Florilège de poèmes 03 New

Poèmes tous styles, académiques ou libres publiés ou recueillis par les membres adhérents ou sympathisants de la Ruche des Arts

 

 

Information: Le menu est déroulant le n°01 comporte des poèmes de mai 2011 à Juillet 2015, les numéros sont attribués uniquement par ordre et date de parution 01, 02, 03..le numéro 02 comporte les poèmes de Novembre 2015 à Juillet 2018 .les poèmes les plus récents paraissent actuellement dans ce n°03 et le nouveau 04

 


 

Cocon

de Oguène

 

 

 

 

 

 

Soie

cocon

fils laiteux

se déroulaient

souples et légers

dans le creux de mes mains

joyeusement ils dansaient

énergiques se déployaient

aux sons d'une musique intérieure

seul mon cœur parvenait à entendre

ils allaient tisser secrets et rêveries

émotions d'une vie délirante et magique

la soie nouait les souvenirs endormis

en un nid douillet et délicat

l'oiseau du hasard l'a découvert

souffle le vent de la mémoire

éveille les souvenirs

dans le creux

de mes mains rugueuses

leur soie se déroulait

fils laiteux

cocon

soie

 

 

Oguène DR

 Novembre2020

Tous Droits Réservés

 

 

 

 

 

 

Nostalgie et

Coucou automnal

d' Eve Moreau

 
 
 

La fulgurance de l'Espoir
 est comme l'étoile filante

Destin apprivoisé
de nos cœurs brisés

Solitude accueillante
 affliction dévorante

 Clarté de la nuit
de nos rêves enfouis

 Lumière matinale
où  vagabondent nos âmes

 

 

Eve Moreau DR

 Inédit   Septembre 2020 - tous droits réservés

 

 

 

 

 

Ce soir l'air est rempli

de Cypora Boulanger

 

 

 

 

Ce soir, l’air est rempli d’exhalaisons légères

Où la brise murmure un froufroutant refrain ;

Mais, dans l’évocation de souvenirs larvaires,

Un vol de nostalgie me laisse à mes chagrins.

 

Ces émissaires diffus, annonciateurs de spleen,

Comme des diablotins, portent au désespoir

Et mon intime paix vers l’ailleurs se débine.

Ainsi aiguillonné, s’en va mon nonchaloir.

 

Mais, où se sont enfuies ces voluptés béates

Au temps où, gambadant les cheveux dans le vent

Je m’ancrais ébahie, juste avant que n’éclate

Un tourbillon hardi, sous l’accueillant auvent ?

 

Je me laissais alors porter par l’orphéon

D’éléments déchaînés, polyphonies tudesques,

Dont les échos feulant ricochaient sur mon front

Pour inonder mon cœur d’enchantement dantesque !

 

Quand la rumeur enfin faisait place au silence,

Je reprenais alors mon pas interrompu,

Dans la fraicheur du soir je marchais en cadence

Jusqu’à ce que la nuit colonise les nues.

 

Son encre bleu profond badigeonnait les aires :

Et la lune posée sur un toit en rêvant,

Félinement charmait de son doux cœur la terre,

Tout en comptant fleurette aux petits vers luisants.

 

 

 

Cypora Boulanger ©   DR

 Inédit 20 Avril 2020 -17h 33

Tous droits réservés

 

 

 

A victor Jara

d'Elisabeth Sanguinetti

 

 

 

Elisabeth Sanguinetti  DR

in Amour, Transe suivi de Humanité  du 17/09/2018

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bonne coupe

de  Pascal Hérault

 

 

 

 

