Poèmes tous styles, académiques ou libres publiés ou recueillis par les membres adhérents ou sympathisants de la Ruche des Arts
A nous et à tous les amoureux
d' Elisabeth Sanguinetti
Toi et moi nous avons défié
Les mercenaires et les assassins
Nous avons inscrit des pactes sacrilège
Dans la paume de l'univers
Nous avons contraint les dieux
A ne pas nous attendre
Nous avons répondu à l'appel de l'humanité féconde
Avec son regard de bruyère et d'innocence
Nous avons semé l'idéal
Pour qu'il assouvisse nos tempes
Perlées de tendresse insoumise
Nous avons franchi la douleur
Et l'horreur du monde
Pour nous aimer au-delà des épreuves
Elisabeth Sanguinetti DR
Inédit Avril 2021

Des Pieds de Vers 2024*
de Christian Lafont
Fallait t'il qu'il y eût crise en thème
et par devers
empêcher l'anathème
pour qu'en vers,
on puisse trouver
chose sûre à son pied !
Et dans la piscine
Se mouvoir
ne pas perdre pied
sans s'émouvoir
découvrant une ballerine
sans se noyer ?
Puis en marche à pied
à qui veut bien l'entendre
Sans se presser le prendre
et en l'air s' élever
en s'exprimant en vers
sans avoir la tête à l'envers
Ce thème était sûrement dans l'air
pour ce directeur de la danse
pour qui même sans pieds, handicapés
Les fait danser même à l'envers
Et prédestiné , en avance
Se nomme Benjamin Millepied
Christian LAFONT
05 Décembre 2024

J'ai trouvé un ami
de Cypora Boulanger
C’est un frère féal ! Sans griefs, ni reproches,
Sans jamais me blâmer, il trottine à mes pieds,
Ne me dit pas, non plus, qu’à ses yeux, je suis moche
Et sans aucun dessein, m’offre son amitié.
Je l’ai trouvé, un jour, attaché à un chêne
-Des fous indélicats l’avaient abandonné-
Je l’ai pris sous mon aile en libérant sa chaîne
Et, mutuellement, on s’est apprivoisés.
Depuis ce jour de Juin où, fort d’une caresse,
Par la porte du cœur il entra dans ma vie,
Il est de ces amis dont rêvent les maîtresses
Et rien ne peut briser l'amour qui nous unit.
Il est vrai que je tiens les clés de sa pitance…
…Pourtant, j’ose espérer que c’est avec emphase
Qu’il vient me rapporter la balle que je lance
Ou me lécher la main, tout en jappant d’extase…
Mais, quand viendra le temps de mon ultime escale
-A moins que ce soit lui qui parte en éclaireur-
Quand sonnera le glas -minuit, la fin du bal-
On se promènera ensemble, mais ailleurs.
Il me protègera, alors, sans aucun doute
-Comme il l’a toujours fait quand nous vivions sur Terre-
Et son rire canin mènera en déroute
Tous les démons peuplant les chemins de l’Enfer !

© Cypora Boulanger DR
in dessine moi un po-aime.2020 -
Tous droits réservés
Au Large
de Roselyne Allen
Comme vous, me balader et respirer le large
J'aimerai, que mes pieds m'emportent vers des lieux.
Libre là-bas et ici, à l'instar d'un fou.
Ô libre ! de vivre mon isolement à ma guise.
Mais j'habite cette prison faite de chair, de maux.
Comme un papillon, j'ai tenté le mouillage.
J'ai baissé la voilure au port de l'Hôtel-Dieu,
Où des blouses blanches me toilettent le cou.
Pour dire, je cligne l'œil ; l'attention est de mise,
Car mon autonomie s'en est allée au Nord.
Comme un phare maritime, sans éclairage
Je suis privé des mots de l'amour mélodieux.
Mon fils, j'aurais voulu crier ton nom, Pacôme !
Clignements suivis d'autres, le lien au genre se tisse
Me forgeant une liberté dans un esprit fort.
Roselyne Allen DR
Inédit Mai 2020 +illustration Au Large
Tous droits réservés

