Depuis de nombreuses années, les poètes débutants et pour la majorité confirmés,
adorent se retrouver , avec Bernard Philippon, Mariéva Sol, ou Sylvie Hérout, sur le thème du moment-différent à chaque fois- et, dans un esprit proche de l'Oulipo, de manière ludique, mais sérieusement, ils pensent, écrivent, s'étonnent , sont surpris et rient des textes ou poèmes différents, émouvants, surréalistes ou contradictoires, qu'ils ont élaborés dans cet atelier; Les résultats étant fonction de l'état d'esprit, du caractère et du moral de chacun au moment de l'atelier
Voici les derniers compte rendus publiés avant le transfert à l'adresse actuelle; à cette adresse vous prendrez régulièrement connaissance des événements passés:
Pour la création d'un nouveau monde, il fallait au moins deux tables rondes
Disposant à titre exceptionnel d'un espace de réception
du rez de chaussée de la maison des associations, c'est avec un plaisir toujours renouvelé, que nous avons pris place autour des deux tables rondes mises à notre disposition pour cet atelier d'écriture dont le thème était :"La Création"
De la création au sens large, à la création de différents éléments et à la création d'un nouveau monde, il y avait quelques pas, que Bernard nous fit franchir progressivement, joyeusement et allègrement.
c'est ainsi que nous avons créé, individuellement et collectivement avec un esprit "Oulipien", un poème aux attributs bizarres(vous avez dit bizarre? quoi bizarre! comme c'est bizarre...)que nous avons nommé, non pas "une rucherie", mais: un "Arruche-coeur" comme les mots qui en viennent!

puis ne reculant devant aucun sacrifice et aucune rucherie, nous sommes passés à des choses plus sérieuses ou plus drôles, la demande du plus grand :Dieu s'adressant à un cabinet d'architectes -tant intérieurs que généralistes- pour analyser ce qui n'avait pas ou moins bien fonctionné, et envisager "la création d'un nouveau monde"
C'est en tout cas ce que nous demanda, Bernard, son intercesseur, lors de cet atelier d'écriture, et c'est ainsi que nous nous retrouvâmes cogitant et écrivant en prose ou vers, une analyse ou un projet pour créer ce nouveau monde.
et Dieu dans tout çà ? 
il en est résulté des écrits différents mais souvent complémentaires dont certains ont èté lus lors de la scène ouverte sur le même thème et qui seront publiés ultérieurement; vous avez manqué quelque chose si vous n'y étiez pas....et dans l'attente...dans l'attente,
participez au prochain atelier d'écriture dont le thème est "l'attente"
Les poètes de l'atelier
ont bien oeuvré durant l'atelier de mars
Pas plus d'élèves que de beurre en broche
pour cet Atelier d'écriture où participaient amicalement et volontairement :
Michèle Lassiaz, Alain Pizerra, Ysia Mariéva, Serge Carbonnel -excusez du peu, entre-autres- et où seul le rédacteur de cet article avait moins d'heures de vol en poésie que ces poètes confirmés, mais heureux de s'adonner aux joies d'une émulation collective, récréative et ludique dont voici quelques extraits:
Quoi de plus passionnant
qu'un tableau qui émerge ?
C'est tout comme au printemps
une sève neuve gamberge
dans quel rameau jaillir ?
Quelle feuille pour l'accueillir ?
Je suis tableau naissant
mes couleurs recherchant
du rouge du jaune du bleu
du vert en camaïeu
la forme se dessine
gros traits ou touches fines
le suspense est total
jusqu'au geste final
je me crée de moi-même
comme de mes propres cendres
bonne pâte je t'aime
en toi je peux descendre
Au centre de mon cœur
au cœur de mon centre
je trouve la bonne couleur
celle de l'âme en mon antre
et mon pinceau l'étale
surgissent l'arc en ciel
les volutes s'emballent
en œuvre existentielle
Ysia mariéva
« Plume d'Encre »
D.R.
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Poète prend ta plume et trempe là dans l'encre
Et sur la feuille blanche, écris les mots venus
Du fond de ta mémoire et que ta main ne flanche
a dessiner les mots de la vie, du vécu.
Toi, peintre vois ces mots et donne leur matière
donne leur mouvement et donne leur couleur
Donne leur sensation pour que dans la lumière
Nos yeux soient comme source emportant la douleur
Et que la musique rajoute à ces mots peints
Ce qu'il faut d'harmonie pour que les mots soient sons
pour que les mots couleurs n'existent pas en vain
et que la valse folle mette en nos cœurs du bon
Alors en cet instant la danse suit son cours
Elle amène le tout dans le secret du geste
Elle arrose le corps et l'articule pour
Faire de cet ensemble un envol fort leste
Serge Carbonnel
D.R.
Montmartre, je t'ai aimé
je t'aime toujours
encore et encore pour ce que tu as été
mais quelque peu triste
de ce que tu es devenu
un marché d'horreurs
trop souvent
où se mêlent portraitistes
des soi-disant peintres...
le talent est trop souvent absent
des toiles proposées
vendues à la criée
comme sur un marché
Michèle Lassiaz
D.R.
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Allégorie du vent,
Légère et court vêtue
Algues pou chevelure,
La nymphe se dresse têtue.
Thème et variations
Accords de Mélisande
Cercle de branches inquiètes
Et la muse tend l'oreille
Méditation perplexe
Comme pour l'art du silence
Auréole cornet d'or et chardon pique
Volutes pour fin de siècle
L'olivier et ses voiles
pensive et incertaine
Aphrodite l'âme inquiète
Médite sur les secrets de Campanie lointaine
Alain Pizerra
D.R.

Etaient au programme: votre univers artistique, le peintre Mucha, la ballade
Article et photos: Benoit Gimenez et christian Lafont
Prochain
Atelier d'écriture
Jeudi 03 avril à 20h
“Surprises et inattendues"
à la
Maison des Associations
15 Passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
chribema
Les poètes de l’atelier
ont bien œuvré en avril
Plus que jamais, les poètes de l’atelier de Bernard ignoraient ce qui les attendait à cet atelier d’écriture, dont le thème était ce soir : SURPRISES ET INATTENDUS ! Bernard avait d’ailleurs apporté du matériel : dictionnaires, recueils de membres de la Ruche des Arts, cartes de citations poétiques...
de quoi nous surprendre !
exercice 1
Nous étions sept à nous jeter avec délice dans l’inconnu ; un premier exercice nous installait, prisonniers de longue date, dans une geôle lugubre et solitaire, avec un tout petit bout de papier pour écrire un ultime courrier... avec les seules lettres dont la graphie ne déborde ni vers le haut, ni vers le bas (a, c, e, i, m...).
Mon amour, ce courrier sera mon au revoir. Ici rien ne va : oui, à nu mon cœur s’amenuise. Voici ma vie : amère, morne, rance, comme une morsure. Mon vœu : un verre avec mon ami, une soirée avec mon amour... mais non ! Ici, sans vous, sans issue ni secours, mon rêve ne rime à rien. Crier sera vain. Courir ? Mais où ? Aucun accès ne s’ouvre ! Mourir... mourir mais sourire, à vous voir en mes rêves.
Texte de Sabine Kahsay Habtemicael
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exercice 2
Quatre vers extraits des fables de La Fontaine constituaient ensuite le point de départ - ou d’arrivée ! de poèmes que nous devions composer en les y intégrant. Un exercice qui a particulièrement inspiré certains participants !
Le cul de cette fille blonde
Etait craint partout à la ronde
Mais ce ne sont pas mes affaires
Ce sont plutôt celles du maire
Quand d’importants attroupements
Se créent à cause de ses amants
Texte de Mariéva Sol
Ôtez vos masques,
Ôtez vos sourires narquois, suffisants
Messieurs les députés,
Messieurs qu’on nomme grands,
Car les grands pour la plupart
Sont masques de théâtre
Cessez vos vilennies, vos mensonges
Vos soi-disantes compassions
Pour le menu peuple horrifié
Malmené car ce ne sont pas là leurs affaires, dites-vous
Allons, un peu de bienséance
Vous n’êtes plus craints partout à la ronde
Le peuple se réveille
Le peuple se révolte
Le peuple vous fout à la porte,
Enfin !
Texte de Michèle Lassiaz
Les grands pour la plupart sont masques de théâtre
Leur vie est terne et creuse, et plate comme le plâtre
A force de paraître, ils ne savent jouir
Des jours si merveilleux qui vont nous éblouir
Mais les pauvres d’esprit qui ne savons pas feindre
Dire comme eux : “Si mes confrères savaient peindre”
Eux qui n’ont pas d'amis, de confrères, ni rien
Eux qui n’ont qu’un pouvoir dénoué de tout lien
Ces hommes qui étaient craints partout à la ronde
Simplement car ils sont de loin les plus immondes
Ce ne sont pas là mes affaires et tant mieux
Je préfère dormir plus heureux dans mon pieu.
Texte de May
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exercice 3
L’exercice suivant proposait d'écrire des questions en Qui...?
et Qu’est-ce qui... ? ainsi que leurs réponses, et de croiser
nos créations deux par deux. Collant parfaitement avec le thème
de l’atelier, le résultat fut pour le moins... inattendu !
La surprise suivante s’appuyait sur des mots extraits au hasard
des recueils apportés par Bernard, avec lesquels nous devions
composer un quatrain.
Le jeune oiseau tourbillonnant
Sur la branche du haut, se tenait hésitant
Un tout petit oiseau, sur le rebord du nid
Ses jeunes ailes ouvertes, dans l’air tourbillonnant
Il s’élança soudain, volant vers l’infini
Texte de Sabine Kahsay Habtemicael
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exercice 4
Enfin, l’inattendu se glissa dans le vocabulaire,
puisque nous devions pour finir créer un mot à partir de deux,
et imaginer sa définition.
Oscillence (oscillation + silence) :
oscillation du silence dans le désert, avant le vertige lié à la torpeur.
Création de May
Grizzmain (grizzli + humain) :
individu de mauvais poil.
Création de Sabine Kahsay Habtemicael
L’heure de fin, hélas attendue mais regrettée, de la séance sonna, nous nous sommes quittés dans la gaieté des mots, prêts à nous laisser surprendre, encore et toujours...
Texte de Sabine Kahsay Habtemichael
Photos de Christian Lafont