Elle m’a dit

Revenez dans un quart d’heure

Je dois finir avec une cliente

Alors je suis sorti dans la rue criblée de soleil

Et je t’ai cherché aux terrasses

Mais aucune femme n’avait ton visage

Ni ton beau sourire d’aube d’été

Et comme je ne savais pas quoi faire

Je suis entré dans la librairie

Direction rayon poésie

Et j’ai feuilleté les meilleurs poètes

Les femmes surtout

Louise Labé

Emily Dickinson

Elisabeth Browning

Anna Akhmatova

Et toutes parlaient d’amour

Et je continuais de penser à toi

Revoyant ton visage dans les mots des autres

Et quand je suis sorti de la librairie

J’ai vraiment cru que tu étais avec moi

Et j’ai souri à tous les gens que je croisais

Et je trouvais bon de vivre comme ça

Avec des mots dans mon cœur

Qui me rapprochaient de toi

Tandis que la coiffeuse m’attendait

En fumant une cigarette

Sur le bord du trottoir.

 

Pascal Hérault  DR

Inédit- tous droits réservés

 

 

 

La Peinture

de Claudine Vanlé

 

 

 

 

Des mots, toujours des mots pour dire l’indicible…

Mais aussi, au-delà de la langue, 

.

 

Qui dira la force de la peinture?

l’explosion de couleurs

l’explosion de douleurs

la douceur d’un ciel

le frisottis des vagues sur un fond outremer

la douleur d’un visage aux rides de charbon

les champs labourés terre de sienne brûlée

le sourire carmin d’une jolie demoiselle 

Les lignes acérées ou les angles gommés

formes désarticulées

atmosphère floutée

taches successives qui se fondent et s’écrasent

points de couleur  juxtaposés, 

illusion de relief,

impressions de fraicheur 

de violence ou de peur

Tout est là, . 

Le pinceau, la couleur, le génie de l’artiste

créent l’univers 

Communion par le regard, l’étonnement, 

l’émotion 

par delà les mots.

 

Claudine Vanlé  DR

 Inédit 16 Avril 2020

Tous droits réservés

 

 

 

Tous les cambrioleurs

de Jean-Pierre Déjou

 

 

 

la crise sanitaire

influe socialement

et c'est inattendu

car le confinement

aura rendu précaires

 

tous les cambrioleurs

nos présences suivies

depuis le tout début

dans nos locaux de vie

détournent leurs ardeurs

 

il faut envisager

une indemnisation

quant à leurs revenus

une compensation

sur leur manque à gagner

 

 

 

 

© Jean-Pierre Déjou DR

 Inédit 29 mars 2020, Andrésy

 Tous droits réservés

 

 

 

 

Il Faudrait

de Michèle Lassiaz

 

 

 

 

Il faudrait savoir parfois

Juste se taire

Il faudrait savoir parfois

Juste à temps parler

Il faudrait pouvoir 

Sans cesse

Ouvrir les bras.

Il faudrait parfois savoir

Ecouter les chuchotements

De son coeur.

Il faudrait, Il faudrait

Etre moins con

Et Aimer.

 

 

 

 

 Michèle LASSIAZ DR

(in Recto Verso) 

 

 

 

 

 

Papillon de nuit

de Jean-François Maljean

 

 

 

Il est beau, il est joli.

C’est un papillon de nuit.

Et il se laisse éblouir

par l’ampoule qui l’attire.

 

Il est venu du jardin

par la fenêtre du coin.

Je le vois tourner en rond.

Nous sommes seuls dans la maison.

 

De grandes ailes qui s’habillent

d’une poudre qui scintille.

C’est un papillon de nuit.

Il est grisé, il est gris.

 

Ce qui devait arriver

a fini par se passer.

Attiré par la lumière,

il a percuté le verre.

 

Il a dû se faire très mal

car le choc était brutal.

Ses ailes sont endommagées,

mais il peut encore voler.

 

Je crois qu’il aura compris

et qu’il partira d’ici.

C’est son instinct de survie

qui le guidera vers la nuit.

 

Mais pourquoi recommence-t-il ?

Il sent bien qu’il est fragile.

Il brûle de s’en approcher.

Rien ne peut l’en empêcher.

 

Il va se mettre en péril.

