Poèmes tous styles, académiques ou libres publiés ou recueillis par les membres adhérents ou sympathisants de la Ruche des Arts
Cocon
de Oguène
Soie
cocon
fils laiteux
se déroulaient
souples et légers
dans le creux de mes mains
joyeusement ils dansaient
énergiques se déployaient
aux sons d'une musique intérieure
seul mon cœur parvenait à entendre
ils allaient tisser secrets et rêveries
émotions d'une vie délirante et magique
la soie nouait les souvenirs endormis
en un nid douillet et délicat
l'oiseau du hasard l'a découvert
souffle le vent de la mémoire
éveille les souvenirs
dans le creux
de mes mains rugueuses
leur soie se déroulait
fils laiteux
cocon
soie
Oguène DR
Novembre2020
Tous Droits Réservés
Nostalgie et
Coucou automnal
d' Eve Moreau
La fulgurance de l'Espoir
est comme l'étoile filante
Destin apprivoisé
de nos cœurs brisés
Solitude accueillante
affliction dévorante
Clarté de la nuit
de nos rêves enfouis
Lumière matinale
où vagabondent nos âmes
Eve Moreau DR
Inédit Septembre 2020 - tous droits réservés

Ce soir l'air est rempli
de Cypora Boulanger
Ce soir, l’air est rempli d’exhalaisons légères
Où la brise murmure un froufroutant refrain ;
Mais, dans l’évocation de souvenirs larvaires,
Un vol de nostalgie me laisse à mes chagrins.
Ces émissaires diffus, annonciateurs de spleen,
Comme des diablotins, portent au désespoir
Et mon intime paix vers l’ailleurs se débine.
Ainsi aiguillonné, s’en va mon nonchaloir.
Mais, où se sont enfuies ces voluptés béates
Au temps où, gambadant les cheveux dans le vent
Je m’ancrais ébahie, juste avant que n’éclate
Un tourbillon hardi, sous l’accueillant auvent ?
Je me laissais alors porter par l’orphéon
D’éléments déchaînés, polyphonies tudesques,
Dont les échos feulant ricochaient sur mon front
Pour inonder mon cœur d’enchantement dantesque !
Quand la rumeur enfin faisait place au silence,
Je reprenais alors mon pas interrompu,
Dans la fraicheur du soir je marchais en cadence
Jusqu’à ce que la nuit colonise les nues.
Son encre bleu profond badigeonnait les aires :
Et la lune posée sur un toit en rêvant,
Félinement charmait de son doux cœur la terre,
Tout en comptant fleurette aux petits vers luisants.
Cypora Boulanger © DR
Inédit 20 Avril 2020 -17h 33
Tous droits réservés

A victor Jara
d'Elisabeth Sanguinetti
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Elisabeth Sanguinetti DR
in Amour, Transe suivi de Humanité du 17/09/2018
Tous droits réservés

Une bonne coupe
de Pascal Hérault
Elle m’a dit
Revenez dans un quart d’heure
Je dois finir avec une cliente
Alors je suis sorti dans la rue criblée de soleil
Et je t’ai cherché aux terrasses
Mais aucune femme n’avait ton visage
Ni ton beau sourire d’aube d’été
Et comme je ne savais pas quoi faire
Je suis entré dans la librairie
Direction rayon poésie
Et j’ai feuilleté les meilleurs poètes
Les femmes surtout
Louise Labé
Emily Dickinson
Elisabeth Browning
Anna Akhmatova
Et toutes parlaient d’amour
Et je continuais de penser à toi
Revoyant ton visage dans les mots des autres
Et quand je suis sorti de la librairie
J’ai vraiment cru que tu étais avec moi
Et j’ai souri à tous les gens que je croisais
Et je trouvais bon de vivre comme ça
Avec des mots dans mon cœur
Qui me rapprochaient de toi
Tandis que la coiffeuse m’attendait
En fumant une cigarette
Sur le bord du trottoir.
Pascal Hérault DR
Inédit- tous droits réservés