Courageux Combattants
de Pedro Vianna

Pedro Vianna DR
Paris,28.IV.1993 in De mort et de vie
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Pentecôte
de Mariéva Sol
Ô Seigneur, écoute, je te prie
Ô Seigneur envoie-nous ton Esprit,
Qu’il renouvelle la face de la Terre
Qu’il nous tire de toutes nos misères
En guettant un signe de pardon
Chacun d’entre nous nous attendons
Ô Seigneur ce tout nouveau baptême
Simplement pour te dire qu’on t’aime
Et vois comme nous sommes nombreux
Les romains, les français, les hébreux
À guetter de ta bouche ce souffle
Qui descendra sur tous ceux qui souffrent
Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Sur tous ceux qui volent ou qui prient
Car toute âme ici est pécheresse
Mais hélas tant de péchés te blessent
Nous, baignés de ta divinité
Nous marchons en toute humilité
À ta suite vers, des Cieux, le Père
En évitant sa juste colère
Si nos actes sont délictueux
Jamais nous ne rencontrerons Dieu
Oui vient inspirer le cœur des hommes
Celui d’Ève qui croqua la pomme
Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Afin que tes actes soient compris
Dans cette foule d’âmes nombreuses
Bariolée et souvent malheureuse
Nous voici à ton appel présents
Attentifs, fidèles à présent
Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Lui jadis qui nous a tout appris
Qu’il renouvelle pour nous le monde
Et qu’il chasse le « Mauvais » immonde
Envoie-le sur les clowns, les bergers
Les stylistes, prêtres ou bouchers
Les sculpteurs, toutes les infirmières
Les apiculteurs, les écolières
Les notaires et les serruriers
Les militaires, les ouvriers
Toutes les prostituées pieuses
Les acteurs et bien sûr les danseuses
Les dentistes et les percepteurs
Les fleuristes, les instituteurs
Tout être habitant notre planète
Que Dieu créa afin qu’on le fête
Afin que ses enfants à genoux
L’adorent et ces enfants-là c’est nous
Qui recevons en notre existence
Du Créateur un amour immense
Ô oui Seigneur envoie ton Esprit
Pour que notre cœur s’ouvre et te prie
Pour qu’il sorte de la cécité
Envoie ton Esprit de Sainteté
Qu’il renouvelle toute la Terre
Et brûlons d’amour pour notre Père !
Mariéva Sol DR
Inédit Mai 2020
Illustration André
Tous droits réservés
"Alors leur apparurent des langues qu'on aurait dites de feu qui se partageaient et il s'en posa une
sur chacun d'eux. Tous furent remplis de l'Esprit Saint."

Pico
de Jean-François Maljean
Quand l’hiver pointe son nez,
elle se met à grelotter.
J’imagine qu’elle doit rêver
de rester sous l’édredon
jusqu’à la belle saison.
Celle qui dort à mes côtés
a les cheveux tout dressés
quand elle vient de se lever.
On dirait un hérisson.
Et c'est pour cette raison
que je l’appelle Pico.
Je l’aime bien mon Pico.
Si vous touchez Pico,
elle fera le gros dos.
Je voudrais que chacun sache
qu’elle n’a pas l’ardeur des lâches
qui s’enfuient ou qui se cachent.
Alors, elle se met en boule.
Alors, elle se met en boule.
Elle n’a pas non plus de crocs.
Elle n’a pas non plus d’ergots.
Elle n’a que quelques picots.
Elle qui n’est pas prédateur
se défend si elle a peur.
Moi, je l’appelle Pico.
Je l’aime bien mon Pico.
Si vous touchez Pico,
elle fera le gros dos.
Elle est dure de temps en temps.
Elle est amère par moments.
Si elle peut piquer à sang,
c’est parce qu’elle croit de bonne foi
que la vie est un combat.
Mon petit coeur si fragile,
mon petit coeur en péril,
laisse-moi voir ton nombril.
J’ai envie de t’embrasser.
J’ai envie de t’embrasser.
Moi, je t’appelle Pico.
Je t’aime tant mon Pico.
Moi, je t’appelle Pico,
Mon tout petit Pico.
Jean-François Maljean DR
Inédit jano 2020 - tous droits réservés