Il a mal, il se mutile.

Mais une force qui le dépasse

le maintient dans cette impasse.

 

J’ai éteint, j’ai rallumé.

J‘ai tout fait pour le chasser.

Mais je n’ai rien pu changer.

Je n’ai pas pu le sauver.

 

Après coup, je suis surpris

d’avoir eu tant de soucis

pour un simple papillon

qui tournait dans mon salon.

 

Jean-François Maljean DR

 Inédit jano 2020 - tous droits réservés

 

 

 

 

Rêveries Interstellaires

d'Oguene

 

 

 

Le sommeil s'en est allé

Le rideau à peine écarté

surgit l'immensité

Le cœur soudain ne bat plus la mesure

à découvrir toute cette démesure

La lumière lunaire luit

sur ces mondes infinis

Le kaléidoscope des cieux

éblouit les yeux

enveloppe en sa féerie

la petite planète Terre

minuscule point lumineux

tout bleu

L'au-delà si lointain

s'appelle Dieu pour certains

Pour moi ce sont encore des mystères

qui bercent mes rêveries

Le rideau à peine écarté

a éclaté l'immensité

Mon cœur bat à nouveau la mesure

à scruter toute cette démesure

 

Oguene DR

Pl sens été 2018

tous droits réservés

 

 

 

 

 

Voir Mars et dormir 2

révisé 2020

de Christian Lafont

 

 

 

 

Nous étions réunis tout autour de l’âtre ;

Des brindilles crépitaient, le feu projetait

Par moments magiques, des étincelles bleues.

Enthousiasmé, oncle Gé mit sa main au feu,

Pour mieux apprécier la chaleur du foyer ;

Nos pensées cheminaient, l’imagination s’enflammait 

Nous étions bien heureux d’être tous rassemblés,

L’espace était pour nous comme un amphithéâtre.

 

Nous évoquions le temps où cousin Gaétan

Retendait les haubans de son chariot à voile,

Puis nous promenait dans un grand champ d’étoiles ;

Bien sûr, c était avant et nous étions contents ;

Il y a bien longtemps que la dernière fusée,

Nous amenait sur Mars son dernier contingent

De familiers, la terre ayant explosé !

Nous avions réagi et c’était bien maintenant…

 

Très écourté, l’arbre généalogique,

Avait fait place aux chênes, cèdres et châtaigniers ;

Des dirigeants éclairés et plus critiques,

Avaient écartés les dictateurs allumés.

La pluie était tombée, l’air était pur et frais ;

En ce printemps martien, un nouveau soleil brillait,

A ce moment présent, tout apparaissait neuf

Car nous étions le vingt-neuf mai deux mille vingt-neuf…

 

Mais pourquoi faut-il que soudain tout s’effondre ?

Le grenier dans la chambre puis dans le salon,

Le salon dans la cave et dans les fondations !

Du sol au plafond tout finit par se confondre !

Et je tombe du lit, mon univers s’écroule !

Puis qu’est-ce que je fais au milieu de la foule ?

Et la pendule qui sonne, sonne…sonne…

La pendule sonne… non ! C’est le téléphone !...

 

Amateur de « polars » et d’anticipation

Pieds sur la terre et tête dans les nuages

J’alterne la détente et les distractions ;

Et, jouant au tarot sur mon ordinateur,

Songeant à la fois à quelques personnages

Je me suis endormi, me réveille en sueur

En constatant que je suis affublé d’un masque*

A cause d ‘un con’d’virus qu’il fallait qu’on démasque

 

Christian Lafont  DR

29 mai 2009 révisé 03 mai 2020*

Publié version 1  dans PleinSens n°17

tous droits réservés

 

 

 

 

La tête dans les étoiles

de Claudine Vanlé

 

 

Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles
C’est notre paradoxe 
 
Ancrés dans la glaise ou le bitume
Ligotés par le contingent, le mesquin
Les faiblesses ordinaires
La glu des habitudes
La peur et l’ennui
La douleur et la mort
Nous regardons le ciel
 
Confidentes indulgentes,
Par leur clignotement,
Les étoiles nous offrent leur complicité
Dans l’infini du rêve
L’aspiration à la lumière
Le scintillement du peut-être et du toujours
Sérénité d’une éternité si proche et si lointaine
 
Illusion d’une beauté inaccessible 
Mais présente.
 

