création. Dans les livres, elle pique des idées, des tournures, des pensées car ce n’est que par les livres, dit-elle, que l’on écrit et que l’on se fait soi-même.
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Serge Carbonnel aime lire sur une plage pour que les pages de ses livres se couvrent de cristaux de sable. Que ce soit des livres légers ou graves, le sable glisse toujours sur les pages. Qu’il est agréable alors de s’attarder sur les aventures d’Oliver Twist, de D’Artagnan, de feuilleter maintes fois les livres de LE CLEZIO. C’est un bonheur que de s’abriter du soleil, la tête sous un livre bien ouvert où l’on peut lire un beau titre comme « A l’ombre des jeunes filles en fleurs ».
Alain Briantais n’attend pas que quatre heures du matin aient sonné pour ouvrir son livre quotidien. Il fait toute la lumière pour éclairer les premières lignes qui lui tombent sous les yeux. Ses doigts commencent à s’agiter pour tourner les pages alors qu’il clignote encore des paupières. Ligne après ligne, le livre lui livre tous ses secrets et capture son attention jusqu’au matin,
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Cypora éprouve à la lecture d’un livre un bonheur comparable à celui de jouer de la guitare, Même seule, réfugiée au fin fond de chez elle, elle trouve la voie qu’elle cherchait, son esprit s’illumine et se concentre sur de multiples projets.
Hervé Gosse met en résonance les mots livre, roman, chapitre, page, marque-page, papier, coupe-papier dans une histoire d’apprentissage à la lecture.
Jean Dominique Dupont aime les livres qui éclairent comme les rayons du soleil. Les textes peuvent être illustrés de dessins coloriés avec des crayons de sept couleurs. Cela ne change rien : les livres sont des messagers qui nous parlent et nous font garder en mémoire les images les plus ineffaçables.
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Didier Laloux nous annonce qu’un poète est mort sur un banc. Il est tout pâle. Est-ce la lune qui l’a poudré de blanc ? Un poète mort sur un banc dans le froid, c’est une première et c’est une scène de cinéma.
Hélas ! Le groupe des poètes se décime. Il s’en va aussi celui qui n’a pas atteint les cimes, même aux alentours de ses vingt ans.
Et puis, pour un poète, d’échouer sur un banc, et de n’être pas VERLAINE, c’est déprimant. C’est décevant de découvrir que poète, l’on n’est que soi…c’est révoltant.
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Zita, reprenant des paroles de Léo FERRE, chante que les poètes sont de drôles de types qui, l’âme en carafe, mettent toujours des couleurs sur le gris des pavés bien qu’ils marchent dans la brume comme de drôles d’oiseaux qui tentent de vivre de leur plume.
Stéphane Cottin évoque des livres avec des lieux où monte la chaleur de vapeurs vineuses, dans des milieux où des donzelles se dévergondent, où des loosers et des bouseux offrent en vain des sucres d’orge.
Michèle Lassiaz met en avant les livres qui nous plongent dans les questions essentielles d’aujourd’hui, qui nous mettent en face des multiples spectacles des misères et des guerres, comme celle qui a plongé la Syrie dans le chaos, provoquant un enfer pour des populations entières.

Cyporah Herszhorn évoque de nombreux souvenirs de livres qui l’ont séduite, tant de pages qui l’ont accrochée et poussée toujours plus loin vers l’écriture.
Jean Dominique Dupont évoque les vieux livres qui attirent les lecteurs curieux, sur les étalages des bouquinistes de la Seine, où s’étale un capharnaüm mais aussi les vieux livres qui font trotter les rats de bibliothèque qui trottent menu entre les rayons, à la recherche d’une édition rare.
Voici une belle nouvelle scène ouverte, telle que je vous la livre; nous nous retrouverons avec enthousiasme une prochaine fois et ce n'est pas qu'une impression
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Michèle Lassiaz
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Christian Lafont
Scène ouverte poétique et gratuite
de la Ruche des Arts
Thème: Les Lumières

Mercredi 27 Septembre 2017
de 20h à 22h
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Scène ouverte, ayant eu lieu au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème, et à l'issue de laquelle Fabienne SCHMITT, nous apporte son éclairage en rédigeant le Compte-rendu/ Mnémosyne suivant:
C’est toujours un moment magique quand la petite scène du Bab’Ilo, que nous adorons tous, s’allume pour une nouvelle scène ouverte de la Ruche.
C’est également toujours un plaisir quand notre lumineuse Reine Michèle Lassiaz, coiffée d’un superbe chapeau très couture, monte sur scène pour nous faire des compliments et nous encourager. Les vendanges approchent, il faudra produire le meilleur des miels !
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Et voici qu’une autre bien jolie dame, chapeautée de tulle elle aussi, rejoint Michèle…Mais…On dirait Colette Sauvanet… Mais …On dirait deux jumelles… ! Eh bien oui, ce sont les « sœurs Crochet » qui nous font l’honneur de leur présence ce soir en exclusivité ! Ces sœurs-là sont « obsédées par les gros billets. » On peut dire qu’elles font la paire, et la salle part dans de grands éclats de rire, car il semble qu’elles ont un peu oublié leur texte…Ou bien…C’est peut–être fait exprès après tout, pour nous donner le sourire !
Ça commence donc très fort, et Didier Laloux notre metteur en scène préféré, tente de remettre de l’ordre dans tout cela. Colette nous dit son « berceau de soie », puis « effeuille la semaine » avec Michèle : le « jeudi c’est jour de jeu…je dis ci…je dis ça… »
Stéphane Cottin, après une ode à « une inconnue », rebaptisée « ma lumière » pour la circonstance, déclame ensuite un texte très ….chaud, dont il est le spécialiste. Chuuut…Gardons notre sens de l’humour !
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Anefrance nous dit avec douceur du Prévert, extrait de « Paroles » : « au hasard des oiseaux ». « J’ai appris très tard à aimer les oiseaux »…
Valentine cherche un figurant pour accompagner les paroles du « Mimi » de Bernard Dimey .Serge Carbonnel est parfait pour le rôle ! « Mimi... toi qui n'aimes pas l'accordéon musette, qui serais plutôt Beatles, pop musique et tout ça…Un soir, je t'emmènerai dans une petite guinguette. » Merci Valentine !
Poésie qui scintille ensuite, avec Jean-Dominique Dupont. « Que serais-je sans toi », et « brin de lumière ». On aime bien sûr.
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Mais voici que Didier et Zita mettent en musique les projecteurs sur Paris avec « Paris s’éveille », chanson culte que la salle reprend en chœur, ravie.
Retour à la douceur pour un bel « espoir de lumière » que nous offre Oguène, un texte de son cru.
Louise Emily, férue d’Apollinaire, notamment des textes extraits de sa pièce « Les Mamelles de Tirésias » nous illumine par ses mots qui nous parlent des étoiles. Oui, « il est temps de rallumer les étoiles » !
Serge Carbonnel est « au grand soleil », car il veut pour nous « un rayon qui doit éclairer les heures sombres ». Pour Claudine Vanlé, il n’y aura « pas de feu d’artifice cette année », mais peut-être « partage et réconciliation ». Alain Pizzera, « entre ombre et lumière » nous livre son désir « de vivre au grand « soleil. »
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Evelyne Gautheron brille en chanson, avec Jacques Brel, et « la lumière jaillira, claire et blanche un matin »…Puis Alain Briantais, lui, cherche « où trouver la lumière, celle qui réchauffe, celle qui guérit », tandis que May nous emporte vers un siècle de lumière, vers sa « contrée inondée de lumière ».
Un nouveau venu à la Ruche, Claude, apporte une lumière neuve, et nous promet de revenir ; retour, justement, de Serge, avec un joli texte qui nous éclaire en « prisme. »
Belle surprise avec une improvisation très réussie de Louise Emily et Daniel. Ils nous font rêver avec des personnages de conte : un petit poucet, des étoiles, et un ver luisant.
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Place à Oguène à nouveau, qui nous peint la beauté des contrastes de la lumière du sud de l’Andalousie. « D’autres temps, d’autres espaces, que renaisse la lumière. »
Anefrance est dans « l’ombre » de Francis Carcot, et nous émeut tant par la force du texte que celle de sa voix. « Ton ombre est toujours dans la rue, près du bar où je t'ai si souvent attendue… »
Jean Dominique Dupont nous offre encore 3 de ses textes où la lumière est en brin ou en « grain », « mystère ou miracle », ou encore « flamme ».
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Cette lumineuse soirée se termine en musique avec nos deux inséparables Didier et Zita. Après « Paris s’éveille », ils nous interprètent « le soleil a rendez-vous avec la lune » de Charles Trenet. Ouiiii ! Les vendanges de la Ruche, c’est bientôt ! On compte sur vous pour cette fête qui sera inoubliable ! A très vite, chères abeilles ….
Fabienne Schmitt
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Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts- Thème: Souvenirs

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le Mercredi 14 Juin 2017
de 19h00 à 21h00 au BAB ILO* 9 rue du baigneur, Paris 18ème
* scène ouverte suivie de la Carte Blanche à Alain Pizerra et Serge Carbonnel
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En voici le compte-rendu/mnémosyne par Fabienne Schmitt
Souvenirs: de voyage, de vacances, de famille, d'école, amoureux, d'enfance, d'une friandise, d'un parfum, d'un pays,d'une amitié, Nostalgie d'une époque...
♫♪ J’ai la mémoire qui flancheuuu…J’me souviens plus très bien…♫♪…
Mais si, les abeilles aussi ont des souvenirs, de leurs voyages, de leurs butinages, de jours gais ou pluvieux, ou de fleurs merveilleuses…
Ce soir là nos souvenirs reprennent vie en poésie sur la scène de notre Bab’Ilo bienaimé !
Ainsi, même s’ils s’estompent parfois, c’est en haïkus que notre reine Michèle Lassiaz ouvre le bal des siens : « enfance souriante, souvenirs maman, joufflus, tendres, éperdus, » mais aussi « officier, mitraillette, danger »…
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Joseph, lui, a le souvenir sportif ! C’est en effet en short et aux couleurs d’une équipe
italienne qu’il nous chante a capella « je ne t’aime plus », de PaoloTosti. « Non t’amo piu »…Magnifique…
Cyporah nous emporte avec les trains de son enfance, et revit « les bruits, les odeurs, du merveilleux ailleurs. »
« Pas de quoi en faire une montagne », mais Pierre-Marie Humeau revoit son enfance à la campagne, et sœur Adelaïde, avec sa bouche de travers, dans sa touchante différence.
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La bataille est rude certains soirs, quand la » machine à souvenirs » s’emballe dans la mémoire de Fabienne Schmitt, et que ses souvenirs « s’affrontent, se cognent, et se disloquent tels des insectes aux ampoules des lampes. »
Emotion quand Alain Briantais nous livre « Alzheimer, » hommage à sa maman en partance… . « Où es-tu ? Je cherche ton ciel »…
Place à deux textes de Daniel Geoffroy, souvenirs d’une enfance bretonne, de sa belle région natale, et de « ses ports d’attache. »
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Tenons-nous à carreaux ! ….Hervé Gosse a la tête au carré, carrément…depuis son enfance au lycée Poincaré… Sourires…
Place au couple des inséparables Didier Laloux et Zita, à l’ombre des souvenirs « pour ne pas oublier la belle histoire, celle où l’on s’aime toujours »…Une ode à Frédé, texte de Michel Vaucaire interprétée par Cora Vaucaire : « Frédé, où donc est ta guitare ? Et la chanson que j'aimais tant-Lorsque j'avais des idées noires,
Et ça m'arrivait bien souvent… »
« Tissus de soie, cocon… » Une jolie douceur dans le texte d’Oguène… »La soie noue les souvenirs endormis. »
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Ane France a choisis un beau texte de Jean-Pierre Rosnay : « Les cœurs sont comme des tirelires, pour en voir le fond, il faut les briser.»
Souvenirs des parents et du seau à charbon, d’un peu de lait et de sucre pour repas… Les mots tendres au parfum d’antan de Louise Emily nous emportent…
Belle nostalgie dans le texte fredonné par Laurent Schallender, extrait de « Paris, le cœur dans les yeux ». « Là-bas, nos vingt ans, les camélias de la jeunesse, sur un lit de marguerites. »
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Viennent des « souvenirs d’oubliettes » que nous dévoile Jean-Dominique Dupont, de tortillards…sans chef de gare… « Le cœur en barre est malabar.»
Se souvient-on de tout ? Bernard Philippon, lui, ne se souvient de rien. Enfance, mariages, hivers, étés ? Rien…La seule chose dont il se souvient, c’est « qu’hélas il oubliera demain… »
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Voici que se termine cette première partie de soirée…Inoubliable bien sûr ! Comment pourrait-on ne pas se souvenirs de nos soirées poétiques en scène ouverte, où nous partageons tant d’émotion, de rires, de silences, et d’amitié…L’été chaud arrive, bientôt les vacances. Nos abeilles se retrouveront à la rentrée prochaine après un repos bien mérité, pour de belles aventures, comme la fête des Vendanges. Mais n’oublions pas nos plumes pour le Plein Sens d’été !
La nuit tombe, place à nos deux abeilles poètes complices pour leur carte blanche : Alain Pizzera et Serge Carbonnel…Chuuut…A très vite !
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Michèle Lassiaz
Compte-rendu/mnémosyne
Fabienne Schmitt
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adaptation et mise en page web
et Photos Bab Ilo
Christian Lafont
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts- Thème: PARIS

Scène ouverte qui s'est déroulée le Mercredi 17 Mai 2017, de 19h00 à 21h00, au Café-Club BAB-ILO,9 rue du baigneur Paris 18ème
Compte-rendu/Mnémosyne par Fabienne SCHMITT
Paris à tous les étages et dans toutes ses déclinaisons
Ce fut un Bab’Ilo très parigot ce soir là pour notre scène ouverte, car Paris
était la vedette, et nos abeilles n’ont pas manqué ce rendez-vous « capitale » !
Paris boulot, Paris métro, Paris canaille, Paris bataille…Paris à l’infini…Paris gagné pour cette soirée animée, pleine de poésies, de rires, et de chansons…
En introduction, puisque nos sommes en période d’élections, notre reine Michèle et Bernard Philippon décrètent d’un commun accord que nous sommes tous ministres de la poésie. C’est ainsi que Michèle démarre la soirée avec son Paris en « couleurs », « des trainards rue des Lombards », aux « sans lendemain du métropolitain »; nous avons même droit à une esquisse de french cancan ma foi fort réussie !

Louise Emily nous interprète ensuite en douceur cette belle chanson de Mouloudji : « le mal de Paris », qui le tenaille dès qu’il s’en va, loin « de ses rues, d'ses boulevards, de son air triste et gris. »
Bernard Philippon a retrouvé un poème qu’il a écrit le jour de ses 10 ans …Bernard était déjà poète, et parlait même aux pigeons ! Il nous dit son « Palais Royal », royal palais, où « deux êtres sont assis, deux âmes s’arrêtent, deux cœurs se promènent ».
Cypora nous livre ses « ricochets de ma mémoire », nostalgie d’un Paris qui « n’a plus le même ton », regrets de son Paris d’antan, qu’elle aimait tant arpenter.
Oguène nous ravit d’un court extrait de son recueil « Errances » et nous emmène faire un tour dans Montmartre, son « village de poche ».
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Yves Montand est à l’honneur avec Evelyne Gautheron : « la butte rouge », c’est son nom…Une autre butte que celle de Montmarte, un texte anti guerre d’un dénommé Montehus, chanteur très engagé des années 1900 : « Aujourd'hui y'a des vignes, il y pousse du raisin. Mais moi j'y vois des croix portant l'nom des copains » ...
C’est un plaisir de revoir Valérie Belley, qui nous offre trois textes courts de son « Traverses», édité par notre Ruche ; elle a choisi notamment « ultime atome », qui parle de celui qui dort dans la rue. Ce sera aussi « la Villette », à coups de mots saignants.
« Dans les faubourgs », c’est un texte de Jean Rodor qui date de 1920, que nous fait découvrir Daniel : une promenade d’époque dans ces quartiers où « tant qu'les heureux ne penseront qu'à eux, on verra des pauvr's vieux souffrir toujours. »
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Bienvenue à Laurent Shallender, nouvelle abeille, qui nous chante son Paris « le cœur dans les yeux », une femme endormie, et nous rêvons…
Mais voilà que Colette Sauvanet se fait coquine ! Sa voix suave nous surprend avec son « Paris sexy », une fièvreuse promenade dans les nuits parisiennes.
« Tour à tour »…Ainsi se pointe à nouveau Bernard Philippon, entre la Tour Eiffel et l’Obélisque, et ses mots sont pointus !
Place aux nouveaux butinages avec Joël le Borgne qui a rejoint la Ruche, avec son abeille épouse Marie Annick. Joël nous offre une chanson anonyme du 16ème siècle, au français d’antan : « j’ai perdu ma Mie au gué, j’ai perdu ma Mie …Reprenons notre pays », dit-il au roi Henri. Puis un joli texte de Clément Marot extrait de « l’adolescence Clémentine. »
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Marie-Annick nous emporte dans le voyage de sa vie, à travers un périple où enfin son rêve s’accomplit, « Ah, vivre à Paris, y danser » ! Elle y est arrivée…
« Bidon…Bidon…Bidonville »…Les mots de cette chanson culte de Nougaro nous sont offerts par Pascal. Une autre facette de la capitale, « donne moi ta main camarade »…
Paris serait-elle synonyme d’argent, de pouvoir, comme Londres, « ode à « Mad off » ? Question posées par Oguène dans un texte de son cru. Alors, la Bourse ou la vie ?
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La réponse de Michèle, c’est « l’Internationale des cœurs » ; elle nous invite à la suivre dans sa « ronde pleine d’espoir.»
Bernard renchérit avec l’augmentation des millionnaires, et revient à la politique avec le texte de son ami Jean-Marc Denis : « soir d’élection », rêvant d’un Paris toujours libre, espérant « le retrouver, nous retrouver.»
Voilà un florilège de jeux de mots dont Christian nous régale ensuite, de sa « sous balade des pendus » au « Paris polin » et au « Paris tournelle », en passant par le « Paris paton » et le « Paris golo » !
C’est une lettre ouverte qu’a écrite Fabienne Schmitt à son Paris qu’elle aime tant, « n’en déplaise à ses détracteurs » ; elle aime y marcher des heures, « à la recherche de son âme, dans le cœur de son macadam »
Marie-Annick revient nous confirmer son amour pour la capitale, et son bonheur d’y vivre enfin, « même si Paris est difficile » parfois.
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Dans son « jardin des Batignolles, » Alain nous emmène flâner à la rencontre d’un banc, un banc très romantique qui se raconte… « Il sera lui-même, et c’est déjà beaucoup »…
« L’argent a-t’il mangé Paris ? » Pour Jean-Marc Denis, Paris sera toujours « sa belle endormie », même si les loups rôdent toujours dans les parages. Son texte est lu par Bernard Philippon. Ce dernier nous dit ensuite sa « balade sur Paris », quand « vivre à Paris de joie l’inonde. »
Une question grave nous est posée ensuite… « Un poète peut-il mourir » ?...Pourtant la poésie l’appelle ! C’est un bel extrait du recueil « Mal d’amour.»
Puis, tantôt en français, tantôt en anglais, Oguène nous invite pour « une dernière danse », chorégraphie bilingue de son cru pour un voyage dans le métro, comme « une chute, vers la mort ».
Retour sur Nougaro, en lecture cette fois, par Fabienne Schmitt, avec le fameux « Mai, Mai, Paris Mai », texte ciselé dont le refrain est repris par la salle.
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Il nous reste encore un peu de temps : pour que Cypora nous fasse rêver, « quand le bitume s’enflamme » avec son Paris « sous la lune d’argent »…Pour que Michèle en souvenir de répétitions passées de notre chorale d’abeille , nous fasse beaucoup rire avec un pastiche du « Pont Mirabeau. C’est le « Paris métro » de François Caradec, extrait des « nuages de Paris », en l’occurrence le métro Mirabeau : « vienne la rame où je meurs, les pompiers rament, je demeure »…Et pour que Pascal entonne un dernier Nougaro, le fameux « Sing-Sing song. »
C’est la fin de cette soirée magique …Bernard Philippon, éternel « Hugophile », nous emporte dans « le ventre Paris », vers l’ancien Musée Grévin, et partage avec nous un texte amoureux, ode à la belle muse…Il clôture cette scène ouverte en Paris tournelles » de son dernier atelier d’écriture : « Paris m’ailleurs-Paris chissime-Paris bambelle »…
Puis, en laborieuses abeilles parisiennes que nous sommes, nous nous quittons après quelques butinages et regagnons nos ruches, en nous disant que nous avons finalement bien de la chance de côtoyer la plus belle ville du monde !
A très vite ! Bzzzzzzzzz….
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Christian Lafont
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts- Thème: L'ivresse

