Florilège de poèmes 04 New

Poèmes tous styles, académiques ou libres publiés ou recueillis par les membres adhérents ou sympathisants de la Ruche des Arts

 

 

Information: Le menu est déroulant le n°01 comporte des poèmes de mai 2011 à Juillet 2015, les numéros sont attribués uniquement par ordre et date de parution 01, 02, 03..le numéro 02 comporte les poèmes de Novembre 2015 à Juillet 2018 .les poèmes les plus récents paraissent actuellement dans les n°03, 04

A nous et à tous les amoureux

d' Elisabeth Sanguinetti

 

 

 

 

 

Toi et moi nous avons défié
Les mercenaires et les assassins
Nous avons inscrit des pactes sacrilège
Dans la paume de l'univers

Nous avons contraint les dieux
A ne pas nous attendre
Nous avons répondu à l'appel de l'humanité féconde
Avec son regard de bruyère et d'innocence

Nous avons semé l'idéal
Pour qu'il assouvisse nos tempes
Perlées de tendresse insoumise

Nous avons franchi la douleur
Et l'horreur du monde
Pour nous aimer au-delà des épreuves


 

Elisabeth Sanguinetti DR

Inédit Avril 2021

 

 

 

 

Des Pieds de Vers 2024*

de Christian Lafont

 

 

Fallait t'il qu'il y eût crise en thème

et par devers

empêcher l'anathème

pour qu'en vers,

on puisse trouver

chose sûre à son pied !

 

Et dans la piscine

Se mouvoir

ne pas perdre pied

sans s'émouvoir

découvrant une ballerine

sans se noyer ?

 

Puis en marche à pied

à qui veut bien l'entendre

Sans se presser le prendre

et en l'air s' élever

en s'exprimant en vers

sans avoir la tête à l'envers

 

Ce thème était sûrement dans l'air

pour ce directeur de la danse

pour qui même sans pieds, handicapés

Les fait danser même à l'envers

Et prédestiné , en avance

Se nomme Benjamin Millepied

 

 

Christian LAFONT

05 Décembre 2024

 

J'ai trouvé un ami

de Cypora Boulanger

 

 

 

C’est un frère féal ! Sans griefs, ni reproches,

Sans jamais me blâmer, il trottine à mes pieds,

Ne me dit pas, non plus, qu’à ses yeux, je suis moche

Et sans aucun dessein, m’offre son amitié.

 

Je l’ai trouvé, un jour, attaché à un chêne

-Des fous indélicats l’avaient abandonné-

Je l’ai pris sous mon aile en libérant sa chaîne

Et, mutuellement, on s’est apprivoisés.

 

Depuis ce jour de Juin où, fort d’une caresse,

Par la porte du cœur il entra dans ma vie,

Il est de ces amis dont rêvent les maîtresses

Et rien ne peut briser l'amour qui nous unit.

 

Il est vrai que je tiens les clés de sa pitance…

…Pourtant, j’ose espérer que c’est avec emphase

Qu’il vient me rapporter la balle que je lance

Ou me lécher la main, tout en jappant d’extase…

 

Mais, quand viendra le temps de mon ultime escale

-A moins que ce soit lui qui parte en éclaireur-

Quand sonnera le glas -minuit, la fin du bal-

On se promènera ensemble, mais ailleurs.

 

Il me protègera, alors, sans aucun doute

-Comme il l’a toujours fait quand nous vivions sur Terre-

Et son rire canin mènera en déroute

Tous les démons peuplant les chemins de l’Enfer !

 

 

 

 

 

 

 © Cypora Boulanger DR

 in dessine moi un po-aime.2020 -

Tous droits réservés

 

 

Au Large

de Roselyne Allen

 

 

 

Comme vous, me balader et respirer le large

J'aimerai, que mes pieds m'emportent vers des lieux.

Libre là-bas et ici, à l'instar d'un fou.

Ô libre ! de vivre mon isolement à ma guise.

Mais j'habite cette prison faite de chair, de maux.

 

Comme un papillon, j'ai tenté le mouillage.

J'ai baissé la voilure au port de l'Hôtel-Dieu,

Où des blouses blanches me toilettent le cou.

Pour dire, je cligne l'œil ; l'attention est de mise,

Car mon autonomie s'en est allée au Nord.