Prochain
Atelier d’écriture
Jeudi 15 mai à 20h
“La création"
à la
Maison des Associations
15 Passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
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sabechrima

Jeudi 06 mars à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“Au cœur des arts"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
A l’orée de ce nouveau Printemps des Poètes 2014, où,
comme toujours, notre association sera des plus actives,
Bernard Philippon nous propose de nous amuser, par le biais
de ses exercices hilarants et sémantiques, sur le thème officiel
de ce nouvel opus : « Au cœur des arts ».
Comme toujours, lors de son atelier d’écriture mensuel, joie,
bonne humeur et amitié saupoudrées de réflexion, d’inspiration
et de cogitation feront les émotions de nos écrits qui clameront
les arts poétiques….
Nous vous proposons, donc, de prendre une chaise
et de vous asseoir à la table des plaisirs de l’exercice littéraire,
avec nous, compagnons de la rime et de la prose, pour venir
passer un agréable moment de fraternité…

bemaalch
Dessin d'Irène Ambert
Exercice 2:
"Faire une BD : dessiner
4 moments de la vie quotidienne d'un clown."
Les élèves de Marièva Sol
ont bien oeuvré durant l'atelier de décembre
Exercice 5:
L’exercice demandé par Mariéva était d’imaginer en vers,le quotidien de, au choix :
Miss France, Barack Obama, Super Mammy (ou mamie), Johnny Hallyday
Ah, si j'étais Johnny!!
Ah que, il faut que je me souvienne
Que ma Sylvie, c’était la reine
Mais qu’après avoir attendu la nuit,
J’ai rendez-vous avec Super Mammy
Et comme on me demande : « ah que comment ça va ? »
Je me demande et moi et moi et moi,
Si demain dans l’Oklahoma,
J’ai pas rendez-vous avec Obama..
Passque Dutronc quand je viens en France,
Prend le pastis pour la délivrance,
Et moi vaillant toute mon existence,
Je vais retrouver la nouvelle Miss France
Tout le monde dit Ah que Johnny a l’idée !
Ah que c’est sûr , visé dans l’mille,
Car avec Laetitia on a trouvé
Des ronds à Optic 2000
Christian Lafont
Atelier d’écriture de Mariéva Sol
du 09 janvier 2013
nota : sans rapport avec l’exercice
et bien antérieurement, Christian L
porte des lunettes de l’opticien à l’enseigne précitée
de la rue des Martyrs ( ;-)))

Exercice 3:
"Un employé de bureau émotif a des
tics lorsqu'il sort de son quotidien, il part en vacances au Club Med."
UN ÉMOTIF AU CLUB MED ET SES TICS
Je suis un émotif
Rempli de tics
Je suis un timide
Un handicapé
Et je suis cependant parti
Au Club Med des Canaries
Afin de m’amuser
Terrible, ce fut terrible
Je n’osais me dévêtir
À la piscine
Je rougissais à l’approche
D’une minette
Et bégayais lorsque
J’essayais de lui parler
J’en ai perdu mon froc
Lorsque le gentil G.O.
M’a fait monter
Sur une scène
Pour m’essayer à des impros
Et puis je me suis affalé
Aux pieds d’un bel hidalgo.
Michèle Lassiaz
Exercice 4
Ecrire la vie quotidienne d’un tueur à gage en vers
Je m’appelle Siméon
J’ai horreur qu’on me dise non
Car je vous assure, sinon
Je sors mon moderne tromblon
C’est mortel je vous dis et pourtant
Bien qu’armé jusqu’aux dents
Je suis un sentimental ardent
Je suis un gars très doux
Sensible gentil et surtout
Pour un je t’aime j’irai jusqu’au bout
Je cacherai mes dents de loup
Mais si les donzelles m’agacent
Si ce sont de pures garces
Si l’on me fait des farces
Moi j’en fais de la farce
À saucisse
Hier j’en ai occis vingt-huit
Que j’ai aplaties comme des huîtres
Elles voulaient s’réfugier dans la fuite
Elles suppliaient et ainsi de suite
J’ai sorti mon fusil à lunette
Et j’ai trucidé toutes ces minettes
Ah c’était vraiment leur fête
Puis je les ai découpées à la machette.
Marièva Sol
Prochain
Atelier d'écriture
Jeudi 09 janvier à 20h
“La solitude"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers

Les élèves de Bernard Philippon
ont bien oeuvré durant l'atelier de janvier
Exercice 2:
Fil rouge poétique sur le thème de la solitude, chaque élève propose quelques vers:
J’ai pour ami la vie qui égraine le temps long
Voyageur d’un court siècle et dans beaucoup d’espaces
Pourtant je suis bien seul : milliards de compagnons
Et pas un avec qui le courant passe…
J’ai pour ami l’herbe fraîche pleurant
Au lever du soleil ses larmes de cristal
J’adore m’y vautrer, me ressourcer
Même si comme cela ma solitude s’étale…
J’ai pour ami le vent qui souffle sur le monde
Y portant mes pensées et mes idées profondes
Pourtant je suis bien seule au milieu de mes rêves
Qui me comblent de joie et jamais ne s’achèvent …
Fil rouge collectif de l’atelier d’écriture du 09/01/2014
Exercice 3:
"Mettre en avant la solitude d'un personnage célèbre"
Eh oui, mon vieux Mozart,
C’est pas de ta faute, si, dans la journée
Tu demeures seul devant ta pâtée,
Que néanmoins je dispose avec art
Dans chaque gamelle pour te nourrir,
Afin que tu puisses sauter, courir…
Elle reviendra, Michèle, de son habitat auvergnat,
Où son couvreur lui a parlé de toit
Et peut-être aussi de toi, de nous, de vous…
Je suis impatient, je l’avoue
Réjouis-toi en attendant ; je suis sûr qu’elle reviendra
Christian Lafont
Atelier d’écriture du 09 01 2014
Paris maison des associations
Exercice 4:
haîkus
Défiant son sort
Comme un puant hareng saur
Le vieillard s’en sort
Mais voici la mort
Qui sur lui surgit, le mord
Sans un seul remord
May Duhameaux
09/01/2014
Nota de Christian Lafont : ces 2 haîkus de May
ont la particularité de respecter le métré des haïkus
et de rimer de façon traditionnelle

Prochain
Atelier d'écriture
Jeudi 06 février à 20h
“Terre et espace"
à la
Maison des Associations
15 Passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
chribema