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Scène ouverte ayant eu lieu le Mercredi 26 Avril 2017, de 19h00 à 21h00, au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur Paris 18ème
En voici le Compte-rendu/mnémosyne par Hervé GOSSE
L'ivresse à tous les étages et dans toutes ses déclinaisons
Michèle LASSIAZ ressent une première ivresse en se souvenant de ballades en vélo, dans le Jura, alors que des notes de musique trottaient dans sa tête. Elles y roulaient plus vite que son vélo et son esprit était traversé par un air frais, vivifiant. Les chansons sentaient l’air des montagnes,
Stéphane COTTIN dépeint l’ivresse des couples à PARIS dont les femmes, à talons hauts, sous l’effet de la drogue, flottent au bord de la Seine, s’accrochant à leurs amants, aimantés l’un à l’autre, et partageant leur camelote, dans un flot de paroles, déversé comme une eau forte, délavée, sur le papier qui flotte sur le fleuve.
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ANEFRANCE rappelle que BAUDELAIRE nous a exhortés à nous enivrer, sans trêve, sans nous relâcher, de vin, si l’on préfère mais pourquoi pas aussi de vertu et si l’on en a assez, de poison. Remplissons donc nos flacons et regardons l’horloge car, à toutes les heures, ses aiguilles nous indiquent qu’il est temps de s’enivrer.
Louise EMILY a une soif terrible mais se méfie du verre de trop qui donne la vision d’un horrible chien, qui arpente les ruelles et va se nicher dans les catacombes. L’ivresse invite à s’allonger sous un vieux chêne vert, dans un vieux bistrot, devant un verre, qui n’est pas de trop, pour que cesse la gueule de bois quand on est aux abois.
Cypora HERZHORN évoque l’ivresse de sentir le vent dans ses cheveux, dans un lit enlacée à celui qu’elle peut voir et toucher. L’eau coule sur la peau, par la fente, elle serpente, comme dans le lit de la rivière.
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OGUENE compte un, deux, trois et, à Munich, la bière coule à flots, pour un flot de danseurs et de danseuses qui entament les premiers pas lors d’ un bal masqué, en cachant leur verre pour éviter de danser à l’envers et que leur cœur chavire dès la première gorgée. Ils liront au fond de leur verre le nom de leur partenaire.
Christian LAFONT, dans l’ivresse des cimes, prend de la hauteur et lève son verre à la santé des formes généreuses, celles des gentilles montagnes et des douces collines qui encouragent à grimper, enivré par un air frais qui soûle un peu, un air de chanson à boire avec modération.
( ) chante Claude NOUGARO qui étanche sa soif de chansons grâce au bidon qu’il porte en ville. La ville a de plus en plus un gros bidon, car on y boit pour oublier les bidons-villes où la pauvreté est de plus en plus vile. Les habitants des bidons-villes tendent leurs gamelles et tapent sur des bidons mais ils n’ont pas de grosses gamelles et de gros bidons.
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Serge CARBONNEL se dit libre de boire tout son soûl, jusqu’au tombeau, la mise en bière, quand la mort nous chope, et nous laisse au fond d’un trou. Ne laissons pas une goutte, asséchons la fiole des larmes et vivons jusqu’au bout, « ivrement », librement. Buvons au verre plus ou moins plein de la folie qui nous fait du bien.
Fabienne SCHMITT ré-entame le débat entre l’alcool et l’eau ferrugineuse. Où puise-t- elle l’ivresse quand elle veut se souler de littérature, grisée par le silence des montagnes ? Etre bien ivre, est-ce bien vivre ? Comment franchir le sommet du dilemme ? Faut-il se jeter à l’eau tout de suite ? Nul n’est devin pour trancher la question.
Alain BRIANTAIS confie s’être saoulé à ne plus savoir s’il fallait dire oui ou non tant il tanguait devant la beauté de cette inconnue qui faisait chavirer son cœur noyé par l’ivresse d’un transport qui l’éloignait du rivage des sentiments connus.
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Alain PIZZERA est saoulé par le spectacle de ce monde obscène et repu, tâché par les vomissures du nous. A cause de notre bave d’analphabètes, nous restons victimes de la cruauté du ciel et adeptes des mimiques sociales et des bigoteries multiples, jusqu’à croupir et mourir de l’usage des mots trop bien coiffés.
MIREILLE évoque l’ivresse de vivre et d’aimer, sous les vents du grand large, en amoureuse revigorée qui brave les frimas et même les grands froids, qui retiendraient à terre plus d’une autre, une autre qui n’oserait pas s’embarquer.
Hervé GOSSE conte l’histoire du maréchal ferrant qui buvait ses trois bouteilles de vin par jour et se disputait sans cesse avec sa femme et avec sa mère, montant à chaque fois de toute pièce des scènes vécues pour amuser tout un village.
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Stéphane COTTIN dépeint l’ivresse du voyageur entre les vallons, les gorges profondes et les monts de Vénus ; c’est le promeneur guidé par la muse du jardin, qui favorise de tout son coeur la culture du sexe.
OGUENE évoque l’ivresse qui cesse à la dernière danse quand un cavalier mal embouché, aux pieds éculés, piétine, et se met à l’arrêt dès la première station.
Et toutes et tous en pleine forme se donnent rendez-vous pour la prochaine scène ouverte de la Ruche des Arts, le mois prochain au Bab Ilo...
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Compte-rendu-mnémosyne
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Christian Lafont
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts- Thème: La Nuit

le Mercredi 22 Février 2017
de 19h00 à 20h00
en première partie
de la Carte Blanche de la Ruche des Arts
à Patrick FOUQUE
de 20h00à 21h00
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au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur
Paris 18ème M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt |
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Christian Lafont
Après la Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-
Thème: La jalousie
précédée de l'Assemblée annuelle*

*Compte-rendu/Mnémosyne de la Scène ouverte poétique sur le thème: "La Jalousie"qui a eu lieu le Mercredi 18 Janvier 2017 de 19h00 à 21h00, en suite de l'Assemblée Générale annuelle, au café-club BAB-ILO, 9 rue du Baigneur , Paris 18ème,
par Fabienne Schmitt
Chères abeilles, après avoir passé en revue notre bilan positif de 2016, voilà une nouvelle année que nous inaugurons dans notre cher Bab’Ilo, témoin de nos partages et de nos émotions, où nous aimons tant nous retrouver en scène ouverte.
Les aventures de la Ruche des Arts continuent plus que jamais, avec plein de nouveaux projets et de surprises qui nous attendent, pour apporter du rose en ce monde agité de noirceurs…
De quoi faire des jaloux ! A commencer par notre Reine Michèle…Elle nous avoue envier le talent d’Alain Briantais, la verve de Didier Laloux, les alexandrins de Bernard Philippon, l’élégante poésie d’Alain Pizzera… et j’en passe….Saviez-vous qu’elle est jalouse de tout le conseil d’administration ? Cela dit, nous, nous sommes tous jaloux de notre Reine, de son dynamisme et de sa gentillesse.
En fait nous sommes tous un peu jaloux les uns des autres, allez…Soyons pardonnés…La jalousie, elle-aussi, peut avoir sa part de poésie !

Serge Carbonnel ouvre la soirée avec un joli texte de son cru et Oguène le suit avec un texte court d’une grande force.
Claudine Vanlé nous confirme que nous nous jalousons tous d’une façon ou d’une autre, que jalousie rime avec envie, et navigue entre l’amour et la haine…
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| Joseph Sibio |
Oh ! Les « menottés » apparaissent, plus dissipés que jamais ! Ils viennent nous réchauffer et nous faire rire…Didier Laloux a la chair de poule…Hervé Gosse a trouvé un nouveau spécimen de canard en plastique, le « canardus baignoirus »…De quoi être jaloux de ses talents de latiniste. Ces deux font décidément la paire …pour nous réjouir.

Fabienne Schmitt
Restons dans les « zoizeaux », mais celui-là est d’un autre genre. C’est un beau cygne noir que nous délivre Cyporah Herszorn Boulanger
Stéphane Cottin revient aux humains, à leurs rêves et leurs vices, aux nuits chaudes et aux messes noires. La jalousie n’a guère sa place dans ces nuits là.
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Bernard Philippon nous pose la délicate problématique d’aimer deux femmes à la fois…Et pourquoi pas, après tout, on peut aimer très fort deux personnes, de façon différentes. Oui, mais… Qu’en pensent-elles, elles ?
Alain Pizzera déteste la jalousie, qu’il trouve néfaste et frustrante. Pour lui, un seul remède : la solitude ! Seul avec soi-même, au moins, on est tranquille. Reste à s’aimer et se supporter…
Ane France nous envoûte, comme toujours, de sa voix gouailleuse et de son jeu puissants, avec « la Crâneuse », « la femme à Pïerre »,d’Aristide Bruant. Les filles de joie, aux Batignolles, revendiquent leur place sur le trottoir.
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Louise Emily nous émeut en nous disant « la mauvaise prière », magnifique texte de René Chalupt, qui a été mis en musique par Louis Aubert.
Place à un méli-mélo de jalousie, dans un parcours verbal enchevêtré et comique que nous a composé Fabienne Schmitt, qui a bien amusé l’assistance.
C’est au tour d’Agnès Raveloson, qui nous démontre que tout compte fait, ce sont les plus jaloux qui sont les plus trompés. Eh oui, trop d’amour peut rendre tyrannique…
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Evelyne Gautheron conclut de belle façon cette première soirée de l’année avec la chanson de Brel : « Il nous faut regarder. »
Quant à nous, nous n’y regarderons pas à deux fois pour continuer de partager tout au long de cette année tous les travaux et évènements de la Ruche, et y participer avec bonheur, et Plein Sens bien sûr.
A très vite… !
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La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Conseil d'administration Photos nommées Joseph Sibio Fabienne Schmitt autres Christian Lafont Illustrations en tête Pixabay adaptation et mise en page web Christian Lafont
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-
Thème: LIBRE: Le retour

Compte-rendu / Mnémosyne de la scène ouverte qui s'est déroulée le Mercredi 14 Décembre 2016, de 19 à 21h, au Café-Club Bab-Ilo, 9 rue du Baigneur, à Paris 18ème, par Fabienne Schmitt
Préambule
La Ruche des Arts vous invite,
pour la dernière scène ouverte de l'année,
à poétiser librement, sans thème prédéfini
Ainsi, pour la dernière de l’année, nous nous retrouvâmes entre abeilles Bab’ilonant en scène ouverte au gré de nos butinages, sans thème précis ce soir là, déclamant, chantant, partageant du gai ou du triste, du doux ou du fort, mais toujours du beau, et même …quelques chocolats !
Notre reine Michèle, en électron libre, ne faillit pas à ses combats poétiques, et nous dit sa « Révolte », en hommage aux enfants abandonnés et à tous ceux qui souffrent en ces temps agités. Etre libre, le rêve de tout humain…Libre de tout faire, de crier, de tout quitter ? Cette liberté, si revendiquée, encore faut-il savoir l’utiliser à bon escient.
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Revenons au palpable…Bernard Philippon nous annonce qu’il a perdu les comptes de l’Association, (Chic !) et s’en remet au Père Noël à qui il a rédigé une lettre de « geek face bookien »…Et puis non, finalement, rien ne vaut un crayon et du papier pour écrire, preuve en est la jolie histoire d’un petit soldat, rédigée par son ami Jean-Marc, qu’il nous lit.
Stéphane Cottin nous ramène à la douloureuse réalité, avec son texte poignant en hommage au beau pays que fut l’Irak, et à ses enfants, comme ce gamin de 14 ans, mort seul, là-bas, sous les bombes, « imaginez » …
Louise Emily renchérit avec un texte de Victor Hugo, « souvenir de la nuit du quatre », extrait des « Châtiments », écrit en 1852 lors de son exil à Jersey. Ce texte déchirant relate, lors de l’insurrection républicaine après le coup d’état de Napoléon, la mort, parmi tant d’autres, d’un petit bonhomme « qui n’avait pas huit ans ».
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Serge Carbonnel, heureux d’être libre de ne pas dire un texte de son cru, nous régale avec « Préface » à « Poètes…vos papiers » de Léo Ferré datant de 1956, ode à la poésie et au verbe: « La poésie est une clameur ; elle est destinée à être entendue comme la musique. »
« Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot. »
Place au chant ! Jacob Szeftel, accompagné au piano par son « directeur musical » Didier Laloux, nous chante le texte original de la « Marguerite au rouet » d’après le Faust de Goethe, composé par Schubert jeune. La composition au piano est sensée évoquer les mouvements du rouet.
Nouveaux venus à la Ruche, François Négret et Sylvain Darne au piano nous offrent un medley de leur spectacle « Flèche de la Chair », avec une interprétation personnalisée de textes érotiques puissants comme « la source » de Léo Ferré ou « le condamné à mort » de Jean Genet.
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Et voici de la douceur et des parfums d’enfance, des bonbons colorés, des odeurs de gâteaux…Ce sont les bocaux qui jouent les madeleines et témoignent, pourquoi pas, d’un passé heureux, dans le texte de son amie Odile Mora, dit par Consuelo.
Que sera demain ? Questionnements et réponses choisies d’Alain Pizzera, qui nous interpellent poétiquement de belle façon en cette fin d’année. « Demain sera-t-il beau ? S’aimeront-ils mieux ? A la vie, à la mort, à demain ! »
Soudain, diantre ! Revoilà « les menottés » ! Hervé Gosse et Didier Laloux rejouent les sales gosses. Dans un grand n’importe quoi qu’on adore, entre un canard en plastique barboté par Hervé, et le « à-que » de Didier qui se Johnyfie à vue d’œil. Rires en pagaille...
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Un autre duo nous invite à savourer le bonheur de vivre avec des mots qui nous font du bien
et plein de beaux souhaits ! Agnés Raveloson est au texte, et Evelyne Gautheron…au Nutella, qu’elle fait déguster à chacun en passant parmi nous !
Fabienne Schmitt affabule-t-elle ? En tout cas, chose certaine, c’est bien une fable qu’elle a écrit : la belle histoire d’une plume et d’un têtard. Gardons un peu d’enfance en nous…
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Daniel Geoffroy nous ayant offert son doux texte automnal, c’est au tour d’Yves Alain, qui a choisi de nous dire « la tristesse du diable », extrait des « poèmes barbares » de Leconte de Lisle. Mais, Satan est-il mort ?
C’est bien sur un rythme endiablé que Christian Lafont préfère chanter à sa guise « le danseur de Charleston » de Philippe Clay, et même le danser pour nous !
Le thème « libre » de la soirée a inspiré celui de « l’espace » à Claudine Vanlé, l’espace « si rare, si menacé » qui semble rétrécir dans notre monde actuel.
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Colette Sauvanet profite de sa liberté de verbe pour n’en faire qu’à sa tête, nous dire tout ce qu’elle veut , et surtout, ce qu’elle ne veut plus, dans un texte extrait de livret : « Bulles ».
Alain Briantais, très ému en entendant sur France Inter la dernière rubrique matinale de Nicole Ferroni, bouleversée et en larmes en évoquant Alep, nous touche infiniment : « les démons n’ont plus d’yeux, ni dieu ».
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Abandonnant son Nutella, Evelyne revient au texte, aux mésaventures du loup qui n’aimait pas le biniou et nous chante « le loup, le renard et la belette », (la jument de Michao), un classique du répertoire breton, que la salle reprend en chœur. Elle termine avec « La voilà la blanche hermine. »
Retour de Bernard Philippon qui semble avoir, hélas, retrouvé la compta de l’Association. Nous découvrons un autre texte de son ami Jean-Marc, « pour se souvenir que demain déjà on rêvait d’hier ». Mais Bernard a les boules, normal, c’est Noël…Car pour lui, derrière le faste et les lumières, « certains ripaillent, pendant que d’autres sont sur la paille. »
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Gardons quand même soleil au cœur, et pour finir en beauté notre miel de 2016, Zita nous chante le « Joyeux Noël » de Barbara, accompagné du fidèle Didier au piano. Voilà…C’est fini…
Joyeuses fêtes à toutes les abeilles ! Et à l’année prochaine…
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Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-
Thème: La Rumeur et ses échos, en retour

Chronique d'une scène ouverte cancanière ayant eu lieu le Mercredi 23 Novembre 2016, de 19 à 21h, au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème.
Préambule:
La Ruche des Arts vous invite à
tendre l'oreille et faire part de vos
"on dit " "ouï dire" "on nous l''a dit "
"vous ne savez pas que" et autres rumeurs...
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Comment? vous ne savez pas ? je vais vous dire...Combien de fois avons-nous, avez-vous, entendu prononcer ces mots, annonçant ce qui devrait rester secret et dont vous aurez parait-t'il la primeur, à condition surtout de ne pas divulguer un secret aussi lourd, ce qu'un grand nombre va évidemment s'empresser de faire...
Et c'est ainsi que naît et se propage la rumeur, de manière rapide et insidieuse, y compris maintenant à une allure vertigineuse, grâce à internet et aux moyens de communications modernes.
Difficile dans ces conditions d'échapper à cette règle, et c'est sans doute ainsi que le thème de cette soirée a vu le jour, et c'est pourquoi les poètes, comédiens(ennes), chanteurs (euses) se sont donnés rendez-vous pour faire part de leurs rumeurs personnelles, que nous allons nous faire le devoir et le plaisir de propager à tous vents...
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Qu'il s'agisse de la rumeur orchestrée poétiquement de Claudine Vanlé, ou de la dénonciation de rumeurs par AneFrance, cela n'a pas l'air d'inquiéter outre mesure jacob Szeftel, chanteur lyrique, nouvel habitué de nos scènes ouverte et adhérent de notre association, puisque des rumeurs et des calomnies il en a entendu bien d'autres dans son mode d'expression et il nous le dit avec des fleurs, une en particulier, où certains ont l'habitude de vous envoyer ![]()
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Non! Hervé Gosse et Didier Laloux, ne vous indiquent pas la hauteur de plafond du Bab Ilo, mais les substantielles nouvelles qu'ils désirent divulguer à la communauté poétique; pas plus qu'Yves Alain ne mesure la largeur de la scène, mais vous indique l'importance et la largeur d'esprit du poète Milosz qu'il a à coeur de vous transmettre.
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Ce n'est pas un conte à dormir debout, mais au contraire à vous maintenir bien éveillé, que nous a concocté, et que nous délivre Alain Briantais, toujours apprécié, ainsi que le message d'un poète, dont Louise Emily se fait l'interprète, et les protestations poétiques d'Agnès Raveloson, poète et conteuse, dont on peut consulter les écrits à de nombreuses occasions sur notre site...
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S'agit'il d'une chanson de Boris Vian, de Léo Ferré, ou Jean-Roger Caussimon et pourquoi-pas, de Simon et Garfunkel, Zita a à coeur de vous délivrer des messages chantés et interprétés mélodieusement, accompagnée par Didier Laloux au piano; Tous deux accueillis chaleureusement par leurs supporters communs
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C'est en bonne et amicale "maitresse chanteuse" qu'Evelyne Gautheron nous invite à la suivre en accompagnant, en choeur, sa chanson qui cette fois-ci est de Georges Brassens et a parait- t'il, "mauvaise réputation".
Bernard Philippon, parti depuis quelque temps, pour raison pédagogique et professionnelle dans le sud... de Paris et qui a eu son"pesant de rumeurs" nous revient, tant dans les ateliers d'écriture, que dans cette scène ouverte et
nous délivre ses impressions et ses poèmes de haute tenue. Bienvenue au Club...poésie, rumeurs et compagnie...
Toujours avec joie, et à plusieurs reprises ce soir, nous accueillons Colette Sauvanet qui nous délivre quelques extraits de son livre "Bulles", consultable sur notre site à la rubrique "Editions Cercle des Poètes du 18ème"- à gauche sur le présent site- avec beaucoup d'autres poètes de notre association; et ce n'est pas qu'une rumeur
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Bienvenue aussi à ce nouvel ami poète, se produisant régulièrement au Bab Ilo, et qui, découvrant nos scènes ouvertes, nous éclaire avec talent de ses lumières poétiques, en attendant de régler les spots scéniques, en les orientant mieux, lors de la prochaine scène ouverte. Que la lumière soit ! et elle sera libre puisque tel est le thème de notre prochaine scène ouverte...
Petite parenthèse pour Marco O chapeau, dont la prestation est appréciée, mais qui ne désire pas figurer en photo, souhaits accomplis.
Pour terminer, Michèle Lassiaz, notre aimée présidente, absente depuis quelque temps, pour intervention chirurgicale délicate nécessitant une lente convalescence, était de retour et a pu délivrer ses messages tant de bienvenue, que des actions à suivre pour notre asociation.
Nous lui souhaitons collectivement un prompt rétablissement et une nette amélioration de son état de santé pour la prochaine scène ouverte au Bab Ilo, aussi libre que la rumeur.
Christian Lafont
Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:
La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chronique:Christian Lafont Illustrations en tête Pixabay Photos BAB ILO adaptation et mise en page web Christian Lafont
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-
Thème:Partir

Mercredi 12 Octobre 2016
de 19 à 21h
-Scène ouverte à tous(tes) de 19h à 20h-
-Carte Blanche à Didier et Zita de 20h à 21h-
La Ruche des Arts vous donne rendez-vous
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt
Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:
La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Illustrations en tête Pixabay Photos BAB ILO adaptation et mise en page web Christian Lafont
21/09 Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-L'HospitalitéPosté le 16/09/2016 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Chr Sur le Feu de la Ruche
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts-
Thème: L'Hospitalité

Mercredi 21 Septembre 2016
de 19 à 21h
La Ruche des Arts vous offre l'hospitalité
au Café-Club
BAB-ILO
9 rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt
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La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Illustrations en tête Pixabay Photos BAB ILO adaptation et mise en page web
Souvenirs de la scène ouverte poétique
de la Ruche des Arts
thème: L'inattendu !
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Réalisée le Mercredi 15 Juin 2016 de 19 à 21h
au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur
Paris 18ème
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Comptes-rendus /Mnémosynes
par Christian Lafont et Hervé Gosse
de retour de vacances à suivre ...
En position d'observation
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Le regard lourd et les doigts gourds,
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Je manque de conversation,
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Dialogue à peine ébauché, je suis à court | ![]() |
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et ces illustrations,

disent mieux que mon discours...