Claudine Vanlé  DR

 Inédit 16 Avril 2020

tous droits réservés

 

 

 

 

Offrande

de  Pascal Hérault

 

 

 

 

Je t’offrirai une robe

Taillée dans la soie de la nuit

Qu’elle soit fluide

Comme le corps du nageur

Sculpté d’eau bleue

 

Je t’offrirai une robe

Taillée dans l’azur du ciel

Pour que l’hiver soit comme l’été

Contre ta peau de sable chaud

Dévolue à mes paumes

 

Je t’offrirai une robe

Taillée dans le vert des forêts

Et le murmure du vent

Dans les frondaisons fraîches

Accordées à ma bouche

 

Je t’offrirai toutes les robes

Que tu veux

Robes d’étreintes et de joie

Robes de danse et de feu

Pour que jamais ne cesse

 

Le mouvement de notre amour.

 

 

Pascal Hérault  DR

Inédit- tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

Virus

de Cypora Boulanger

 

 

 

C’est un virus ayant pour aire

Tous les théâtres de la Terre,

Deux-mil-dix-neuf à deux-mil vingt,

Il court, il court de bouche en main.

 

Tous les malades anonymes

Qui en sont devenus victimes

Ne savent plus comment guérir,

Comment s’en affranchir…

 

Il est venu le temps des quarantaines

Le monde a glissé

Dans un trauma bacillaire

L’homme a cassé son vase en porcelaine

Propageant la Mort

De l’Oural jusqu’à la mer !

 

Corps après corps, peau après peau,

Du patriarche au doux agneau,

La Mort se bâfre et fait ripaille

Pendant que d’autres se chamaillent !

 

Pour un quignon, un bout de pain,

Ils en tueraient j’en suis certain,

Ils ne sont plus que des vandales,

Bientôt des cannibales ?

 

Il est venu le temps des quarantaines

Le monde a glissé

Dans un trauma bacillaire

L’homme a cassé son vase en porcelaine

Propageant la Mort

De l’Oural jusqu’à la mer !

 

Il est venu le temps des quarantaines

Le monde a glissé

Dans un trauma bacillaire

L’homme a cassé son vase en porcelaine

Propageant la Mort

De l’Oural jusqu’à la mer !

 

Non, ce n’est plus le temps de la débauche,

Des festins de roi,

Des orgies. On est en guerre !

La Terre nous vomit et nous embroche

-On l’a tant meurtrie-

Nous drapant de sa colère

…Nous drapant de sa colère !

 

 

 

 

Cypora Boulanger  DR

 Inédit Avril 2020

(sur l’air du « Temps des cathédrale »

 dans Notre-Dame de Paris)

 

 

Sacré bonhomme de chemin

d' Eric Meyleuc

 

 

sacré bonhomme de chemin

qui va seul à la rencontre

de futures séparations

qui ne laissent

qu’empreintes de souvenirs

noyés dans une vague nostalgie toujours plus floue

courage !

l’horizon est encore loin

 

 

Eric Meyleuc  DR

 Inédit Novembre 2005

absent/présent by Pedro Vianna

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La p'tite bête et les fleurs

de Charlotte-Rita

 

 

 

Que l’on soit un nanti, vêtu d’or et d’argent,

Que l’on soit vagabond recouvert de guenilles,

La pt’ite bête monnaye un jeu désobligeant

Au creux d’un portefeuille où s’endort la Jonquille.