Les élèves de Marièva Sol
ont bien oeuvré durant l'atelier de novembre
Voici plusieurs résultats d'exercices concoctés par Marièva:
Exercice 5
Ecrire un poème avec 7 mots de la liste
ci-dessous sur le thème de « La main du destin »
Aveugle ; tapis ; poêle ; lassitude ; chien ; dormir ; puant ; porte ; usé ; boire ; ventre ;
étourdi ; peigne ; dénudé ; coiffeuse ; cueillir ; gilet ; pied ; vendre ; samedi ; cercueil ;
La lassitude me fait dormir
Sur un talus qui m’étourdit
Et mon ventre lieu de féerie
Porte un gilet puant et gris
Mes pieds tout étourdis
Usent, effleurent le tapis
Poème de Gisèle Ory
Partie cueillir des fleurettes
Etourdie par un soleil écrasant
Je me suis endormie
Ce samedi
Dénudée
Dans un pré
Sur un tapis d’herbe fraîche
Et j’ai déposé ma lassitude
Au pied d’un peuplier
Poème de Michèle Lassiaz
Exercice 8
Faire une dessin avec deux mains et un symbole

Exercice 7
Ecrire un polar avec pour phrase finale « Et il étrangla à mains nues »
Irène, la femme du boulanger, trompe son mari chaque Lundi. Elle raconte le soir venu qu’elle passe la journée chez son amie Annie. Son mari qui l’avait suivie lui dit qu’elle avait menti; elle prit la mouche et lui redit :
–« J’ai passé la journée chez mon amie Annie ! »
Il sauta sur son amie et l’étrangla à main nue.
Texte de Gisèle Ory
Le brouillard dégouline dans les avaloirs, glissant sur l’eau noire des caniveaux. Seuls les ampoules des candélabres, comme des lucioles à rond d’oignon, percent l’opaque gris de ce soir d’hiver, entre chien et loup. Les poubelles vomissent les détritus des gens calfeutrés dans leur boite IKEA de salle à manger. Mais les volets sont clos, la rue est vide d’existence et je me promets que cela demeurera ainsi toute la nuit.
C’est comme un jeu de hasard, le premier promeneur traversant l’opaque, calfeutré dans les replis de son manteau, passera l’arme à gauche sur le trottoir de droite. Le temps passe et les chiens pissent. C’est le silence malgré les moteurs-diesel au loin.
J’attends impatient…
On peut avoir de ces lubies, parfois…
C’est alors qu’apparaît le divine enfant en la personne d’un grand père. Je m’approche, contraire au vents et aux lucioles, les mains tendues.
Mais, c’est une nouvelle fois trop tard ! Car, comme toujours, Marièva me chaparde la proie. C’est un coquine qui ne peut s’empêcher de faucher les lubies des autres. Et « elle » l’étrangla à main nue.
Texte de Benoit Gimenez
Prochain
Atelier d'écriture
Jeudi 12 décembre à 20h
“Le quotidien"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers

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Jeudi 07 novembre à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“Les mains"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Il suffit d’encre, de quelques feuilles blanches pour que nos mains
s’agrippent soudainement au stylo et écrivent de beaux sonnets,
de la belle prose, mues par une inspiration complice.
Il suffit aussi de suivre les directives du maître de cérémonie,
notre ami Bernard qui, par pléthore d’exercices ludiques et variés,
nous guide dans les méandres de la langue française.
Alors l’incroyable se produit : les mots surgissent, les phrases
s’enchaînent, les vers s’harmonisent. Nos mains catalysent notre
joie et notre passion à écrire entre fous rires et silences.
Nos feuilles sont pleines de ratures, de coups de gomme,
de vers magnifiques, de textes singuliers.
Nos ateliers d’écriture mensuels sont gratuits. Quiconque
souhaite y participer est le bienvenu car notre attention n’en sera
que plus assidue et notre plaisir plus intense. Le nouveau venu,
comme tous les participants, pourra déclamer sa création
au cours de notre scène ouverte poétique qui a lieu le mercredi
de la semaine suivant l’atelier.
bemadial