Compte rendu inattendu de retour de vacances par
Hervé Gosse
Michèle LASSIAZ révèle que les services des Impôts lui ont écrit pour demander si c’est bien son chat, MOZART, qui a écrit les partitions pour les prestations musicales qui sont jouées depuis plusieurs années et également chantées par la chorale de l’Association. L’activité créatrice d’un chat, quelque soit le matou, échappe à la fiscalité et l’Association fait des économies. Laissons lui mettre la patte à l’ouvrage et poser ses griffes sur des feuilles de papier dispersées sur le carrelage. Miauler de la belle musique est à sa portée. Il n’a rien d’autre à faire : ce n’est pas comme la chatte qui a une portée de quatre ou cinq chatons.
Parmi les choses inattendues, Michèle cite les mésaventures survenues à l’une de ses connaissances qui a subi, chez lui, un cambriolage alors qu’il faisait une demande en mariage au domicile de sa future épouse. Il a tout perdu sauf sa femme. Il n’a pas renoncé à son mariage mais, fauché comme les blés, il a dû faire les moissons pendant tout l’été, pour pouvoir payer la bague de la mariée. A moins qu’il en ait trouvé une dans une botte de foin. Le bébé serait déjà en route et la cérémonie devrait avoir lieu au moment des vendanges.
Bernard PHILIPPON évoque une mésaventure complètement inattendue.
Elle nous laisse tous pantois. Il a subi l’inquisition, la censure et l’autoritarisme de sa hiérarchie professionnelle qui lui a procuré bien des soucis. Ces faits inattendus nous attristent et il a tout notre soutien.
CAROLE peut s’installer de façon inattendue dans des cafés près de la Marne ou de Saint Sulpice, même les jeudis, pour feuilleter des livres, ou pour faire des ricochets. Après la lecture de trente livres, elle est fascinée en observant les pierres qui rebondissent sur la surface de l’eau. Elle longe les berges pour sentir les choses, pas à pas.
Sa pupille distingue tous les détails de la nature qui se cache à nos yeux. Elle aperçoit même un rémouleur qui n’est pas encore au chômage. Il se contente d’un quignon de pain et d’un morceau de fromage, humant l’odeur de friture qui vient des guinguettes où l’on joue du MOZART. Des chats écoutent en suçant des arêtes sous les tables. Carole ne voit pas ce que l’on s’attend à voir.
Patrick FOUQUE
lance des fléchettes sur une cible où sont représentés des Académiciens. Il a effacé ceux d’hier et dessiné par-dessus ceux d’aujourd’hui. Jean LE FARLALA ou LE FARFELU (son nom diffère selon les traditions), aux idées et aux thèses toujours inattendues, a été employé dès sa jeunesse par l’entreprise HEINEKEN. Il s’est mis ensuite à l’écriture et a développé une étude de plus de mille pages sur la mise en bière, spécialement pour les célébrités. Il espérait entrer à l’Académie où l’usage de la bière est répandu depuis l’origine. Mais, de façon inattendue, la porte lui fut toujours fermée, comme une bouteille que l’on n’arrive pas à décapsuler. La gorge sèche, il pensa au nœud coulant mais se rabattit sur la bouteille de vin car il sut faire sauter le bouchon, ce qui lui permit de connaître l’ivresse et l’inspiration. De son vivant, il écrivit jusqu’à sa mort.
Soyez instruits par cette expérience inattendue et insolite et, cerise sur le gâteau, régalez vous dans votre vie jusqu’au dessert. Mangez des tartes aux cerises et non des tartes à la crème. Et n’hésitez pas à cracher les noyaux sur tous ceux qui vous empêchent d’entrer dans leurs hautes assemblées. Soyez aux aguets, soyez prêts à sauter sur toute chose imprévue.
Fabienne SCHMITT a mis, de façon inattendue, son truc en plume. C’est un truc à elle qui vient de sa plume lorsqu’elle écrit. Elle sort avec son truc en plume et laisse ses crayons dans le pot. Elle garde sa plume à la main, elle la frotte, dès que cela la démange, sur du papier, c’est son truc pour écrire à la plume. Avec son truc en plume, elle peut écrire à un rythme effréné.
Ne freinant aucunement le rythme endiablé de cette soirée, Jacob SZEFTEL interprète magnifiquement par du chant un rêve imaginé par Gabriel FAURE. De façon inattendue, nous quittons la Terre, le soir, tous assis, dans un fauteuil du cabaret !
Daniel GEFFROY aime prendre les chemins de l’inattendu, pour zigzaguer au hasard, en prenant des notes sur un carnet, pour se souvenir de tout ce qui l’a étonné. Ces chemins ne sont pas sur les cartes car on a cru qu’ils n’existaient plus.
Hervé GOSSE se présente sur scène avec sa coupe ébouriffée et un masque sur les yeux pour qu’on ne le reconnaisse pas. Il cherche ses plumes de coq pour danser car il se croit parmi les poules. Cela caquette de tous côtés mais ses yeux se tournent vers EZILI, la coquette, la divine, dont il veut faire la conquête. GUEDE NIBO, un sorcier, à côté d’elle, occupe le tabouret du chef. Il faut s’adresser à TONTON pour ses conseils et se faire pardonner d’avoir bu tout, vraiment bu tout son rhum blanc. Pour séduire EZILI, il n’y a qu’une solution. Elle veut des cadeaux utiles pour entretenir sa beauté : il doit lui offrir une savonnette, une cuvette, une serviette, une brosse à dents, un gant de toilette, un peigne et un cure ongles. Attention ! Le rhum monte à la tête et fait dire n’importe quoi.
Alain BRIANTAIS dit qu’il se trouve au Trocadéro. Aurait-il lui aussi perdu la tête ? Au Trocadéro ? Qu’y fait-il ? Qui attend-il ? Qu’espère t-il ? On veut le voir ici. La scène ouverte, c’est ici, pas là-bas. Là- bas, on ne voit que la Seine et la Tour Eiffel. Mais, il a fait vite, car, en un instant, il est revenu sur scène. Il n’était pas là-bas, il nous l’a fait croire.
Alain PIZERRA dénonce les incohérences et l’aveuglement d’une société de repus, où l’on digère mal les injustices, les inégalités croissantes. Elle tient l’opinion en haleine avec le spectacle d’actes violents et barbares. Les auteurs de ces actions s’aveuglent en croyant s’engouffrer dans la belle mort, qu’ils jugent plus précieuse que leur vie et que celle des autres. De gros nuages s’amoncellent et l’on entend de plus en plus souvent le glas du tocsin. Attention à la montée des clivages que l’on croyait jusque là impensables.
ANEFRANCE ne veut parler de rien. Pour parler de rien, il faut trouver quelque chose à dire. Il faut en avoir l’air et explorer la mine. Il faut quand même être propre. Il faut faire quelque chose de rien, comme si de rien n’était, avec un rien de fantaisie. Rien de plus, rien de moins. Passer sur scène un rien de temps, c’est déjà quelque chose.
Serge CARBONNEL choisit lors de ses deux passages échelonnés dans la soirée, de nous surprendre en interprétant des chansons qui ne font pas habituellement partie de son répertoire ; il nous interprète magnifiquement la chanson de Léo Ferré -pour la musique- et Jean Roger Caussimon- pour les paroles-: "NOUs DEUX" et nous sommes sous le charme... Dans sa seconde intervention scènique, la surprise est tout aussi agréable , cette fois côté rires, charme également, car, c'est une chanson référence de Fernand Sardou, parfois reprise par son fils Michel, du même nom, lors d'émissions radiophoniques ou télévisuelles d'anniversaires "Aujourd'hui peut-être" et nous l'apprécions dès maintenant avec Serge
DIDIER et ZITA entament des mélodies pleines d’humour et de piquant, créant des effets comme toujours étonnants. Ils jouent sur les mots et ce jeu conduit sans cesse à des imprévus. Ils nous entraînent sur leur chemin poétique qui cache plein de surprises.
Michèle LASSIAZ nous apprend que des scouts se rendaient à des fêtes annuelles dans la région du Maroc espagnol. Là s’étaient retirés des rats de cave, gras garçons d’au moins quarante ou cinquante ans, nourris dans les couvents. A leur vue, s’éclipsaient des jeunes femmes toutes de noir vêtues. La messe était dite par un aumônier de guerre qui transpirait sous sa soutane.
Christian LAFONT invité à se produire par Michèle et Bernard, et très occupé à saisir photographiquement les événements de cette soirée, déclare "tout de go" qu'il ne s'exprimera pas sur la scène, réservant ses impressions pour le site internet de la Ruche des Arts, ce qu'il fait d'une manière imagée un peu particulière au début de ce compte-rendu /mnémosyne
Dont acte.
Agnès RAVELOSON célèbre les évènements inattendus, elle les souhaite, jour après jour, ne tenant aucun agenda, ne faisant pas de plan sur la comète. Elle ne fait pas ce qu’elle a prévu et laisse toute la place aux imprévus. Elle veut convaincre tous ceux qui renâclent à se jeter spontanément dans l’aventure.
La scène ouverte se termine tard, à une heure inattendue, dans une joie et une effervescence qui n’ont rien d’imprévu.
Hervé Gosse
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La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Illustrations en tête Pixabay Logo sur tournesol Alain Briantais Compte-rendu de etour de vacances Hervé Gosse Photos BAB ILO Emoticone rire, compte-rendu/ Mnémosyne adaptation et mise en page web Christian Lafont
Retour sur la scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
thème: Pourquoi pas ?

scène ouverte qui a eu lieu le Mercredi 18 mai 2016 de 19 à 21h, au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur à Paris 18ème
Compte-rendu/Mnémosyne par Hervé Gosse
Michèle LASSIAZ ouvre la soirée par des annonces. Pourquoi pas ? Certaines sont étonnantes, surprenantes…abracadabrantes. Pourquoi pas ? Parmi les nouvelles fraîches, nous apprenons que cela a chauffé pour un PDG d’entreprise. Accusé de favoriser le réchauffement climatique, il a été séquestré par des esquimaux dans un igloo.
Lui a eu chaud mais cette nouvelle nous a fait froid dans le dos. Dans un pays chaud, mettrait-on quelqu’un au congélateur ? Pourquoi pas ?
Il n’a pas su rompre la glace avec les habitants du cercle polaire. Ils réclamaient plus de banquise et d’icebergs, avec de l’eau glacée. Pourquoi pas ? Mais, dans l’igloo, quand on a froid, on se tient chaud. Avec les peaux de bêtes et la chaleur humaine, on dort mieux.
Après ce scoop, la soirée peut se poursuivre, même si l’essentiel a été dévoilé. Pourquoi pas ?
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Hervé GOSSE évoque la vie de marins qui, dès le Moyen Âge, ont porté une cravate prolongée par une culotte. Le tout était d’un seul tenant et avait la forme d’une ancre de navire. L’été, la cravate pouvait être portée à même la peau, sans chemise, sans pantalon. Pourquoi pas ? L’été, les marins n’allaient pas danser car ils chassaient la baleine et pêchaient les gros poissons. Alignés sur le pont, ils montraient leur cravate qui faisait peur aux marins des navires ennemis. Pourquoi pas ? Aujourd’hui, la « cravate slip » a cédé la place au simple maillot de bain car les marins ne vont plus qu’à la plage. Pourquoi pas ? Donc, plus besoin de faire descendre le haut et de le rouler dans la culotte avant d’enlever le bas.
Daniel GEFFROY adore la Bretagne. Pourquoi pas ? Sur ses rochers, ses caps, ses pointes, il aime déguster des bonnes crêpes et du bon cidre, pourquoi pas ? A Quimperlé, à Morlaix, à Saint-Guénolé, pourquoi pas ? C’est en Bretagne qu’il ira trouver refuge si survient la fin du monde. Cela pourrait arriver bientôt. Pourquoi pas ?
ANEFRANCE nous parle de trois têtes. Les a-t-elle vues récemment ou il y a longtemps ? Deux d’entre-elles sont plus jeunes. Pourquoi pas ? Figurent-elles les trois âges de la vie ? Sont-elles toutes bien faites ? Sont-elles toutes gracieuses ? De face, de profil ou de trois quarts ? Forment-elles une triade ? Sont-elles les figures des trois déesses de la beauté ? Pourquoi pas ?
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Christian LAFONT énumère toutes les circonstances exceptionnelles qui ont fait
que l'atelier d'écriture sur le même thême qui devait se dérouler au lieu habituel a été déplacé chez Michèle a été animé exceptionnellement par YSIA Pourquoi pas ? a donné lieu a des suggestions et exercices nés de leur discussion Pourquoi pas? Il en énumère quelques uns nés de ces exercices de style dont certains culinaires et d'autres farfelus tels que; Pourquoi pas tisser des liens avec une araignée? essuyer les vers ?danser les pieds au plafond?...puis, influencé par la présence de Marco Ô Chapeau et un chapeau fleuri apporté par Michèle, il entonne à capella quelques couplets de "Je m'suis payé un beau chapeau"interprété à l'époque par Sacha Distel; Christian ne se souvient plus très bien des paroles et abrège rapidement. Fera t'il mieux la prochaine fois ? Pourquoi pas ?
Serge CARBONNEL distingue dans notre univers des planètes carrées. Non, elles ne tournent pas très rond. Il voit bien que, parfois, le soleil a bu comme un ivrogne. Il s’échauffe pour un rien. Il donne des coups de soleil. Il chasse les ombres qui rapetissent et se font discrètes. Il capture les nuages qui se sauvent au dessus de l’océan. Sur les eaux, flottent aussi des livres un peu ivres car du vin s’est mélangé avec de l’eau et des bouteilles ont été jetées à la mer. Les livres et les bouteilles sont tombés de bateaux ivres qui zigzaguaient sous le soleil.
Agnès RAVELOSON aime la relaxation qui fait du bien après un long hiver, et chasse le stress, les insomnies. Se détendre, pourquoi pas ?
En effet, pourquoi rester tendu, le col serré, les mains crispées, la gorge sèche, les lèvres pincées ? Pourquoi garder les pieds fixés au plancher? Inspirer…expirer…relâcher…Pourquoi pas ?
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Patrick FOUQUE parle de notre monde. Est-il sans dieu ? Pourquoi pas ? L’argent est-il son dieu ? Pourquoi pas ? Dieu est-il sans argent ? On ne le sait pas. Du ciel, il ne déclenche pas des pluies d’or qui tombent sur la terre. L’argent ne vient pas comme çà, sauf pour les gagnants du loto. Ceux-là peuvent remercier le ciel.
Alain BRIANTAIS vit dans le monde du pourquoi pas. Il dit que l’on peut nager à côtédes baleines au moment des crues. En ville, c’est sans parapluie que l’on peut traverserles rues inondées. Avec des bouts de ficelle et du papier, on se fait des amies, des marionnettes qui donnent un spectacle à la bibliothèque. Le chocolat fond plus vite que la neige. Les pages jaunes jaunissent moins vite que les pages blanches. Les pages blanches se lisent plus vite mais nous angoissent.
Marco Ô Chapeau se couvre de plumes, se laisse pousser les ailes. Il les agite sur scène. Il va s’envoler dans la salle du Bab’ilo. C’est un très grand canari et il fait entendre son « cui cui ».
Puis, il va jusqu’à se transformer en yoyo qui monte et qui descend ; il se meut avec toute la souplesse d’un élastique. Il traverse la journée, la journée faite de hauts et de bas, s’étant levé très tôt, à cause du boulot.
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Claudine VANLERENBERGUE raconte que les petits enfants, de cinq ans ou moins, et qui sont presque des bébés, sont les champions du « pourquoi » et du « pourquoi pas », questions qui reviennent sans cesse dans leur bouche. Les réponses de leurs parents ne les satisfont pas souvent et ils continuent de les interroger. Pourquoi pas ?
Après avoir parlé de notre univers, Serge CARBONNEL évoque des visions binoculaires. Les hommes doivent élargir leur champ de vision. Ils croient tout voir, par un oculus qui focalise leur regard devant eux. C’est pour cela qu’il faut changer, casser quelque chose, comme on casse des œufs.
Didier et Zita ont signé un compromis pour faire le ménage. Il faut épousseter à deux. Se partager l’usage des produits ménagers, pourquoi pas ? Inutile pour autant de se ruer à la tâche. Il vaut mieux frotter ses pieds sur les planches. Ils recueillent tous les deux les applaudissements unanimes de la salle.
Zita évoque Jacques Prévert et toutes ses questions auxquelles il répond « pourquoi pas ? ». Fait-on le portrait d’un oiseau ? L’oiseleur écrit-il des chansons ? Fait-on un salut à l’oiseau ? Les escargots chantent-ils quand ils vont à son enterrement ? Est-ce la même chose pour les libellules, les papillons, les araignées ?
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Ils veulent mettre les voiles et s’éloigner au large mais ils naviguent à vue, sur des bateaux sans mature. Les hommes sont-ils aussi fragiles que des œufs ? Pourquoi pas ?
Evelyne GAUTHERON nous dit qu'elle a l'habitude de chanter des chansons ; bien sûr et pourquoi pas?... mais que cette fois elle nous déclamera un texte et nous sommes d'accord pourquoi pas et c'est ce qu'elle fait et nous en sommes ravis Pourquoi pas?
Alain BRIANTAIS, le cœur ivre, voudrait bien voir des fleurs sur la lune. Il aimerait qu’y poussent notamment des tournesols. Alors, la page redeviendrait toute blanche et tout pourrait se réécrire. Un nouvel ensoleillement éclairerait les choses autrement.
La soirée se termine dans la joie et l’amitié. Sans ajouter « Pourquoi pas ? », nous nous reverrons tous la prochaine fois.
Hervé GOSSE
DR Juin 2016
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La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Compte-rendu/mnémosyne Hervé Gosse Photos Bab Ilo Christian Lafont Illustrations en tête Pixabay adaptation et mise en page web Christian Lafont
Les Vérités sur la
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
Le Mensonge

"Les quatre vérités poétiques sur le mensonge"
Compte-rendu-Mnémosyne de la scène ouverte
du Jeudi 14 Avril 2016 de 19h à 21h au Café-Club BAB-ILO
9 rue du baigneur Paris 18ème; par Hervé GOSSE

Michèle LASSIAZ ouvre la scène ouverte du BAB’ILO consacrée au mensonge. Elle ne peut donner la liste de tous ceux qui mentent. Ils risquent tous de s’en aller. Ceux qui disent la vérité ne sont pas toujours fiables. Ceux qui disent des mensonges ne sont pas toujours loin de la vérité. Laissons-donc s’exprimer les uns et les autres. Saurons-nous trier la vérité du mensonge ? Nous verrons bien !
Le mensonge serait-il né en Crète ? Arcaos aurait-il dit que « tous les Crétois étaient des menteurs » ? Le mensonge, est-ce que c’est eux qui l’auraient perfectionné, amélioré, embelli ? Pourquoi pas ? Si c’est Michèle qui le dit.
Le mensonge est-il utile ? Est-il souhaitable ? Profite-t-il toujours aux mêmes ? A chacun d’y répondre, sans déguiser la vérité. Un petit mensonge est toujours innocent. Les hommes et les femmes mentent, les amants et les amantes mentent et ce n’est pas plus mal ! Chez les animaux, les mâles mentent et ils mentent mal. Pour la vérité, il y a trop de croyants ! il en faudrait plus pour le mensonge ! Alors, que mente la religieuse ! Que mente la jolie femme ! Que mente la jolie religieuse !
Christian LAFONT affirme que toutes les jolies filles de sa campagne lèvent les barrières des passages à niveau. Il doit souvent prendre le train. Les passagers du train attrapent au passage les cheveux des jeunes filles dont ils font collection. Il faut le dire et en rire. Ceux qui mentent à ce sujet, sont toujours renfrognés, quel que soit leur train de vie. Ceux qui mentent inventent souvent des manèges et montent sur leurs grands chevaux. Le mensonge, c’est leur dada et ils croient que grâce à lui, ils se remettent toujours en selle. Mais l’air de rien, la vérité peut prendre un air faux et la fausseté un air vrai. Un mensonge qui prend bien vaut mieux que deux vérités non crues.
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Patrick FOUQUE souligne qu’avec le mensonge, tout est possible. L’argent, par exemple, n’a plus d’importance. Inutile de l’amasser et de le cacher, surtout au paradis. Tout le monde vous donne son manteau, son pantalon et son chapeau. Personne n’a faim dans le monde et tout le monde tend son assiette aux autres. Tous se tiennent sur le même pied, sur le pied d’égalité. Beaucoup sont mis à pied mais ils repartent toujours du bon pied. Bon pied, bon œil, c’est vrai pour tous. Ceux qui mentent trouvent toujours quelque chose qui cloche…les clochards peut-être ? Mais non ! Ils marchent à cloche-pied comme les autres. Pour eux, tout va du bon pied. Il ne faut pas sonner les cloches.
Fabienne SCHMITT se souvient que, dans la vraie vie, il arrive de renverser son vin et de perdre son sang. C’est du gros rouge qui tache les chemises bien propres. La vie n’est pas comme du bon vin, qui devient meilleur en vieillissant. On n’aime pas non plus les étiquettes, les vieilles années et l’on ne veut pas dormir dans les caves. La vie ne se passe pas dans un vignoble et elle peut être ignoble. Fabienne cherche le chemin pour connaître sa bonne étoile. Elle n’écoute pas ceux qui mentent et lui indiquent la belle étoile, un hôtel peu accueillant, bruyant, où l’on fait des cauchemars.
Hervé GOSSE n’a pas menti. Il devait assister le 8 mars 1610 à une cérémonie du thé organisée par Maître Furuta. Mais, Matété, un autre invité qu’il a rencontré, a contesté la qualité de cette cérémonie. Il s’est senti maltraité. Matété mentait-il ? Non ! Déçu, l’était-on ? Oui ! Pour tout l’été, jusqu’à l’automne ! En effet, la cérémonie n’était pas respectée à la lettre. Après un petit thé, pas de séance d’U V pour se faire bronzer ! Alors, Hervé a alerté le Maître sur la nécessité de rester près de sa femme, Candia, qui, tous les jours, allaitait et donnait la tétée au gamin. Sa femme, qui venait d’enfanter, était athée mais n’était pas en bonne santé. Comme il restait à proximité, Candia l’avait à la bonne. Avant, la bonne faisait le thé mais, depuis une bonne année, elle n’était plus bonne à rien. Trop sollicité, il ne pouvait plus en vérité être invité à la cérémonie du thé.
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Louise EMILY accuse ce monde que l’on dit mental d’être peu brillant, terne, pour tout dire. Le monde de l’esprit est-il malade ? Il a le teint pâle, parfois cireux. Il ne faut pas se mentir. Va-t-il bien ? Est-il en bonne santé ? Peut-être est-il trop fatigué par les poids qu’on lui met sur le dos ? il supporte le monde du travail, le monde de la compétition, le monde du capital. Il n’en peut plus. On l’assaille, on ne lui laisse pas faire son chemin et on l’abrutit. Dans cet abrutissement, il croit sortir deux ou trois vérités. Mais, très tôt, ces vérités s’avèrent être des mensonges et on les oublie. L’esprit capitule et se range. Le mental s’efface derrière le monumental, et c’est la catastrophe qui sert de déversoir aux sensations fortes. Où est passé le monde naturel, celui d’où nous venons et qui a cessé de stimuler notre esprit ? Décidément, ce monde ne prend pas le chemin de la vérité.
Pierre DE LA GALITE affirme une vérité ; dans l’être humain, il y a du bon et du mauvais. Lequel des deux nous met donc le plus dans la merde ? C’est une question et c’est un refrain qui revient toujours chez ceux qui veulent démêler le vrai du faux. Quand on remue la merde, lequel des deux, vrai ou faux, remonte à la surface ? Les deux se mélangent-ils comme l’eau et le vin ou restent-ils séparés comme l’huile et le vinaigre ? Ah ! Si le faux pouvait toujours se distinguer du vrai ! On raconterait moins de salades ! Les salades, il est vrai, sont faites pour mieux digérer, surtout quand on avale des couleuvres.Michèle cite des vers de Louise LABBE qui arpente les chemins du mensonge et de la vérité. Comme les vers, ils peuvent rimer entre eux et sonner, résonner de la même manière, à toutes les oreilles. Le mensonge ne laisse aucun repos à la vérité, qui doit sans cesse se remettre en route. A la croisée des chemins, l’une peut toujours rencontrer l’autre et se fâcher jusqu’à le tuer. La vérité, c’est que le mensonge survit toujours à toutes les attaques. Elle, elle crie, lui, il garde le silence pour ensuite mieux l’agresser, la calomnier.