La Peinture
de Claudine Vanlé
Des mots, toujours des mots pour dire l’indicible…
Mais aussi, au-delà de la langue,
.
Qui dira la force de la peinture?
l’explosion de couleurs
l’explosion de douleurs
la douceur d’un ciel
le frisottis des vagues sur un fond outremer
la douleur d’un visage aux rides de charbon
les champs labourés terre de sienne brûlée
le sourire carmin d’une jolie demoiselle
Les lignes acérées ou les angles gommés
formes désarticulées
atmosphère floutée
taches successives qui se fondent et s’écrasent
points de couleur juxtaposés,
illusion de relief,
impressions de fraicheur
de violence ou de peur
Tout est là, .
Le pinceau, la couleur, le génie de l’artiste
créent l’univers
Communion par le regard, l’étonnement,
l’émotion
par delà les mots.
Claudine Vanlé DR
Inédit 16 Avril 2020
Tous droits réservés

Tous les cambrioleurs
de Jean-Pierre Déjou
la crise sanitaire
influe socialement
et c'est inattendu
car le confinement
aura rendu précaires
tous les cambrioleurs
nos présences suivies
depuis le tout début
dans nos locaux de vie
détournent leurs ardeurs
il faut envisager
une indemnisation
quant à leurs revenus
une compensation
sur leur manque à gagner
© Jean-Pierre Déjou DR
Inédit 29 mars 2020, Andrésy
Tous droits réservés

Il Faudrait
de Michèle Lassiaz
Il faudrait savoir parfois
Juste se taire
Il faudrait savoir parfois
Juste à temps parler
Il faudrait pouvoir
Sans cesse
Ouvrir les bras.
Il faudrait parfois savoir
Ecouter les chuchotements
De son coeur.
Il faudrait, Il faudrait
Etre moins con
Et Aimer.
Michèle LASSIAZ DR
(in Recto Verso)

Papillon de nuit
de Jean-François Maljean
Il est beau, il est joli.
C’est un papillon de nuit.
Et il se laisse éblouir
par l’ampoule qui l’attire.
Il est venu du jardin
par la fenêtre du coin.
Je le vois tourner en rond.
Nous sommes seuls dans la maison.
De grandes ailes qui s’habillent
d’une poudre qui scintille.
C’est un papillon de nuit.
Il est grisé, il est gris.
Ce qui devait arriver
a fini par se passer.
Attiré par la lumière,
il a percuté le verre.
Il a dû se faire très mal
car le choc était brutal.
Ses ailes sont endommagées,
mais il peut encore voler.
Je crois qu’il aura compris
et qu’il partira d’ici.
C’est son instinct de survie
qui le guidera vers la nuit.
Mais pourquoi recommence-t-il ?
Il sent bien qu’il est fragile.
Il brûle de s’en approcher.
Rien ne peut l’en empêcher.
Il va se mettre en péril.
Il a mal, il se mutile.
Mais une force qui le dépasse
le maintient dans cette impasse.
J’ai éteint, j’ai rallumé.
J‘ai tout fait pour le chasser.
Mais je n’ai rien pu changer.
Je n’ai pas pu le sauver.
Après coup, je suis surpris
d’avoir eu tant de soucis
pour un simple papillon
qui tournait dans mon salon.
Jean-François Maljean DR
Inédit jano 2020 - tous droits réservés

Rêveries Interstellaires
d'Oguene
Le sommeil s'en est allé
Le rideau à peine écarté
surgit l'immensité
Le cœur soudain ne bat plus la mesure
à découvrir toute cette démesure
La lumière lunaire luit
sur ces mondes infinis
Le kaléidoscope des cieux
éblouit les yeux
enveloppe en sa féerie
la petite planète Terre
minuscule point lumineux
tout bleu
L'au-delà si lointain
s'appelle Dieu pour certains
Pour moi ce sont encore des mystères
qui bercent mes rêveries
Le rideau à peine écarté
a éclaté l'immensité
Mon cœur bat à nouveau la mesure
à scruter toute cette démesure
Oguene DR
Pl sens été 2018
tous droits réservés

