SCÈNES OUVERTES AU BAB-ILO 01

A la création du Blog en Mai 2011, chez notre ancien hébergeur-avec qui nous conservons quelques liens-Benoit faisait paraître cet article, qui pour des raisons historiques demeurera en tête du site actuel
Toutes les autres parutions seront classées par priorité/antériorité de date, les derniers articles écrits étant toujours en tête , les premiers datant de 2011 seront consultables tout au bout de la liste construite en régressant dans le temps
Ainsi, si vous avez manqué quelques informations, vous pourrez les retrouver après leur mise en avant "Sur le Feu de la Ruche" ou au "Fil de la Ruche"aux différentes rubriques du MNEMOSYNE; dont la mémoire ne s'éteint pas
 
Christian
 
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Oyez! Oyez!

 

Chers amis et adhérents de "La ruche des arts"!

 

Le comité a choisit les thèmes et les dates, saison 2011/2012,  de nos scènes ouvertes poétiques mensuels au café Bab'ilo. Pour tous ceux et celles qui ont des emplois du temps très serrés ou une grande lenteur inspiratrice, ce planning est fait pour vous! Ah, oui, pour les petits nouveaux, la scène ouverte poétique de notre association Montmartroise a toujours lieu

 UN MERCREDI...

 

 

12 Octobre :

 Le miroir

 

9 Novembre:

 La mélancolie

 

14 Décembre:

 Thème libre

 

11 Janvier:

 La rue

Thème, également du PLEIN SENS n°23.

 

15 Février:

 Le regard

 

17 Mars:

 "Printemps des poètes" (Thème: Enfances)

 

11 Avril :

Derrière le rideau

 

 9 mai:

 14H52, un dimanche

 

13 Juin:

 Une nouvelle vie

 

 

babilocopie

 

Au Café Bab'ilo

9 rue des baigneurs

75018 Paris

métro Jules joffrin

 

 

Et pour ceux et celles qui désirent être aidés pour confectionner un texte qu'ils déclameront lors de la scène ouverte, nous proposons, également, un atelier d'écriture. Dirigé par Bernard Philippon, l'atelier se tient toujours

 

 LE JEUDI DE LA SEMAINE PRECEDENTE LA SCENE OUVERTE POETIQUE.

 

 Soit les:

 

 

03 Novembre pour préparer "La mélancolie"

08 décembre Pas de thème 

05 Janvier pour préparer "La rue" ( Thème, du PLEIN SENS n°23)

09 Février pour préparer "Le regard"

08 Mars pour préparer le thème du "printemps des poètes" (Enfances)

05 Avril pour préparer "Derrière le rideau"

03 Mai pour préparer "14H52, un dimanche"

07 Juin pour préparer "Une nouvelle vie"

 

 

 

 

MA18 facebook 215x215

 

 La maison des associations

15, passage Ramey

75018 Paris

métro  Jules Joffrin

 

 

  Vous avez toutes ses informations sur le module "Sur le fil de la ruche"

à droite de l'écran sous "cette semaine à la ruche". 

Pour toutes autres informations:

www.laruchedesarts@hotmail.fr

 

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Fin de l'Entrée en matière et début des derniers articles parus 

mises à jour effectuées  le 26 septembre 2014 et le 26 Juin 2016pour la transition 26 décembre 2014/ vers 14 Janvier 2015 (voir mémno 02)

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HIER JUSQU'AU BOUT DE LA NUIT AU BAB'ILOPosté le 26/12/2014 - Par La Ruche des Arts chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

Retour sur la scène ouverte au Bab-Ilo du

Mercredi 17 décembre 2014 de 19 à 21 h

 

Thème: La Nuit 

 

Resterez-vous sous les étoiles-rêverez-vous ?

ou resterez-vous avec nous jusqu'au bout de la nuit ?

étaient les questions et vous êtes restés, pour la scène ouverte

et aussi pour la Carte Blanche à Emile Gayoso, qui suivait...