 

Que l’on soit fort célèbre, étoile au cinéma,

Que l’on soit inconnu, ouvrier à l’usine,

La pt’ite bête applaudit de Lyon à Panama

Quand ce jour de printemps s’ouvre la Capucine.

 

Que l’on soit violoniste, harpiste en quatuor,

Que l’on soit troubadour escorté d’une lyre,

La pt’ite bête sait jouer, dans l’envers du décor,

Sans jamais négliger les bienfaits de la Myrrhe.

 

Que l’on soit cultivé, professeur érudit,

Que l’on soit ignorant sans connaître la prose,

La pt’ite bête soustrait le savoir de l’esprit

Afin de dénombrer les bourgeons de la Rose.

 

Que l’on soit Clématite, Œillet ou encor Lis,

La pt’ite bête se meurt un matin aux aurores

A l’instant où les fleurs s’écartent pour Chloris,

Déesse au doux parfum, créant la Mandragore.

 

 

Charlotte-Rita  DR

 Inédit 31 Mars 2020

tous droits réservés

 

 

 

 

Des Larmes

d' Alain Pizerra

 

 

 

Il pleut des larmes, des larmes noires❤ les larmes de nos cœurs,   les larmes d' un ciel noir


Du ciel noir de l' hiver, nos larmes sont tombées, tombées en plein soleil❤

 

Et l'hiver est tombé, tombé en plein soleil.❤

 

 

Tombé sur le plus doux, le plus doux des printemps.

 

 

Alain Pizerra DR

Inédit Avril 2020

tous droits réservés

 

 

 

Les Rameaux

de Mariéva Sol

 

 

 

Celui qui descend du Ciel
Et qui de sa voix de miel
De discours en paraboles
A détrôné les idoles
 
Celui qui promet la joie
Aux amis des justes lois
Avoir une foi réelle
Et à Dieu être fidèle
 
Savoir aider son prochain
Au pauvre tendre la main
Et aimer sur cette terre
Sans commettre d'adultère

Il s'avance humblement
Le chéri du firmament
Juché sur un petit âne
Parmi la foule profane

On l'acclame et on l'honore
On le fête et on l'adore
Vers le Fils chacun accourt
Pour jeter sur son parcours

Des palmes et des rameaux
Des branches et des manteaux
Elles crient et elles chantent
Les créatures présentes
 
Hosanna Fils de David
Toi le roi Toi le caïd
Viens notre oppresseur pourfendre
Et la victoire nous rendre
 
Lui regarde ces visages
Tout au long de son passage
Son amertume et ses pleurs
Ne coulent qu'à l'intérieur
 
Car ce sont les mêmes mains
Qui hélas… bientôt… demain
Vers Lui se tendront hostiles
Et aux portes de la ville

Le traîneront comme un chien
Galeux et qui ne vaut rien
Lui dont l’existence est sainte
Qui souffrit sans une plainte
 
Dis-nous tes pensées Jésus
Ces gens vils que tu déçus
En refusant la violence
Te perceront d’une lance
 
Fidélité et courage
D'un Dieu insensé et sage
Moi je sens mon cœur atteint
Par un amour qui m’étreint
 
Aussi fort qu'une promesse
Que mes larmes soient caresses
Sur ton corps… mort… endeuillé
Par tous ceux qui t'ont raillé
 
Et qui ont percé ta chair
Comme vous pourfend l'éclair
Un jour de grande tourmente
Un soir de haine démente
 
Mais en ce jour des Rameaux
Il fait chaud et il fait beau
Dans Jérusalem en liesse
On sème déjà la messe

Il y a aussi Marie
Qui est là et te sourit
Et il y a Madeleine
Oui il y a ces deux reines
 
Plus tard ce sera Thérèse
Augustin Ignace et Blaise
Et tant d'autres vibrant pour toi
Tous ces inconnus dont moi
 
Nous chanterons hosanna
Te rejoindrons à Cana
Pour fêter de grandes noces
En t’offrant nos sacerdoces
 
Entre Dieu et les humains
Avec les juifs, les romains
Les habitants de la terre
Devenus par Toi des frères

 

Mariéva Sol DR

Inédit Avril 2020

tous droits réservés

 

 

« Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

 

 

 

Genèse

de Claudine Vanlé

 

 

 

 

Au début, il n'y avait

rien

En fait on n'en sait rien car personne n'y était....