L’argent, pour en avoir, demande du temps, sauf pour ceux qui, depuis longtemps, en ont déjà. La fortune vient en dormant. Cependant, au réveil, dans la rue, beaucoup n’ont plus d’argent. Où est-il passé ? On leur a menti, pour les endormir. Ils peuvent se recoucher ou tendre la main ou un gobelet. Les pièces vont tomber. La fortune attendra bien demain. Ce n’est pas aujourd’hui que tous se remplissent les poches car nous sommes à une époque où s’accumulent les poches de pauvreté. Les culs serrés et les radins ne donnent rien, ils rasent les murs pour échapper au fisc qui peut les poursuivre, très loin de chez eux. Pour eux, ce n’est pas commode de se raccommoder avec tous ceux qui n’ont que des poches trouées, des paniers percés. Et pourtant, ils veulent faire de bonnes actions sur les marchés boursiers. L’argent, il en faut toujours un peu, ce n’est pas un mensonge. Mais trop d’argent, pour les uns, trop peu pour les autres, c’est une évolution vers un monde inhumain. Quand quatre vingt à cent fortunes gagnent autant que trois milliards de personnes sur la terre, la vérité n’est plus supportable.
Christian LAFONT rappelle une vérité historique. Des disciplines d’Epicure faisaient déjà de la nage aquatique et étaient sacrés champions olympiques. Ils se remplissaient le ventre de bonnes choses avant de nager et de flotter, mieux que les autres.
Didier et Zita rapportent les vérités et les mensonges de tous les beaux parleurs qui n’ont, à chaque fois, jamais aimé comme çà. Toute nouvelle est la plus belle. L’on s’aime toujours plus fort, et l’on s’entend à merveille, notre vie est la plus rose, nous nous offrons les plus jolies fleurs, notre lune de miel est la plus savoureuse, pour nous, chantent les plus beaux rossignols.
Ils évoquent aussi tous les mystères qui circulent autour de Vincent SCOTTO. Est-il vrai qu’il aurait vécu au Pays de la Chanson ? Aurait-il traîné sur la Canebière ? Aurait-il dansé le plus beau tango du monde ? Etait-ce au Pays du Soleil ? Sous les ponts de Paris ? Serait-il allé au Tonkin ? Aurait-il été séduit par une Tonkinoise ? Melaoli, sa nana, une Annamite, a-t-elle été dans son lit ? Ou n’a-t-elle été que dans sa chanson ? Ce n’est pas étonnant qu’on l’appelle « Mystère » et que le mystère reste entier.
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Didier et Zita nous alertent. Attention ! Le mensonge se tient derrière la vérité. Après une minute de bonheur, peut surgir le malheur. C’est comme à la tombola, comme au pari sur les courses, on croit voir sortir le bon numéro mais c’est le mauvais qui apparaît. La vérité c’est que le hasard n’est pas souvent favorable.
Patrick FOUQUE affirme qu’en vérité, le pouvoir est chiche et que, poliment, il pique notre richesse. Il agit facilement avec les ignares qui ignorent ce qu’il fait, avec les miséreux qui ne comptent plus leur misère. Face à lui, quelques hommes polis tiquent, tonnent, quand le temps se gâte. Les tiques des imbéciles montrent leur désaccord. Le pouvoir politique ment sur les comptes des laissés pour compte.
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Pierre De La GALITE ne nous ment pas en déclarant que les dix douze ans connaissent Adam et Eve. Ils savent qu’avant de déménager, ils ont rendu la clé au pâtre qui surveillait les moutons du paradis. Ils savent qu’au col de Roncevaux, les veaux ne se sont pas piqués dans les ronces. Cela fait partie des vérités de Monsieur de la PALICE. De même, il est vrai que Jeanne la Pucelle était femme au foyer jusqu’à ce qu’une goutte d’eau fasse déborder le vase ; les voix ne lui mentaient pas, le roi se noyait dans un verre d’eau. Elle ne savait quoi lui offrir. De l’œuf ou de la poule, quel était le plus important ?
Il ne ment pas quand il promet à une femme de venir la voir toute nue. En vérité, il attendra qu’elle sorte de l’eau et que la rosée se dépose sur les fleurs des pommiers.
OGUENE trouve qu’il nous tombe du ciel autant de mensonges que de vérités. C’est une pluie drue, comme à Paris. Les parapluies ne nous protègent pas contre leurs attaques. Les nuages se font complices d’une éternelle incertitude. Sur les vitres, les mensonges et les vérités dégoulinent. On n’y voit plus clair et l’on a plus de repaires. La Tour Eiffel se cache, le Sacré Chœur aussi. Voir tout Paris relève souvent du mensonge.
Christian LAFONT voudrait décrire les mensonges. Mais, il est difficile de dessiner leurs traits. On ne peut peindre leurs figures car elles se cachent. Peut-on les voir sous leurs habits, sous leurs voiles ? Il faut oser enlever leurs masques et faire bonne figure en leur présence. Les sourires des masques peuvent cacher des grimaces mais celles là ne trompent pas.
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ANEFRANCE nous rappelle une vérité. Pour manger les pommes les plus hautes, celles qui poussent dans le ciel, ce sont les girafes qui sont dans le coup. Elles n’ont qu’à lever leur tête, au bout de leur cou, pour cueillir la plus belle. Dieu, sur son trône, ne peut l’empêcher. Il n’a pas le bras assez long, c’est la vérité. Les hommes se méfient en vérité des crottes de la girafe qui tombent du ciel comme des projectiles.
Fabienne SCHMITT ne nous ment pas : elle est inquiète. Sa plume fait la gueule. Elle fait même la tronche. Elle échappe de ses mains, elle bave, elle ne va pas bien. Elle ne veut pas dire la vérité. Beaucoup de pages finissent dans la corbeille à papier. La plume déteste se retrouver dans le pot à crayons. Il faut faire quelque chose. Momentanément, il ne faut plus écrire. Il faut laisser la plume se reposer. Cela prendra un peu de temps, le temps que les vérités se dégagent des mensonges.
En conclusion de cette scène ouverte? le Mensonge? en vérité une bonne soirée
A la prochaine
Hervé GOSSE DR
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La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Compte-rendu/Mnémosyne Hervé Gosse Photos Noir/blanc Joseph Sibio Photoscouleur Christian Lafont Illustrations en tête Pixabay adaptation et mise en page web Christian Lafont
Compte-rendu/Mnémosyne de la
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
DEMAIN ?

le Mercredi 17 Février 2016 de 19h à 21h
au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur Paris 18ème
par Fabienne Schmitt et Alain Briantais
Après le Rêve, que se passe t'il
demain ?

Demain est un autre jour ….Et c’est déjà hier…Ce soir là les abeilles étaient au rendez-vous sur notre petite scène habituelle du Bab’Ilo, pour nous régaler du meilleur de leur nectar.
Notre Reine Michèle Lassiaz ouvre la soirée en nous rappelant d’être tous présents et actifs pour le printemps des Poètes le 19 Mars prochain. Nous y serons, bien sûr !
Bernard Philippon, fidèle à Victor Hugo, nous remet en mémoire le magnifique « Demain, dès l’aube », puis le « Demain » de Robert Desnos, avec un mix des deux textes retravaillés à sa façon, de bien belle manière… « Demain est hypothèse », mais il répond « Présent » !
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Place aux doux accords de guitare et aux beaux textes d’un nouveau venu, François Guierre, qui chante « Me suis-je trompé de songe, me suis-je trompé d’époque »… puis, s’adressant aux grands de ce monde :
« Nous feront-ils encore tourner en rond demain comme des derviches ?»
Et voilà que nos cœurs battent fort avec Anefrance déclamant avec emportement « La Marine » de Georges Brassens. « Demain, faut se quitter, on ne se dit rien de toute la nuit, même si on sait que c’est déjà fini… Même demain, il fera jour »…
Hervé Gosse imagine que nous allons « … Vivre en maillot…il fera chaud demain, et les notes vont être salées… Fini la Hollandie ! Il faut trouver des solutions au-delà de l’atmosphère ». Atmosphère ? Votons Hervé !
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Les lendemains de Pierre de la Galite chantent l’amour… « Comment faire sans elle, sans toi ? »...C’est tous les jours du monde qu’il la cherche en vain « Mais demain, elle viendra, demain ».
Dans son beau poème chanté, Serge Carbonnel, lui, l’attend, comme feuille au vent. Et de la manière dont il l’attend, ce demain, nous sommes émus.
Pour Agnès Raveloson, Demain est déjà là, avec un matin joyeux et une belle journée, pleine d’énergie… « Le futur n’a pas de souvenirs, un nouveau monde est à construire » ! Cet optimisme nous fait du bien.
« Tic-tac… Tic-tac » dit la pendule de Colette Sauvanet. « Un baiser à l’heure de midi, hier ou aujourd’hui, qu’importe, toujours pleure son amour »…
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Oguene nous délivre son beau message, « L’humain n’est pas encore maître du monde, et l’horloge est encore là… L’instant n’est pas encore, et l’espoir est là ! ».
Notre ami Patrick Fouque nous fait cadeau d’un extrait de son show « Histoire de Fous » pour notre plus grand plaisir. C’est toujours lacrise : « Le temps va-t-il nous tuer ? Tout se joue en do, en si, en ré… Au-delà, du si et du là »…
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Mais voilà que Didier Laloux s’installe au piano, tandis que Zita s’approche de la scène ; nous sommes impatients. Ils interprètent le « Tango des matelots » de Bertolt Brecht et Kurt Weill, et c’est saisissant !
« L’avenir est incertain, mais la mer est bleue… Il faut se faire une raison, le monde continue comme avant »…
Voici Christian, avec sa verve habituelle, qui nous fait beaucoup rire avec une version très personnelle, revue et corrigée, des Demains de Victor Hugo et de Robert Desnos.
Bernard Philippon s’invite à nouveau sur scène pour rendre hommage à un ami de toujours, venu ce soir. Dans un très beau texte de celui-ci, « demain » transformé en « deux mains » redonne un sens à la vie, pour garder la flamme et y croire encore… « Pour que demain soit un opéra ! ».
Fabienne Schmitt nous offre sa planète Utopia, car demain « tout ira bien, tout le monde aura le sourire à la place du portable, on roulera à vélo, personne n’aura faim, les guerres n’existeront plus et on emmènera son chien au cinéma » !… Les rires courent dans tout l’espace.
Oguène nous envahit d’émotion avec « un rêve que l’on reprend, inachevé, et l’attente est intense, l’éternité, … Car hier ou demain, peu importe »…
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Alain Briantais nous transporte en 2540 avec « Enfances », une nouvelle écrite en 2011. Le monde est épouvantable, mais quelques-uns résistent. Au final, c’est l’enfance qui fait renaître l’espoir. « Oui, tout est encore possible dans cet univers perdu ».
Michèle Lassiaz nous offre aussi sa part d’enfance, avec « Demain petit amour ». Cocottes en papier, balades en forêt, fêtes foraines dessinent avec tendresse un demain souriant et chaleureux
Il nous reste un peu temps alors Pierre de la Galite revient avec une chanson pleine de gouaille : « Dans la vie de tous les jours, y’a du bon et du mauvais… On est bien obligé de remuer la merde » ! Le public se marre et chante gaillardement les refrains.
Enfin, François Guierre reprend sa guitare et clôture cette belle scène ouverte avec « Les eaux vives » qu’il nous chante au son des cloches d’une cathédrale. Ce qui fait vibrer nos chapelles ardentes. « Je navigue à vue, là où tu m’y invites ».

Nous quittons la salle en rêvant à des lendemains qui chantent, et en parlant de ces lendemains. Je vous dis : « A très vite », car le Printemps des Poètes, c’est presque demain !
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La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Compte-rendu-mnémosynyne
Fabienne Schmitt Alain Briantais
Photos Bab Ilo Chr Lafont
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adaptation et mise en
page web Chistian Lafont
Chrfaal
Compte-rendu, mnémosyne de la scène ouverte
de la Ruche des Arts au Bab Ilo
Thème : Le Retour, par Alain Briantais

le 18 novembre 2015
de 19h à 21h
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Retour ?
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à la maison, au bercail, de courses, de l'école, de randonnée, de soins du travail, du bureau de vacances, du ciel, de l'espace, à la ruche de la santé, de baton, d'affection, aux sources à la nature, à la culture... |
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de la culture, de la vue, à l'envoyeur, à la vue sur investissement, à l'abri, de l'entrainement, au foyer, au bateau, de manivelle, de l'au-delà, vers le futur, à la vie , à la création, au nid, à la raison, au bonheur... |
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au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur Paris 18ème |
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Comment échapper à la plaie béante qui éprouve Paris ?
Comment renaître face à l’horreur ?
Le thème de ce soir est « Le retour ».
Michèle Lassiaz nous plonge d’emblée dans sa souffrance. « … Retrouver Paris blessé, dévasté… Mais Paris debout !… », balance-t-elle avec rage mais solennité. Elle n’a plus qu’un mot à la bouche : résister. Elle l’illustre magnifiquement en lisant « Liberté » de Paul Eluard. Le silence enfle, on n’entend plus que les mots, d’une humanité profonde. Puis elle lève le livre au-dessus de sa tête ; il s’intitule « Cent Poèmes de la Résistance ». La voilà rassembleuse : « Je vous propose un prochain PleinSens sur la liberté ou la résistance ! » puis soudain, interrogative « … Apprendre à être libre, ce n’est pas si facile ! »
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Non… Pas si facile. « Un jour, si les morts revenaient nous demander des comptes… » s’insurge Serge Carbonnel, au tout début de son poème « 13 novembre, le retour ». Dans ce texte brûlant comme un geyser, il interroge l’Homme avant de crier… crier… crier tout le mal de la terre, imaginant avec émotion, qu’ensemble, avec nos créations et nos cris fortement répétés, puisse naître une humanité retrouvée. Oguène lui succède. Elle voulait garder silence, mais a changé d’idée au dernier moment en improvisant à partir de l’un de ses textes « Où es-tu, toi ! La malmenée… ». Ses mots cognent dans nos tempes, marée déferlante s’apaisant vers la fin qui nous laisse sans voix.
Daniel Geffroy, généreux et touchant, nous éloigne de Paris avec « Lettre à sa Bretagne chérie », terminant son poème en tremblant « Reviens reviens Liberté ». Louise Emily n’a rien écrit sur le thème mais se souvient d’une chanson du 17ème siècle, finalement connue de tous. L’auditoire reprend délicatement : « Brave marin revient de gue-er-re tout doux… ». Sa voix fragile et mélodieuse nous prend, nous allège jusqu’aux « la… la… la » qu’elle décline en allant se rasseoir. Merci pour ce baume posé sur nos cœurs.
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Christian Lafont évoque l’atelier d’écriture. À la question « Que feriez-vous si vous reveniez sur la terre cent ans après avoir été congelé ? », il décrit son réveil : « J’espérais que le monde irait mieux, mais puisque les terriens se disputent, je file avec les martiens sympas. » Agnès Raveloson, elle, est bien sur terre, voire sur son île, à Madagascar. Dans un très beau texte en alexandrins, intitulé « Il y a plus d’un demi-siècle », elle se remémore sa vie aux parfums exotiques, rendant un hommage vibrant à son grand-père : « Quant à moi, entourée de sa paix, je ne pleure plus ! »
Nous changeons de pays. Cypora Herszhorn nous explique, en préambule à son poème, être retournée en 2011 en Pologne, où elle n’était pas allée depuis quarante-huit ans. En alexandrins denses, faisant sonner tous les mots, elle nous confie son chemin de résilience et l’espoir qui renaît en sa source. C’est très émouvant, si troublant qu’un dialogue s’installe avec le public. Le temps s’étire… et Fabienne Schmitt monte sur scène. Très émue, elle nous délivre deux petits textes, déclarant : « Marianne est fatiguée mais debout », puis encore : « Ça ira… Il faut… Je voudrais… ». La tendresse s’installe et les applaudissements sont longs.
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Évelyne Gautheron prolonge la douceur avec « Dès que le printemps est là » d’Hugues Auffrey. Le public l’accompagne, nos cœurs se rassemblent, nouveau bonbon providentiel. Annie Pouilhes emprunte à Henry Gougaud l’histoire de Yacoub, ce poète heureux qui aime la vie, les gens, le monde mais que personne n’écoute. À une petite fille qui lui demande, à la fin du conte, pourquoi il s’obstine à raconter des histoires, Yacoub répond : « Autrefois, je racontais pour changer le monde. Aujourd’hui, c’est pour que le monde ne me change pas ».
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Didier Laloux, lui, revient visiblement de voyage. Il annonce : « Me voilà de retour !… N’étant pas arrivé à faire rimer poire avec espoir, j’ai fait rimer fromage avec cambriolage ! ». Il nous emporte dans son récit déjanté jusqu’au dénouement inattendu : « C’est là que j’ai crié Aline… pour qu’elle revienne ! ». Il file au piano, Zita chante « Les Prénoms de Paris » de Jacques Brel. Une fois encore, la voilà habitée et magnifique quand elle termine en beauté : « Pariiiis, je revieeeens… ! ». Ils enchaînent avec « Le Temps du Tango » que nombreux reprennent en chœur.
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Michèle, un peu rassérénée, invite chacun à faire un deuxième passage. Nous sommes alors embarqués sur « Nihilo, terre inconnue mais profondément accueillante, avec un peuple qui rêve, qui donne, qui aime, qu’il faut protéger des anciens mondes voraces » dixit le capitaine Serge Carbonnel. Sa forme épistolaire est vraiment très agréable. Cypora nous ramène à Paris avec « Les Ricochets de ma mémoire », un Paris qui ne ressemble plus à ses souvenirs de jeunesse.
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Oguène avec « Moissons », Alain Briantais avec « Qu’avons-nous fait », puis Fabienne délivrant quelques pensées investissent à leur tour la scène du Bab’ilo. Didier et Zita clôturent la soirée en beauté avec « Mon manège à moi » suivis pour terminer de Pierre de La Galite, toujours aussi apprécié. Nous chantons tous et ça a d’ la gueule !
Nous sommes si proches et si rassemblés ce soir !
La R,uche des Arts
Michèle Lassiaz
Compte-rendu/Mnémosyne
Alain Briantais
Photos: en têtePixabay
Dimari/Christian Lafont
Illustration en-tête, Photos
Bab Ilo et mise enpage web
Christian Lafont
Chral
Compte-rendu/mnémosyne de la
scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
Le Rêve