 

 

Mnémosyne d'Hervé Gosse

 

 

Michèle LASSIAZ déclare que la nuit étant venue très tôt, il faut la chanter sans perdre de temps. Elle pousse à s’exprimer tous ceux qui arrivent de nuit et même ceux qui n’ont pas vu le jour

 

 

 

 

 

 

 

 

Bernard PHILIPPON commence immédiatement après Michèle et nous enchante dès le départ; Bernard  affirme que, la nuit, les cœurs commencent à s’épancher. Il est bien tard pour apercevoir quelque chose dans le miroir de l’amour. Faute de lumière, on n’y distingue qu’un vieux moulin, un arc qui se brise. Tout n’est-il que ruines ? Heureusement, il y brille une étoile dans un océan tout bleu.

 

Serge CARBONNEL nous déclare qu’il fait toujours nuit pendant la guerre. Pendant les nuits de guerre, les petits enfants sont tout bleus et ils ont froid comme la lune. Elle se gèle et pourtant elle est belle et tranquille comme les petits enfants qui ne remuent pas.

 

 

 

Agnès RAVELOSON évoque des nuits d’errance, de fuite, d’exode, où s’installe un épais brouillard, effaçant les visages des êtres aimés. Dans ces nuits, seul demeure et reste visible l’amour dans les cœurs. Les ombres et les silences ne font plus peur et rappellent ceux qui nous sont chers.

 

 

 

 

 

Zita et Didier LALOUX racontent  et chantent leurs nuits blanches, à l’écoute de la messagerie céleste. Sur les radios de nuit, malgré les annonces météo, les grésillements, les publicités, ils ont entendu le bruit des  claquettes de Ginger ROGER'S et de Fred ASTAIRE. Que le ciel s’assombrisse, que les nuages crèvent, qu’il y ait de l’eau dans le gaz, peu importe, il faut imiter, toutes les nuits, le couple qui fait des claquettes.

 

Stéphane COTTIN, co-fondateur de la Ruche avec Michèle LASSIAZ, et qui nous revient ce soir, raconte les aventures nocturnes de Malus, dit le salace, qui ne se lasse pas des femmes mais se plaint d’Hortense, à la peau lisse, de vingt ans, qui se cache, la nuit, derrière ses hortensias. Malus ne mollit pas avec Melissa, une fille mollasse, sans malice, mais lasse de Malus.

 

 

 

Hervé GOSSE nous fait sentir les mauvaises odeurs de cigarettes, de joints, d’alcools, de sueur et de vomi dans une voiture qui roule, la nuit, dans le sud des Etats Unis. Puis viennent les bonnes odeurs de la nature lorsque la voiture s’arrête enfin ; cela sent les fleurs, l’herbe et la bouse de vache. 

 

Claudine VAN LERENBERGHE  consulte, la nuit, les annonces immobilières pour trouver un toit, et sous le toit, un lit, et sous le lit, un chat gris…Le toit, le lit, et le mari aussi, c’est gris qu’elle les veut ; seule la nuit sera blanche ou noire.

 

 

 

Fabienne SCHMITT annonce que les jours se meurent à PARIS. Sur le Pont Neuf, les amants voient des serpents scintillants sur la Seine. C’est une scène hallucinante. Les amants ébahis filent au Quartier Latin pour se livrer à des jeux interdits, derrière des portes cochères.  A minuit, les passants se griment le corps et l’âme. La lune voit tout mais ne dit rien. A six heures, c’est la Seine qui baille, les amants sont allés se coucher.

 

Christian LAFONT nous fait de prime abord part d'un quatrain composé au dernier atelier d'écriture, évoquant un chien nommé Quicky qui s'épanche sous un réverbère, puis égaie l’assistance avec une chanson évoquant la nuit animée d'"un danseur de Charleston" en 1925, qui le met en joie et procure de l’enthousiasme à tous ceux qui l’écoutent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michèle LASSIAZ  nous fait admirer des jeux de lune. Quand la lune crie derrière les volets, on se met la tête sous l’oreiller. La lune crie parce qu’elle est pleine. Elle va accoucher de petites lunettes, des jumelles. Elles deviendront des croissants de lune puis des quarts et des demi-lunes. Nous aimons la lune, grande ou petite, et nous n’irons plus la piétiner.

 

X...décrit les figures chimériques qui naissent la nuit, éclairées par les flammes du feu qui veille. Ce sont les formes difformes, d’un bossu noctambule, armé de crocs, doté de cornes, capable de sonner les cloches aux heures les plus tardives alors que la vie somnole.