Mais on dit qu'il n'y avait rien, ou un magma mystérieux

Une sorte de néant, un vide,

Un espace plein de vide,

Un vide sans limite, sans bornes, sans ourlet.

Un rien infini. Un vertige de rien

Un infini de rien.....

MAIS .....de ce rien est sorti quelque chose

Qui, petit à petit, a donné vie à notre planète

Si bleue, si belle dans sa diversité.

Puis de petits riens en petits riens

Sont apparus les terriens

Qui ne se prenaient pas pour rien

Ils ont inventé Dieu

Ils ont inventé l'amour

Ils ont inventé la guerre

Et tant de choses compliquées.

Et c'est le monde dans lequel nous vivons

Alors, il ne faut jamais désespérer....

Tout est possible à partir de rien..... ,


   

Claudine Vanlé DR

Inédit  2020

tous droits réservés

 

 

 

 

Dharma

de  Pascal Hérault

 

 

 

 

Regarde à l’intérieur de toi

C’est vide

C’est plein

Cela dépend des jours

Qui ne sont plus

Qui ne sont pas encore

Succession des cycles

Roue du Dharma alternant

Ce qui meurt

Ce qui renait

Car rien ne tient debout

Dans ce monde flottant

Ni vie

Ni mort

Simplement le passage

De l’une à l’autre

Comme le cours de la rivière

Se jetant dans la mer

Comme le pollen des fleurs mortes

Ensemençant le printemps

Regarde à l’intérieur de toi

Et tu verras le monde tel qu’il est

Ni bon

Ni mauvais

Flux de conscience

Sans commencement ni fin

Formant ainsi la spirale

Du devenir

Qui s’étend à l’infini

Là où les étoiles n’ont pas encore jailli

Là où la mort frappe celui

Qui n’est pas encore né.

 

Pascal Hérault DR

Inédit  2020

tous droits réservés

 

 

 

 

A Cloé Delaume

de  Sylvie Hérout

 

 

 

 

Je me souviens encore

plus de dix ans après

d’une auteure inconnue

brusquement apparue

sur mon écran télé.

Aussitôt vue parler

aussitôt entendue.

Je n’sais plus c’qu’elle a dit

ni comment ni à qui

mais dès qu’elle a parlé

sa parole m’a scotchée.

Et j’ai voulu la lire…

 

Tragédie dérisoire

que celle de son histoire

advenue dans l’enfance

bien loin d’une romance.

Père et mère foutraques

font une enfant patraque

muselée, médusée,

pour longtemps muettisée.


 

Un jour il faut écrire.


 

Mais comment peut-on dire

avec des mots qui dansent

son fardeau de violence ?

Il lui faut inventer

un langage, un phrasé

fabriqué, estropié

qui avance à couvert

à rythme mitraillette

à l’oreille attentive

du lecteur qui dérive.

 

C’est une langue unique

pétrie de mots latins

déformés détourés

bien souvent agencés

comme des alexandrins

qui nous font cavaler

au rythme syncopé

du jeune cœur emballé.

 

 

Son livre je l’ai lu

d’un trait sans respirer.

Avec elle j’ai vécu

la terreur absolue.

 

 

 

Lectrice je suis l’enfant.

J’ai mal des coups qui tombent

et je perçois les bruits

Qui crient, hurlent et m’assomment

sans rien qui soit audible.

Bruits de balle et silence.

Silence pour long temps.

Des mots inaccessibles

des mots hurluberlus

disent enfin l’indicible.