 

Comme un phare maritime, sans éclairage

Je suis privé des mots de l'amour mélodieux.

Mon fils, j'aurais voulu crier ton nom, Pacôme !

Clignements suivis d'autres, le lien au genre se tisse

Me forgeant une liberté dans un esprit fort.

 

 

Roselyne Allen DR

Inédit Mai 2020 +illustration Au Large

Tous droits réservés

 

 

 

 

Courageux Combattants

de Pedro Vianna

 

 

 

 

Pedro Vianna DR

Paris,28.IV.1993 in De mort et de vie

Tous droits réservés

 

 

Pentecôte

de Mariéva Sol

 

 

 

 

Ô Seigneur, écoute, je te prie
Ô Seigneur envoie-nous ton Esprit,
Qu’il renouvelle la face de la Terre
Qu’il nous tire de toutes nos misères

En guettant un signe de pardon
Chacun d’entre nous nous attendons
Ô Seigneur ce tout nouveau baptême
Simplement pour te dire qu’on t’aime
Et vois comme nous sommes nombreux
Les romains, les français, les hébreux
À guetter de ta bouche ce souffle
Qui descendra sur tous ceux qui souffrent

Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Sur tous ceux qui volent ou qui prient
Car toute âme ici est pécheresse
Mais hélas tant de péchés te blessent
Nous, baignés de ta divinité
Nous marchons en toute humilité
À ta suite vers, des Cieux, le Père
En évitant sa juste colère
Si nos actes sont délictueux
Jamais nous ne rencontrerons Dieu

Oui vient inspirer le cœur des hommes
Celui d’Ève qui croqua la pomme
Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Afin que tes actes soient compris
Dans cette foule d’âmes nombreuses
Bariolée et souvent malheureuse
Nous voici à ton appel présents
Attentifs, fidèles à présent

Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Lui jadis qui nous a tout appris
Qu’il renouvelle pour nous le monde
Et qu’il chasse le « Mauvais » immonde
 
Envoie-le sur les clowns, les bergers
Les stylistes, prêtres ou bouchers
Les sculpteurs, toutes les infirmières
Les apiculteurs, les écolières
Les notaires et les serruriers
Les militaires, les ouvriers
Toutes les prostituées pieuses
Les acteurs et bien sûr les danseuses
Les dentistes et les percepteurs
Les fleuristes, les instituteurs

Tout être habitant notre planète
Que Dieu créa afin qu’on le fête
Afin que ses enfants à genoux
L’adorent et ces enfants-là c’est nous
Qui recevons en notre existence
Du Créateur un amour immense
 
Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Pour que notre cœur s’ouvre et te prie
Pour qu’il sorte de la cécité
Envoie ton Esprit de Sainteté
Qu’il renouvelle toute la Terre
Et brûlons d’amour pour notre Père !

 

 

Mariéva Sol  DR

 Inédit Mai 2020

Illustration  André

Tous droits réservés

 

 

 

"Alors leur apparurent des langues qu'on aurait dites de feu qui se partageaient et il s'en posa une

sur chacun d'eux. Tous furent remplis de l'Esprit Saint."

 

 

 

Pico

de Jean-François Maljean

 

 

 

 

Quand l’hiver pointe son nez,

elle se met à grelotter.

J’imagine qu’elle doit rêver

de rester sous l’édredon

jusqu’à la belle saison.

 

Celle qui dort à mes côtés

a les cheveux tout dressés

quand elle vient de se lever.

On dirait un hérisson.

Et c'est pour cette raison

 

que je l’appelle Pico.

Je l’aime bien mon Pico.

Si vous touchez Pico,

elle fera le gros dos.

 

Je voudrais que chacun sache

qu’elle n’a pas l’ardeur des lâches

qui s’enfuient ou qui se cachent.

Alors, elle se met en boule.

Alors, elle se met en boule.

 

Elle n’a pas non plus de crocs.

Elle n’a pas non plus d’ergots.

Elle n’a que quelques picots.

Elle qui n’est pas prédateur

se défend si elle a peur.

 

Moi, je l’appelle Pico.

Je l’aime bien mon Pico.

Si vous touchez Pico,

elle fera le gros dos.

 

Elle est dure de temps en temps.

Elle est amère par moments.

Si elle peut piquer à sang,

c’est parce qu’elle croit de bonne foi

que la vie est un combat.