 

Alain BRIANTAIS nous déclare que, la nuit, nous sommes conduits sur des chemins absurdes. Les vents nous poussent devant les vitrines des boulangères, où nous nous asseyons sur des fauteuils Louis XV. Puis nous fouillons les égouts pour vérifier qu’il ne s’y trouve personne de la noblesse. Nous retournons chez les boulangères qui se sont absentées pour aller dans leur cour et y tenir leur rang de princesse.

Suzie nous livre le contenu de rêves démentiels peuplant ses nuits, des rêves où surgissent des antennes paraboliques, des feuilletons et surtout « Les Feux de l’Amour », tout un programme ! Vivement demain car les « Feux de l’Amour », çà passe tous les jours ! 

 

 Evelyne  GAUTHERON, de Colombes, chante le marchand de sable qui arrive sur son traîneau. Petits enfants, il est l’heure d’aller vous coucher ! Les clochettes tintinnabulent et le sable tombe sur vos paupières. Dormez ! Dormez ! Toute la salle du BAB’ILO demande aux petits enfants de s’endormir.

 

Benoit GIMENEZ, très occupé professionnellement, cette nuit de retour, évoque le petit matin, lorsqu’une vingtaine de techniciens de surface, au quarante-huitième étage, balaient devant la porte d’un cabinet d’avocats. Ils tâchent de ne pas se faire remarquer et nettoient rapidement toute trace de leur vie et de leur destin. Une voix nous ordonne de grimper au sommet de ces tours écrasantes de la vie. Nous avons trop appris à faire les choses sans nous poser de questions. Les autres, comme ces techniciens, tout là haut, ne sont pas des silhouettes.

Benoit peint la ville, la nuit, aussi bien la cité dortoir que l’intérieur d’un manoir avec son boudoir. Les paraboles sont sur tous les toits, en nombre infini, jusqu’à l’hyperbole. La ville, la nuit, a subi une opération de chirurgie, elle dort,  puis elle rugit au petit matin.

 

 

 

Serge CARBONNEL revient, et, par son poème, nous demande de "le delivrer de l'éternelle nuit du mensonge quotidien" (citation), puis termine sur un texte du thème "le Regard" afin d' apprendre à regarder et de faire mieux demain qu'hier. Ce qui est évidemment louable et apprécié comme il se doit

 

 

X.? ( qui se reconnaitra et pourra se signaler) nous conte  l’angélus et toutes ces voies lointaines qui partent d’un même point. Serait-ce les voies lointaines du rêve qui chemine dès la fin de la prière du soir ? Serait-ce les voies lointaines de la vraie vie qui éclot dès la nuit tombée ?

 

Bernard PHILIPPON parle de la poésie de Victor Hugo ainsi que des poèmes nés lors du dernier atelier d’écriture. Il s’agit de poèmes nés la nuit, avec deux pieds puis avec trois, quatre, cinq et six pieds, puis de poèmes nommés «alexandrins», après leur naissance. La poésie fait nocturne et le poète travaille d’arrache pieds la nuit. Les images fusent : la nuit, le disque d’or s’endort, il n’a pu survivre à l’après-midi. Le temps est tissé mince. Il ordonne la succession mécanique du jour et de la nuit. Il est un maître absolu, qui s’impose seconde après seconde. Il peint tour à tour un ciel gris bleu et un ciel noir.

 

Zita nous confie que les enfants qui s’aiment peuvent ouvrir toutes les portes de la nuit. La haine et le mépris s’effacent et ne sont là pour personne. Ils sont sortis par les portes de la nuit, craignant l’obscurité et les chauves souris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stéphane COTTIN conte les mots dont le sens dérape, la nuit. Dans le noir, Micheline a des mouches sur les miches et son Michel en a sur les mèches, c’est moche.