Bon entendeur, salut !

 

 

Moi je l’ai entendu

traversant le papier

de ce livre singulier

de Delaume Cloé :

 

Le cri du sablier !

 

 

 

 

 

Sylvie Hérout DR

tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

Je vous dis " M..."

de Bénédicte Nécaille et Yves Picart


https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1968488273251900&id=100002722392915

 

Texte Bénédicte Nécaille et Yves P. Picart

musique : Yves P. Picart

Ref. :

 

Ref.

 

Do Sol

« M… » Je vous dis M… »

Do Sol

« M… » Je vous dis M… »

Fa Sol

Avant que la lumière s’éteigne

Fa Sol

Avant que la lumière s’éteigne

Fa Rém

Avant que le rideau se lève

Fa Rém

Avant que le rideau se lève

Fa Sol

Avant que vous n’montiez sur scène

Fa Sol

Avant que vous n’montiez sur scène

 

 

 

 

1

 

5

 

Lam Mim

Et les sourires et les étreintes

Lam Mim

Les 3 coups du brigadier

Lam Mim

Dans les coulisses où tout s’agite

Lam Mim

Il faut sortir de votre bulle

Fa Do

En suspension comme les cintres

Fa Do

Le spectacle va commencer

Fa Sol

Malgré tout votre coeur palpite

Fa Sol

Vous avancez en funambule

2

 

6

 

Do Sol

L’instant est votre seul présent

Do Sol

Plus de questions ni d’angoisses

Lam

Un mot un geste un regard

Lam

Plus de doute il n’est plus l’heure

Mim

Tout devient si prégnant

Mim

Quelle inconscience quelle audace

Fa Sol

Alors que s’impose le noir

Fa Sol

Vous conduit à cette impudeur

 

 

 

 

Ref.

 

Ref. fin:

 

Do Sol

« M… » Je vous dis M… »

Do Sol

« M… » Je vous dis M… »

Fa Sol

Avant que la lumière s’éteigne

Fa Sol

Alors prenez cette aubaine 

Fa Rém

Avant que le rideau se lève

Fa Rém

A tous les artistes en herbe

Fa Sol

Avant que vous n’montiez sur scène

Fa Sol

Je vous dis : « Merde ! »

 

 

 

 

3

 

 

 

Lam Mim

De la cour jusqu’au jardin

 

 

Lam Mim

Les allemande, les italiennes

 

 

Fa Do

Vous avez fait tous les chemins

 

 

Fa Sol

Il fallait bien qu’un jour ça vienne

 

 

 

 

 

 

4

 

 

 

Do Sol

Malgré le fil des filages

 

 

Lam

Les planches mille fois arpentées

 

 

Mim

De colonelle en générale

 

 

Fa Sol

Vous arrivez là désarmé

 

 

 

 

Bonjour à la Ruche

Une petite chanson récente dédiée à tous ceux qui osent monter sur une scène, grande ou petite...


 

 

Yves Picart DR

Bénédicte Nécaille DR

tous droits réservés

 

 

 

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1968488273251900&id=100002722392915

 

 

  

De galet en gringalet

de Jean-Dominique Dupont

 

 

 

Un petit galet

Qui dégringolait

Sans repos ni trêve

Sur le talus de la grève

Sous la vague roulait

Comme un gringalet

Son servile valet

Que le vent brinquebalait

Sous l’aile d’une mouette

Qui faisait la pirouette

Sur la crête de l’écume

Rayée d’un trait de plume

 

 

Jean-Dominique Dupont DR

tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

Vendredi Saint

de Mariéva Sol

 

 

 

 

 

 

 

 

Bistrots parisiens

de Claudine Vanlé

 

 

 

 

Pause pipi

Pause repos

Pause ennui

 

Pause rencontres

Pause rendez-vous

Pause parenthèse

Où l’on dépose un instant ses soucis

Sur la banquette usée

De ce café

 

Inconnu, anonyme, 

Au milieu de tous ces gens,

On s’y sent pourtant complice

De tous ces destins qui se croisent et s’ignorent.