 

Mon petit coeur si fragile,

mon petit coeur en péril,

laisse-moi voir ton nombril.

J’ai envie de t’embrasser.

J’ai envie de t’embrasser.

 

Moi, je t’appelle Pico.

Je t’aime tant mon Pico.

Moi, je t’appelle Pico,

Mon tout petit Pico.

 

 

Jean-François Maljean DR

 Inédit jano 2020 - tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

Ecoute bien virus

du nom de Corona

de Maryse Licette

 

 

 

 

Tu as pour nom Corona
Tu es un petit virus
Entré dans notre vie
Notre calme tu ravis
Dans ton sillon, virus
Tu veux nous mener
Et pour longtemps nous confiner

Tu as pour nom Corona
Car en forme de couronne tu es
Tu es un petit virus
Et te veux très virulent
Mais pour qui te prends-tu
Toi qui par centaines de milliers
Dans le monde les gens tues ?

Tu as pour nom Corona
Espèce de sale petit virus
Sous ton joug veux nous tenir
Et tout notre horizon ternir
Mais c‘est, sans nous, compter
Virus du nom de Corona
Qui veux imposer ta dictature !

Tu as pour nom Corona
Nouveau-né dictateur
Mais tu ne nous fait par peur
Car plus forte que toi
Est de par le Monde notre foi

Tu as pour nom Corona
Tu es un petit virus
Qui sur ta lancée
Voulais tout anéantir
Mais la vie d‘avant toi
Bientôt partout reprendra
Penses-y, virus du nom de Corona !!!

 

 

 

 

Maryse Licette DR

Inédit Dresde 8 Avril 2020

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

Le Sale air de la peur 2020*

de Christian Lafont

 

 

 

 

Il est venu subrepticement

Sans se donner la peine d’être présenté ;

Tellement intéressant, tellement intelligent,

Tellement amical, tellement séduisant ;

Pour résumer, il est enthousiasmant !

Ah! Si seulement personne ne l’avait contrarié !

 

Vous l’avez sûrement croisé,

Sans même un œil critique ;

Vous l’avez côtoyé,

Il est très sympathique ;

Vous n’avez pas remarqué ?

Car il est diabolique !

 

Il ne manque pas d’ambition

Et, pour être honnête,

Sa persévérance vire à l’obsession:

Il a maintenant une ambition bien nette :

Contaminer la planète !

Et il le prouve avec obstination !

 

Eh oui, car bien sûr le mutin,

A contacté volontairement,

Un gros virus Coro-machin*

Qu’il distribue royalement

Aujourd’hui, demain, après-demain…

Avec de généreux attouchements !

 

Peut-être tout à l’heure, vous a-t-il embrassé,

Tapé sur l’épaule, serré très fort la main

Vous a-t-il susurré tout en alexandrins,

Aujourd’hui plus qu’hier beaucoup moins que demain ;

Nous serons tout à trac, tous contaminés,

Dans un vibrant élan de solidarité !

 

Il n’est point besoin de contacts resserrés,

Un bonjour à papa, un bisou à maman,

Nul besoin d’étreinte de rapports prolongés,

L’infection rapide, l’effet contaminant,

Nous sommes tous témoins de sa fraternité,

La liberté de choix, ça devient énervant !

 

Il est évident qu’un virus volatile,

Se transmet bien mieux dans un air volatile 

Washington, Moscou, le baiser « à la russe »,

Engendre illico, son pesant de virus !

Eh toi ! l’ignorant ! toi, qui a bonne mine,

Viens donc voir ici que je te contamine !

 

Ne vous inquiétez pas, vous immunisés !

La peur, c’est le propos, et ceci, une farce,

Si, bien innocemment, je vous ai mystifié,

Cette histoire ne fera, bien sûr, pas la Une,

Je croyais trouver bonne fortune sur Mars

Alors que, très distrait, j’étais dans la lune.

 

Il faut en 2020, une neuvième strophe*

Pour annoncer ce qui, en 2009, était vain

je ne pensais pas être aussi visionnaire

Ce Coranovirus faisant la Une en 2020

et sans être pour autant révolutionnaire

Ce Covid 19 là est une catastrophe !