 

 

Invitées au BAB’ILO, Emilie OMNES et Anne  FONTAINE, de l’association « Nubuk, création littéraire »  assemblent avec génie des mots, trois par trois, tirés du chapeau, et provenant de langues différentes. Elles forgent des phrases impossibles avec « stiletto », « paradise », « gatto ». C’est bien plus difficile que d’offrir aux chats des gâteaux ou de les faire écrire au stylo. Pour réussir cette gymnastique, cette danse acrobatique, avec talons, il faut mettre sur la tête un tutu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La scène ouverte du BAB’ILO est suivie d’une carte blanche, avec une suite de textes

poétiques de Bernard DIMEY et de Robert DESNOS, dits avec une profonde sensibilité (voir Mnémosyne de la Carte blanche à Emile Gayoso) Une bonne nuit à revivre poétiquement

 

 

Hervé GOSSE

 

 

 

 

 

 

 

 

cette scène ouverte était  suivie de la

Carte Blanche à Emile GAYOSO

 

 

 

 

 

 

 

Ndlr: Nous remercions les auteurs des poèmes, contes, textes ou chansons qui se sont manifestés afin de rétablir:

l'attribution d'un texte à son auteur, le bon ordre de passage ou la cohérence d'une interprétation par rapport à son

auteur; Merci à tous(tes) pour assister aux scènes ouvertes, continuer à lire ce blog et participer activement à la vie

de notre association 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Photos: en tête et réverbère Joseph SIBIO,

sur la scène du Bab-Ilo:Christian LAFONT

Mnémosyne:Hervé GOSSE revisité par Chr Lafont

Clipart Lune et mise en page

Christian LAFONT

 

 

 

C'EST DEMAIN LA SCÈNE OUVERTE DE LA RUCHE DES ARTS THÈME DEMAINPosté le 18/11/2014 - Par La Ruche des Arts chr Sur le Feu de la Ruche

SCÈNE OUVERTE

DE LA RUCHE DES ARTS

 

 

le  Mercredi19 Novembre 2014 de 19 à 21h

 

SUR LE THÈME  "DEMAIN" 

 

AU BAB-ILO 

 

IRONS-NOUS DANS LA LUNE SUR MARS OU BIEN AILLEURS

Quel avenir pour vous ? Où serez vous Demain ?

 

un thème d'avenir à lire, dire, conter ou débattre...au

 

 

 

 

 

Café BAB-ILO  6 rue du Baigneur Paris 18ème

métro Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

 

 

IMPORTANT avant la Scène ouverte

 

 

ANNE-MARIE LAMA  (de la Ruche des Arts)

expose quelques-unes de ses œuvres  

picturales le 19 novembre à 18 h

 

et vous convie autour d’un pot, de 18 à 19 h avant la Soirée Poésie

“ Scène Ouverte au BAB-ILO ”

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

 

 

 

 

 

 

chr

 
 

 

 

LE REGARD AFFÛTÉ DE LA RUCHE DES ARTSPosté le 27/10/2014 - Par La Ruche des Arts Fabienne SCHMITT chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

 

Scène ouverte au Bab-Ilo

du 15 Octobre 2014

 

« Le Regard »

 

 

Mnémosyne de la scène ouverte au Bab-Ilo de la Ruche des Arts du 17 Octobre 2014 par Fabienne SCHMITT

 

 

Nous eûmes de belles visions ce soir-là sur la scène du Bab-Ilo

et nos oreilles furent elles aussi à nouveau conquises !

 

Rires, sourires, émotions ont encore une fois été partagés avec bonheur par tous, sur le thème du « regard ».

 

Il y avait de nouveaux visages, des amis de Serge Carbonnel, curieux de nous connaître et impatients d’assister à la Carte blanche de ce grand poète, et aussi des spectateurs de notre déambulation poétique du dimanche 12 octobre, avides de continuer un bout de chemin avec nous.

 

Notre reine, Michèle Lassiaz, a déclaré, plusieurs fois, tonitruante : « Je vous trouve très beaux ! »

 

.

 

Elle nous offre un poème touchant sur les oubliés de notre société. Oguène poursuit avec un poème de son recueil “ Errances ” qu’elle gonfle à l’inspiration. Maryse Licette, heureuse d’être à nouveau parmi nous, lit avec douceur un de ses textes. Louise Emily, de sa voix fluette, nous intime l’ordre de regarder : « Regarde, regarde… » C’est beau !

Marièva Sol nous dit un très beau texte de sa fille An Pra. Fabienne Schmitt scrute en rimes et tendresse les regards de l’humanité, et Anefrance nous enchante avec le « Miroir »  de Baudelaire

 

Puis Didier Laloux au piano et sa fidèle Zita, « ignominieusement », et pour notre plus grand plaisir, interprètent « Un jour tu verras »….repris pas la salle en chœur..