Ecoute bien virus
du nom de Corona
de Maryse Licette
Tu as pour nom Corona
Tu es un petit virus
Entré dans notre vie
Notre calme tu ravis
Dans ton sillon, virus
Tu veux nous mener
Et pour longtemps nous confiner
Tu as pour nom Corona
Car en forme de couronne tu es
Tu es un petit virus
Et te veux très virulent
Mais pour qui te prends-tu
Toi qui par centaines de milliers
Dans le monde les gens tues ?
Tu as pour nom Corona
Espèce de sale petit virus
Sous ton joug veux nous tenir
Et tout notre horizon ternir
Mais c‘est, sans nous, compter
Virus du nom de Corona
Qui veux imposer ta dictature !
Tu as pour nom Corona
Nouveau-né dictateur
Mais tu ne nous fait par peur
Car plus forte que toi
Est de par le Monde notre foi
Tu as pour nom Corona
Tu es un petit virus
Qui sur ta lancée
Voulais tout anéantir
Mais la vie d‘avant toi
Bientôt partout reprendra
Penses-y, virus du nom de Corona !!!
Maryse Licette DR
Inédit Dresde 8 Avril 2020
Tous droits réservés

Le Sale air de la peur 2020*
de Christian Lafont
Il est venu subrepticement
Sans se donner la peine d’être présenté ;
Tellement intéressant, tellement intelligent,
Tellement amical, tellement séduisant ;
Pour résumer, il est enthousiasmant !
Ah! Si seulement personne ne l’avait contrarié !
Vous l’avez sûrement croisé,
Sans même un œil critique ;
Vous l’avez côtoyé,
Il est très sympathique ;
Vous n’avez pas remarqué ?
Car il est diabolique !
Il ne manque pas d’ambition
Et, pour être honnête,
Sa persévérance vire à l’obsession:
Il a maintenant une ambition bien nette :
Contaminer la planète !
Et il le prouve avec obstination !
Eh oui, car bien sûr le mutin,
A contacté volontairement,
Un gros virus Coro-machin*
Qu’il distribue royalement
Aujourd’hui, demain, après-demain…
Avec de généreux attouchements !
Peut-être tout à l’heure, vous a-t-il embrassé,
Tapé sur l’épaule, serré très fort la main
Vous a-t-il susurré tout en alexandrins,
Aujourd’hui plus qu’hier beaucoup moins que demain ;
Nous serons tout à trac, tous contaminés,
Dans un vibrant élan de solidarité !
Il n’est point besoin de contacts resserrés,
Un bonjour à papa, un bisou à maman,
Nul besoin d’étreinte de rapports prolongés,
L’infection rapide, l’effet contaminant,
Nous sommes tous témoins de sa fraternité,
La liberté de choix, ça devient énervant !
Il est évident qu’un virus volatile,
Se transmet bien mieux dans un air volatile
Washington, Moscou, le baiser « à la russe »,
Engendre illico, son pesant de virus !
Eh toi ! l’ignorant ! toi, qui a bonne mine,
Viens donc voir ici que je te contamine !
Ne vous inquiétez pas, vous immunisés !
La peur, c’est le propos, et ceci, une farce,
Si, bien innocemment, je vous ai mystifié,
Cette histoire ne fera, bien sûr, pas la Une,
Je croyais trouver bonne fortune sur Mars
Alors que, très distrait, j’étais dans la lune.
Il faut en 2020, une neuvième strophe*
Pour annoncer ce qui, en 2009, était vain
je ne pensais pas être aussi visionnaire
Ce Coranovirus faisant la Une en 2020
et sans être pour autant révolutionnaire
Ce Covid 19 là est une catastrophe !
Christian Lafont DR
Version 1 18 et 19 /11 /2009
Version 2, 16 Mai 2020
Tous droits réservés
* Ecrit en 2009- concernait le virus H1N1
adapté et amendé en 2020 pour le Coranovirus