 

 

 

Christian Lafont DR

Version 1 18 et 19 /11 /2009

Version 2, 16 Mai 2020

Tous droits réservés

 

* Ecrit en 2009- concernait le virus H1N1

adapté et amendé en 2020 pour le Coranovirus


 

 

 

Un léger courant d'air

de Cypora Boulanger

 

 

 

 

Un léger courant d’air fait tressaillir les Chênes,

On distingue au lointain un carillon léger,

La Campagne alentours fleure la Marjolaine,

Un Renard va humant les prémices d’été.

 

Jaillissant des prés verts en lents froufrous sans trêves,

Avril s’en va bientôt laissant à Mai la place,

Les Pies, qui font leur nid, allègrement jacassent,

Tandis qu’un frêle esquif dormaille sur la grève.

 

Les Pissenlits, fauchés dans les prairies disertes,

Parfument le Matin de sève saturé

Et l’Abeille en glanant dans la pâture verte

Récolte le nectar faisant un miel doré.

 

Ainsi s’enfuient les heures hâtant le couchant,

Le Soleil au ponant tire sa révérence

Et, tout en serpentant, fuit sans fin le Torrent

Alors, qu’émoustillée, la Lune se balance.

 

Demain et jamais plus, les mots que nous disions

Ne pourront plus franchir la courbe de nos lèvres :

Accroupie à l’affût, la mort, ultime fièvre,

Sous son joug a soumis tous ceux que nous étions.

 

Demain, il nous faudra, pour qu’à nouveau soient douces

Nos vies, en façonnant nos instincts, nos humeurs,

Ouvrir nos mains, nos cœurs, mais cacher nos frimousses,

Pour que l’opacité ne tue pas nos ardeurs.

 

Rêver jusqu’au délire en bravant l’impossible,

Porter à bout de mains charité et amour ;

Donner de son allant, devenir invincible,

Brûler à la folie ou partir sans retour,

 

Mais il faudra aimer, aimer pour, qu’à tout prendre,

Nos yeux papillonnants s’émerveillent, se pâment,

Et que l’on puisse encor s’abreuver et apprendre

Tout ce qui a nourri et élevé nos âmes.

 

 

La vie est un combat aujourd’hui plus qu’hier,

Il n’est rien de plus beau pourtant -c’est mon adage-

Car si parfois le sort nous semble bien amer,

Rappelez-vous que rien ne dure… sans orage.

 

 

 © Cypora Boulanger DR

Inédit 29.04.2020 - 16 h 31

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

La jeunesse en ébullition

d'Eric Meyleuc

 

 

 

la jeunesse en ébullition

ça me donne la pêche

…entretien d’embauche

une heure

c’est flippant

qu’est-ce tu vas raconter pendant une heure…

…pour pouvoir postuler j’ai dû payer un stage

et alors là tu

là je suis en recherche…

bientôt on leur demandera de payer un droit d’entrée

pour être embauché

…un bakchich

comme cela se fait au bled…

enfin

…t’as vu ce qui se passe au bled

c’est la révolution

y avait longtemps que ça grondait…

l’esprit des vagues avides émousse fatalement les seuils de la patience

ouvre la brèche au déferlement

la jeunesse révoltée en pleine hémorragie

s’écarlate aux balles des abus

de partout

sacrifiée aux limites de l’intolérable

je donnerais volontiers ma vie pour que cette jeunesse ne meure pas

ne meure jamais

vanité des mots va

peut-être

mais

parmi tous les dieux là

les reconnus

les non-reconnus

les autoproclamées élites innées

les stars des médias

bref ceux qui font ou qui rêvent de faire

le show des écrans et des haut-parleurs

penses-tu qu’il y en aurait seulement un

oui rien qu’un seul

un peu moins cupide

et un peu plus courageux

que les autres

pour accepter ce marché iconoclaste

et renoncer

ainsi

à ce sang de jouvence

ciment de leur sépulcre-gloire

 

Eric Meyleuc  DR

 Inédit Janvier 2011

absent/présent by Pedro Vianna

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

Mémoria

de Catie Canta

 

 

 

Monique perd ses mots

Je la suis à la trace

Sur la piste du temps

Elle cherche sa place

 

Très souvent elle a peur

De la vie qui s’efface

Comme des pas fugaces

Qui ne seraient qu’un leurre

 

Impertinente quelque fois

Elle me fait rire aux éclats

Et nous râlons de concert

A l’annonce de faits divers

 

Souvent elle craint pour sa santé

Que faire car je le sens je le sais

Mais je l’accompagne un brin

Bien que j’ignore le chemin…

 

 

Catie Canta DR

Inédit   Mai 2020

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensées et réactions virtuelles sur le Coronavirus

d' Alain Pizerra

 

 

 

Il ne me restera plus qu’à disparaître dans un « monde » virtuel où il n’y a que du vide pour décérébrés

sur écran de 3m de long.