Jeudi 10 octobre à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“L'absence"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Bernard Philippon sera présent pour nous amuser avec des exercices sur l’absence. S'il y a absence de stylos, les élèves présents en prêteront. S'il y a absence de feuilles, les artistes présents en détacheront. Mais le bonheur d’écrire sera bel et bien présent, sans absence d’amitié, ni de moments de fou rire, ni de moments studieux. L’atelier d’écriture est gratuit à qui veut être présent, sans absence d’inspiration. L’entrée est libre sans la moindre présence de vigile. Si l’absence prédominera dans les pensées des élèves, la présence de l’amitié, elle, vibrera dans tous les cœurs
Les élèves de Marièva ont bien œuvré en septembre..
Voici plusieurs résultats d'exercices parmi ceux proposés par Marièva Sol:
Exercice consistant à donner une signification ou un équivalent aux couleurs prédéterminées
Bleu comme le pull de Christian
Rouge « la trogne du Curé
Noir « les égouts de Paris
Gris « les grisettes de la rue Royale
Jaune « celui qui trahit
Vert « l’encre du puits
Orange « la chanson de Bécaud
Blanc « le communiant
Violet « la plume de l’Evêque
Marron « un rendez-vous manqué
Texte de Michèle Lassiaz
Bleu comme l ’angoisse
Rouge « l’éclair
Noir « un foutoir
Gris « l’oubli
Jaune « la trahison
Vert « l’envers
Orange « vidange
Blanc « océan
Violet « gelé
Marron « un espion
Texte de Serge Carbonnel
Bleu comme un steak dans un restaurant végétarien
Rouge « les joues de Jean après une bonne cuite
Noir « ton cœur et ton âme
Gris « des chaussettes blanches sales
Jaune « un briseur de grève un soir de défilé
Vert « Joseph lorsqu’il est arrêté par les policiers
Orange « un feu tricolore lorsque tout le monde passe malgré lui
Blanc « le corps d’une jeune vierge
Violet « les mitaines d’une vieille fille un dimanche
Marron « un plat de marrons
texte de Mariéva Sol
dessin de Christian LAFONT
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Jeudi 12 septembre à 20h
Notre atelier d'écriture
“Le goût, les couleurs et les parfums"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Nous annonçons la saison 2013/2014 de notre association ouverte !
Heureux qui, comme Ulysse, se joindra à nous autour de la table ronde et que la chance assiste celui qui y sera en quête de style et en pèlerinage de poésie !
Marièva Sol, qui remplace au treize pieds levés Bernard Philippon pour ce premier atelier de la saison, nous concoctera moult exercices sémantiques, qui rendront nos découvertes paradisiaques et nos crêpages de chignons ludiques.
L’atelier d’écriture est gratuit tout comme notre amitié ; les fous rires sont garantis.
Venez donc nous rejoindre dans parfois le silence de la cogitation, parfois sous les sourires de la narration et dans les joies sincères de l’agréable moment passé ensemble !
Les élèves de Bernard ont bien œuvré en juin 2013....
Exercice consistant à écrire un quatrain sur un thème et des rimes
Tirés au sort soit : les Vacances et rimes en Ane et iste , tout en
Faisant en sorte que les autres participants n’utilisent pas les mêmes mots
En ayant absorbé tant de carraghénanes,
Dans le menu du cuisinier fumiste,
Les vacances commencèrent en chaussant les tatanes,
Pour danser au son du sous-bassophoniste
texte de Christian Lafont
Ah! Mon dieu comme c'est triste
de s'en aller à dos d'âne
Quand on est un grand artiste
C'est une peau de banane
qui m'a jeté sur la piste
Un rivale qui me condamne
A demeurer le lampiste
Qui se trouvera en panne.
Texte de May Duhaumeaux
Sur le thème une unité de temps progressive ou dégressive
Exercice libre ayant pour inspiration la chanson d’Edith Piaf
S’adressant à Marcel Cerdan :
Une heure de plus à tourner, tourner…
Une minute de plus à m’étourdir
Une seconde de plus pour ne plus finir
Un boson de plus pour l’éternité…
texte de Christian Lafont
Une année de plus
Ne me quitte plus
Quatre mois de plus
Ne me quitte plus
Trois semaines de plus
Ne me quittes plus
Quinze jours de plus
Ne me quitte plus
Trente heures de plus
Ne me quitte plus
Une minute de plus
Ne me quitte plus
Un soupir de plus
Ne me quitte plus
Nous nous sommes plus
Pour l'éternité
Rien de moins, rien de plus...
Texte de May Duhameaux
Lorsqu'un adolescent rêve d'être majeur
Il pense que le temps s'écoule avec retard
Et lorsqu'il est majeur rêvant d'être mineur
Il voudrait retenir le temps dans un placard.
texte de Serge Carbonnel
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Jeudi 06 juin à 20h
Atelier-écriture
“Une année de plus"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Atelier d’écriture dernière !
C’est ainsi, chers compagnons, les bonnes choses littéraires ayant toujours
une fin, les exercices concoctés par Bernard (et, parfois aussi par Marièva )
cesseront leurs turpitudes cognitives et zygomatiques le mois prochain….
Quoi ? Vous n’êtes point d’accord ? Vous en redemandez tel des drogués
en stade terminal du bon mot et du merveilleux vers ? Vos stylos, et autres
plumes d’oies, trépignent déjà d’impatience à la délectation future de
remue-méninges concoctés par nos amis fous furieux ?
N’ayez crainte.
L’atelier reprendra ses pleins pouvoirs dès octobre de cette année.
Mais pour l’instant, profitons pleinement du rendez-vous à la Maison
des Associations de ce dernier atelier ( je l’ai déjà dit, me semble-t-il)….
Soyons, donc, nombreux pour clôturer en beauté la saison 2012/2013
en prise de tête couronnée de poésie !!!
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Les élèves de Marièva ont bien œuvré en mai....
Les élèves ont participé à l'atelier de ce mois. Voici plusieurs exercices,
sur ceux proposés par Marièva Sol:
Fil rouge de la soirée :
Tous les participants doivent commencer leurs vers par "Sur le silence,..."
Sur le silence des pommiers
les oiseaux de neiges se posent.
Ils attendent le temps des roses
mais il ne sont pas les premiers.
Sur le silence de la loi
j’invoquerai la loi du silence
Qui en réfléchissant, ma foi
peut être détruit par son absence.
Le silence est d’or
et la parole d’argent.
C'est dans le silence profond
qu’on peut trouver son âme.
Sur le silence de l'être chérie,
on ne susurre que des sucreries.
Sur le silence de l’espace
le temps s’étire et la vie fait son nid.
Sur le silence des deux cœurs vierges
c'est l'espérance qui émerge.
Exercice 2:
Marièva propose une scènette silencieuse et pleine de gestes multiples....
Traduire par l'écriture cette pantomyne.
Lors Mariéva Sol s’élança, battit alternativement des bras en brassant de l’air, faisant tant semblant d’attaquer ou attraper les mouches qui l’entouraient, qu’elle y réussit parfaitement trop peut-être, car elle en attrapa dans l’œil et cela la fit pleurer ; elle se frotta les yeux, stoppa, et repartit en battant et écrasant les mouches de manière énergique …
Christian Lafont
Elle marche en silence
Mais bouscule ses pas
Singe son chat
Qui ne miaule plus
Il fait le gros dos
Mais ne ronronne pas
Salue sa maîtresse
qui ne bronche pas.
Gisèle Ory
5ème exercice:
Texte à écrire: un mot par case avec l'obligation sur certaines cases
d’une syllabe obligatoire...
Quand le train part en angleterre, je crois que
mon coeur flanche. Il me parle liberté. Je suis
la ténebre déprimée chafouine et je demeure en silence
pendant tout le trajet en pleurant sur cette séparation.
May Duhameaux
Je suis tranquille car cette année il faut qu’enfin
je m’inscrive dans l’île voisine pour lire sur la
plage tenue par Christian et Gisèle mes amis silencieux
appréciés, connus l’été dernier en dansant sur ce sable.
Michèle Lassiaz
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Jeudi 16 mai à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“Le silence"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Le silence est d’or lorsque l’encre de nos pensées griffonne
les pages blanches de nos carnets. Bernard Philippon
nous concoctera, encore et toujours, des exercices
« abracadabrantesques » pour que notre inspiration de poètes
soit contrainte à d’autres horizons littéraires.
Mais, n’ayez crainte, futurs comparses qui souhaitez
jouer avec la prose et la rime dans cet atelier iconoclaste…
car nous rions beaucoup aussi.
L’écriture sans l’amitié serait, sinon, un silence fort désagréable
quand, entre amis, nous aimons à composer….
L’atelier d’écriture est gratuit pour vous qui souhaiteriez
nous rejoindre une première fois. Mais si le plaisir de partager vers et prose avec nous vous rend gourmand(e)s et assidu(e)s, alors la Ruche vous demandera d’adhérer à l’association (30 euros l’année).
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Les élèves de Bernard ont bien oeuvré en avril....
Huit élèves ont participé à l'atelier de ce mois. Voici un exercice, sur les cinq proposés par Bernard. Un acrostiche simple sur le mot "LIVRE" ou "LE LIVRE"...Voici les résultats de cinq d'entre nous...
Lisant avec plaisir depuis ma tendre enfance,
Entre deux maux, que j’espère passagers,
Le livre me permet toujours de m’évader;
Interrogeant quelque espace de mes bibliothèques
Vers quels horizons vais-je me diriger ? et…
Retrouver le désir de relire et redécouvrir
En un instant le bonheur qu’on me livre…
Christian Lafont
Atelier d’écriture de Bernard Philippon
Du 11 Avril 2013
L’ivresse en odeur jaunie de l’âge
En reliure dorée de lettres
Largue au loin le noir routage
Impure route en avoir et être.
Vieil ouvrage perdu au grenier
Rêve de nous faire rêver encore
Envole-toi, livre, mon bel apôtre.
Texte de Benoit Gimenez
Lire, Lire à quoi ça sert
Il paraît que c’est bien utile
Vivre sans, serait si futile
Rêver en prose, écrire en vers
Et vivre sans, c’est bien l’enfer.
Texte de Bernard Philippon
Lève les yeux à l’horizon
Et liquéfie la déraison
Le bateau part le bateau file
Ivre de vent et très habile
Virant en découpant l’écume
Ravaudant le flot qu’il allume
Etoilant ses voiles de brumes.
Texte de Marièva Sol
Léger comme l’air
Epais comme un pavé
Le livre imaginaire
Incroyable, éphémère
Vient nourrir, cultiver
Réjouir mon esprit
En lui mon voyage gratuit
Texte de Ysia « Plume d’encre »
Lire est un plaisir
Entre les lignes
L’idée vient de surgir
Induites par les signes
Vingt trois déjà écrits
Relis : l’idée est digne
Etincelle d’esprit.
Texte de Ysia « plume d’encre »
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Jeudi 11 avril à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“Le livre"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Ce n’est pas sur nos tables de chevet que nous dénicherons le livre propre à nourrir nos réflexions car il est le thème de notre atelier d’écriture mensuel... Et c’est à la MDA que nous le trouverons.
Bernard Philippon puisera dans sa bibliothèque de quoi transformer nos feuilles blanches en prose et poésie. Par le biais de ses exercices toujours drôlissimes, il activera nos méninges avec aisance et volubilité.
Le plaisir d'écrire devrait, une fois encore, ravir les participants de cet atelier gratuit et le plaisir d’être entre amis saupoudrera le tout de joie, de bonne humeur, voire de fous rires !
Un grand merci à Marièva Sol d’avoir remplacé au pied levé notre ami Bernard, durant notre atelier du mois de mars....

be
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Jeudi 21 mars à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“Les voix du poète"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
A l’orée de ce nouveau Printemps des Poètes 2013, où,
comme toujours, notre association sera des plus actives,
Bernard Philippon nous propose de nous amuser, par le biais
de ses exercices hilarants et sémantiques, sur le thème officiel
de ce nouvel opus : « Les voix du poète ».
Comme toujours, lors de son atelier d’écriture mensuel, joie,
bonne humeur et amitié saupoudrées de réflexion, d’inspiration
et de cogitation feront les émotions de nos écrits qui clameront
les voix de poésie….
Nous vous proposons, donc, de prendre une chaise
et de vous asseoir à la table des plaisirs de l’exercice littéraire,
avec nous, compagnons de la rime et de la prose, pour venir
passer un agréable moment de fraternité…

bemaal

Jeudi 07 février à 20h
Atelier-écriture de Bernard
“L’étranger”
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, Paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
« La semaine précédant chaque scène ouverte poétique de notre association, Bernard Philippon est le chef d’Orchestre d’un atelier d’écriture sur le thème de la scène ouverte poétique qui aura donc lieu la semaine suivant l’atelier d’écriture de Bernard. »
Est-ce clair ?
Non ?
Je reprends donc avec un exemple…
Ainsi le thème de ce jeudi, à l’atelier d’écriture, est « l’étranger ». Et c’est également le thème de la scène ouverte poétique qui aura lieu le mercredi de la semaine prochaine.
Etrange, cette redondance ?
Non, car l’atelier d’écriture permet, à l’artiste en panne d’inspiration pour la scène ouverte dont le thème est toujours à l’identique de celui de l’atelier d’écriture, de pouvoir écrire un texte, par le biais d’exercices réjouissants concoctés par le chef d’orchestre, et de le déclamer sur la scène de la scène ouverte poétique qui a toujours lieu le mercredi suivant l’atelier d’écriture, je vous l’ai dit déjà trois fois !
Il y en a deux qui suivent au fond de la salle !
Pardon ?
Vous avez une question ?
-« Oui, excusez-moi mais que vient faire un orchestre dans cette histoire ? »
-« Personne n’a donc compris !
Je recommence :
La semaine précédant chaque scène ouverte poétique de notre association, Bernard Philippon… etc. »