 

Agnès Raveloson nous emmène dans son « jardin intérieur » pour un regard vers le bonheur et la beauté.

Et Gladys Minot nous offre « A de beaux yeux » de Théophile Gautier.

Alain Briantais nous régale ensuite avec deux belles visions : « je t’ai vu »…et « rêve plus haut »….extraits de son recueil « Essaimer » et Valentine nous cite Mandela :« On ne peux maquiller le regard ».

 

Place à Alain Pizzera pour trois regards de douceur de son cru : l’un sur le « noir », le second sur « le choc du réel qui s’échappe », et le troisième, « un enfant ouvre les yeux »  

 

Christian Lafont nous réjouit en mélangeant différents poèmes dans sa version de
« T’as d’beaux yeux tu sais », nous fait bien rire en avouant qu’une petite souris l’observe, et termine plus gravement dans l’angoisse d’un regard.

Evelyne Gautheron nous fait découvrir le texte d’une chanson moins connue de Brel : « ils nous font regarder ». Nous retrouvons ensuite avec joie Paul Eric qui nous livre le regard de l’artiste et du créateur, car « l’art rend fort ».

 

 

                    

                                                                                                           

 

 

Philippe nous révèle un extrait de son album «L’Européenne » : «… ce visage qu’on n’oublie pas, ce regard qu’on ne croise pas… », «… pour la mémoire… ».

 

 

 

           

Petite surprise du charmant italien Antonio, un de nos fans depuis notre prestation aux Vendanges de Montmartre dimanche dernier ; venu nous remercier,
il nous dit : « …Mais seulement si tu restes… » dans un français impeccable.

Marièva Sol nous livre un extrait inédit de son nouveau livre de nouvelles, l’histoire d’une rencontre improbable : « Le regard de Quasimodo sur Barbarella ».

 

 

 

 

Josiane et Alain, nouveaux amis comédiens, viennent pour la première fois nous jouer un extrait de leur spectacle dédié à Léo Ferré, créé à partir d’interviews du poète. Josiane nous dit  : « Pépé », le chimpanzé.

Valérie Bellet a « regardé dans sa tête », et même si elle dit qu’elle n’a « rien à nous dire », finit par inviter Valentine sur scène, et le duo se lance dans une improvisation superbe. Fous-rires dans la salle…

 

 

Oguène prend le relais en faisant boursicoter nos yeux sur les « actionnaires », puis se livre aussi à un joli duo de regards en improvisation avec Marièva, « au-delà des mots ». Valentine rétorque avec  : « Le jour de mes 16 ans » de Bernard Dimey , et Alain Pizzera finit en beauté en nous narrant « Une noix » de Charles Trenet…

 

 

 

 

On se quitte, regards éblouis, en chantonnant les quelques notes imprévues fredonnées par Fabienne du « Vous qui passez sans me voir » de Charles Trenet. Rendez-vous en novembre !

 

Fabienne SCHMITT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Mnémosyne : Fabienne SCHMITT

Additif : Alain BRIANTAIS

Photo de et par : Fabienne SCHMITT

Photos et mise en page :

Christian LAFONT

 

 

 

 

 

 

 

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Posté le 16/10/2014 - Par La Ruche des Arts Hervé Gosse chr Sur le Feu de la Ruche

 

RETOUR RÉCENT SUR LA SCENE OUVERTE "LES VIEUX" AU BAB-ILO

-de Septembre 2014-

 

Photo Un vieux couple de Joseph SIBIO

 

 

MNEMOSYNE DE LA SCENE OUVERTE  AU BAB’ILO  DU 18  SEPTEMBRE 2014 SUR LE THEME : « LES VIEUX »


 

 


 

Quoi de vieux ? Mais comment çà ? Quoi de vieux ?

Mais, ce soir, tout est vieux. Ce soir, c’est place aux vieux !

 

Oh, vieillesse amie ! Si nous avons tant vécu, c’est que, ce soir, nous voulons te célébrer. Regarde ! Nous avons blanchi, nous nous sommes dégarnis, flétris et nous voulons faire de vieux os, ce soir au « Bab’ilo ».