Voir Mars et dormir 2
révisé 2020
de Christian Lafont
Nous étions réunis tout autour de l’âtre ;
Des brindilles crépitaient, le feu projetait
Par moments magiques, des étincelles bleues.
Enthousiasmé, oncle Gé mit sa main au feu,
Pour mieux apprécier la chaleur du foyer ;
Nos pensées cheminaient, l’imagination s’enflammait
Nous étions bien heureux d’être tous rassemblés,
L’espace était pour nous comme un amphithéâtre.
Nous évoquions le temps où cousin Gaétan
Retendait les haubans de son chariot à voile,
Puis nous promenait dans un grand champ d’étoiles ;
Bien sûr, c était avant et nous étions contents ;
Il y a bien longtemps que la dernière fusée,
Nous amenait sur Mars son dernier contingent
De familiers, la terre ayant explosé !
Nous avions réagi et c’était bien maintenant…
Très écourté, l’arbre généalogique,
Avait fait place aux chênes, cèdres et châtaigniers ;
Des dirigeants éclairés et plus critiques,
Avaient écartés les dictateurs allumés.
La pluie était tombée, l’air était pur et frais ;
En ce printemps martien, un nouveau soleil brillait,
A ce moment présent, tout apparaissait neuf
Car nous étions le vingt-neuf mai deux mille vingt-neuf…
Mais pourquoi faut-il que soudain tout s’effondre ?
Le grenier dans la chambre puis dans le salon,
Le salon dans la cave et dans les fondations !
Du sol au plafond tout finit par se confondre !
Et je tombe du lit, mon univers s’écroule !
Puis qu’est-ce que je fais au milieu de la foule ?
Et la pendule qui sonne, sonne…sonne…
La pendule sonne… non ! C’est le téléphone !...
Amateur de « polars » et d’anticipation
Pieds sur la terre et tête dans les nuages
J’alterne la détente et les distractions ;
Et, jouant au tarot sur mon ordinateur,
Songeant à la fois à quelques personnages
Je me suis endormi, me réveille en sueur
En constatant que je suis affublé d’un masque*
A cause d ‘un con’d’virus qu’il fallait qu’on démasque
Christian Lafont DR
29 mai 2009 révisé 03 mai 2020*
Publié version 1 dans PleinSens n°17
tous droits réservés

La tête dans les étoiles
de Claudine Vanlé
Claudine Vanlé DR
Inédit 16 Avril 2020
tous droits réservés

Offrande
de Pascal Hérault
Je t’offrirai une robe
Taillée dans la soie de la nuit
Qu’elle soit fluide
Comme le corps du nageur
Sculpté d’eau bleue
Je t’offrirai une robe
Taillée dans l’azur du ciel
Pour que l’hiver soit comme l’été
Contre ta peau de sable chaud
Dévolue à mes paumes
Je t’offrirai une robe
Taillée dans le vert des forêts
Et le murmure du vent
Dans les frondaisons fraîches
Accordées à ma bouche
Je t’offrirai toutes les robes
Que tu veux
Robes d’étreintes et de joie
Robes de danse et de feu
Pour que jamais ne cesse
Le mouvement de notre amour.
Pascal Hérault DR
Inédit- tous droits réservés

Virus
de Cypora Boulanger
C’est un virus ayant pour aire
Tous les théâtres de la Terre,
Deux-mil-dix-neuf à deux-mil vingt,
Il court, il court de bouche en main.
Tous les malades anonymes
Qui en sont devenus victimes
Ne savent plus comment guérir,
Comment s’en affranchir…
Il est venu le temps des quarantaines
Le monde a glissé
Dans un trauma bacillaire
L’homme a cassé son vase en porcelaine
Propageant la Mort
De l’Oural jusqu’à la mer !
Corps après corps, peau après peau,
Du patriarche au doux agneau,
La Mort se bâfre et fait ripaille
Pendant que d’autres se chamaillent !
Pour un quignon, un bout de pain,
Ils en tueraient j’en suis certain,
Ils ne sont plus que des vandales,
Bientôt des cannibales ?
Il est venu le temps des quarantaines
Le monde a glissé
Dans un trauma bacillaire
L’homme a cassé son vase en porcelaine
Propageant la Mort
De l’Oural jusqu’à la mer !
Il est venu le temps des quarantaines
Le monde a glissé
Dans un trauma bacillaire
L’homme a cassé son vase en porcelaine
Propageant la Mort
De l’Oural jusqu’à la mer !
Non, ce n’est plus le temps de la débauche,
Des festins de roi,
Des orgies. On est en guerre !
La Terre nous vomit et nous embroche
-On l’a tant meurtrie-
Nous drapant de sa colère
…Nous drapant de sa colère !