ayant eu lieu le Mercredi 13 Janvier 2016
de 19h à 21h au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneurParis 18ème, et précédée de l'Assemblée générale annuelle de la Ruche des Arts, avec communication du rapport de gestion et élection du conseil d'Administration
Nous n’avons pas rêvé, nous sommes déjà en janvier 2016. La soirée commence donc par le rapport annuel de l’association. Michèle LASSIAZ rappelle d’abord que 2015 engage chacun de nous à résister face aux évènements souvent tragiques qui ont eu lieu. Elle présente ses meilleurs vœux à toutes et à tous puis détaille le rapport moral de l’année écoulée.
2015 a été une bonne année où La Ruche a produit du miel poétique de qualité et en quantité. L’an dernier, les abeilles ont essaimé très tôt, et, elles ont fait leur miel de leurs nombreuses prestations poétiques, mises en pot, pour être dégustées, dès l’hiver, par un public divers, enchanté, et souvent tout sucre tout miel.
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Il faut rappeler la présence de La Ruche et de ses abeilles au Printemps des Poètes, La Ruche étant installée dans une grande salle de la Maison des Associations. Auparavant, les abeilles s’étaient déjà rassemblées, dès janvier, dans un petit théâtre de Montmartre, bien au chaud, et elles n’ont procuré que du bonheur aux spectateurs, curieux de poésie et éventuellement d’apiculture. Le bonheur et l’insurrection, tels étaient les deux thèmes de ces manifestations, à grand succès, qui ont eu lieu avant même le temps des floraisons. Là, déjà, tous les amateurs de poésie ont butiné des renseignements pour savoir ce que c’était que cette Ruche et ce qu’on y faisait.
Les prestations se sont multipliées avec une rencontre « slam » au féminin, en mars, une participation à une journée « contes et ritournelles », dédiée aux enfants, au sein de l’école dirigée par Bernard PHILIPPON. A la place du Tertre, sur la butte, pas loin des ruches, une autre manifestation s’est déroulée « à la bonne franquette ». La Ruche a été aussi installée, près de la Porte Montmartre, dans un quartier rénové, à l’occasion de la fête de « la jeunesse solidaire », en mars. Puis, elle s’est retrouvée à la Mairie du 18ème arrondissement, où Bernard PHILIPPON a animé « la grande dictée », sans l’aide de Bernard PIVOT. Dans le 5ème arrondissement, à l’occasion d’une exposition des peintures d’ANEFRANCE, on a encore vu et écouté des abeilles de La Ruche. Un peu absentes au mois d’août, on les a retrouvées, en septembre, pour une animation avec déambulation dans un jardin public, le long de belles allées et dans un kiosque, à côté de très jolies fleurs plantées par la Mairie toute proche. En octobre, c’est au marché de l’Olive puis au parc Rosa Luxembourg, que La Ruche s’est retrouvée, à l’occasion des vendanges de Montmartre et de la fête du vin qui battait son plein. Des poèmes et une chorale déjantée ont animé une nouvelle déambulation, qui s’est terminée par un repas collectif, au milieu de ce joli parc récent. Il faut aussi se rappeler une animation pour personnes handicapées au centre Robert DOISNEAU.
D’abord le moral, après la finance. Voici donc le rapport financier présenté par Bernard PHILIPPON, Trésorier de La Ruche. Les recettes diverses, en 2015, assez semblables à celles de l’année passée, se sont montées à environ 5 000 €. L’association n’a pu bénéficier toutefois d’une dernière dotation de 1 200 € qui n’est pas arrivée avant la Saint Sylvestre. Avec un budget de fonctionnement d’environ 9 000 € et un budget global de recettes de 8 150 €, les dépenses ont légèrement plus augmenté que les rentrées d’argent. Un déficit de 463,07 € a dû être enregistré. Grâce à un fond de roulement (environ 5 000 €), l’association n’a pas souffert et se porte bien financièrement. Il y a un absolu besoin de maintenir et de renforcer ce fond de roulement. Les cotisations passées de 30 à 35 €, voilà maintenant 2 ans mais inchangées cette année, ont contribué à faire rentrer un peu plus d’argent. Il faut constater une légère baisse du nombre des adhérents que nous suggérons de compenser par de nouveaux arrivants
Il est aussi envisagé d’augmenter la diffusion électronique de la revue « Plein Sens », le coûd du timbre étant passé d’un seul coup et sans prévenir de 0,60 € à 0,80€. Pour la revue, il faudra raisonnablement tabler sur trois numéros par an.
Toutes les résolutions ayant été énumérées, plus rien n'étant à l'ordre du jour, il est proposé de passer au vote pour le renouvellement du Conseil d'Administration. Les membres déjà présents se représentant à l'exception de trois sortants, essentiellement pour raison professionnelle ou privée: Benoit Gimenez, Christiane Jouan et Hervé Gosse, Benoit et Hervé restant membres actifs de notre association Deux nouveaux membres se proposant de nous rejoindre: Cypora Herszorn- Boulanger et Claudine Vanlerenberghe
Aucune objection n'étant formulée, les membres du Conseil d'Administration, présentés ou représentés sont élus à l'unanimité des présents Le Conseil d'Administration procédera à l'élection de son bureau à sa prochaine réunion
D'après Michèle Lassiaz, présidente
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ANEFRANCE situe ses rêves vers la rue Watt. Là, elle a vu des moulins qui tournaient à l’électricité, dans la rue Watt, où, plus solide que les colonnes du Parthénon, se tenait Raymond et non James. La rue était bien éclairée la nuit et traversait une gare, couverte de voies ferrées. Elle n’en finissait plus, longue de cinq cent mètres. Pour la parcourir, il fallait souvent enlever ses chaussures et ses chaussettes car la rue était inondée. ANEFRANCE y a croisé Boris VIAN, Jean-Pierre MELVILLE et Philippe CLAY alors que l’endroit était presque inhabité. Des inconnus y laissaient des graffiti et des tags. D’autres, qui n’avaient pas grand-chose à faire, flânaient, pensant que cette rue faisait partie des rues un peu putassières de Paris.

Pierre de La GALITE rêve d’être un oiseau de passage, sortant d’un nid très doux, et il craint par-dessus tout d’être enfermé dans une cage. Des femmes, l’oiseau caresse le visage, l’oiseau est amoureux, c’est tout. Les femmes, il les attend jusqu’au mois d’août, sur les plages et dans les roseaux sauvages ou les eaux mortes des marécages. Que leurs bras ne le mettent pas en cage ! L’oiseau n’oublie jamais le goût des voyages.La GALITE est l’île des oiseaux migrateurs.
Joseph SZEFTEL chante en italien un passage de Puccini, extrait du « Songe d’or », où une mère berce son enfant en écoutant le chant d’un oiseau perché sur son arbre. La mélodie nous berce et nous enchante aussi, bien que nous ne soyons plus dans les bras de nos mères.
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Patrick FOUQUE dit un extrait de son spectacle théâtral intitulé « Histoires de fous ». Le monde n’a plus d’argent. On croit rêver ! Où est-il passé ? C’est de la faute des transporteurs de fonds qui l’ont transporté là où on ne peut pas le retrouver. Pourtant, il circule des fortunes autour de nous. Certains préfèrent mettre leur argent dans des satellites et le déposer sur Mars. Ils optent pour les placements lointains et à long terme. Nous avons oublié que des fonds et des valeurs sont encore proches de nous. Ce sont des valeurs de fond. L’amour des autres, l’amour de soi, l’amour des animaux. Accrochons nous à fond à ces valeurs qui sont les plus chères à notre cœur.
Fabienne SCHMITT évoque ses rêves qui naissent quand elle s’abandonne au sommeil même si des murs l’emprisonnent. Elle traverse des lieux inconnus, aux décors poussiéreux, où elle croise des milliers de visages qu’elle ne retient pas. Il ne lui reste que son âme qui a le pouvoir de briser l’espace et de toucher l’éternité.
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Hervé GOSSE rêve qu’il fait un vol, sans papiers, de Paris à Bombay puis qu’il rejoint à pieds le Kerala, où, se trempant les orteils dans de l’eau salée, il se prend pour Shiva. Il évite toutefois les corvées qui sont imposées à la divinité.
Cypora HERSZHORN rêve des sables d’or, des sables mouvants, des vagues bleues et des tapis volants. Sur le sol des guinguettes, tournent les gens, les tournesols poussent du sol au printemps. Les fous font des tours au sol et l’araignée fait le tour de sa toile.
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Agnès RAVELOSON rêve de voyager un dimanche à l’aventure avec un taxi brousse qui part à 14H52. Il n’est plus l’heure de chercher midi à 14H00. C’est le bonheur que de partir à n’importe quelle heure. La plage est libre et s’est vidée de ses caïmans. En leur absence, reviennent le bien être et le plaisir de s’allonger sur le sable.
OGUENE craint que la réalité vienne toquer à sa porte. Cette réalité produit des cauchemars qui surviennent en continu. Elle fabrique ces cauchemars pour nous malmener, nous déchirer, sacrifier nos libertés. Elle ne saisit que l’ombre des êtres et des choses, ignore leur substance véritable, ce qui nous nourrit. Elle nous éloigne de ce qui nous construit et nous fortifie.
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Daniel GEFFROY rêve de liberté. Il la chante, la glorifie, la supplie de rester dans notre société, à nos côtés, dans nos villes et dans nos foyers. Il rêve de la liberté toutes les nuits. Il craint pour elle, il faut qu’elle règne encore sur la France. Elle doit être plus forte face aux derniers évènements. Où peut bien se trouver la liberté lorsqu’on tue n’importe qui, n’importe où, au hasard, ou dans un lieu ciblé ? Les valeurs de notre pays ont grandi en liberté.
Alain PIZZERA rêve sa vie et vit ses rêves. Il s’y emploie en se ménageant des heures de silence, en occultant tout ce qui dérange, tout ce qui distrait, tout ce qui éloigne de soi. Si l’on n’y prend pas garde, les rêves sont fugaces, ils s’évaporent, ils se cassent comme de belles porcelaines. Dans le rêve, cessent le tam-tam du quotidien, les pensées et les actes déclenchés par les roulements de tambours.
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Evelyne GAUTHERON a rêvé d’un concert joué par des curés poudrés, il y a des années lumières, quand ils savaient chanter. Elle a rêvé qu’elle les faisait aussi chanter, dans sa chaumière mal éclairée. Là, sur le sol, sur le dos, elle admirait, elle adorait surtout Rémi, qui lui tournait le dos.
Claudine VANLERENBERGHE évoque ses rêves obscurs qui tournent en rond, qui tourbillonnent comme un cyclone. Ils répandent le feu qui détruit tout ce qui a été bâti. Les rêves peuvent nous faire peur, nous faire craindre des catastrophes mais ce sont des rêves et nous pouvons mal les interpréter.
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Alain BRIANTAIS a fait un rêve étrange et pénétrant. Il a avalé une fève et cela l’a emporté très très loin. Jusqu’en Italie où un voleur à la tire a vécu un cauchemar après avoir avalé le collier qu’il venait de voler. Alain rêve t-il d’avoir des ailes pour voler ?
Bernard PHILIPPON, lui, rêve de grimper tout là haut, sur les sommets les plus élevés, où « le temps suspend son vol ». Il rêve de se transformer en homme oiseau qui prend le temps de voler, en s’élançant des cimes. Le rêve demande de l’altitude, pour faire son nid, comme l’aigle.
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Cette soirée au BAB’ILO, quoi rêver de mieux ! Nous nous quittons en rêvant à la prochaine scène ouverte.
Hervé GOSSE
L'amitié, la fraternité, le pragmatisme et l'imagination étaient réunis dans cette première scène ouverte de l'année, où vous nous avez honorés de votre présence et nous vous en remercions
Le Conseil d'Administration de
la Ruche des Arts
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La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Conseil d'administration
Illustrations en têtePixabay
adaptation Chistian Lafont
Compte rendu/Mnémosyne
Hervé Gosse
Photos Bab Ilo Jo Sibio
Mise en page web
Christian Lafont
Chrbemihe
Compte-rendu- scène ouverte de la Ruche des Arts au Bab-Ilo Thème La SolitudePosté le 14/02/2016 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche
Compte-rendu/mnémosyne de la scène ouverte gratuite de la Ruche des Arts par Alain Briantais
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Thème: La Solitude
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| 14 Octobre |
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2015 |
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de 19 h à 21h |
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au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème
Nous avons dépassé 19h30 et les participants sont étrangement peu nombreux ce soir. Serait-ce la solitude qui a effrayé et retranché chez eux les absents ? De passage à Paris, une famille islandaise – des amis de Zita et Didier aux visages rayonnants – agrandit fort heureusement notre cercle.

Michèle Lassiaz ne paraît pas trop affectée par le manque d’effectif. Après avoir rappelé le quatrième “Chaud” de la Ruche, elle nous annonce malicieusement : « Moi, je ne me sens jamais en solitude lorsque je suis avec vous ! » Nous voilà gonflés à bloc ! Sur le conseil de Christian, elle se met dans la lumière pour nous délivrer quelques réflexions écrites à l’Atelier d’écriture, sur le principe de : « La solitude c’est… ». Nous découvrons alors que chez elle, cela oscille entre crainte et enthousiasme : « La solitude, ce peut être un gouffre effrayant… Ce peut être une aurore bienfaisante… ».
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Oguène lui succède avec « Elle se nomme solitude », cheminement de la pensée pour un portrait troublant de ce sentiment. Avec un brin d’ironie, Bernard Philippon prétend vouloir offrir ses vœux à la solitude. Est-ce vraiment ça ? « Adieu ta lassitude, vis ta vie loin de moi, pour ne plus vivre seul. Nous deux c’est bien fini… ! ». Maryse Licette nous plonge dans une toute autre ambiance. Dans « Les oubliés », elle se fait porte-parole des personnes âgées vivant dans des maisons de retraite et dont on voudrait connaître le passé pour chasser l’abandon qu’elles ressentent.
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Autre univers avec Colette Sauvanet qui dans « La solitude de l’Arc-en-ciel » glisse son humour subtil : « Depuis mille ans, je tourne en rond… Débrouillez-vous dans le plat plat des cent idées… ». Didier Laloux entre en scène, bagage en main, pour déclarer : « Le présent est un présent qui n’est pas présentable… Moi, je suis représentant en yaourts et fromages. » Le public se marre. Zita arrive ensuite, n’ayant visiblement pas l’intention de l’écouter. Le public sourit. Didier s’installe au piano, Zita interprète « Métaphysic Song » (Caussimon - Ferré) avec ferveur : « Qui je suis ? D’où je viens ? Où vais-je ? ». C’est magnifique !
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La profondeur des mots ne nous quitte pas… Yves Alain déclame avec force une fable méconnue de Jean de la Fontaine, éblouissante de par son caractère social. Christian évoque à son tour et avec enthousiasme l’atelier d’écriture, mais immédiatement il nous entraîne dans la tristesse avec la chanson « Les Orphelins ». Les enfants de Cypora Herszhorn ne sont pas « en casquettes à boutons dorés »… Non, ce sont « Les enfants du doute et de la peur » et c’est encore très beau et très touchant.
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Anefrance nous emporte loin, très loin, avec un extrait d’un livre de Spönaï Zarîab, femme afghane. L’auteure nous plonge dans les rues de Kaboul. La solitude engendrée par la guerre se s’appelle pas solitude mais abandon. Quand cela détruit la vie d’un enfant, c’est effrayant. La déclamation en est puissante, belle et saisissante. Pierrot, qui nous a rejoint récemment nous parle de sa solitude et de la gentilesse de sa grande fille qui l'encourage à partager sa solitude avec d'autres poètes -dont acte et cela nous émeut

À la Ruche, ce qui est agréable, ce sont les changements de gamme émotionnelle. Pierre de la Galite vient semer l’humour. Il déclare avec malice « Comment parler de solitude, il y a de plus en plus de monde partout. » puis chante « Info à venir ». Le public applaudit chaudement.
Fort de cette remarque, Michèle invite chacun à remonter sur scène. Colette Sauvanet et Bernard Philippon nous séduisent par leur styles d’écritures, si différents l’un de l’autre dans la forme. Oguène, dans une tempête de mots savamment prononcés, affronte la solitude au présent. L’auditoire est séduit, puis épaté quand elle répond à Michèle que c’est une impro.
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Christian Lafont, interprète «Sixteen Ton's»(en français "seize tonnes" interprétée à l'origine par John William et les Platters entr'autr'autres) . Notre présidente se tourne alors vers nos quatre Islandais, les invitant à s’exprimer sur scène. Ils hésitent un peu puis acceptent. Jon, éducateur dans la vie, nous chante une mélodie islandaise que sa femme Alda traduit en français. Nous sommes sous le charme et les félicitons. Les sourires sont sur tous les visages.
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En cette fin de soirée, joyeusement mouvementée, Alain Briantais, qui n’avait rien écrit sur le thème, se décide. Il déclame « Pauline » puis se réconcilie avec le monde en offrant « Coquelicots ». Enfin, pour clore la scène ouverte, Pierre de la Galite revient et nous émerveille une fois encore avec « Les oiseaux de passage ».
Nous pouvons maintenant, à notre tour, nous envoler avec nos solitudes, notre complicité et nos rêves.
Géo-Localisation Google du BAB-ILO ici
La Ruche des Arts
Communication Michèle Lassiaz
compte-rendu/mnémosyne
D'alain Briantais avec la particiation
de Didier Laloux et Monique Planque
Photos:en têteBAJstock et
Joseph Sibio
Emile Gayoso
avec nos remerciements
Photos Bab-Ilo Christian Lafont
sauf chris de Valérie Loriot
Mise en page web
Christian Lafont
Compte-rendu mnémosyne de la Scène ouverte poétique gratuite de la Ruche des Arts au Bab Ilo thème Les habitudesPosté le 06/01/2016 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche
Compte-rendu/Mnémosyne de la Scène ouverte poétique gratuite de la Ruche des Arts thème "Les habitudes" s'étant déroulée le Mercredi 16 Décembre 2015,de 19 h à 21 h au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème

Michèle LASSIAZ ouvre la soirée. Elle a l’habitude. Elle a d’autres habitudes : écouter Jacques BREL, dans la chanson « On s’habitue à tout », comme au ronronnement du matou, à l’aboiement du toutou, qui, d’habitude, écoutent le chanteur. De la chanson, le chat connaît le refrain : il faut, comme d’habitude, finir les lentilles et les saucisses qui restent du repas servi aux membres habituels du Conseil d’Administration. Comme d’habitude, ils se sont régalés mais n’ont pas pu tout manger. Comme d’habitude, ils ont trop parlé et ont fait des tas de projets, ce qui les a empêchés de finir les plats. Ensuite, comme à leur habitude, ils ne descendent pas à la cave mais ils gagnent le cabaret où se retrouvent tous les bab’iloniens. D’habitude, au bar, ils boivent un petit verre avant de commencer le spectacle qu’ils ont l’habitude de faire eux même. D’habitude, ce petit verre de blanc ou de clairet, mais pas seulement, délie les langues de ceux qui n’osaient pas encore se manifester. D’habitude, le spectacle est en bas, dans une salle intime, un cabaret, où Michèle ouvre la soirée.
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Fabienne SCHMITT raconte qu’elle a l’habitude de mal dormir et de se lever mal réveillée, ce qui habituellement est la cause de plusieurs catastrophes : le café est froid, les toasts sont cramés, la confiture a coulé par les trous du pain, le pot est vide et le beurre a dormi, la nuit, sur la table de la cuisine. Fabienne a l’habitude de survivre à de mauvaises journées : cela commence par les clés à chercher, cela continue par la caisse mal garée, difficile à démarrer, cela se poursuit avec toutes les difficultés à trouver sa route quand elle s’est paumée. D’habitude, il ne faut pas trop s’égarer pour ne pas être crevé, surtout si l’on est sous contrat, et que le contrat n’est pas encore gagné.
Serge CARBONNEL a, lui, l’habitude des routes nouvelles car, habituellement, il taille lui-même ses jalons. Puis d’habitude, il les plante, à intervalles réguliers, comme des coups de crayon sur une feuille de dessin. C’est habituellement un exercice de repérage. Il dégage alors le terrain pour chanter, rire et créer. Cela se fait d’habitude par l’explosion d’idées atomiques qui, par leurs déflagrations successives, perturbent fortement le déroulement des conversations habituelles, et plus encore, des cérémonies et des rites, y compris liturgiques, où les idées sont presque inertes comme de la matière avant l’explosion.
Et l’on voit, contrairement à l’habitude, au large, sur la mer, voguer des bateaux sans mâture, avec uniquement des femmes sur le pont, des femmes ne montrant rien que leurs casquettes et leur sourire radieux. Il faut habituellement avoir une vision binoculaire pour bien les distinguer car beaucoup sont jumelles et il est difficile de les reconnaître de loin, à l’œil nu. Alors, habituellement, après deux ou trois visions de ce genre, commence à se perdre le sens de la normalité qui fait loi. Celui qui voit normalement est brouillé avec ce qu’il voit, il croît être mené en bateau. Du fait de l’explosion, il ne peut regarder le foyer lumineux lui-même et, habituellement, il faut l’accoutumer à des visions lumineuses.
Louise EMILY ne s'habitue pas à tuer le temps car elle voit des nageurs haletants qui cherchent à remonter le temps. Habituellement, ils subissent l'épreuve du temps et sont soumis aux temps d'attente. Le temps des habitudes nous fait perdre notre temps. Avons-nous encore du temps pour sortir de nos habitudes ?
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Michèle LASSIAZ avait oublié de signaler à tous certaines de ses habitudes. Six fois par jour, elle frotte six fois ses semelles sur le paillasson de son palier, elle utilise chaque jour six tickets de bus pour six trajets différents. Elle prend six fois du thé avant six heures.
Hervé GOSSE raconte une histoire bâtie sur une série d’habitudes prises par un fils vis-à-vis de son père malade et alité. Le fils a l’habitude de lui servir le petit déjeuner, de lui lire le journal, d’occuper une chambre à côté de la sienne, de voir sa femme dans un autre appartement, de renoncer à un logement indépendant, d’accepter pour son père les visites suspectes de jeunes infirmières. Les habitudes se poursuivent jusqu’à ce qu’il découvre sa propre femme couchée dans le lit paternel. Les habitudes changent alors beaucoup : comme le père n’est plus alité, le fils ne lui porte plus son petit déjeuner ; le père va le prendre au café. Quant aux autres habitudes, on n’en sait rien.
CYPORA HERSZORN a d’habitude le geste sûr. Habituellement, elle sait conduire un camion, chevaucher un vélo ou un dromadaire, grimper au poteau, en descendre avec un cadeau. Ce sont quelques une de ses prouesses habituelles, dans la vie quotidienne. Sur scène, elle a l’habitude de tenir son texte et retenir toute notre attention car ses récits nous touchent. Cette fois-ci, contrairement à ses habitudes, elle a choisi de nous interpréter des poèmes de grands auteurs:
Agnès RAVELOSON a l’habitude de dire que les sacrées habitudes, çà crée des liens. C’est l’habitude qui nous fait nous mieux connaître et non la rencontre exceptionnelle et sans lendemain. Agnès a l’habitude de bien voir ce qui se passe autour d’elle car elle est la mère de ses yeux. Habituellement, elle sonde bien le terrain, même sans une canne et des bottes. La bonne habitude est, chez elle, de provoquer tout ce qui réjouit son cœur et celui des autres.
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Evelyne GAUTHERON chante le temps de vivre, où le temps est libre, délivré des habitudes qui prennent des heures et des journées entières. Chassons donc les habitudes, toutes les habitudes, ne faisons jamais comme hier et comme demain. Sans les habitudes, tout est possible, tout est permis. N’attendons pas pour cela un mai 2068, même si nous avons l’habitude de vivre longtemps. Trouvons les mots, trouvons les actes pour nous sortir de nos habitudes et de celles des autres.
Alain PIZERRA associe l’habitude à l’hébétude. Il est vrai que l’on reste hébété devant la prolifération des habitudes. Mais on a coutume de s’y habituer. On est d’abord habitué à soi. On cherche ensuite à s’habituer aux autres. Chacun apporte ses habitudes et les dépose sur une table commune, où l’on dépose aussi les lois et les coutumes. Chacun compare les siennes avec celles des autres. Va-t-on en sortir quelque chose ? On peut toujours rêver. Ces habitudes nous enferment. Rêvons mais pas comme d’habitude. Osons tous exposer nos rêves inhabituels, parlons ensemble de tout ce qui sort de nos habitudes. Par habitude, changeons nos habitudes. Nous n’avons qu’une vie éphémère pour le faire, débarrassons la table, autant de fois qu’il le faut.
Yves ALAIN écrit publie et interprète habituellement des contes et poèmes sortant de son imagination débordante; Cette fois-ci et pour varier ses habitudes, il chante admirablement de courts poèmes de Federico GARCIA LORCA et de Jean CASSOU qui évoquent la terre grillée d’Espagne, sillonnée de fossés, comme des cicatrices sur les joues des Espagnols habitués au malheur et à la fierté.
May DUHAMEAUX ne s'habitue pas aux tempêtes et aux noirs hivers de ce temps. Les portes en battant se ferment sur nos rêves.
"Elles agitent nos coeurs qui n'ont pas l'habitude de cogner contre des portes fermées"
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Redoutant le cambriolage. Didier et Zita ont l’habitude de planquer le fromage, avant de sortir au spectacle. Le vol de fromage, c’est habituellement l’affaire de Bébert le faussaire et de Dédé le monte en l’air, qui en font leur gagne pain.
Il faut tout de même sortir. Une soirée de gala inhabituelle a lieu pour ceux qui ont leurs deux yeux et pour ceux qui en ont au moins un, l’autre étant un œil de verre. Ceux là ont habituellement un verre à l’œil. Il y a sur scène le fameux Prosper qui, d’habitude, fait « youp la boum » et Aline qui est aimée de tous si elle revient sur le plateau. La cuisine est habituellement aussi bonne que dans une gargote et les plats sont apportés d’habitude par des serveurs en redingote. Le repas et le spectacle font tout oublier. Aussi vrai que la terre est ronde, on ne retient ni ces jamais ni ces toujours dits par habitude.
ANEFRANCE s’adresse à un chien dans la rue. D’habitude, cela ne se fait pas car il n’y a pas de réponse. Mais là, il lui répond quand même. D’habitude, il n’a pas la syphilis héréditaire. Mais, là, il l’a. Dans la rue, rien ne se passe comme d’habitude. D’habitude, malgré les malheurs, il faut rigoler. Habituellement, c’est pour empêcher le ciel de tomber. D’habitude, il ne tombe pas mais il suffit d’une fois.
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Colette SAUVANET a l’habitude d’écouter les tic tac de la pendule et les toc toc sur la porte. D’habitude, quand midi n’est plus là, elle est toujours là. Elle prend l’habitude de rester sans lui. Habituellement, elle pense à lui jusqu’à ce qu’elle entende, aux tic tac de la pendule, et aux toc toc sur la porte, le retour de midi.
Annie POUILHES nous emmène dans un joli conte de Noël où la lune est rouge et où des enfants, perdus dans la nuit, cherchent leur chemin. C’est à cause d’une sorcière, Marie Fièvre, qui s’entoure d’un chat et d’une fouine à la couleur de feu. Pauvres enfants ! Dans la nuit noire, où est leur tante Nora, où sont le sapin de Noël et les cadeaux qui les attendent ? Comme d’habitude, ils ont oublié l’heure et n’ont pas entendu les six coups à l’horloge. Comme d’habitude, le conte se finit bien.
Jacob SZEFTEL, nouveau venu et déjà nouvel adhérent de notre association chante merveilleusement en italien du Donizetti, Verdi, Puccini et bien d'autres comme il en a l'habitude... Comme d’habitude, il n’est pas nécessaire de connaître la langue pour apprécier ce chant fort et mélodieux et chaleureusement interprété qui recueille évidemment comme habituellement tous les suffrages
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CYPORA HERSZORN nous dit contrairement à son habitude de lire ses poèmes un poème de Victor HUGO, une de ces habitudes référencielles où une femme avait pris ce pli, ce pli de n’être jamais gaie, ce pli qui reste à jamais pour la vie.
Christian LAFONT dit que Michèle l’a oublié comme d’habitude. Habituellement, il commence par plaisanter. Il est habitué à toutes les facéties en mettant sur pied des poèmes avec des vers et avec des pieds. Il sait qu’un ver sans pied n’a pas l’habitude de marcher. La poésie marche avec des vers et des strophes qui, d’habitude, ne servent pas à s’apostropher.
Zita nous chante les malheurs qui peuvent d’habitude se produire pour les amants d’un jour qui arrivent la main dans la main, d’un air entendu et se retrouvent dans une chambre d’hôtel au papier jauni. Le malheur va-t-il les obliger à essuyer les verres au fond d’un café ? On les retrouve couchés comme d’habitude, immobiles, la main dans la main.
Il est quasiment 21 heures et, comme d’habitude, le temps a passé très vite lors cette très belle soirée. Et comme d'habitude, nous remontons prendre l'air t peut-être un verre au rez de chaussée, et passons le relais à un groupe de musiciens de jazz talentueux et peut-être pour un "boeuf" ...comme d'habitude au BAB-ILO
Hervé GOSS
La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Compte-rendu Mnémosyne
Hervé Gosse, adaptations
Christian Lafont
Illustrations Libre Office
Pixabaymontage et
mise en page web
Christian Lafont
Chr
Compte-rendu/mnémosyne de la Scène ouverte de la Ruche des Arts au Bab-Ilo La ParessePosté le 04/11/2015 - Par la Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche
Compte-rendu /mnémosyne de la scène ouverte
de la Ruche des Arts au Bab-Ilo
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30 Septembre 2015 de 19 h à 21 h
thème "la paresse"
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Une fois n’est pas coutume, Didier et Zita, gonflés à bloc, prennent la scène d’emblée et annoncent la couleur : « Mesdames, Messieurs, nous venons vous proposer un petit voyage dans le temps ! … Vous allez tous fermer les yeux !… Vous êtes maintenant en 1515 ! » La belle affaire ! Arrive alors un bailli qui baille, Stéphane Cottin, fort seyant dans son costume d’époque. S’en suit une saynète savamment construite par nos trois troubadours où des fulgurances comme « le seizième siècle n’est pas le club Med ! » font marrer le public. Au final, Didier affirme : « Vous voilà libres de votre oisiveté ! » Oui, peut-être ! Mais peu de chance que nous nous endormions sur ce numéro de haut vol.
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Arrive fleur au fusil Daniel Geffroy. « Mais oui, mais oui… Mais non, mais non » ne cesse-t-il de claironner dans une suite de jeux de mots joliment entremêlés. Pierre-Marie Humeau dit "Pierrot", le nouveau, nous délivre un hommage vibrant sur la paresse : « Dans le monde où nous vivons, il y a peu de place pour un paresseux… La paresse devient un outil de transformation de la douleur par l’esprit. » Les applaudissements sont nourris. Ressenti très proche avec l’interprétation magistrale d’Anefrance d’un dialogue entre Pascal et Descartes, 51 ans à l’époque, qui affirme à son contradicteur : « En dormant, je fais progresser l’esprit !»
Le sommeil, nous ne le quittons pas. Cypora Herszhorn nous déclare aimer son lit douillet dans l’un de ses poèmes en alexandrins subtilement tissés ; l’auditoire savoure. Louise Emily, avec douceur et finesse, nous fait découvrir un très beau texte d’Aristide Bruant, “ Le lézard ”, où l’auteur écrit : « J’aime bien roupiller, j’aime pas travailler, ça m’emmerde. » et une chanson de Boris Vian où le soleil fait le tour de la terre et revient sans s’en faire. Ça soulève les rires, nous sommes enchantés.
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Intermède dans notre scène ouverte… Michèle, notre présidente, annonce la Carte Blanche à venir de Thierry Delaroyère et distribue des flyers. Oguène nous replonge dans le thème avec un texte qui parle de la paresse choisie et de la paresse forcée. Claudine Vanlerenberghe ignore et l’une et l’autre. Elle nous offre un court poème qui dépeint de petits moments passés dans un square. Colette Sauvanet nous parle de la paresse, amie avec laquelle elle partage ses plus fortes envies.
Philippe Bouissou nous joue un sketch sur l’égalité homme-femme. Florilège de jeux de mots qui gondolent le public. Il est chaudement applaudi. S’installe alors Yves Alain, tenant à la main son écrit tout juste finalisé. Il évoque la clé des songes, assène « (…) Rien n’est pas dormir si dormir c’est mourir » et nous trouble par la force de son propos.
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Ton beaucoup plus léger avec Annie Pouilhes qui, avant de nous conter trois histoires de Nasrédine, nous avertit à propos de ce personnage facétieux : « Si je l’on ne conte pas trois histoires, le diable viendra, emportera la conteuse et tout le public ». Nous ne tremblons pas et restons très attentifs. Mais avec “ Comment faire tomber la pluie ? ” , “ Comment éloigner les tigres ? ” ou “ Nasrédine conteur ”, nous nous fendons la pipe à chaque chute. Agnès Raveloson, à son tour, nous fait l’éloge de la paresse : « C’est tellement bon. » Elfried Dubort nous donne avec beaucoup d’élégance “ La chevelure ” de Baudelaire, une envoûtante description où Paresse rime avec Caresse. Pierre Leibo, nouveau lui aussi, empreinte le lièvre de La Fontaine pour le soumettre à la persévérance de la tortue.
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Evelyne Gautheron fait chanter tout le public avec “ Le travail c’est la santé ”. La joie nous gagne, nous battons la mesure et c’est une ovation au cœur du Bab’ilo. Pas facile de passer après ce délire. Alain Briantais s’y colle avec un poème pas même fini… « Flemmarder toute la journée, se réinventer en lâchant les fureurs du monde. » Dans un même élan, Serge Carbonnel voudrait céder au grand appel de la paresse, écouter le bruit de la vie, puis aller se reposer.
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Se reposer !… C’est le thème principal de la chanson chantée dans les années 50 par Eddie Constantine et dont les paroles sont de Charles Aznavour, choisie par Christian Lafont, “ Et bailler et dormir ”. Nous la connaissons tous ou presque, mais sommes éblouis par la douceur avec laquelle il l’interprète. Dans cette atmosphère devenue délicieusement feutrée, nous reprenons le refrain au même rythme langoureux « Et bailler… et dormir ». Le temps semble suspendu. La chanson tout juste finie, nous l’applaudissons à tout rompre. Michèle Lassiaz lui succède avec un acrostiche rédigé à l’atelier d’écriture.
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Pour clore la soirée, Pierre de la Galite nous dit : « Vous n’allez rien comprendre à ma chanson
“ Compagnou ”, elle est en patois galicien. » Qu’importe, nous nous envolons avec cette tarentelle tandis que notre auteur s’amuse à traduire des paroles qui nous racontent simplement la vie de tous les jours. C’est super ! C’est si bien que le public en redemande. Pierre s’exécute avec joie et nous offre “ Plein les fouilles ”.
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Est-ce à dire que la paresse nous a comblé de richesses ce soir ?
Certainement, car la qualité de nombreux textes nous a fait passer une très belle soirée.
Vivement la prochaine !
Alain Briantais
La Ruche des Arts
Communication:Michèle Lassiaz
Mnémosyne:Alain Briantais
Photos Illustration en tête:
Joseph Sibio Dimari
Photos scène Bab Ilo et
Mise en page web
Christian Lafont
Chr
APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE Thème GOURMANDISESPosté le 23/09/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz chr Sur le Feu de la Ruche
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APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO * |
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Thème "GOURMANDISES" |
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COMPTE-RENDU /MNÉMOSYNE DE LA SCENE OUVERTE AU BAB-ILO LE Mercredi 24 Juin 2015 de 19h à 21h sur le thème de « la gourmandise ».
"Petits plaisirs, addiction ou grandes joies ?
Pour y assister, en témoigner, relater votre parcours poétique gourmand ou gastronomique, vos impressions en poèmes, contes et chansons rejoignez-nous ";Telle était l'invitation préalable à laquelle ont répondu les poètes présents à cette dernière scène ouverte avant les vacances.
Michèle Lassiaz ouvre la scéance avec un poème extrait de son dernier livre, et incite les volontaires à suivre ludiquement le chemin tracé, et la soirée commence...
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Stéphane COTTIN aime le sucré salé et suit un parcours culinaire qui le mène par hasard au Mont de Vénus, vers ces lieux qui sentent le musc et la cannelle. Là, embaume le parfum de l’herbe sèche, coupée à la faucille, par un peuple acquis à la révolution. La barbe du passé, et des poils qui grattent…il faut couper tout çà…puis se mettre au vert…au rouge aussi, avec le cœur, par gourmandise, et en gardant toute sa place au sexe…voilà le programme…pour défendre la cause du peuple.
Christian LAFONT écoute ce que les gourmands disent. Ce qu’ils disent, ce n’est pas entre deux bouchées et deux goulées de vin. Non, il faut attendre, attendre longtemps, car, avant de dire, ils ne cessent de tout avaler, de tout gober. Après, ils recherchent encore un goût fruité dans la bouche et dès qu’ils l’ouvrent, ils réclament de la tarte aux cerises ou aux abricots. Ils font du plat à leur voisine et parlent avec elle de recettes, pour le dîner.
Yves ALAIN nous entraine dans une fable de commencement du monde, mais avec quelques nuances très importantes, car selon cette version toute personnelle de la création:"Il y eût d'abord un soir et ensuite un matin"... Nous le suivons dans ces pérégrinations fabuleusement imaginatives, imagées, poétiques et déjantées: il a choisi ses fruits dans un jardin dont les allées serpentantes étaient jonchées de pommes. Etait-il interdit de les cueillir? De les mettre dans son panier ? Fallait-il payer à la sortie ? Qui était le propriétaire du jardin ? Le problème ne date pas d’hier puisqu’Adam, le premier, tenté par Eve, et par plus malin que lui, puis par Gourmandise, croqua une pomme ou peut-être davantage. Il fut pris, le trognon à la main. Et comme il crachait les pépins, Il entendit la voix divine lui interdire de cueillir ces fruits à la sauvette. La condamnation, ce fut pour leur pomme. Il furent chassés du jardin
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DAVIS nous confie que sans mère, sans père, le cœur, c’est un désert. Le cœur est privé de chaleur humaine. Trop longtemps restées dans l’ombre, enfermées quelque part, les pensées du cœur doivent être éclairées, écoutées… écris ces mots sur des lettres, adresse les à tous ceux qui ont du cœur. Ils seront de cœur avec toi.
ANEFRANCE raconte la cueillette de la pomme par une girafe. Elle détache sans peine la plus haute de l’arbre. Personne ne la lui dispute. Cela se passe sous les fenêtres de Dieu qui n’a pas le bras assez long pour confisquer la pomme ou attraper la girafe par le cou. Après sa digestion, la girafe penche la tête jusqu’au sol pour avertir les hommes et les autres animaux que quelques crottes vont chuter de très haut.
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Fabienne SCHMITT nous donne de très bonnes recettes de grand-mères qui levées de bon matin, après leur tour au jardin, passent leur journées entières devant la cuisinière, parmi les légumes frais, les morceaux de viandes parfumées, les mains fourrées tantôt dans la farine, tantôt dans les épices, versant ou bien du rouge ou bien du blanc dans les marmites qui mijotent, sous l’œil du bon chien et du chat câlin. Qu’est ce qu’elles préparent ? Elles n’ont pas le temps d’en parler, sauf aux repas ; là, debout, face à leurs hommes, le nez plongé dans leurs assiettes, elles se lâchent un peu en oubliant de tourner la cuillère et d’éteindre le feu.
Agnès RAVELOSON nous a apporté des corbeilles de fruits des tropiques. Elle nous montre aussi la carte des îles de l’Atlantique et de l’Océan indien, du Pacifique avec tous les chemins de la gourmandise. Partout sur les plans, figurent des dessins d’agrumes, de bananes, de poires, d’ananas, de mangue, de goyave. Et là, tout a poussé et mûri sur place. Pas de transport, pas de passage au congélateur, pas de revendeur ; la production est toute locale. Dans ces conditions, la gourmandise peut nous faire aller au bout du monde.
Cyporah HERSZORN, par l’odeur alléchée, goûterait bien du pâté d’alouette qu’elle voit dans un miroir qui reflète un coin de sa cuisine. Elle y distingue aussi des agapes, des soupers fins, des banquets où des orateurs se gavent de mots avant de passer aux nourritures.
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En attendant le Paris - Brest, Hervé GOSSE se laisse aller à la gourmandise en voyant des religieuses au café, en admiration devant leurs saints préférés, Saint Jacques, Saint Nectaire, Saint Honoré ; elles reçoivent à leur table Monseigneur Dupont, Dupont l’évêque, qui choisit le meilleur saint (Saint Emilion-2005) pour le vin et incite la sœur Célestine à consommer. Les gourmets de la police ne commandent que des recettes de poulet. Un homme bedonnant prendrait bien du gras double à la Lyonnaise mais il a déjà un foie gras frais aux raisins. Un autre homme reste seul devant son lapin, posé sur un plat, elle ne viendra plus et il n’en mangera pas. La gourmandise n’est plus un péché ou un délit mais le malheur peut encore ôter l’envie de manger.
Valérie LORIOT, inspirée par les fables de LA FONTAINE, nous raconte les histoires d’une bonne commère et d’un milord qui l’accompagne. Il allonge le museau car il est servi dans un vase à long col. D’un coup de bec, la commère lui pique son repas et elle en garde sous sa patte. Encore attiré par l’odeur de la viande, le glouton n’a plus que des os à ronger et il en coince un dans son gosier.
Claudine VAN LERENBERGHE lance un cri de colère contre les gourmands qui, au lieu de partager leur pain avec les plus pauvres, seraient capables d’avaler un plein tonneau de pop corn et de manquer le film qu’ils étaient venus regarder : un reportage sur la faim dans le monde où des millions d’êtres humains cherchent chaque jour de quoi se nourrir.
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Didier LALOUX évoque la «Marseillaise», chantée à Waterloo, quand l’armée part en sucette et que l’ennemi menace d’égorger nos fils et nos compagnes. Dans nos campagnes, des manchots chantent, les bras ballants, « marchons, marchons». Ils marchent, le long des sillons, mais ils ne forment plus de bataillons. Nos sillons ne sont plus abreuvés par le sang impur de féroces soldats. Leur sang impur est peut-être contaminé. Alors, arrêtons de le faire couler et allons tous nous faire soigner. L’étendard sanglant est baissé et le jour de gloire n’est pas arrivé.
ZITA chante une chanson de Jean FERRAT qui trouve son bonheur avec un arbre, un vélo et une orange. Pour lui, une hirondelle vole aussi bien qu’un ange. Un cheval fou fait sa course dans un grand magasin. On y vend du pain trempé dans de l’aphrodisiaque et toutes espèces de minéraux, de faune et de flore.
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Sophie LANGEMONT, venue en amie d'Anne-Marie LAMA, nous fait part de poèmes culinaires ou imagés, extraits de son livre "Décennies"et notamment
celui intitulé "Couleurs" et un autre nous dévoilant une délicieuse recette d'huitres, ou d'autres excellentes, mais dont nous avons oublié la recette; qu'importe puisque nous dégustons ses paroles
Alain BRIANTAIS évoque sa gourmandise des mots ; les mots ne l’effraient jamais, il les déguste qu’ils soient légers, presque impalpables, comme «éphémère», qu’ils soient évanescents comme « absence », « innocence » ou qu’ils soient triviaux, et peu importe d’où ils tirent leur sens, comme « tire-bouchon », « tirelire », « tire-jus », « tire-fesses », «tire-au-cul »…
Valérie BELLET adore faire des gâteaux dorés dans une cuisine rose, déguster du vin blanc dans une chambre noire, manger une orange dans un jardin de violettes, mélanger des piments verts et du chou rouge, c’est pour en faire voir de toutes les couleurs à ceux qui mangent toujours la même chose.
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Evelyne GAUTHERON nous interprète la chanson de Gilbert BECAUD qui évoque tous les marchés de Provence et nous entraîne vers tous vers ces marchés où nous sentons le thym, le romarin et la lavande. Nous goûterions bien tout de suite une soupe au pistou.
Anne-Marie LAMA, ayant participé comme quelques poètes de la Ruche des Arts à l'Atelier d'écriture précédé de dégustations de gourmandises, raconte cette expérience gastronomique, avec les poèmes gourmands composés lors de cet Atelier évidemment très inspiré et entre- autres celui où elle énumère des
événements culinaires ou non, mais "sucrés-salés" que nous apprécions
DAVIS évoque le peintre DELACROIX et ses tableaux où se côtoient des scènes d’amour, des mouvements fougueux de chevaux et de bêtes sauvages, des visions de corps, après la mort, des visions où l’âme des défunts est peinte encore.
Et, pressés de rejoindre la Carte Blanche qui suit, nous attendons celle-ci avec gourmandise
Hervé GOSSE
*suivie de la Carte Blanche à Serge Carbonnel, Tonio Matias, Marie Ann Tran
Prochaine
Scène ouverte de la Ruche des Arts au Bab-Ilo
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le 30 Septembre 2015
(Changement au lieu du 23 Septembre)
de 20 h à 21 h
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sur le thème
La Paresse
au
Café-Club BAB-ILO
9,rue du baigneur
Paris 18ème
M° Jules joffrin ou Lamarck-Caulaincourt
Géo Localisation du Bab-Ilo ici
La Ruche des Arts
Communication:Michèle Lassiaz
Photos Illustration: Joseph Sibio
Dimari
Mise en page web
Christian Lafont
Chr
APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO: JOIES et CHAGRINSPosté le 09/06/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz chr Sur le Feu de la Ruche
APRES LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE
de la RUCHE des ARTS
AU BAB-ILO *
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le Mercredi 27 Mai 2015 de 19h à 21h*thème "JOIES et CHAGRINS"
au Café-Club BAB-ILO * 9 rue du Baigneur Paris 18ème
Compte-rendu / Mnémosyne d'Hervé Gosse
Notre présidente Michèle LASSIAZ ouvre la soirée, nous évoquant les différentes étapes de son déroulement et précisant que cette scène ouverte est suivie de la Carte Blanche à CATIE CANTA,puis d'un show Jazz, et qu'en conséquence, nous terminerons cette scène ouverte un quart d'heure plus tôt, et c'est pourquoi, nous enchainons rapidement et...
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Yves Alain commence et récite avec joie des vers de Jean Pierre ROSNAY(1) qui s’attendrit quand se croisent et se caressent têtes de cheval et têtes de jument, sous l’œil impassible de Dieu qui n’a cure des amours chevalines. Les chevaux hennissent dans un jardin d’éternité cultivé par les hommes et non par Dieu qui ne s’occupe que du jardin d’Eden.
Jean Pierre ROSNAY est un adolescent en armes qui se demande toujours ce qu’on attend de lui. A qui doit-il rendre des comptes ? Aux résistants, aux combattants. Lui, il est très résistant, rien ne l’arrête. Les balles dévient toujours et ne l’atteignent pas. Il est une ombre en marche. La mort, il n’en a pas peur et elle ne l’atteint pas.
Annie POUILHES présente un texte de Sonia RISTIC(2 )dans lequel chante un chœur de migrants, en spectacle à Lampedusa et à Sangatte. Il fait tous les jours salle pleine avec des sans papiers qui ont sillonné les mers, les terres et les routes depuis des mois, avec des nuits sans sommeil, longues comme des semaines. Quand ont-ils vu le jour ? Quand ont-ils pu admirer le ciel ? Quand sont-ils sortis des soutes, des cales et des cuves ? Quand seront-ils écrasés par la joie et non par le chagrin ?
Alain PIZERRA déserte un monde fessu et repus. Dans ce monde, c’est le ventre qui a pris la place de l’âme. C’est la grasse attitude qui domine. L’essentiel est de se gaver et de rassasier sa progéniture. Pour obtenir de grasses rétributions, il faut se prêter à des singeries vides de sens. Alain déserte les mots trop bien coiffés comme les animateurs qui les prononcent. Il coupe court à leurs discussions lors desquelles tout ce qui nous fait croupir et pourrir remonte à la surface. Dans ces jeux où l’on prône les idées courtes, chacun lève la main et se fait l’écho joyeux des pensées les plus vaines. Chacun se fait l’exécutant des desiderata de son espèce. Chacun n’est que l’ombre résignée de quelqu’un d’autre. Chacun est candidat au podium de la vulgarité.
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Christian LAFONT évoque de beaux chagrins ressentis lorsque, le moral dans les chaussettes, sa femme s’étant fait la malle, l’on s’est mouillé les pieds, au passage d’un taxi roulant dans une flaque d’eau, alors que l’on en attendait un autre, en faisant la queue devant la gare, et que finalement, ni le taxi ni la femme attendus ne sont jamais venus. C’était aussi à l’orphelinat où l’on faisait pousser de mauvaises graines en « casquette à galons dorés »(3). Là, il fallait s’inventer une vraie maman, un vrai papa, même si on n’était pas bien malin et pas bien gras. Le beau chagrin devait bien finir par trouver une petite amie et, tout à sa joie, il devait cesser de vous assaillir.
Serge CARBONNEL trouve les mots de sa sérénade pour une colombe sur les roches. Pour chanter, il s’assoit sur des charpentes de cèdre sur le littoral. Il adresse ses vers joyeux à son amante, sa sœur, au ventre de saphir, couvert de perles de rosée, doux comme un pétale de rose. C’est l’aurore et toutes ses odeurs qui revigorent. Il s’y répand les plus beaux cris d’enfants, les plus beaux chants d’oiseaux. L’oiseau bleu fait peur à l’enfant. La nuit s’efface et l’on distingue les œufs des merles noirs.
Agnès RAVELOSON traverse la vie avec joie, dans une robe à fleurs, depuis l’enfance, le plus bel âge, et elle tend la main à tous pour former le grand cercle du cœur. C’est ainsi que, spontanément, jouent les enfants. La ronde fait oublier les chagrins et, par magie, elle rend le cercle drôle et joyeux. Chacun éprouve le bonheur de tourner en rond. La roue peut tourner, la vie ne pas tourner rond, une fois dans la ronde, la joie ne s’efface pas.
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Stéphane COTTIN nous montre sa boite à zizique. Il la met en position verticale et fait jaillir les sons d’un orgue. C’est une musique orgasmique ou orgasmatique, je ne sais, qui atteint son point d’orgue lorsque le musicien et poète, jette, à la verticale, du haut de sa colonne vertébrale, tous ses mots en bataille, comme autant de charges contre les Saintes Nitouche dont les seins sont des zones interdites, parce qu’érogènes, et qui, même jeunes, prônent le jeûne, l’abstinence, même à SAINT EMILION, attirées qu’elles sont par des lumières occultes. Elles repoussent les assauts du désir comme autant de tentacules et, farouchement, défendent leur culte. En écoutant de l’orgue, elles ont aussi de l’asthme mais ne connaissent pas l’orgasme.
Bernard PHILIPPON nous dit des vers à la manière actualisée, de LA FONTAINE qui évoquent les péripéties d’une gente dame sauterelle, d’un morceau de ficelle qui avance tout seul et d’un bien maigre ver de terre. Leurs aventures passent pour une fable, tout comme cette histoire qui oppose des corbeaux et des moineaux, ces tranquilles volatiles, qui, si l’on en croit l’auteur, auraient picoré dans des sacs éventrés et auraient montré leur goût pour les produits exotiques.
Claudine VANLERENBERGHE, familière également de l'Atelier d'écriture
nous en donne un extrait sous forme de fable toujours inspirée de LA FONTAINE où le Corbeau de la fable connue ne rencontre pas le rusé Renard, mais des moineaux, qui contrairement à lui qui se lamente, sont joyeux et heureux de se contenter de restes de la nourriture des autres et où il est conseillé au lieu de regimber, de bien vivre le temps présent ...
Alain BRIANTAIS nous raconte comment le cœur se languit, aux prémices de l’hiver, même si le vent est doux. Le chagrin monte doucement, au souvenir d’un être cher, aujourd’hui disparu. Il est bientôt tempéré par une joie naissante, à l’idée d’un enfant qui va naître prochainement.
Hervé GOSSE nous parle des joies et des chagrins d’être vendeur au supermarché. Couper de la viande, être sur les nerfs, tomber sur un os, faire des morceaux, peser, emballer, étiqueter, sourire à la caisse, ce n’est pas la joie. La joie revient quand on ne pense plus à rien et que l’on s’en va pour rentrer chez soi.
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Maryse LICETTE, de retour à Paris, nous conte des souvenirs heureux en évoquant les promenades joyeuses et fleuries vécues à DRESDE en Allemagne
où elle a des attaches, dans une ville qui a vécu également des périodes douloureuses, mais où les périodes heureuses submergent les moments difficiles
Evelyne GAUTHERON chante avec nous et Yvonne PRINTEMPS son désir d’amour où il est dit que « chagrin d’amour dure toute la vie ». Mais, aujourd’hui, c’est la joie de chanter qui nous gagne…quant au chagrin, nous verrons demain.
ANEFRANCE ne s’arrête pas dans le vent froid, sous la pluie, car ce n’est pas toi qu’elle reconnaît à cet endroit ci ; il est vrai que pour elle tu n’es plus qu’une ombre, c’est tout ce que tu lui rappelles. Ta présence est pour elle hors du temps, hors du monde. Tu tournes dans une ronde avec d’autres ombres.
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Didier LALOUX évoque une joyeuse cérémonie où Dieu, sur son trône, intronise EVA(4), qui a l’air évaporée bien qu’elle demande à Dieu d’activer. Lui, un peu vert, aidé de Saint ETIENNE, qui a le verbe haut, comme au stade Geoffroy GUICHARD, fait appel à sa grande CLEMENCE pour l’aider à s’occuper d’EVA. D’ébauche, elle devient femme, un peu évanescente certes. EVA près de s’évanouir, devant Dieu, toujours sur le trône, cherche celui avec qui elle pourra s’évader.
Michèle LASSIAZ nous confie que l’aveugle connaît l’amour fou que les voyants ne verront pas. Ils chercheront partout ce qu’il a trouvé, scruteront tous les beaux yeux, les beaux visages, les belles jambes. Ils enverront leurs photos, changeront de look, observeront aux terrasses des cafés. Ils se feront voyeurs, balayant les plages avec des jumelles, depuis leurs terrasses donnant vue sur la mer. Ils ne sauront jamais où se cache l’amour fou.
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Daniel GEFFROY nous dit sa joie de nager et de s’ébattre dans l’eau de mer, au milieu de jolies baigneuses qui nagent dans le bonheur. Lui aussi, y nage aussi. Il ne fait pas de vague mais les asperge avec de l’eau salée, pour un peu les rafraîchir et attirer leurs regards. Quelle joie que les bains de mer ! L’eau est bonne, la température agréable, au milieu des baigneuses.
Et nous nous retrouverons volontiers le mois prochain pour poétiser, rire, chanter avec gourmandise, comme le thème de cette prochaine scène ouverte au BAB-ILO...
Hervé GOSSE
*suivie de la Carte Blanche à Catie CANTA de 21h à 22h00
1) Jean-Pierre ROSNAY, poète résistant et humaniste est le fondateur du Club des Poètes et de la première émission de poésie de qualité à la télévision et a donné leur chance à de nombreux poètes notamment Stéphane COTTIN qui y débuta à l'âge de 17 ans; Le Club des Poètes existe toujours rue de Bourgogne à Paris
2) De père Serbe et de mère Croate, après une dizaine d’années passées en Afrique (Congo-Kinshasa, Guinée, Gabon), Sonia Ristic vit à Paris depuis 1991. Comédienne et auteure de pièces de théâtre de langue française, elle a écrit notamment Le Dictionnaire de la vie, écrit à Sarajevo, puis Le Temps qu'il fera demain, Quatorze minutes de danse er Orages premier roman destiné aux adolescents publié chez Actes Sud.
3) Les Bouton dorés, sur une musique de Jacques DATIN et des paroles de Maurice VIDALIN, est une chanson interprétée à ses débuts par Jean-Jacques DEBOUT; elle conte l'histoire d'un enfant élevé dans un orphelinat dans une période difficile
4) En Eva, évoquée par Didier LALOUX, nous reconnaissons évidemment ZITA
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La Ruche des Arts
Mnémosyne:Hervé Gosse
Photo joie scène ouverte RdA
Photo tableau triste: Chady
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Photos Bab Ilo ,
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chrhe
C'ETAIT LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO sur le Thème PARISPosté le 07/05/2015 - Par La Ruche des Arts, Alain Briantais, chr, Sur le Feu de la Ruche
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SCENE OUVERTE POETIQUE AU BAB-ILO * |
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le Mercredi 15 Avril 2015 de 19h à 20h45
sur le thème « Paris »
au Café-club du Bab-Ilo, 9 rue du Baigneur à Paris 18 ème*
Mnémosyne d’Alain Briantais
Ce soir, nous nous penchons sur Paris… Paris, tant de fois chantée par les plus grands, tant de fois aimée, décriée, s’offre au bourdonnement de la Ruche.
Michèle Lassiaz, notre présidente, comme à l’accoutumée, ouvre le bal. Dans « Couleurs », l’un des poèmes de son premier recueil « Demain sera un autre jour », elle déroule la liste de ceux qui vivent dans la capitale, répétant plusieurs fois « … Ça, c’est Paris. », évoluant entre tristesse et joie pour conclure par « … Ça, c’est encore Paris. ».
Annie Pouilhes, ravie d’être dans le thème pour une fois, nous fait plonger dans l’étrangeté. Nous voilà captifs et tremblants à l’écoute de ce conte, comme ce chauffeur de taxi inquiet face à la vieille dame qu’il emmène vers la rue de la Roquette sans savoir pourquoi. Fin de parcours : Le Père-Lachaise. Volatilisation de sa passagère. Et puis… Le pas léger, dans une allée du cimetière, de cette vieille femme qui retourne à la maison après s’être payé une belle balade !
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© Joseph Sibio |
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Paris, ce sont les taxis, c’est la nuit, c’est aussi les réverbères. Cypora Herszhorn,
en prose ce soir, nous parle d’un réverbère qui a froid à l’âme. La supplique de celui-ci, renouvelée sans relâche à l’allumeur de réverbère, se pare de mots doux : « … Rends-moi, allumeur de réverbères, les amoureux qui se bécotent dans les coins sombres. »
La nuit, nous la finissons avec Serge Carbonnel, qui empreinte avec douceur un texte de Marc-Antoine Désaugiers : « Tableau de Paris à cinq heures du mat »… « L’ombre s’évapore… Tout Paris s’éveille… Allons nous coucher. » Claudine Vanlerberghe, elle aussi, songe à la chanson de Dutronc, mais elle nous dissèque en alexandrins très fins chaque moment d’une journée à Paris. C’est délicieux et ça amuse beaucoup le public.
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Nous voilà maintenant à Montmartre… Incontournable ! C’est Daniel Geffroy qui nous emporte avec générosité au cœur de la Fête des vendanges. Une ode à la butte et à la fête.
La fête, ce n’est pas tous les jours. Pauvreté et violence déchirent la toile. Anefrance nous cueille au vif à travers un passage de « Paris dans son atome » extrait des « Misérables » de Victor Hugo. Le gamin, délaissé par sa mère, s’appelle Gavroche. Elfriede Dubort se presse alors sur la scène et nous présente une partie de son spectacle « Maxence dans le métro ». Nous voilà plongés dans la construction de la première ligne du métro parisien, puis dans le projet de construction d’un éléphant gigantesque place de la bastille. Surprise et compréhension de la hâte qui était sienne : dans « Les Misérables », Gavroche se cache précisément dans cet éléphant.
Changement et saison nouvelle avec « Ode de fin d’été » de Fabienne Schmitt, qui nous déclame avec ferveur sa flamme pour Paris : « Quand je m’en vais, j’ai besoin d’y revenir… ». Dans son poème : « Paris se tait, Paris sourit, s’oublie, se pâme… » Paris, Paris et encore Paris !
Alain Briantais évoque aussi les saisons à Paris : le printemps et ses touristes joyeux, l’automne et les sans papiers au regard vide. Dans son cœur de poète, soleil et pluie sont sources de vie.
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Stéphane Cottin, développe ensuite dans « Ma capitale » les grands élans du passé, les révoltes, le Paris qui se bat, qui résiste, qui charrie de grandes idées et des valeurs humanistes. Son écriture, belle et puissante, nous captive. Après ce bel hommage, s’avanceAgnès Raveloson, toujours souriante et fidèle à nos soirées. Elle nous fait le descriptif d’une ville aimée, quartier par quartier et nous fait sourire avec « … gambettes et paillettes ».Evelyne Gautheron embarque le public avec « La Bohème » de Charles Aznavour. Tout le monde chante et Valentine qui connaît de nombreux répertoires ne boude pas son plaisir. Bien que le dernier alexandrin soit triste « Ça ne veut plus rien dire du tout », tout l’auditoire est ravi.
Se présente alors un nouvel artiste, Philippe Bouyssou, collègue d’Annie Pouilhes.
Il n’est pas dans le thème avec son sketch de la Coccinelle, mais promet d’y faire un détour. Son one man show nous conte l’histoire d’une coccinelle. Fruits et légumes sont les proies d’une série de jeux de mots insoupçonnés ou parfois attendus. Les rires font la gamme et les applaudissements sont nourris.
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Dans « Le long du canal de l’Ourcq », Hervé Gosse nous titille de son humour corrosif ; il n’y a pas de fruits mais des canards qui regardent passer les canoës. Didier Laloux, lui, lit le journal… L’histoire sombre, inspirée d’un texte de Jean Rodor et Vincent Scotto en 1919, d’une prostituée aux yeux noirs fascinants, surnommée la Vipère. Puis, changement de ton quand il s’installe au piano pour accompagner Zita qui chante « Paname » de Léo Ferré. Elle vibre… C’est beau, c’est beau, et plus encore quand au dernier complet, elle lève un poing rageur telle une diva emportée par les mots. May, dans un texte ciselé nous épate et nous incite à aller « … Par là… ».
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« … Et si l’on brisait la glace », nous dit Pierre de la Galite dans « Une chanson dans l’espace », invitation à partager l’air. Oui !… Nous sommes séduits, et réclamons à tout rompre une deuxième chanson. Ce sera « Un petit baiser dans le cou » dans le refrain est repris en chœur par l’assistance. Christian Lafont fait honneur à l’atelier d’écriture avec un exercice à la manière de « Je me souviens de … » : « J’te parie qu’à Paris… » terminant par l’évocation du livre d’Elfried Dubort « Maxence à Paris ». Il nous offre à la suite un sonnet “sonné” écrit à la manière de Scarron qui se termine par « Est-ce Paris assurément ? ».
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Oui, tout ça c’est Paris !… Et nous avons butiné, bourdonné, essaimé en son nom une poésie débordante qui nous est chère. Pour clôturer, Valentine ajoute un pétard d’humour. Nous pouvons alors attendre avec joie et dans le brouhaha, la Carte Blanche de Louise Emily qui va suivre.
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*suivi de la Carte Blanche à Louise Emily de 20h45 à 22h00
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15/04 SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO Thème PARISPosté le 05/04/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz chr Sur le Feu de la Ruche
La Ruche des Arts vous invite à la
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le Mercredi 15 Avril 2015 de 19h à 21h
Thème "PARIS"
D'après-vous, Paris est-il, sera- t'il toujours Paris ?
Paris au soleil, Paris plage, Paris sous la neige, Paris à circulation alternée,
Paris la nuit, Paris plaisirs, Paris sous les arbres, Paris et sa circulation fluviale, Paris historique, pittoresque, d'avant-garde, Paris Libéré,
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vos impressions sur Paris, rejoignez-nous en poésie, musique, chansons, au
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Christian Lafont
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RETOUR SUR LA SCENE OUVERTE POÉTIQUE AU BAB-ILO Thème LE DESERTPosté le 20/02/2015 - Par La Ruche des Arts Michèle Lassiaz, Hervé Gosse, chr Sur le Feu de la Ruche