 

Michèle LASSIAZ annonce d’emblée avec humour que le neuf, c’est nul, que le neuf, c’est hors sujet. D’ailleurs, on ne chine que pour trouver de vieux objets.

Les vieux objets sont les plus beaux, sont les plus rares. C’est d’abord dans les vieux pots, même sourds, que l’on fait la meilleure soupe. C’est avec de vieux débris que l’on crée des œuvres d’art. Il faut trouver de vieux adages et de vieux souvenirs car ils sont les plus chers à notre cœur. Alors, il faut chiner. Il faut chiner pour trouver de vieux cons, de vieux frères, de vieilles branches, et puis de vieilles amantes (il n’y en a pas sur le Pont Neuf, peu fait pour les amours anciennes). Et si l’on rencontre de vieux singes qui font la grimace, il faut leur offrir un vin vieux ou de vieilles liqueurs, dans de vieilles fioles, comme aux vieux papes (mais attention, pour le vin vieux, pas du « Château neuf du pape » !) .

Les jeunes qui s’aiment sur le Pont Neuf n’ont pas de bouteille et, pour avoir de la valeur, ils attendent un grand nombre d’années. Ils voudraient être aussi malins que les vieux singes, collectionneurs de vieilles pierres, de vieux bijoux et de vieilles habitudes.

 

Fabienne SCHMITT connaît un vieux beau, avec une vieille peau, le visage fané, qui offre des fleurs flétries à des femmes qui n’ont plus vingt ans mais qui n’en ont pas encore cent. Elles ont une vieille dent contre lui mais ce n’est pas grave car elles peuvent encore mâcher et remâcher leurs journées passées avec lui. Le vieux beau a de vieilles manies et de vieilles amies qui adorent les vieilleries et c’est pour cela qu’elles l’ont trouvé en allant chiner. Et pour terminer, Fabienne nous régale du très beau texte de Georges MOUSTAKI, mis en valeur par Serge REGGIANI : « SARAH ».

 

ANEFRANCE  évoque Louis ARAGON qui célèbre les vieux jours, ceux où le vieil homme se fait vieux pour que son regard s’aiguise et pour que sa canne blanche tâte beaucoup mieux le terrain, le terrain de la vie surtout. Les jambes usées, les jarrets fatigués, il a heureusement l’œil et l’odorat plus qu’affûtés, ce « voyageur de l’impériale », qui a traversé maintes contrées et se sent partout comme chez lui.

 

 

 

 

Hervé GOSSE maniant avec dextérité humour et insolite ne déroge pas à son mode de fonctionnement en nous régalant d’un texte à la conclusion surprenante, ce qui fut le cas. Surprise suivie d’applaudissements. (*1)

 

Agnès RAVELESON  de COLOMBES, s’ébaubit devant les vieux, les vieux colombiens d’abord, comme "Christophe", le grand navigateur, qui a su mener sa barque, sur ses vieux jours. La vieillesse, c’est l’idéal, le sommet de la vie. On quitte le Vieux Continent pour aborder un nouveau monde. Au terme du voyage, c’est la découverte de la vie et de ses trésors. C’est enfin le temps de méditer en se palpant les os du crâne, ou quelque tibia, ou une omoplate, à chacun son choix.

 

Louise EMILY  nous confirme, qu’avec la vieillesse, on se rapproche beaucoup plus de ce qu’il y a en-dessous, en-dessous de la peau… on découvre le squelette. Le doigt peut palper le crâne et sentir que l’épiderme qui l’en sépare est mince comme une feuille de papier. Dès la retraite, on peut aussi commencer à compter ses os, ce qu’on ne faisait jamais auparavant car on n’y pensait pas.

 

Didier LALOUX et Alain BRIANTAIS  parlent d’eux en parlant chiffons. Mais c’est de vieux chiffons dont ils parlent, de ceux qui ont tout essuyé, tout nettoyé, depuis des lustres et aussi des lampes. Ils ont tant frotté depuis tant d’années qu’ils se prennent pour des chiffons retraités. L’idée ne les chiffonne pas. Ils ont essuyé les pieds des meubles, les jambes des tables et les genoux des buffets. Pendant un temps, on les a rangés, on ne les a plus vus. C’est la femme de ménage qui les a mis en boule dans sa poche. Tout est propre sur scène, pas de poussière dans la salle, personne n’éternue. Les deux chiffons ont frotté les chaises, le piano, le micro, le comptoir du bar, tout au fond, derrière les spectateurs. Les deux chiffons sont un peu troués, déchirés mais ils se tiennent bien sur scène et n’oublient pas leur texte bien qu’ils parlent de tout, de leur ménage, du nettoyage et de la propreté. L’un d’eux répète son prénom de chiffon, c’est ROGER. Un chiffon doit avoir un prénom, c’est aussi vrai pour les brosses et les balais qui veulent se mettre en ménage.