Plus rien de vrai d’original, de la main de l’homme, mais des leurres pris pour du véridique adressés à des ectoplasmes sans goût, ni sens, ni émotion…

C’est cela la crise en plus du coronavirus ?

Je crains que oui

 

 

 

 

Alain Pizerra  DR

Inédit  03 Mai 2020

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

Onction

de Mariéva Sol

 

 

 

Sur tes pieds fatigués
Tes orteils poussiéreux
Qui avaient tant peiné
Esclaves de ton dire
Un nectar a coulé
En drainant dans son flot
Le soupir d’une femme

Marie t’a irrigué
Du parfum onéreux
D’un baiser prosterné
Où venaient s’alanguir
Ses cheveux emmêlés
Limpides comme l’eau
Et chauds comme la flamme

Cet amour odorant
T’a embaumé le cœur
D’un désir enivrant
De paix et de douceur

Être un homme
           mais
Rien qu’un homme
 
Et comme tout humain
Prendre au creux de tes mains
Comme on boit un mirage
L’ovale d’un visage
 
Être un homme
        mais
Rien qu’un homme
 
Et vivre paysan
Connaître la vieillesse
Charpentier ou pêcheur
Et parfois la paresse
Sans destin menaçant
Et sans compte de l’heure
 
Ne rêve pas Jésus
Rappelle-toi
Tu l’avais dit toi-même

Les oiseaux ont un nid
Les renards un terrier
Le fils de l’homme, lui,
        N’a pas
Où reposer la tête
 
Ne rêve pas Jésus
Rappelle-toi, demain
 
Et baisse le regard
Vers tes pieds parfumés
Du précieux nectar
Vois que s’y plante un dard
Qui les a entamés
déjà
Un pétale sanglant
S’y dessine discret
La souffrance s’écrit
Sur ta peau odorante
Comme l’est un tombeau
Demain il n’est que temps
De marcher au supplice

Hâte-toi chancelant
Terrassé et secret
D’avancer sans un cri
Vers ta mort effarante
Ployé sous le fardeau
Du bois des pénitents
De la lie du calice
 
Être un homme
        mais
Rien qu’un homme
 
L’arôme de la croix
Entêtant et suave
S’exhale de la joie
De Marie douce et grave
Qui caresse tes doigts
Qu’innocente elle lave.

 

 

Mariéva Sol  DR

 Inédit Avril 2020

Illustration  André

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

Julie

Chanson de Laurent Kiem

 

 

 

Ne peut- on pas prendre le sort

Et le mettre sur la fortune

Comme l'ironie ou bien encore

La fréquentation des dunes

 

N’ai-je vu Julie dans les rues comme le bonheur

N’ai-je vu Julie, aussi jolie que le bonheur

 

Elle ne se complait pas dans ses torts

L épidémie de la rancœur

Comme l'ironie ou bien encore

La fréquentation des dunes

 

N’ai-je vu Julie dans les rues comme le bonheur

N’ai-je vu Julie aussi jolie que le bonheur

 

La mer sur des bouches d’égout

L’écume ne connait pas sa force

Elle s’offre à lui comme le vent

Chaque matin comme une écorce

 

Le sel de la vie est plus fort

Que les ronces qu’ignore le remords

Ne t’excuse pas des jours meilleurs

L invisible se souvient de toi

 

N’ai-je vu Julie dans les rues comme le bonheur

N’ai-je vu Julie aussi jolie que le bonheur

 

Et le vent n’est pas son ardeur

Comme s’envole la poussière

Elle sent le parfum des vapeurs

Aussi jolie que le bonheur

 

Laurent Kiem  DR

Chanson Poème Inédit 2020

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ô Toi, ma ville...

de Charlotte-Rita

 

 

 

 

O toi ma ville morte au ciel de Jupiter,

Toi qui savais chanter sur les routes d’hier,

Dans les jardins fleuris et les cours des écoles,

Où est ton blanc panache orné de lucioles ?