 

Solitude ou partage, vide ou fébrilité, 

Instant de répit et de bien être.

Lieu de tous les possibles.        

 

Claudine Vanlé DR

tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

Reste Poète, Reste debout

d'Alain Briantais

 

 

 

 

 

 

 

 

Serons-nous aptes ?

de Serge Carbonnel

 

 

 

Que vaut la vie ?

de Jean-Dominique Dupont

 

 

 

La vie est souvent bien cruelle

Avec tous ses maux qui nous harcèlent

Mais quand surgissent les étincelles

D’éternels petits bonheurs

On oublie vite les funestes heures

Comme si jamais elles n’avaient existé

Unr pluie d’orage par le vent balayée

Aujourd’hui la vie ne vaut rien

Plus rien ne va de tout on se lasse

On se sent pris dans la nasse

Mais demain un tout petit rien

Nous sourit et à nouveau on l’enlace

 

 

Jean-Dominique Dupont DR

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L'heure du rire

vient de sonner

d' Oguène

 

 

 

 

Rire

Comme un sac de noix

Rires

Perlés

Fou-rire

Rire

A s'en faire

Péter la panse

Rires aigus

Rires légers

Rires gras

Rires carnassiers

Rire aux éclats

Tout un carnaval

De rires endimanchés

Déchaînés

Avance en rangs serrés

Ne s'y sont point trompés

Tous les petits et grands

Malheurs quotidiens

Les gens odieux

Les culs serrés

A entendre

Toute cette foule

Et à voir

Toutes ces dents

Pourfendant l'air

Au travers

De toutes ces lèvres ourlées

A considérer

Tous ces corps

Secoués

Comme des pruniers

Prenez garde

Petits et grands malheurs

Politiciens

Boursicoteurs

Et autres de tous poils

Reculez

Vous les endiablés

Fendez-vous la pêche

L'heure du rire

Vient de sonner !

 

Oguène DR

tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

Forêt clef de sol

de Sandy Dard

 

 

 

mes pas chantent l'automne 
variations de roux

 

Sandy Dard DR

tous droits réservés

 

 

 

Envol

de Sandy Dard

 

 

Deux papillons jouent 
tourbillon dédicace 
plume de valse

 

Sandy Dard DR

tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 Le plumier et l'encrier

de Marco O' Chapeau 

 

 

 

 

 

Ce que je retiens de la classe

lors de mes toutes premières classes,

c’est les taches, oui les taches,

oui je sais, point la classe.

 

Le rapport que le cahier avait à l’encrier

l’appelant se sentant bien trop blanc,

voulant s’écrire, s’assombrir, se noircir,

tout en me faisant maudire et puis aussi médire.

 

Et comment s’évertuant sur les taches,

sur mes trousses sans rescousses,

le buvard tamponnant, noircissant,

mes cahiers d’écoliers raturés et tachés.

 

Et la plume écrivait, dessinait, corrigeait,

des traits noirs à cheval sur des lignes rectilignes,

mais mes doigts trop souvent coloriaient, surchargeaient

ces esquisses sur la page, faisant perdre courage,

en me donnant la rage.

 

Ah le plumier, l’encre et la plume,

une époque révolue, dont l’histoire m’est connue

mais qui depuis bien longtemps s’est tue, et qui aussi mourut.

 

Car à la deuxième école, l’effaceur, le stylo, les cartouches,

ont laissé sur la touche l’encrier, le plumier

et les taches… qui font tache. Car là, je suis potache,

et la plume au plumier est restée et c’est là qu’elle a terminé... 

sa terrible épopée.

 

Mais peut-être qu’un beau jour, ou alors, une nuit, au clair de la lune…

 

 

 

Marco O' Chapeau DR

le 20 septembre 2017 débuté le 7/9/17

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