Un léger courant d'air
de Cypora Boulanger
Un léger courant d’air fait tressaillir les Chênes,
On distingue au lointain un carillon léger,
La Campagne alentours fleure la Marjolaine,
Un Renard va humant les prémices d’été.
Jaillissant des prés verts en lents froufrous sans trêves,
Avril s’en va bientôt laissant à Mai la place,
Les Pies, qui font leur nid, allègrement jacassent,
Tandis qu’un frêle esquif dormaille sur la grève.
Les Pissenlits, fauchés dans les prairies disertes,
Parfument le Matin de sève saturé
Et l’Abeille en glanant dans la pâture verte
Récolte le nectar faisant un miel doré.
Ainsi s’enfuient les heures hâtant le couchant,
Le Soleil au ponant tire sa révérence
Et, tout en serpentant, fuit sans fin le Torrent
Alors, qu’émoustillée, la Lune se balance.
Demain et jamais plus, les mots que nous disions
Ne pourront plus franchir la courbe de nos lèvres :
Accroupie à l’affût, la mort, ultime fièvre,
Sous son joug a soumis tous ceux que nous étions.
Demain, il nous faudra, pour qu’à nouveau soient douces
Nos vies, en façonnant nos instincts, nos humeurs,
Ouvrir nos mains, nos cœurs, mais cacher nos frimousses,
Pour que l’opacité ne tue pas nos ardeurs.
Rêver jusqu’au délire en bravant l’impossible,
Porter à bout de mains charité et amour ;
Donner de son allant, devenir invincible,
Brûler à la folie ou partir sans retour,
Mais il faudra aimer, aimer pour, qu’à tout prendre,
Nos yeux papillonnants s’émerveillent, se pâment,
Et que l’on puisse encor s’abreuver et apprendre
Tout ce qui a nourri et élevé nos âmes.
La vie est un combat aujourd’hui plus qu’hier,
Il n’est rien de plus beau pourtant -c’est mon adage-
Car si parfois le sort nous semble bien amer,
Rappelez-vous que rien ne dure… sans orage.
© Cypora Boulanger DR
Inédit 29.04.2020 - 16 h 31
Tous droits réservés

La jeunesse en ébullition
d'Eric Meyleuc
la jeunesse en ébullition
ça me donne la pêche
…entretien d’embauche
une heure
c’est flippant
qu’est-ce tu vas raconter pendant une heure…
…pour pouvoir postuler j’ai dû payer un stage
et alors là tu
là je suis en recherche…
bientôt on leur demandera de payer un droit d’entrée
pour être embauché
…un bakchich
comme cela se fait au bled…
enfin
…t’as vu ce qui se passe au bled
c’est la révolution
y avait longtemps que ça grondait…
l’esprit des vagues avides émousse fatalement les seuils de la patience
ouvre la brèche au déferlement
la jeunesse révoltée en pleine hémorragie
s’écarlate aux balles des abus
de partout
sacrifiée aux limites de l’intolérable
je donnerais volontiers ma vie pour que cette jeunesse ne meure pas
ne meure jamais
vanité des mots va
peut-être
mais
parmi tous les dieux là
les reconnus
les non-reconnus
les autoproclamées élites innées
les stars des médias
bref ceux qui font ou qui rêvent de faire
le show des écrans et des haut-parleurs
penses-tu qu’il y en aurait seulement un
oui rien qu’un seul
un peu moins cupide
et un peu plus courageux
que les autres
pour accepter ce marché iconoclaste
et renoncer
ainsi
à ce sang de jouvence
ciment de leur sépulcre-gloire
Eric Meyleuc DR
Inédit Janvier 2011
absent/présent by Pedro Vianna
Tous droits réservés

Mémoria
de Catie Canta
Monique perd ses mots
Je la suis à la trace
Sur la piste du temps
Elle cherche sa place
Très souvent elle a peur
De la vie qui s’efface
Comme des pas fugaces
Qui ne seraient qu’un leurre
Impertinente quelque fois
Elle me fait rire aux éclats
Et nous râlons de concert
A l’annonce de faits divers
Souvent elle craint pour sa santé
Que faire car je le sens je le sais
Mais je l’accompagne un brin
Bien que j’ignore le chemin…
Catie Canta DR
Inédit Mai 2020
Tous droits réservés