 

Toi qui pouvais parler, appuyée au comptoir,

Oublieuse du temps, du matin jusqu’au soir,

Et dans les restaurants, libre de badiner,

Où est ton fier langage en ces joyeux dîners ?

 

Toi qui vagabondais au détour des chemins,

Sans crainte de l’instant, sans peur du lendemain,

Du virage fautif de toute catastrophe,

Où est cet abandon vers ton dieu philosophe ?

 

Toi qui dansais toujours sur les grands boulevards,

Qui conduisais l’enfant ou encor le vieillard

Dans un rythme insensé sur les trottoirs d’asphaltes,

Où est l’amusement que ton sourire exalte ?

 

Toi enfin qui croyais être sûre de tout,

Vivre nulle surprise au cœur de tes dégoûts,

Un rival a battu ta défense inutile

Pour te faire entrevoir un délice tranquille.

 

 

Charlotte-Rita  DR

 Inédit   17Mars 2020

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensées et réflexions poétiques

d' Alain Pizerra

 

 

 

Nous avons tous les mondes en nous

et tant mieux si nous nous endormons enfant

quand nous nous sommes réveillés vieux.


 

Apprivoiser l'inattendu.

Imaginer la vie et non la reproduire. 

Les étoiles n'ont pas besoin de virgules

ni l'océan de point-virgule...


 

Tous les hommes viennent de la mer

pourquoi sont ils là sur terre comme des coquillages casés? /* 


 

Le plus merveilleux des rêves ?

Celui qui se poursuit dans l'infini

sans se perdre dans les claires-voies du petit jour

Et rallumer la lampe ?

 

 

Alain Pizerra  DR

 Inédit  Mars 2020

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et je lève mon vers

de Claudine Vanlé

 

 

 

Et je lève mon vers
À tous ceux qui voudront,
A tort et à travers,
Parler de ce qu'ils sont,
De ce qu'ils voudraient être,
De ce qu'ils ne sont pas.

Et je lève mon vers
À ceux que l'on abat,
À ceux qui vont renaître,
À celui qui gémit,
Et à celui qui rit.

Et je lève mon vers
À qui veut s'éclater
Par quelques mots en l'air,
Ou quelques vérités.

Parler pour ne rien dire,
Parler dans un sourire,
DIre et oser écrire,
Le meilleur et le pire,
Que la vie est à vivre,
Qu'il faut la déguster,
Jusqu'à ce qu'on s'enivre,
Avant de trébucher....

 

 

 

Claudine Vanlé  DR

 Inédit Atelier écriture 12 Avril 2017

Illustration  Alain Briantais

Tous droits réservés

 

 

 

 


 

 

 

Joyeuses Pâques

de Mariéva Sol

 

 

 

Viens Jésus au creux de nos vies
Imprime en nous ta signature
Comme au bas des écritures
Ton nom divin s’y est inscrit
Ote de nos yeux toute larme
Invite la joie en nos cœurs
Retiens les affres de la peur
Eteins nos bruyantes alarmes
 
Toi qui vole vers nous du Ciel
Unique enfant de l’Éternel
 
Regarde nos yeux qui se lèvent
En reflétant nos purs désirs
Garde-nous des trop vils plaisirs
N’oublie pas que nos jours s’achèvent
Et qu’il nous faut demain revivre
Revenir à la pureté
Aller vers notre éternité
Sans jamais trahir les Saints Livres

Ou bien renoncer à te suivre

Croyons la volonté céleste
Roi notre Père et notre Dieu
Oui au grand bonheur radieux
Il nous faut éviter la peste
Xénophobe on te désespère

Tu nous veux tous être des frères
Unis par la même lumière

Nous fils et filles que tu aimes
Ô vite vite en ta blancheur
Unique ennemi du malheur
Sur nous sème ta bonté sème

Seul pour sauver tous les pécheurs
Accepte ma si petite âme
Une âme de très vieille dame
Vivifiée par ton précieux cœur
Et par ta belle bénédiction
Rends moi pure moi pécheresse
Avec amour avec tendresse
Sanctifie ma résurrection.

 

 

Mariéva Sol  DR

 Inédit 12 Avril 2020

Illustration  André

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 


Réagir