Cypora Boulanger DR
Inédit Avril 2020
(sur l’air du « Temps des cathédrale »
dans Notre-Dame de Paris)
Sacré bonhomme de chemin
d' Eric Meyleuc
sacré bonhomme de chemin
qui va seul à la rencontre
de futures séparations
qui ne laissent
qu’empreintes de souvenirs
noyés dans une vague nostalgie toujours plus floue
courage !
l’horizon est encore loin
Eric Meyleuc DR
Inédit Novembre 2005
absent/présent by Pedro Vianna

La p'tite bête et les fleurs
de Charlotte-Rita
Que l’on soit un nanti, vêtu d’or et d’argent,
Que l’on soit vagabond recouvert de guenilles,
La pt’ite bête monnaye un jeu désobligeant
Au creux d’un portefeuille où s’endort la Jonquille.
Que l’on soit fort célèbre, étoile au cinéma,
Que l’on soit inconnu, ouvrier à l’usine,
La pt’ite bête applaudit de Lyon à Panama
Quand ce jour de printemps s’ouvre la Capucine.
Que l’on soit violoniste, harpiste en quatuor,
Que l’on soit troubadour escorté d’une lyre,
La pt’ite bête sait jouer, dans l’envers du décor,
Sans jamais négliger les bienfaits de la Myrrhe.
Que l’on soit cultivé, professeur érudit,
Que l’on soit ignorant sans connaître la prose,
La pt’ite bête soustrait le savoir de l’esprit
Afin de dénombrer les bourgeons de la Rose.
Que l’on soit Clématite, Œillet ou encor Lis,
La pt’ite bête se meurt un matin aux aurores
A l’instant où les fleurs s’écartent pour Chloris,
Déesse au doux parfum, créant la Mandragore.
Charlotte-Rita DR
Inédit 31 Mars 2020
tous droits réservés

Des Larmes
d' Alain Pizerra
Il pleut des larmes, des larmes noires❤ les larmes de nos cœurs, les larmes d' un ciel noir
Du ciel noir de l' hiver, nos larmes sont tombées, tombées en plein soleil❤
Et l'hiver est tombé, tombé en plein soleil.❤
Tombé sur le plus doux, le plus doux des printemps.
Alain Pizerra DR
Inédit Avril 2020
tous droits réservés