Pensées et réactions virtuelles sur le Coronavirus
d' Alain Pizerra
|
Il ne me restera plus qu’à disparaître dans un « monde » virtuel où il n’y a que du vide pour décérébrés sur écran de 3m de long. Plus rien de vrai d’original, de la main de l’homme, mais des leurres pris pour du véridique adressés à des ectoplasmes sans goût, ni sens, ni émotion… C’est cela la crise en plus du coronavirus ? Je crains que oui
|
Alain Pizerra DR
Inédit 03 Mai 2020
Tous droits réservés

Onction
de Mariéva Sol
Sur tes pieds fatigués
Tes orteils poussiéreux
Qui avaient tant peiné
Esclaves de ton dire
Un nectar a coulé
En drainant dans son flot
Le soupir d’une femme
Marie t’a irrigué
Du parfum onéreux
D’un baiser prosterné
Où venaient s’alanguir
Ses cheveux emmêlés
Limpides comme l’eau
Et chauds comme la flamme
Cet amour odorant
T’a embaumé le cœur
D’un désir enivrant
De paix et de douceur
Être un homme
mais
Rien qu’un homme
Et comme tout humain
Prendre au creux de tes mains
Comme on boit un mirage
L’ovale d’un visage
Être un homme
mais
Rien qu’un homme
Et vivre paysan
Connaître la vieillesse
Charpentier ou pêcheur
Et parfois la paresse
Sans destin menaçant
Et sans compte de l’heure
Ne rêve pas Jésus
Rappelle-toi
Tu l’avais dit toi-même
Les oiseaux ont un nid
Les renards un terrier
Le fils de l’homme, lui,
N’a pas
Où reposer la tête
Ne rêve pas Jésus
Rappelle-toi, demain
Et baisse le regard
Vers tes pieds parfumés
Du précieux nectar
Vois que s’y plante un dard
Qui les a entamés
déjà
Un pétale sanglant
S’y dessine discret
La souffrance s’écrit
Sur ta peau odorante
Comme l’est un tombeau
Demain il n’est que temps
De marcher au supplice
Hâte-toi chancelant
Terrassé et secret
D’avancer sans un cri
Vers ta mort effarante
Ployé sous le fardeau
Du bois des pénitents
De la lie du calice
Être un homme
mais
Rien qu’un homme
L’arôme de la croix
Entêtant et suave
S’exhale de la joie
De Marie douce et grave
Qui caresse tes doigts
Qu’innocente elle lave.
Mariéva Sol DR
Inédit Avril 2020
Illustration André
Tous droits réservés

Julie
Chanson de Laurent Kiem
Ne peut- on pas prendre le sort
Et le mettre sur la fortune
Comme l'ironie ou bien encore
La fréquentation des dunes
N’ai-je vu Julie dans les rues comme le bonheur
N’ai-je vu Julie, aussi jolie que le bonheur
Elle ne se complait pas dans ses torts
L épidémie de la rancœur
Comme l'ironie ou bien encore
La fréquentation des dunes
N’ai-je vu Julie dans les rues comme le bonheur
N’ai-je vu Julie aussi jolie que le bonheur
La mer sur des bouches d’égout
L’écume ne connait pas sa force
Elle s’offre à lui comme le vent
Chaque matin comme une écorce
Le sel de la vie est plus fort
Que les ronces qu’ignore le remords
Ne t’excuse pas des jours meilleurs
L invisible se souvient de toi
N’ai-je vu Julie dans les rues comme le bonheur
N’ai-je vu Julie aussi jolie que le bonheur
Et le vent n’est pas son ardeur
Comme s’envole la poussière
Elle sent le parfum des vapeurs
Aussi jolie que le bonheur
Laurent Kiem DR
Chanson Poème Inédit 2020
Tous droits réservés