RETOUR SUR LA SCENE OUVERTE POETIQUE AU BAB-ILO *
du Mercredi 11 Février 2015 de 19h à 21h, avec pour thème
"Le Désert"; mnémosyne d'Hervé Gosse.
Michèle LASSIAZ ouvre la soirée et fait les premières constatations. Bien que tout soit calme pour l’instant, elle annonce l’arrivée du vent, du vent de sable. Elle n’a pas de sable sous les pieds mais elle se voit marcher en plein désert, quelque part, entre le Tassili n’ Ajjer et le Tassili du Hoggar. Puis, elle monte sur le dos de petits chameaux, croise une femme en bleu, lui demande la direction de Tamanrasset. Elle évoque l’image du père De Foucault, qui, lui, traversait le désert les yeux fermés, sous le regard des femmes berbères.
Michèle annonce l’extension du désert, il s’étend un peu partout dans le monde, pour les uns, c’est le désert affectif ou moral, pour les autres le désert économique, la dépression brutale. Le désert gagne les banlieues, les campagnes, les quartiers des villes où la vie, la vie sociale, collective, la vie culturelle aussi, se concentrent dans quelques oasis.
Michèle nous avoue qu’elle connaît moins bien le désert que Laurence d’Arabie. Lui, assistait au décès du moindre chacal, de la moindre tarentule. Il avait fait son trou, il avait sa tanière dans le désert, sa garçonnière, où il sablait le champagne et proposait des petits sablés à ses invitées. Quand ils le voyaient, les Touaregs et les autres descendaient de chameaux et se prosternaient à ses pieds. Puis, les chameaux s’agenouillaient à leur tour. Il possédait les oasis et savait, sans le dire, où se trouvaient les zones riches en pétrole. Il était dans son pouvoir d’unifier toutes ces contrées désertiques. Il est mort trop tôt pour réaliser ce projet.
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Annie Pouilhes nous conte des histoires d’animaux qui vivent en marge du désert ou que le désert nous cache : Comment un lièvre a-t-il pu perdre sa queue ? Comment les esprits, bons ou mauvais, sont-ils devenus des corbeaux noirs ? Pourquoi un renard a-t-il peur de la lune ? Comment a-t-il fait pour en sauter et s’écraser sur la Terre ? Que d’imagination ! Est-ce les bienfaits des marches dans le désert ?
Anefrance évoque l’existence difficile d’une conteuse afghane, qui, arrivée dans notre pays, entama une marche longue et pénible, une traversée du désert. Elle rencontra partout des embûches, elle s’obstina, pas à pas, pour se faire admettre et faire reconnaître ses papiers, pour ne pas être séparée de tous les siens, pour garder aussi son âme musulmane.
Fabienne Schmitt nous dépeint la vie des femmes du désert qui luttent contre la misère. Ce sont des femmes lianes qui portent des enfants aux yeux immenses. Elles transportent aussi des jarres remplies de nectar ou d’eau fraîche. Sous le soleil brûlant, d’un voile, elles se protègent le visage, pour éviter les piqûres du vent de sable qui se lève et ne s’arrêtera pas de souffler. Elles marchent, obstinément, lentement, faisant des pas de danse et ne bougeant pas le visage. Seuls remuent les grands anneaux à leurs oreilles.
Serge Carbonnel nous confie que nul ne prévoit le prochain grain de sable. Qu’y a-t-il derrière la dune que l’on a devant soi ? Que nous apportent les vents de sable ? Qu’est-ce qui se cache sous le sable ? Le désert n’est-il pas le lieu propice où tout s’efface ? Alors, c’est le trou noir, tout disparaît. Le désert est-il loin de notre vue, loin de notre mémoire ? N’est-il pas près de nous ? Sans aller plus loin. Il suffit de regarder nos villes obsédantes, parsemées de places désertiques, où le sable est rapporté, après congélation, comme de la neige. Le désert à notre porte ? On peut toujours planter le décor. Sur les places, il suffit d’amener les chameaux ! De faire venir les Touaregs ! Plantons les tentes ! Faisons du thé à la menthe ! Il faut attirer du monde !
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Oguène voit des fils lunaires qui se tendent dans le ciel du désert. Entre les dunes, courent des bêtes d’or et d’argent. Le désert est jonché de milliers de fils rompus qui s’effilochent et deviennent aussi fins que des grains de sable. Il faut suivre ces fils comme on suit les lignes sur les pages d’un livre de sable. Il est sans fin et sans commencement. Après ces dunes, d’autres dunes, après ces pages, d’autres pages. Il faut traverser le désert comme on traverse un livre, au fil des pages.
Daniel Geffroy nous présente le Moyen Orient, une région où pullulent les déserts. Les mers n’y sont bien souvent que des mirages. Quelques oasis semblent être à portée de main, et plus exactement, distantes de plusieurs jours de marche. Il s’y trouve des points d’eau, d’eau tiède, un peu salée parfois. Des serpents qui tirent la langue vous y attendent : gare aux morsures ! Alors, allongés sur le sable, au bord de ces mares, rampant à l’aveuglette, les yeux piqués par le sable, buvez quelques gorgées seulement et gardez votre fusil à la main ! Un bruit de sonnette ! Pas de réaction et c’est trop tard ! Là-bas, vous ne trouverez pas d’anti-venin, il n’y a pas de pharmacien. Il faudra vous servir du couteau. Quelle plaie finalement, ces expéditions que l’on appelle voyages dans le désert ! Il n’y a que les agences pour vous y envoyer ! Et puis, une fois là-bas, vous découvrez trop tard que les nuits sont glaciales, que les thés sont brûlants, que les scorpions vous piquent. En conclusion, nous dit-il “Merci pour le désert, je préfère rester à Paris”.
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Louise Emily nous confie que nos désirs changent sans cesse nos horizons. Au loin, au coucher du soleil, le sable semble rouge et le désert apparaît comme une mer sans limite. Puis, on n’y voit que des masses brunes. Pourtant, il y a de la mer et du ciel, quelque part. Le soleil tape sur nos têtes, et nos têtes nous semblent aussi dures que des rocs. Dans le désert, il faut agiter nos oreilles comme des éventails. Il faut marcher jusqu’à l’horizon, sans rien croire, pour aller voir ce que l’on croyait avoir vu.
Agnès Raveloson évoque le désert aux mille visages. Tout change sans cesse. Dune après dune, on y découvre de longues files de dromadaires, avec des hommes ou des femmes, de tous âges, entre leurs bosses. Les yeux ouverts ou fermés, ils vous dévisagent ou passent sans vous voir. Les chiens aboient ou se taisent. Le sable tourbillonne ou retombe à vos pieds. Les pattes des chameaux s’emmêlent avec celles des chèvres. Un bédouin les sépare avec un bâton. Tous continuent leur marche, le cœur lourd, l’âme en peine, c’est encore l’heure de la soif et l’oasis reste loin. Qui rencontrerons-nous sur ces terres irriguées ? Notre vie sera-t-elle enfin un festin ?
Est-ce dans le désert qu’ Alain Briantais voit des coquelicots, formant des taches rouges sur le sable ? Il nous livre ses impressions comme un peintre qui ne cherche pas à reproduire ce qu’il a exactement sous les yeux. Tous ces points rouges sont aussi nombreux que des grains de sable. Mais, tout est rouge et non rose comme peut l’être le sable. Un milan noir vole au dessus de cette immense étendue qui n’est pas un désert, mais bel et bien un champ.
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Yves Alain nous récite des poèmes barbares de Leconte De l’Isle, des poèmes qui exaltent une faune sauvage, des poèmes où règnent, tels des rois antiques, des lions, des tigres et des léopards. L’exotisme nous saisit comme un charme puissant, nous envoûte et nous rêvons de ces contrées sublimes où il nous entraîne.
Jeremy, pour son premier passage, s’écarte un peu des étendues de sable. Il a eu la chance de trouver une belle forêt bien touffue. Il dépeint les mille couleurs de ses feuillages, qui créent un monde infiniment varié. Il change aux quatre saisons, c’est un monde assez loin du nôtre, triste et monotone. De l’hiver à l’été, les murs de bétons ont la même teinte et le long de ces murs, se vendent les mêmes drogues. Il circule la même camelote, qui donne l’illusion du nouveau. C’est du nouveau qui s’étale sur nos affiches, sur nos écrans, comme un spectacle permanent pour nous faire oublier la présence d’un désert.
Hervé Gosse marche dans des rues désertes, un mouchoir sur la tête et sa gourde à la main. Tout est désert autour de lui. Les rues, les places, les plages sont vides. Pas de chameaux, des dromadaires encore moins… pas d’ermites, non plus. Devant lui, il ne voit pas la mer. L’horizon est bouché par un mur derrière lequel circule un train. Devant, il n’y a plus personne ; il ne voit qu’une canne, un ballon vert, du pain et un œuf dur.
Didier Laloux rompt le silence du désert. Sur le désert où il ne pleut pas, il fait pleuvoir des mots, des flopées de mots comme autant de gouttes d’eau, des mots qui coulent de source. Ces mots pleuvent comme pluie drue. Qui l’aurait cru ? Tous ces mots crus ! Pour éviter les crues, avant que tout soit cuit, il faut, sur les crêtes, se cramponner, et crapahuter, avec du cran, sans crampe aux mollets, crânement, sans crainte, sans craquer, sans craqueter, sans cracher, sans se crasher… mais en crapahutant, oui !... et même un peu crasseux, un peu cracra et cramoisi, comme un crapeau, un crabe, un crustacé, crapahuter, c’est çà !... jusqu’à la hutte, la cahute, sur la butte.
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Lydie Quennesson regarde tout ce qui se reflète dans un miroir installé dans le désert. Elle y voit des traces de pas. Ce sont les seules traces d’un passage. Mais de qui ? Et où allait-il ? Le miroir ne nous aide pas. Il ne montre pas qui a marché, et combien de temps. Est-ce que c’est lui ? Oui, lui, ici, dans ce désert ! Elle croit voir soudain son visage, ses yeux d’un bleu d’acier, son nez droit, son sourire connu, ses sourcils battus par le vent et du sable collé sur ses joues. Oui, c’est lui ! Mais non… C’est un autre ! Un inconnu ! Dans le désert sentimental, combien d’inconnus sont-ils passés ! Combien de pas ont-ils fait ? Seuls les derniers pas ont laissé une trace. Sur le sable tout s’efface et un miroir dans le désert ne sert à rien.
Christian Lafont évoque, en s’inspirant d’un exercice de l’atelier d’écriture - ascendant-descendant- sur le même thème, certaines traversées du désert, les plus difficiles, celles où, partis pleins d’ambitions, l’on se trouve à court d’idées! Pas de trace sur le sable, pas de dessin, pas de message, comme sur les plages, puisque cet endroit baptisé "le désert" est tout simplement un terrain vague en face d’un bistrot où les ouvriers sortant du boulot et s’abreuvant parfois copieusement, appellent gentiment et affectueusement la femme du patron "Petit Chameau"
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Benoit Gimenez raconte l’histoire de deux frères brigands, des voleurs qui se cachent dans des recoins du désert et n’hésitent pas à y faire leur trou. Ils vivent au milieu des lézards et des mouches, la tête enfouie sous le sable pour mieux se cacher. Ils trouvent parfois refuge dans des caravansérails où ils mijotent de mauvais coups. Ils fuient des policiers du désert qui s’amènent en guenilles, la gorge sèche et du sable dans les yeux.
Soirée bien animée, sur un thème inspirant, mais qui n’est pas terminée puisque que déjà s’annonce, après un court entr’acte, la Carte Blanche de Didier Laloux et ZITA...
Un bon moment de plus à passer... Mnémosyne à suivre...