Les Rameaux
de Mariéva Sol
Celui qui descend du Ciel
Et qui de sa voix de miel
De discours en paraboles
A détrôné les idoles
Celui qui promet la joie
Aux amis des justes lois
Avoir une foi réelle
Et à Dieu être fidèle
Savoir aider son prochain
Au pauvre tendre la main
Et aimer sur cette terre
Sans commettre d'adultère
Il s'avance humblement
Le chéri du firmament
Juché sur un petit âne
Parmi la foule profane
On l'acclame et on l'honore
On le fête et on l'adore
Vers le Fils chacun accourt
Pour jeter sur son parcours
Des palmes et des rameaux
Des branches et des manteaux
Elles crient et elles chantent
Les créatures présentes
Hosanna Fils de David
Toi le roi Toi le caïd
Viens notre oppresseur pourfendre
Et la victoire nous rendre
Lui regarde ces visages
Tout au long de son passage
Son amertume et ses pleurs
Ne coulent qu'à l'intérieur
Car ce sont les mêmes mains
Qui hélas… bientôt… demain
Vers Lui se tendront hostiles
Et aux portes de la ville
Le traîneront comme un chien
Galeux et qui ne vaut rien
Lui dont l’existence est sainte
Qui souffrit sans une plainte
Dis-nous tes pensées Jésus
Ces gens vils que tu déçus
En refusant la violence
Te perceront d’une lance
Fidélité et courage
D'un Dieu insensé et sage
Moi je sens mon cœur atteint
Par un amour qui m’étreint
Aussi fort qu'une promesse
Que mes larmes soient caresses
Sur ton corps… mort… endeuillé
Par tous ceux qui t'ont raillé
Et qui ont percé ta chair
Comme vous pourfend l'éclair
Un jour de grande tourmente
Un soir de haine démente
Mais en ce jour des Rameaux
Il fait chaud et il fait beau
Dans Jérusalem en liesse
On sème déjà la messe
Il y a aussi Marie
Qui est là et te sourit
Et il y a Madeleine
Oui il y a ces deux reines
Plus tard ce sera Thérèse
Augustin Ignace et Blaise
Et tant d'autres vibrant pour toi
Tous ces inconnus dont moi
Nous chanterons hosanna
Te rejoindrons à Cana
Pour fêter de grandes noces
En t’offrant nos sacerdoces
Entre Dieu et les humains
Avec les juifs, les romains
Les habitants de la terre
Devenus par Toi des frères
Mariéva Sol DR
Inédit Avril 2020
tous droits réservés
« Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
![]()
Genèse
de Claudine Vanlé
Au début, il n'y avait
rien
En fait on n'en sait rien car personne n'y était....
Mais on dit qu'il n'y avait rien, ou un magma mystérieux
Une sorte de néant, un vide,
Un espace plein de vide,
Un vide sans limite, sans bornes, sans ourlet.
Un rien infini. Un vertige de rien
Un infini de rien.....
MAIS .....de ce rien est sorti quelque chose
Qui, petit à petit, a donné vie à notre planète
Si bleue, si belle dans sa diversité.
Puis de petits riens en petits riens
Sont apparus les terriens
Qui ne se prenaient pas pour rien
Ils ont inventé Dieu
Ils ont inventé l'amour
Ils ont inventé la guerre
Et tant de choses compliquées.
Et c'est le monde dans lequel nous vivons
Alors, il ne faut jamais désespérer....
Tout est possible à partir de rien..... ,
Claudine Vanlé DR
Inédit 2020
tous droits réservés

Dharma
de Pascal Hérault
Regarde à l’intérieur de toi
C’est vide
C’est plein
Cela dépend des jours
Qui ne sont plus
Qui ne sont pas encore
Succession des cycles
Roue du Dharma alternant
Ce qui meurt
Ce qui renait
Car rien ne tient debout
Dans ce monde flottant
Ni vie
Ni mort
Simplement le passage
De l’une à l’autre
Comme le cours de la rivière
Se jetant dans la mer
Comme le pollen des fleurs mortes
Ensemençant le printemps
Regarde à l’intérieur de toi
Et tu verras le monde tel qu’il est
Ni bon
Ni mauvais
Flux de conscience
Sans commencement ni fin
Formant ainsi la spirale
Du devenir
Qui s’étend à l’infini
Là où les étoiles n’ont pas encore jailli
Là où la mort frappe celui
Qui n’est pas encore né.
Pascal Hérault DR
Inédit 2020
tous droits réservés

A Cloé Delaume
de Sylvie Hérout
|
Je me souviens encore plus de dix ans après d’une auteure inconnue brusquement apparue sur mon écran télé. Aussitôt vue parler aussitôt entendue. Je n’sais plus c’qu’elle a dit ni comment ni à qui mais dès qu’elle a parlé sa parole m’a scotchée. Et j’ai voulu la lire…
Tragédie dérisoire que celle de son histoire advenue dans l’enfance bien loin d’une romance. Père et mère foutraques font une enfant patraque muselée, médusée, pour longtemps muettisée.
Un jour il faut écrire.
Mais comment peut-on dire avec des mots qui dansent son fardeau de violence ? Il lui faut inventer un langage, un phrasé fabriqué, estropié qui avance à couvert à rythme mitraillette à l’oreille attentive du lecteur qui dérive. |
C’est une langue unique pétrie de mots latins déformés détourés bien souvent agencés comme des alexandrins qui nous font cavaler au rythme syncopé du jeune cœur emballé.
Son livre je l’ai lu d’un trait sans respirer. Avec elle j’ai vécu la terreur absolue.
Lectrice je suis l’enfant. J’ai mal des coups qui tombent et je perçois les bruits Qui crient, hurlent et m’assomment sans rien qui soit audible. Bruits de balle et silence. Silence pour long temps. Des mots inaccessibles des mots hurluberlus disent enfin l’indicible. Bon entendeur, salut !
Moi je l’ai entendu traversant le papier de ce livre singulier de Delaume Cloé :
Le cri du sablier ! |
Sylvie Hérout DR
tous droits réservés