Les élèves de Bernard ont bien œuvré en janvier....
Exercice N°3 :
Utiliser des vocables propres à l’univers du cirque, les transformer en verbe ou autres substantifs…
Alors que la jolie danseuse fildeferisait,
Je clownais d’impatience pour cette jolie prestation,
Pendant que son compagnon trapézistait
Et éléphantait avec sensation
Lorsque Bartabach écolisa avec les chevaux,
Et après que Toto alcoolisé fût interdit de circoler ;
Ce qui m’acrobatait bien pour antipoder.
Quand je serai grand, je jonglétiserai
Texte de Christian Lafont
Exercice n°5 :
Raconter le cirque d’un événement quotidien.
C’est le jour des soldes aux galeries
Et je suis venue avec mon mari
Il ne fait que se plaindre et ronchonner
Je décide alors de l’abandonner
Quel cirque !
Et je me rue sur les sous-vêtements
C’est une foire d’empoigne vraiment
On s’arrache les culottes et les strings
Au bout d’un quart d’heure, on entend « Dring !! »
Quel cirque !
Zut, c’est la fermeture et j’ai en main
Seulement un soutien gorge en satin
Je l’ai pris aux mains d’une grosse dame
Mais ce n’est pas ma taille. Dieu, quel drame !
Quel cirque !
Je rejoins mon mari sur le trottoir
Il a un air très effaré ce soir
A cause d’un slip qu’il a sur la tête
Et qui vraiment lui donne l’air bête
Quel cirque !
Texte écrit durant l’atelier d’écriture par
May Duhameaux
bema

Jeudi 10 janvier à 20h
Atelier-écriture de Bernard
"Le cirque"
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
-« Bonzour les p’tits n’écrivains !
Pourrait glousser notre Gustave de Bernard au stylo rouge car, pour son prochain numéro, c'est au thème du cirque qu’il s’affronte, lui et ses exercices aux étoiles de style !
De la jonglerie de vers au dressage des acrostiches, de la haute voltige en encre sur papier vierge à la magie de l’inspiration en haut de forme, L’ami n’est pas un clown mais un virtuose, un homme orchestre qui veut s’amuser avec son public ébloui d’être aussi loyal à notre langue française…
Il montera son chapiteau à la maison des associations avec un spectacle gratuit !!
Et son atelier d’écriture ne passe qu’une fois ce mois-ci en notre bonne ville de Paris. !!!
Alors courez-y !!!
Ses fidèles seront, comme toujours, à ses cotés mais, qu’à cela ne tienne, si vous souhaitez participer, il vous suffira d’entrer sur la piste de son petit cirque !!!!
Les élèves de Bernard ont bien oeuvré en décembre....
Bernard nous a proposé d'osciller entre le Père Noël
et la fin du monde... (drôle de cadeau !)
1) Forme libre : écrire sa lettre au Père Noël
Mon petit Papa Noël chéri,
Pourrais-tu mettre dans ta hotte
Et déposer dans mes petits souliers
Non ! Pas de l'eau car mes chaussures sont trouées
Non ! Pas de pièces de coton pour réparer mon pantalon
Non ! Pas de caviar mon porte-monnaie n'y suffirait
Non ! Non ! Garde-moi des yeux pour y voir
un nez pour sentir
des oreilles pour entendre
des bras pour enlacer
ma tête pour voyager
Garde-moi des tas de choses, d'histoires à partager
Et n'oublie pas sème sur tout ton passage
Du soleil pour réjouir tous les coeurs.
Merci mon petit Papa Noël bonheur.
Texte de Christiane Jouan
2) Ecrire un acrostiche avec les lettres NOEL
Névés sur les sommets endormis
Ombres mouvantes, lassantes, éprouvantes
Etreinte au coeur de la nuit
Lumière enfin ! Te voici !
Texte d'Alice Crété
Nous voici, près de toi
Ouvre ton coeur empaillé
Et tu connaîtras enfin
La joie d'être aimé.
Texte de Michèle Lassiaz
3) Ecrire ses voeux à 1 ou plusieurs destinataires
originaux, insolites (animal, poésie, folie...)
Que cette année nouvelle vous fasse réfléchir à la fraternité de tous les humains
Sortez de vos cavernes, vos grottes, vos catacombes
Nous sommes vivants aussi, et sans nous cloîtrer nous avons survécu ;
Egoïstes planqués, partagez les vivres, les cassettes, la vaisselle
Avant que vos provisions finissent à la poubelle.
Le vingt-et-un est passé, nous pouvons dormir sans que notre environnement ne soit qu'une tombe
Nous sommes le vingt-deux et c'est déjà demain.
Texte de Christian Lafont
Ma chère Terre,
Je te souhaite pour 2013 de belles rotations
Une vitesse constante, d'harmonieuses révolutions
Puisses-tu ne pas tourner de l'oeil à trop tourner en rond
Ne connaître ni haut, ni bas, ni faux rebonds ;
Je te souhaite d'éviter la route des astres blonds
Et de t'épanouir sur ton propre horizon.
Je souhaite que tu restes pour nous le doux cocon
Qui nous a vu éclore et devenir millions.
Nous sommes des ingrats, comme tous les rejetons
Alors bonne année à toi et... mille pardons !
Texte de Sabine Kahsay Habtemicael
Merci à Sabine pour avoir rassemblé tous ces magnifiques textes pour notre blog