*suivi de la Carte Blanche à Didier LALOUX et ZITA
La Ruche des Arts
photo desert Iran
pixleyes/AliReza
Mnémosyne:Hervé Gosse
Photos Bab-Ilo et
mise en page
Christian Lafont
Chr
ASSEMBLEE ANNUELLE ET SCÈNE OUVERTE POÉTIQUE: LA LIBERTÉ D'EXPRESSION:LE RETOURPosté le 29/01/2015 - Par La Ruche des Arts chr Sur le Feu de la Ruche
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Mnémosyne d’Hervé Gosse, sur l’assemblée générale annuelle et la scène ouverte poétique
du 14 Janvier 2015 au Café-club BAB-ILO
Retour sur
L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE
DE LA RUCHE DES ARTS
avec communication des rapports annuels de gestion, d’activité, communication des objectifs 2015 et élection du nouveau Conseil d’Administration, suivie de la
SCÈNE OUVERTE POETIQUE
Thème LA LIBERTE D'EXPRESSION remplaçant
et cohabitant avec le thème initial :L’ARGENT
le Mercredi 14 Janvier 2015 à 19h00 au café-club BAB-ILO
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Michèle Lassiaz, notre Présidente, ouvre la soirée et salue de nouveaux venus dans le public. Elle retrace à grands traits les événements de l’année passée jalonnée par les scènes ouvertes, les ateliers d’écriture et les manifestations artistiques qui ont marqué, que ce soit au Printemps des Poètes, à la Fête des Vendanges ou au café associatif Le Petit Ney. Elle rappelle la présence de notre association au Salon du Livre de la Jeunesse Solidaire ainsi qu’au Salon des éditeurs à la Halle Saint Pierre. Elle souligne aussi les prestations du Groupe d’Intervention Poétique lors des événements déjà cités.
Michèle salue Christian pour tous les travaux accomplis concernant la reprise et la gestion du blog de l’association initié par Benoit. Ce blog, elle invite aussi chacun à le faire vivre, à l’enrichir, à l’alimenter pour que se diffusent toujours mieux les activités de La Ruche des Arts.
Michèle donne la parole à Bernard Philippon, qui présente le rapport financier de l’année écoulée. Notre Trésorier annonce à tous que la situation comptable de l’association est équilibrée, grâce notamment à l’augmentation de son actif , mais aussi à des réductions de dépenses liées à l’édition de la revue « Plein Sens» dont trois numéros paraissent chaque année et il est possible de continuer au même rythme de parution. Bernard souligne que des rentrées d’argent (850 € au lieu de 500 € l’année précédente) ont eu lieu grâce à l’organisation de « Cartes blanches » dédiées à un artiste. Il remarque que les subventions tardent de plus en plus à venir. Il ajoute que cela implique une vigilance permanente en matière de gestion. Il préconise de placer le plus d’argent possible sur un compte d’épargne. En résumé, la situation comptable et financière de l’association est saine. Il passe ensuite au vote d’approbation des résultats de l’exercice, ainsi qu’à l’élection du nouveau Conseil d’Administration dont la plupart des membres sont reconduits, à une exception près, Sabine, à sa demande pour cause d’éducation de son nouveau et jeune poète en devenir, et deux nouveaux membres, dont votre serviteur, Hervé, partageant son siège avec Benoit, qui est surchargé de travail et Serge Carbonnel, qui accepte de nous rejoindre et bénéficie déjà d’une longue expérience de gestion associative.
Aucune objection : approbation des comptes et élection du Conseil d’Administration, à l’unanimité.
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Michèle reprend la parole pour expliquer la décision collégiale prise par l’association de changer le thème de la scène ouverte de ce soir. Depuis le 7 janvier, le pays a vécu un traumatisme, des attaques terroristes fanatiques en plein Paris qui ont atteint tout un organe de presse, « Charlie Hebdo ». Les terroristes qui ont tué froidement, à bout portant, toute une équipe de journalistes, de dessinateurs caricaturistes, dont Charb, Cabu, Wolinski et d’autres, réunis en comité de rédaction. Dans leur équipée sanglante, ils ont aussi abattu sans pitié d’autres victimes se trouvant sur leur passage ou simplement « pour ce qu'ils sont », s’en sont pris avec une violence inégalée à la liberté d’expression ainsi qu’aux libertés essentielles. C’est pour tout cela et en raison de l’immense mobilisation, qui est née après ces événements, qu’il a été décidé de faire de la « liberté d’expression » le thème de la soirée.
Michèle annonce que ce thème cohabitera avec le thème initialement prévu, « l’argent ». Place à la poésie.
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Benoit Gimenez, inspiré par les « Soap Opera », évoque des histoires d’amour sur l’édredon, vécues dans un confortable silence, où maris et femmes, après bien des épisodes, restent jaloux comme des poux mais se connaissent de trop ; le corps de l’autre est sans mystère. Trop lâches pour partir, ils préfèrent pleurer et faire rire. Le couple tient comme un funambule sur son fil. Pour garder l’équilibre, il se livre à l’amour fou, à l’amour vache, à l’amour pépère, à l’amour fétichiste, à l’amour à deux puis recommence.
Louise Emily nous conte une histoire de Jacques Prévert, celle d’un homme, chez le fleuriste, qui, tenant ses fleurs, veut mettre la main à la poche et la mettre aussi sur le cœur. Est-ce possible ? A vouloir mettre la main partout et en même temps, cet homme laisse tomber et ses sous et ses fleurs. Ce jeu de mains, c’est raté ! D’ailleurs, il en meurt car il était malade du cœur.
Oguène, nous fait part d'un texte extrait de son livre "Errances" intitulé "Folie", fustigeant la folie des intégristes de tous crins, nous incitant à faire attention à notre propre folie, et nous délivre tout en le criant, un message de tolérance et de paix.
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Fabienne Schmitt nous lit la lettre d'un crayon blessé au Petit Prince -de Saint Exupéry: des hommes qui se jettent sur le crayon et le cassent. Les hommes n’aimaient pas ce que dessinait le crayon de couleur et ils tenaient à le faire savoir. Avant de se tailler, ils l’ont cassé en deux. Heureusement, çà fait deux crayons. Qui veut dessiner ? Qui veut crayonner sa joie, son amour de la vie, sa liberté ?Et que ceux qui ne le souhaitent pas aillent se faire crayonner ailleurs !
Bernard Philippon dénonce la folie des intégrismes, maladies des corps et des esprits, maladies contagieuses qui poussent aux actes les plus vils, les plus lâches, aux comportements les plus barbares, les plus intolérants, aux prêches les plus violents, les plus imbéciles, avec pour volonté farouche de tuer des artistes. La folie des intégristes les persuade de parler et d’agir au nom de leur dieu. La haine est installée dans leurs esprits, ils cherchent tous les justificatifs, toutes les couvertures, tous les motifs « légitimes ». Ils s’en prennent toujours à la liberté des autres, les autres qui osent penser autrement, les autres qui ne sont pas atteints de leur maladie.
A partir d’un texte d’André Velter, Suzanne, que nous accueillons avec plaisir, évoque la veulerie qui se répand un peu partout, celle des tueurs sauvages, dont les actes se vident de sens, celle des barbares qui revendiquent le pouvoir. Une lèpre urbaine se propage ; dans les quartiers, on apprend à se dénigrer, à se haïr, à se maudire et l’on passe son temps à se choisir des cibles. Cette folie fonctionne comme une belle mécanique.
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Serge Carbonnel, parle de toutes les actions qui nous restent à faire sur la terre. Le temps passe si vite. Changeons nos habitudes, oublions les rites liturgiques, chassons les pensées qui tournent en rond. Tournons nous vers ce qui reste. Le soleil peut être noir, la cigale peut chanter sur la neige, les hommes peuvent être des oeufs. Allons vite voir, rire, écrire, penser et chanter pour de vrai.
Pierre de...évoque la petite île italienne où il est né et dont il a pris le nom, La Galite, une île miraculeuse, pleine de senteurs, une île de pêcheurs de langoustes, un paradis entre Italie et Tunisie. Ici, loin de son île, il n’y a plus d’odeur car ici le temps c’est de l’argent. Des sous, il en faut plein les fouilles. Le temps et l’argent, il faut courir après ! C’est çà ! Allez ! Du pognon, mettons nous en plein les poches ! Pour le bonheur, c’est capital ! De ce discours, Pierre en a raz la casquette, il préfère vivre heureux, avec l’argent qu’il a, sans y penser, quitte à se foutre des intérêts et à crever sans un radis.
Agnès Raveloson court après un billet de banque qui s’est envolé de sa poche. Elle le cherche sur les branches des arbres. Pourtant, ce n’est pas là qu’il se trouve d’habitude. L’argent, il ne faut pas le laisser s’échapper, il faut toujours courir après, dès qu’il sort des planches à billets. L’argent circule partout, aujourd’hui ici, là demain, aujourd’hui dans ses poches, demain dans vos mains. Attention ! Pensez à demain ! Il faudra allonger les billets pour payer votre entrée au Septième Ciel.
Béatrice , de passage ce soir et qui est la bienvenue, nous conte son parcours au quotidien pour aller gagner de l’argent. Elle prend des lignes de bus, saute du 12 au 72 puis du 72 au 63. Ce n’est pas tout, du 63, elle change pour le 483 puis rattrape le 527. Ce sont toujours les bons numéros. Elle peste quand les feux sont au rouge mais aussi quand le bus passe trop vite devant une belle vitrine.
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Alain Pizerra défend l’usage de la liberté, la liberté de croire en tout et de ne croire en rien, et l’art d’exprimer cette liberté, l’art de l’écrire et de la dessiner. Il cultive la liberté et la laïcité par fidélité et il aime les retrouver dans la parole, le livre, les journaux. Leur porter atteinte c’est porter atteinte à chacun d’entre-nous.
Cypora Herszorn Boulanger, nous prévient que des frères peuvent devenir des scorpions qui se serrent la pince avant de se combattre. Un poison circule en eux, qui les rend sans cesse nerveux, agressifs. Attention à la piqûre de ton frère, ne lâche pas un mot de travers, soigne ton vocabulaire, fais bien tes prières !
Stéphane Cottin, qui revient assidûment, en a assez du fanatisme religieux qui nous ordonne la pauvreté et condamne tous nos désirs. Les dieux, quant à eux, se prélassent, les doigts de pieds au firmament. Méfions nous de ces satanés prêcheurs fanatiques qui jurent en leur nom, sous leurs propos se cachent leurs perversions. Ils tremblent devant des vierges en chaire, ils bavent de haine et de désir, devant des cons, des bénis oui oui à qui ils font peur en désignant d’un doigt vengeur les habitants de Sodome.
Anefrance nous parle des métros de Paris et des misères du peuple sans argent. Ici, pas de brasseurs d’affaires, parlant de placements et d’économies, seulement quelques pièces sortant de quelques poches pour des mains qui se tendent. Ici, il faut recevoir un peu d’argent pour la survie.
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Alain Briantais dit un poème argentique. Dans ce poème, il fait bon s’abriter dans le giron de la lune. Son giron est d’argent comme sa robe et ses cheveux. La lune est trop chère pour qu’on puisse la décrocher. Les nuages ont aussi une belle couleur argentée comme les troncs des grands arbres. Le bruit de leur feuillage agité par le vent évoque le tintement des pièces de monnaie.
Pour Catie Canta, celui qui a déclaré que « l’argent ne fait pas le bonheur est un sacré menteur ». C’est sans doute un escroc qui en a volé. On va le retrouver à la Santé où il mangera des oranges. Pour se racheter (combien ? le prix n’est pas encore affiché) il sera obligé de passer à la caisse.
Didier Laloux nous propose une réflexion sur les événements tragiques qui se sont passés le 7 janvier à Paris et sur la défense de la liberté d’expression. Il n’énonce pas de solutions toutes faites et trop hâtives.
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Émile Gayoso dénonce les intolérances que développent tous les mouvements tentés par le fanatisme et se livrant au terrorisme. Leur radicalisme cache plein de mobiles non avoués, des vengeances inassouvies, des désirs meurtriers. La liberté d’expression leur fait peur car elle amène la contestation qu’ils ne supportent pas. Emile fait remonter ses exemples loin dans l’Histoire, jusqu’à Socrate, qui, en raison de sa liberté de penser et de parler, fut accusé de tous les maux et forcé à boire la ciguë.
Hervé Gosse pose des questions à un certain M. X sur sa famille, son chien, mais aussi sur ses habitudes alimentaires, ses choix culturels…M. X répond toujours en indiquant le prix exact de chaque chose, en soulignant ce que cela lui coûte et comment il peut trouver moins cher. Tout ce qui l’entoure, y compris ses proches, est inscrit dans un registre des recettes et des dépenses qu’il garde toujours en tête et dont les éléments lui servent de réponses à toutes les questions.
Daniel Ge0ffroy, nous entraîne à chanter avec lui "Les Amoureux de la Butte, et nous le suivons
Evelyne Gautheron de Colombes, chante avec nous et « Avec toi, liberté », une chanson de Nana Mouskouri. La liberté quand on la chante fait couler des larmes de joie. Elle suscite en nous l’espoir et les rêves. Mais, nous pleurons de peine quand on l’étrangle et quand elle tremble, nous prions.
Christian Lafont , dans un premier temps nous lit un poème de Louis Amade(l'un des paroliers de Gilbert Bécaud): »Le grand Monarque » se demandant de quelle religion , philosophie ou croyance il sera ? Puis interprète une chanson de mineur de Merle Travis « Sixteen tons »(Seize tonnes en français) qui évoque la peine du travailleur mineur pauvre qui, quoi qu'il fasse en quantité de travail, contribuera seulement à enrichir la compagnie minière et le système commercial.
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Michèle Lassiaz adresse à tous un message de liberté. Elle en appelle à notre générosité, à notre sensibilité, à notre esprit de tolérance. Elle déclare également que la poésie n’est pas un refuge mais qu’elle doit permettre à tous d’affirmer leurs convictions.
Et, heureux de nous retrouver bientôt, nous laissons petit à petit la place au groupe de Jazz et à la « Jam’Session » qui suivra sur la scène du BAB-ILO
La Ruche des Arts
Mnémosyne d'Hervé Gosse
Communication C.A :Michèle LASSIAZ
Sylvie Hérout, Bernard Philippon
Photos BAB-ILO et mise en page web
Christian Lafont
Cliparts: Alain Briantais, Christian Lafont
et Libre office
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