Ô Toi, ma ville...
de Charlotte-Rita
O toi ma ville morte au ciel de Jupiter,
Toi qui savais chanter sur les routes d’hier,
Dans les jardins fleuris et les cours des écoles,
Où est ton blanc panache orné de lucioles ?
Toi qui pouvais parler, appuyée au comptoir,
Oublieuse du temps, du matin jusqu’au soir,
Et dans les restaurants, libre de badiner,
Où est ton fier langage en ces joyeux dîners ?
Toi qui vagabondais au détour des chemins,
Sans crainte de l’instant, sans peur du lendemain,
Du virage fautif de toute catastrophe,
Où est cet abandon vers ton dieu philosophe ?
Toi qui dansais toujours sur les grands boulevards,
Qui conduisais l’enfant ou encor le vieillard
Dans un rythme insensé sur les trottoirs d’asphaltes,
Où est l’amusement que ton sourire exalte ?
Toi enfin qui croyais être sûre de tout,
Vivre nulle surprise au cœur de tes dégoûts,
Un rival a battu ta défense inutile
Pour te faire entrevoir un délice tranquille.
Charlotte-Rita DR
Inédit 17Mars 2020
Tous droits réservés

Pensées et réflexions poétiques
d' Alain Pizerra
Nous avons tous les mondes en nous
et tant mieux si nous nous endormons enfant
quand nous nous sommes réveillés vieux.
Apprivoiser l'inattendu.
Imaginer la vie et non la reproduire.
Les étoiles n'ont pas besoin de virgules
ni l'océan de point-virgule...
Tous les hommes viennent de la mer
pourquoi sont ils là sur terre comme des coquillages casés? /*
Le plus merveilleux des rêves ?
Celui qui se poursuit dans l'infini
sans se perdre dans les claires-voies du petit jour
Et rallumer la lampe ?
Alain Pizerra DR
Inédit Mars 2020
Tous droits réservés

Et je lève mon vers
de Claudine Vanlé
Et je lève mon vers
À tous ceux qui voudront,
A tort et à travers,
Parler de ce qu'ils sont,
De ce qu'ils voudraient être,
De ce qu'ils ne sont pas.
Et je lève mon vers
À ceux que l'on abat,
À ceux qui vont renaître,
À celui qui gémit,
Et à celui qui rit.
Et je lève mon vers
À qui veut s'éclater
Par quelques mots en l'air,
Ou quelques vérités.
Parler pour ne rien dire,
Parler dans un sourire,
DIre et oser écrire,
Le meilleur et le pire,
Que la vie est à vivre,
Qu'il faut la déguster,
Jusqu'à ce qu'on s'enivre,
Avant de trébucher....
Claudine Vanlé DR
Inédit Atelier écriture 12 Avril 2017
Illustration Alain Briantais
Tous droits réservés

Joyeuses Pâques
de Mariéva Sol
Viens Jésus au creux de nos vies
Imprime en nous ta signature
Comme au bas des écritures
Ton nom divin s’y est inscrit
Ote de nos yeux toute larme
Invite la joie en nos cœurs
Retiens les affres de la peur
Eteins nos bruyantes alarmes
Toi qui vole vers nous du Ciel
Unique enfant de l’Éternel
Regarde nos yeux qui se lèvent
En reflétant nos purs désirs
Garde-nous des trop vils plaisirs
N’oublie pas que nos jours s’achèvent
Et qu’il nous faut demain revivre
Revenir à la pureté
Aller vers notre éternité
Sans jamais trahir les Saints Livres
Ou bien renoncer à te suivre
Croyons la volonté céleste
Roi notre Père et notre Dieu
Oui au grand bonheur radieux
Il nous faut éviter la peste
Xénophobe on te désespère
Tu nous veux tous être des frères
Unis par la même lumière
Nous fils et filles que tu aimes
Ô vite vite en ta blancheur
Unique ennemi du malheur
Sur nous sème ta bonté sème
Seul pour sauver tous les pécheurs
Accepte ma si petite âme
Une âme de très vieille dame
Vivifiée par ton précieux cœur
Et par ta belle bénédiction
Rends moi pure moi pécheresse
Avec amour avec tendresse
Sanctifie ma résurrection.
Mariéva Sol DR
Inédit 12 Avril 2020
Illustration André
Tous droits réservés



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