Je vous dis " M..."
de Bénédicte Nécaille et Yves Picart
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1968488273251900&id=100002722392915
Texte Bénédicte Nécaille et Yves P. Picart
musique : Yves P. Picart
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Ref. : |
|
Ref. |
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Do Sol |
« M… » Je vous dis M… » |
Do Sol |
« M… » Je vous dis M… » |
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Fa Sol |
Avant que la lumière s’éteigne |
Fa Sol |
Avant que la lumière s’éteigne |
|
Fa Rém |
Avant que le rideau se lève |
Fa Rém |
Avant que le rideau se lève |
|
Fa Sol |
Avant que vous n’montiez sur scène |
Fa Sol |
Avant que vous n’montiez sur scène |
|
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1 |
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5 |
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Lam Mim |
Et les sourires et les étreintes |
Lam Mim |
Les 3 coups du brigadier |
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Lam Mim |
Dans les coulisses où tout s’agite |
Lam Mim |
Il faut sortir de votre bulle |
|
Fa Do |
En suspension comme les cintres |
Fa Do |
Le spectacle va commencer |
|
Fa Sol |
Malgré tout votre coeur palpite |
Fa Sol |
Vous avancez en funambule |
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2 |
|
6 |
|
|
Do Sol |
L’instant est votre seul présent |
Do Sol |
Plus de questions ni d’angoisses |
|
Lam |
Un mot un geste un regard |
Lam |
Plus de doute il n’est plus l’heure |
|
Mim |
Tout devient si prégnant |
Mim |
Quelle inconscience quelle audace |
|
Fa Sol |
Alors que s’impose le noir |
Fa Sol |
Vous conduit à cette impudeur |
|
|
|
|
|
|
Ref. |
|
Ref. fin: |
|
|
Do Sol |
« M… » Je vous dis M… » |
Do Sol |
« M… » Je vous dis M… » |
|
Fa Sol |
Avant que la lumière s’éteigne |
Fa Sol |
Alors prenez cette aubaine |
|
Fa Rém |
Avant que le rideau se lève |
Fa Rém |
A tous les artistes en herbe |
|
Fa Sol |
Avant que vous n’montiez sur scène |
Fa Sol |
Je vous dis : « Merde ! » |
|
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|
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3 |
|
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Lam Mim |
De la cour jusqu’au jardin |
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Lam Mim |
Les allemande, les italiennes |
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|
Fa Do |
Vous avez fait tous les chemins |
|
|
|
Fa Sol |
Il fallait bien qu’un jour ça vienne |
|
|
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|
|
|
|
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4 |
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|
|
|
Do Sol |
Malgré le fil des filages |
|
|
|
Lam |
Les planches mille fois arpentées |
|
|
|
Mim |
De colonelle en générale |
|
|
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Fa Sol |
Vous arrivez là désarmé |
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Bonjour à la Ruche
Une petite chanson récente dédiée à tous ceux qui osent monter sur une scène, grande ou petite...
Yves Picart DR
Bénédicte Nécaille DR
tous droits réservés

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1968488273251900&id=100002722392915
De galet en gringalet
de Jean-Dominique Dupont
Un petit galet
Qui dégringolait
Sans repos ni trêve
Sur le talus de la grève
Sous la vague roulait
Comme un gringalet
Son servile valet
Que le vent brinquebalait
Sous l’aile d’une mouette
Qui faisait la pirouette
Sur la crête de l’écume
Rayée d’un trait de plume
Jean-Dominique Dupont DR
tous droits réservés