bech
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Jeudi 13 décembre à 20h
Atelier-écriture de Bernard
Thème libre
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Notre ami Bernard va-t-il devenir sadique au cours de ce dernier atelier de l’année ? Le thème de la soirée étant libre, il pourra se laisser aller à tous les exercices littéraires, les plus difficiles et les plus sataniques... Alors, nous, pauvres élèves, tenterons de rédiger inspirés, sanglotant de sueurs et de larmes, des solutions sémantiques en réponse à sa folie jubilatoire. Toutefois, n’ayez crainte, futurs amis d’écriture, il ne fouette que très rarement ! Et c’est toujours dans la joie et la bonne humeur que l’atelier se déroule !
Vous ne me croyez pas ? Venez donc nous rejoindre dans la galère des mots et de la poésie ! L’océan de l’amitié inonde nos cœurs et nos imaginaires durant ces deux heures où nos rames deviennent stylos et où notre inspiration, sublimée par les exercices, s’étale sur des pages blanches qui pourraient être bleues.
Les élèves de Bernard ont bien oeuvré en novembre....
Exercice n°4
A partir des multiples photos proposées, dont le thème est les tropiques, faire un texte en vers ou en prose…
Je vous emmènerai sur mon joli bateau
Grimper sur mon volcan construit sur le partage
Qui éructe sa flamme abondante avec rage
Et recouvre de lave à l’infini les flots.
Il y aura aussi des palmiers et des huttes.
Autour d’un sable fin bordant le beau lagon
Ou nous nous baignerons au milieu des dragons
Déchaînés nous mordant comme de belles brutes
Là s’évaporeront en sublime essence
Mon corps entre les airs ainsi qu’au paradis
Là ou le silence a vu langage non dit
Comme au temps précédant nos divines naissances
Vous vous délecterez de sublimes visions
Ou l’esprit remué en perd toute raison
Poème écrit en 10 minutes par
May Duhameaux
Voici mon rêve fou totalement utopique
Un noël aux tropiques sur le mont Canigou
Non, ça se mange pas : les chiens lui font la nique
Folie sous les tropiques
Ils n’en font qu’à leur tête
Photos soleil et mer
Ne parlent pas des moustiques
Midi en plein cagne ou l’œuf cuit sans la poêle
Mais d’ombre il n’y a pas : les palmiers sont à poil
Vous avez réservé dans un lagon turquoise
Et ce que vos yeux croisent : marina bétonnée.
Poème écrit en 10 minutes par
Plume d’Encre (Ysia)
Exercice n°2
Construire un cadavre exquis en alexandrin, le premier vers débutant par « J’aime » et le second par « Qui »…
J’aime le chant créole, une douce musique
Qui me berce sans fin et chasse les moustiques
J’aime le bleu de la mer, ce bleu des mers du sud
Qui brille sous les palmiers ombres des latitudes
J’aime le ciel chargé de nuages changeants
Qui annonce l’orage et rafraîchit les gens
J’aime les flots turquoises balayant les grands rocs
Qui scintille au loin sous un soleil de choc
J’aime être dans le sable recouvert par la mer
Qui jamais ne s’arrête, ni feu rouge ni feu vert
J’aime le cocotier tout seul dans le lagon
Qui s’endort embrasé sous un soleil de plomb
J’aime quand tout s’arrête, flotte et vogue avec moi
Qui ressemble au silence mais en fait n’en est pas
J’aime le sable fin coulant entre mes doigts
Qui s’enlise et m’apporte une bien douce joie
J’aime l’instant d’après quand le soleil y va
Qui me brûle la peau et me fait rester là
J’aime le jonc qui s’éveille à l’ombre des grands atours
Qui reflète leurs instants dans la brume d’un jour
J’aime l’île enchantée sur des eaux bleu lavande
Qui paresse au soleil comme jonc sur la lande
J’aime ce grand désert, tout habité de vide
Qui fut jadis la mer ou sombra l’Atlantide
J’aime le sable tiède sous mes pieds fatigués
Qui permet d’aller nu à l’écaille des souliers
J’aime au loin le lagon, banane de sable
Qui protège en son sein bien des marines fables
J’aime le soir goûter après un jour torride
Qui fraîchit mon gosier ‘ti punch t’as pas une ride’
J’aime la nonchalance de mes désirs troublants
Qui peuple mon cerveau de fantasmes violents
J’aime de la noix de coco toute fraîche
Qui éclaircit ma voix lorsque ma bouche est sèche
Mais on peut aussi tout mélanger…
J’aime être dans le sable recouvert par la mer
Qui reflète leurs instants dans la brume d’un jour
J’aime le jonc qui s’éveille à l’ombre des grands atours
Qui jamais ne s’arrête, ni feu rouge ni feu vert
J’aime le chant créole, une douce musique
Qui protège en son sein bien des marines fables
J’aime au loin le lagon, banane de sable
Qui me berce sans fin et chasse les moustiques
J’aime le sable tiède sous mes pieds fatigués
Qui paresse au soleil comme jonc sur la lande
J’aime l’île enchantée sur des eaux bleu lavande
Qui permet d’aller nu à l’écaille des souliers
J’aime le sable fin coulant entre mes doigts
Qui fut jadis la mer ou sombra l’Atlantide
J’aime ce grand désert, tout habité de vide
Qui s’enlise et m’apporte une bien douce joie
J’aime les flots turquoises balayant les grands rocs
Qui annonce l’orage et rafraîchit les gens
J’aime le ciel chargé de nuages changeants
Qui scintille au loin sous un soleil de choc
J’aime le soir goûter après un jour torride
Qui s’endort embrasé sous un soleil de plomb
J’aime le cocotier tout seul dans le lagon
Qui fraîchit mon gosier ‘ti punch t’as pas une ride’
Etc…

be
Le Jeudi 11 octobre 2012
Atelier-écriture de Bernard
Thème: “La pluie”
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, paris 18
Métro: Marcadet poissonniers
Les marins marinent dans l' exercice littéraire tandis que le capitaine au long stylo, Philippon garde le cap. Que cherchent-ils dans l'océan des mots? Une baleine grise de poésie? L'Eldorado du plaisir? Le bonheur d'être ensemble sur le pont des vers et de la prose?
"Qu'importe, répond le jeune mousse ! L'été fut bien long, les vagues trop douces. Une plus forte houle et même les embruns vont me délier les doigts !"
Oui, tout va rentrer dans l'ordre dés le prochain mois d'octobre car l'atelier mensuel d'écriture de notre ami Bernard largue à nouveau les amarres et, ce, pour toute la saison. Un voyage vers l'enfer? Non, une balade entre amis....Venez nous rejoindre et vous sentirez, vous aussi, l'écume des mots sur vos visages réjouis !
Et pour cloturer cette réclame pour notre atelier d'écriture, voici quelques citations de personnes célèbres, offert par La Ruche des Arts. Je sais, nous sommes trés généreux...
Qu'il choisisse l'imaginaire ou que l'imaginaire le choisisse, c'est toujours contre le réel que l'écrivain travaille et de façon à l'oublier.
Yves Berger
L'art de l'écrivain consiste surtout à nous faire oublier qu'il emploie des mots.
Henri Bergson
Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour.
Christian Bobin
Ecrire des vers à vingt ans, c'est avoir vingt ans. En écrire à quarante, c'est être poète.
Francis Carco
Ecrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas il n'est qu'écriture.
Jean Cocteau
Il vaut mieux écrire de grandes choses que d’en exécuter de petites.
Denis Diderot
Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit.
Marguerite Duras
Pour bien écrire, il faut une facilité naturelle et une difficulté acquise.
Joseph Joubert
La musique a sept lettres, l'écriture a vingt-cinq notes.
Joseph Joubert
Le Jeudi 15 octobre 2012
Atelier-écriture de Bernard
Thème: “la pluie”
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, paris 18
Métro: Marcadet poissonniers

Les élèves de Bernard ont bien oeuvré en octobre....
Une dizaine d'élèves ont participé à l'atelier d'octobre dont le thème était la pluie. Nous nous sommes amusés avec cinq types d'exercices proposés par notre ami Bernard. Voici les travaux stylistiques d'Alain, Michèle, Marièva, Christian, Christiane et Sabine. Vous découvrirez le merveilleux acrostiche d'Alain, quatre textes découlant du même exrecice et, enfin, le dernier exercice de la soirée...
Exercice n°1:
Créer un acrostiche à partir du mot pluie, dont la thèmatique est la pluie
Providence du ciel
Louange pour les semailles
Unit ciel et rivière en un vaste torrent
Interroge la grenouille et l’escargot tout bleu
Equation de nuage averse pour soleils gris.
C’est la pluie !
Texte d'Alain Pizerra
Exercice n°3
La pluie possède cette douce chanson du plic ploc...
A partir de rîmes en "ic" et en "oc", créer un texte à la musicalité d'une pluie...
Si je prends un bic
Avec sa pointe en toc
Pour décrire l’acoustique
De la pluie qui fait floc
Je vois qu’il y a un hic
Et ça me fait un choc
D’écrire tout en bloc
Caché sous un pébroque
Même si ça fait chic
Tiens paraît que j’ai un tic
Mais non plutôt un toc
Comme je suis allergique
En voilà tout un stock
Et ces drôles de mimiques
Me rendent un peu sinoque
Mais rien de tragique
Car je suis loufoque
Rien qu’avec un déclic
Ou un électrochoc
Ça redevient magique
Et la pluie refait floc.
texte de Christian Lafont
Mon alambic, plein d’arsenic, chic, chauffé à bloc, comme un vieux phoque, ploc, aux alcooliques verse toxique, pic, un rempli boc, très univoque, hoc, d’alcool toxique, énergétique, sic ,un gars loufoque, à la défroque, loque, un allergique, un amnésique, chic, bientôt se moque de mon pébroque, toc, et ironique, le lunatique, flic, ton soliloque dans un colloque, choc,la sémantique trop théorique, pique, trop équivoque à notre époque, choc,machiavélique la thématique, hic hoc, est trop sinoque trop équivoque, hoc hic, moi angélique, j’lui fais la nique, pic, j’pars au cinoque chez les chintoques, ploc, la pluie tonique coule magique, chic, électrochoc d’éclairs loufoques, floc, tombant à pic, dans des tragiques plic. Ploc. Plic.
Texte de Marièva Sol
Plic, ploc, plic, ploc,
Symphonique
Ou baroque
C'est la musique
Du pébroque
Plic, ploc :
C'est chic,
C'est choc.
Pas de hic,
Pas de toc.
Plic, ploc,
C'est énergique
C'est mastoc
Initiatique,
Un peu loufoque
Léthargique
- mieux qu'un médoc !
Ecléctique ?
On s'en moque !
Plic et ploc
C'est la musique
Du pébroque !
Texte de Sabine Besset
C’est la pluie tonique qui fait tic. C’est la pluie sous les pébroques tout d’un bloc qui fait floc toc comme un électrochoc qui me défroque. C’est la chanson impudique équivoque un entrechoc qui sonne roc en soliloque. C’est le refrain sans fin d’une époque électrochoc qui fait dans son froc. Et toque. Elle est baroque anecdotique mais ironique souvent lunatique mais magique quelquefois lyrique jamais logique un brin laconique sans fin en italique toujours anarchique. Cela se termine en colloque. Choc.
Texte de Michèle Lassiaz
Exrecice n°5
Un oiseau et une fleur échangent une conversation autour de la pluie.
Que peuvent-ils bien se raconter?
Petit oiseau, toi qui est si joli
Peux-tu me protéger de la pluie
Héberges moi sous tes ailes
Que je trouve si belles
Parées de couleurs emmêlées
Empourprées, si finement taillées !
Mais tu peux choisir un parapluie
Que je t’offre bien volontiers
Viens sous mes pétales dorées
Nous allons nous entraider
L’un contre l’autre nous serrer
Nous enlacer et chanter.
Toute la pluie tombe sur nous
Et je me dis…
Texte de Christiane Jouan
bech
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Le Jeudi 15 octobre 2012
Atelier-écriture de Bernard
Thème: “la pluie”
à la
Maison des Associations
15 passage Ramey, paris 18
Métro: Marcadet poissonniers