Vendredi Saint
de Mariéva Sol
![]()
Bistrots parisiens
de Claudine Vanlé
Pause pipi
Pause repos
Pause ennui
Pause rencontres
Pause rendez-vous
Pause parenthèse
Où l’on dépose un instant ses soucis
Sur la banquette usée
De ce café
Inconnu, anonyme,
Au milieu de tous ces gens,
On s’y sent pourtant complice
De tous ces destins qui se croisent et s’ignorent.
Solitude ou partage, vide ou fébrilité,
Instant de répit et de bien être.
Lieu de tous les possibles.
Claudine Vanlé DR
tous droits réservés

Reste Poète, Reste debout
d'Alain Briantais

Serons-nous aptes ?
de Serge Carbonnel


Que vaut la vie ?
de Jean-Dominique Dupont
La vie est souvent bien cruelle
Avec tous ses maux qui nous harcèlent
Mais quand surgissent les étincelles
D’éternels petits bonheurs
On oublie vite les funestes heures
Comme si jamais elles n’avaient existé
Unr pluie d’orage par le vent balayée
Aujourd’hui la vie ne vaut rien
Plus rien ne va de tout on se lasse
On se sent pris dans la nasse
Mais demain un tout petit rien
Nous sourit et à nouveau on l’enlace
Jean-Dominique Dupont DR
tous droits réservés

L'heure du rire
vient de sonner
d' Oguène
Rire
Comme un sac de noix
Rires
Perlés
Fou-rire
Rire
A s'en faire
Péter la panse
Rires aigus
Rires légers
Rires gras
Rires carnassiers
Rire aux éclats
Tout un carnaval
De rires endimanchés
Déchaînés
Avance en rangs serrés
Ne s'y sont point trompés
Tous les petits et grands
Malheurs quotidiens
Les gens odieux
Les culs serrés
A entendre
Toute cette foule
Et à voir
Toutes ces dents
Pourfendant l'air
Au travers
De toutes ces lèvres ourlées
A considérer
Tous ces corps
Secoués
Comme des pruniers
Prenez garde
Petits et grands malheurs
Politiciens
Boursicoteurs
Et autres de tous poils
Reculez
Vous les endiablés
Fendez-vous la pêche
L'heure du rire
Vient de sonner !
Oguène DR
tous droits réservés

Forêt clef de sol
de Sandy Dard
mes pas chantent l'automne
variations de roux
Sandy Dard DR
tous droits réservés

Envol
de Sandy Dard
Deux papillons jouent
tourbillon dédicace
plume de valse
Sandy Dard DR
tous droits réservés

Le plumier et l'encrier
de Marco O' Chapeau
Ce que je retiens de la classe
lors de mes toutes premières classes,
c’est les taches, oui les taches,
oui je sais, point la classe.
Le rapport que le cahier avait à l’encrier
l’appelant se sentant bien trop blanc,
voulant s’écrire, s’assombrir, se noircir,
tout en me faisant maudire et puis aussi médire.
Et comment s’évertuant sur les taches,
sur mes trousses sans rescousses,
le buvard tamponnant, noircissant,
mes cahiers d’écoliers raturés et tachés.
Et la plume écrivait, dessinait, corrigeait,
des traits noirs à cheval sur des lignes rectilignes,
mais mes doigts trop souvent coloriaient, surchargeaient
ces esquisses sur la page, faisant perdre courage,
en me donnant la rage.
Ah le plumier, l’encre et la plume,
une époque révolue, dont l’histoire m’est connue
mais qui depuis bien longtemps s’est tue, et qui aussi mourut.
Car à la deuxième école, l’effaceur, le stylo, les cartouches,
ont laissé sur la touche l’encrier, le plumier
et les taches… qui font tache. Car là, je suis potache,
et la plume au plumier est restée et c’est là qu’elle a terminé...
sa terrible épopée.
Mais peut-être qu’un beau jour, ou alors, une nuit, au clair de la lune…
Marco O' Chapeau DR
le 20 septembre 2017 débuté le 7/9/17
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