Les élèves de Bernard ont bien oeuvré en octobre....
Une dizaine d'élèves ont participé à l'atelier d'octobre dont le thème était la pluie. Nous nous sommes amusés avec cinq types d'exercices proposés par notre ami Bernard. Voici les travaux stylistiques d'Alain, Michèle, Marièva, Christian, Christiane et Sabine. Vous découvrirez le merveilleux acrostiche d'Alain, quatre textes découlant du même exrecice et, enfin, le dernier exercice de la soirée...
Exercice n°1:
Créer un acrostiche à partir du mot pluie, dont la thèmatique est la pluie
Providence du ciel
Louange pour les semailles
Unit ciel et rivière en un vaste torrent
Interroge la grenouille et l’escargot tout bleu
Equation de nuage averse pour soleils gris.
C’est la pluie !
Texte d'Alain Pizerra
Exercice n°3
La pluie possède cette douce chanson du plic ploc...
A partir de rîmes en "ic" et en "oc", créer un texte à la musicalité d'une pluie...
Si je prends un bic
Avec sa pointe en toc
Pour décrire l’acoustique
De la pluie qui fait floc
Je vois qu’il y a un hic
Et ça me fait un choc
D’écrire tout en bloc
Caché sous un pébroque
Même si ça fait chic
Tiens paraît que j’ai un tic
Mais non plutôt un toc
Comme je suis allergique
En voilà tout un stock
Et ces drôles de mimiques
Me rendent un peu sinoque
Mais rien de tragique
Car je suis loufoque
Rien qu’avec un déclic
Ou un électrochoc
Ça redevient magique
Et la pluie refait floc.
texte de Christian Lafont
Mon alambic, plein d’arsenic, chic, chauffé à bloc, comme un vieux phoque, ploc, aux alcooliques verse toxique, pic, un rempli boc, très univoque, hoc, d’alcool toxique, énergétique, sic ,un gars loufoque, à la défroque, loque, un allergique, un amnésique, chic, bientôt se moque de mon pébroque, toc, et ironique, le lunatique, flic, ton soliloque dans un colloque, choc,la sémantique trop théorique, pique, trop équivoque à notre époque, choc,machiavélique la thématique, hic hoc, est trop sinoque trop équivoque, hoc hic, moi angélique, j’lui fais la nique, pic, j’pars au cinoque chez les chintoques, ploc, la pluie tonique coule magique, chic, électrochoc d’éclairs loufoques, floc, tombant à pic, dans des tragiques plic. Ploc. Plic.
Texte de Marièva Sol
Plic, ploc, plic, ploc,
Symphonique
Ou baroque
C'est la musique
Du pébroque
Plic, ploc :
C'est chic,
C'est choc.
Pas de hic,
Pas de toc.
Plic, ploc,
C'est énergique
C'est mastoc
Initiatique,
Un peu loufoque
Léthargique
- mieux qu'un médoc !
Ecléctique ?
On s'en moque !
Plic et ploc
C'est la musique
Du pébroque !
Texte de Sabine Besset
C’est la pluie tonique qui fait tic. C’est la pluie sous les pébroques tout d’un bloc qui fait floc toc comme un électrochoc qui me défroque. C’est la chanson impudique équivoque un entrechoc qui sonne roc en soliloque. C’est le refrain sans fin d’une époque électrochoc qui fait dans son froc. Et toque. Elle est baroque anecdotique mais ironique souvent lunatique mais magique quelquefois lyrique jamais logique un brin laconique sans fin en italique toujours anarchique. Cela se termine en colloque. Choc.
Texte de Michèle Lassiaz
Exrecice n°5
Un oiseau et une fleur échangent une conversation autour de la pluie.
Que peuvent-ils bien se raconter?
Petit oiseau, toi qui est si joli
Peux-tu me protéger de la pluie
Héberges moi sous tes ailes
Que je trouve si belles
Parées de couleurs emmêlées
Empourprées, si finement taillées !
Mais tu peux choisir un parapluie
Que je t’offre bien volontiers
Viens sous mes pétales dorées
Nous allons nous entraider
L’un contre l’autre nous serrer
Nous enlacer et chanter.
Toute la pluie tombe sur nous
Et je me dis…
Texte de Christiane Jouan
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Jeudi 07 juin 2012
Atelier-écriture de Bernard
Thème: “Une nouvelle vie...”
à la
Maison des Associations
En cette dernière session de l'atelier-écriture 2011/2012, Bernard vous attend dans les locaux de la Maison des associations pour s'amuser avec les mots, se réjouir en exercices de style, se divertir en alexandrins, se dérider entre amis. Venez, donc, nous rejoindre en cet ultime rendez-vous de la saison!!!


14h52 un dimanche
le temps, le temps file
et toi, tu te défiles
tes fils cousus
tes fils décousus
filent et se défilent
le chas de l'aiguille
te renfile ton fil
file donc
au fil de mes pensées
qui défilent
rembobinez!
Le chas te défile
te renfile l'aiguille
le temps ton fil
te refile
au fil
et toi
tes fils cousus
et tes fils décousus
rembobinez donc
mes pensées
file le temps
qui se défile
14h 52 un dimanche
"Oguène" (D.R.-2012)

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Jeudi 03 mai 2012
Atelier-écriture de Bernard
Thème: “14h52, un dimanche...”
à la
Maison des Associations
15, passage Ramey
Paris, 18
Métro : Jules Joffrin
Marcadet-Poissonniers
Il vous suffit d’une plume et d’un carnet à spirale, ici, pour venir passer du bon temps...
Bernard vous convie, comme de coutume, à vous amuser en exercices d’esprit et de poésie; à vous libérer de prose et de vers; à vous divertir avec les copains qui, sourire aux lèvres, planchent, tout comme vous, avec délectation, sur l’alexandrin et le quatrain...
Puis, si votre création vous plaît alors vous pourrez la déclamer en scène ouverte poétique, celle qui a toujours lieu la semaine suivant l’atelier d’écriture de Bernard.
Vous ne nous croyez pas ?
Eh bien Ludovic Coulon, lui, a osé...
Et d’ailleurs voici son texte...
“Derrière le rideau, il y a un membre de “La Ruche des Arts” qui s’échauffe les membres transpirants et tremblotants. Il respire, souffle et tremble de poésie. Il a travaillé son texte lors de l’atelier d’écriture.
Il boxe le rideau, reçoit un coup de fil des autres membres de “La Ruche des Arts” pour le motiver. Il a face à lui un rideau rouge qu’il utilise pour éponger sa sueur d’artiste. C’est un artiste de “La Ruche des Arts”, donc il a du talent. Il boxe son rideau rouge comme un punching-ball artistique.
Il est pudiquement caché par le rideau qui enveloppe comme un suaire ses émotions. Le rideau commence à s’animer. Il demande à l’artiste de la Ruche si tout va bien. Il lui montre par un petit bout trois, quatre têtes du public. Il y a du monde lui dit-il.
L’artiste de la Ruche transpire. Alors, avec tendresse, le rideau éponge l’artiste en sueur. Le rideau s’ébroue et fait du vent pour donner un peu d’air à l’artiste tel un boxeur dans son coin. L’artiste donne un petit billet au rideau pour le remercier de sa contribution. Celui-ci, pour le remercier, lui indique qu’il reste à côté de lui prêt à lui souffler son texte.
« Moi aussi, je suis un artiste… » lui dit le rideau ”
Texte de Ludovic Coulon
bechmoalsy
Jeudi 15 mars 2012
Atelier-écriture de Bernard
Thème “enfances”
à la
Maison des Associations
15, passage Ramey
Paris, 18
Métro: Jules Joffrin
Marcadet-poissoniers
Arrive bientôt le 17 mars, jour merveilleux de notre Printemps des Poètes dont le thème sera “Enfances”et qu’entends-je, qu'ouïs-je ?... Vous n’avez toujours pas de texte à déclamer à la Maison des Associations ?... Restons serein et cessons de couiner, il vous reste un dernier recours : nous rejoindre en la studieuse classe de Bernard. Après quelques-uns des tours dont il a le secret, votre énergie va déborder, votre inspiration va jaillir sur la page blanche, oui, vous serez fin prêt pour notre rendez-vous du 17; ô 17, jour merveilleusement prochain autant que prochainement merveilleux !
Le mois dernier, l'atelier d'écriture était sur le thème du “Regard”. Nous vous présentons aujourd’hui le fruit du travail "bernardesque" de cinq participants...
à lire sans modération!
Exercice 1:
Faire apparaître un maximum de fois les mots
“oeil, yeux, regard”.
S’il s’agit d’écrire à l’œil un texte qui me fait cligner des yeux en conservant mon regard intérieur… mon œil ! Car même si une douzaine d’yeux me dévisagent et si l’animateur m’a à l’œil, je saurai garder les yeux ouverts, sans voir toutefois, car je préfère les yeux de biche à un œil au beurre noir.
Il importe d’observer un certain regard si au travers d’un œil de bœuf quelqu’un t’observe avec un regard noir ; de toute façon sur cet exercice –photo de groupe envisagée- je saurai graphiquement supprimer les yeux rouges, mais ne saurais abuser d’un autre regard (d’égout), réservé à Benoît (l’égoutier) dans l’expression de son regard. Et, à l’instant, il arrive. Quel clin d’œil ! Ou quelle coïncidence !
Texte de Christian

Exercice 2
Au travers d’acrostiches doubles et croisées avec les mots “regard et miroir”,
créer des poèmes sur le thème du regard
Regard de toi, de feu, de flamMe
Voit Encore mieux ce quI m’enflamme
Me fait ravir, GraviR, grandir mon âme
Et même Oublier l’Aura de femme
Car icI-bas faut resteR calme
Revoir la vie d’un autre regarD
Texte d’Ysia
Retour d’une image sans parfuM
Esquisse d’un instant tombé dans l’oublI
Grave reflet que crois-tu voiR?
Abandonne ! Car dans ma tête un vélO
Reprend sans cesse et à l’infinI
Des histoires qu’un miroir ne peut voiR.
Texte d’Alice
Regarde ta mort prochaine, noir requieM
Homme Emporté vers cet infinI permanent
Achèvement du Grandissime amouR qui aime
Terrible voyage, Odieux galA du néant
Cruelle Illusion vivre pour mouriR, effroi !
Regards croisés, miroir brisé, cadavre froiD.
Texte de Bernard
Exercice 3
Faire un quatrain sur le thème du regard
Au détour d’un regard, je suis la vérité
Comme une goutte d’eau contient toute la mer
Un instant d’innocence et d’immobilité
Contient l’éternité, le bleu de l’univers
Texte d’Alain
besydimo

Jeudi 05 Janvier 2011
Atelier d'écriture de Bernard
Thème "La rue"
Bernard Philippon est heureux de vous accueillir à la MDA pour vous initier à des exercices aussi créatifs que ludiques. Comme vous le savez sans doute, l’atelier d'écriture utilise, en amont, le thème choisi pour notre Scène Ouverte Poétique; ceci évidemment afin d’établir une passerelle entre l’ “écrit” et l’ “oral”, autrement dit entre la MDA et le Bab’ilo.
Voudrez-vous, vous aussi, comme les participants qui l’entourent sur la photo ci-jointe, vous engager sur cette voie ? ...
Assurément, nous jouerons avec les mots au cours de cette prochaine soirée de janvier sur le thème de la Rue; et toujours entre amis, car rien n’est plus stimulant que d’écrire au sein d’un groupe chaleureux.
Tenez ! Lors de l’atelier d’écriture de novembre dont le thème était la mélancolie, Bernard, après moult exercices, nous proposa d’écrire librement un texte sur “Mes lents colis”. Nous devions écrire vite et bien, guidés par la seule inspiration du moment.
Vint le tour de Marièva Sol qui, ayant lu son texte, en pleura de rire. Nous nous mîmes avec elle à rire à gorge déployée. C’est ainsi qu'en cette soirée dite de... mélancolie, nous passâmes une soirée très gaie... L’histoire ne s'arrête pas là puisque, enhardie par cette première victoire, elle conta à nouveau son récit, quelques jours plus tard, sur la scène du Bab’ilo, recueillant, cette fois auprès d’un large auditoire, le même franc succès.
Croyez en notre expérience, l’atelier de Bernard, pour peu qu’on s’y essaye, ouvre les portes de la réussite.
Les zygomatiques encore exacerbés je vous livre à présent le texte de Marieva :
Mes lents colis
-“Ah c’est pas vrai”, dit ma mère, “je n'ai pas reçu les chaussettes en laine des Pyrénées que j’ai commandées chez Damart. Et la saison hivernale s’avance avec mes lents colis !
-Mais maman tu n’as pas besoin d'être triste, sors de ta mélancolie. Ce n’est pas si grave.
-Comment ce n’est pas si grave. J’en ai assez de mes lents colis, c’est le sixième depuis trois mois. Je devais recevoir un bonnet péruvien avec des grelots que je destinais à Jean pour son anniversaire et il est arrivé quinze jours après la fête. Ah ! Mes lents colis, mes lents colis !
-Pauvre maman, cela t’affecte beaucoup. Mais tu vois je crois que si Jean avait reçu son cadeau c’est là que lui aurait été mélancolique, parce que quand même des grelots à cinquante-deux ans !
-Mais qu’est-ce qui te prend avec ta mélancolie. Je te parle moi de mes lents colis, pas de mélancolie !
-Eh bien oui, j’ai compris maman, tu es triste d’avoir raté ton cadeau, mais je t’assure que ce n’est pas la peine de t’en faire pour cela. La mélancolie, tu sais, c’est pour des choses plus graves.
-Mais je te parle de mes lents colis de chez Damart !
-Quoi, tu achètes de la mélancolie chez Damart ? C’est en quoi, c’est en pilules ? C’est de la tisane qui rend triste ?
-Quoi Irène tu deviens folle ? Tu rigoles ? Pourquoi je prendrais de la tisane pour être triste ? Tu crois que je suis folle ?
-Eh bien maman, pas vraiment folle, mais, enfin, un peu fatiguée. Et puis tu sais il ne faut pas te droguer quand même. C’est quoi ces pilules ?
-Pilules ! Pilules ! je te parle de colis, Irène.
-Colis ? Quel colis ? De quoi on parle ?
-Eh bien de mes colis lents.
-Mécolilan, c’est quoi mécolilan. Tu fais de la prose comme Monsieur Jourdain ?
-C’est qui ce Monsieur Jourdain, c’est le facteur ? Qu’est-ce qu’il a fait de mes colis ce Monsieur Jourdain, je vais aller le trouver ce Monsieur Jourdain. Il va voir !
-Mais non, maman, Monsieur Jourdain c’est un personnage de Molière !
-C’est qui ce Molière, c’est l'autre préposé au bureau de poste, le gros là avec des moustaches ?
-Mais non maman, Molière est mort !
-Ah il est mort ! On emploie des morts maintenant à la poste ? Cela ne m’étonne pas que les colis mettent si longtemps à arriver !
Texte de Marièva Sol
Mabedisy


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