 

 

 

Cypora HERSZORN véritable virtuose de l’écriture poétique académique et très humaine, et qui écrit beaucoup, nous entraine dans un joli et prenant poème de circonstance extrait de son livre : “Le monde à ma fenêtre” édité par le Cercle des poètes du 18ème (arrondissement de Paris et non siècle).

 

Anne-Marie LAMA évoque le vieux Paris, traversé de vieilles rues pavées à l’ancienne, où trottinent de petits vieux et de petites vieilles qui suivent à petits pas leurs vieilles habitudes. Ils aiment les vieux livres, les vins vieux, les vieilles recettes de cuisine, les vieilles croutes de fromage, les vieux radis qu’ils achètent au Pont-Vieux, sur le vieux marché. Seuls les vieux radins n’y vont pas. 

 

YVON, son mari et complice en poésie, lui emboite le pas et emprunte la scène pour

nous faire part de ses cogitations sur de vieux sujets étonnants.

 

  

   

 

 

 

ZITA et DIDIER  jouent les vieux amoureux transis qui ressassent de vieux souvenirs. Didier remue la cuiller pour qu’ils remontent à la surface. Avec la vieillesse, la marmite est pleine, y a plus qu’à touiller. Zita fait la moue et n’apprécie pas forcément tout ce qui remonte du fond de la jeunesse. Didier, en vieux beau Pan, joue de la flûte et fait la roue. Il ensorcelle Zita ainsi que le public qui s’enflamme pour ses vieilles histoires et entonne

de vieux refrains.

 

 

 

 

YSIA MARIEVA nous émeut avec de jolis textes très bien écrits, ce qui est le cas de celui évoquant bien le thème de la soirée et qui est très apprécié.

 

VALENTINE évoque avec grand humour un texte de Bernard DIMEY. La vieillesse, cet âge qui cumule les dizaines d’années d’amour, les mille et une fois, les photos plein les malles si bien qu’on ne se souvient plus de tout çà. Alors à quoi bon ? Valentine résume la situation : « Les vieux, çà bouffe et çà ne rapporte pas. Les vieux, ils ne marchent pas, ils ne font rien et il faut les ramener en voiture. Il vaudrait mieux les faire bosser. » Voilà une nouvelle réforme des retraites qui s’annonce.

 

 

Nicole MOTTE, de passage à Paris pour voir ses ami(es) et de retour sur
la scène parisienne du BAB-ILO, évoque 
une histoire èmouvante d’un vieux laitier; ce qui rappelle à -presque tous -de vieux souvenirs.
Nous compatissons par nos applaudissements

 

 

 

Christian LAFONT déclare tout d’abord qu’il est comme tout le monde, qu’il s’accroche. C’est pour répondre aux imbéciles qui croient que quand la vieillesse approche, on décroche. Qu’est ce qu’on peut décrocher, d’ailleurs, quand on est vieux ? Les rideaux ? Le gros lot ? La timbale ? On ne décroche pas l’ampoule non plus quand elle est grillée et c’est le trou noir(*2) où les avions disparaissent. Les radars sont brouillés et sont sourds, aveugles, ils ont du mal à marcher. Que s’est-il passé ?

 

Alain PIZERRA évoque les vieux philosophes au sommet de leur sagesse, faisant école, entourés de plus jeunes disciples suivant leur exemple : Sénèque, Socrate, Diogène, vieux mais ô combien détachés de toutes les contingences de l’existence. Il nous faut cultiver cette part de vieillesse, qui loin d’être sénilité, est synonyme d’intelligence, de clairvoyance. La vieillesse doit être traversée comme un nouveau chemin de découverte. Elle doit être vécue comme un âge où l’intelligence, appuyée sur l’expérience, a trouvé pleinement sa voie.

 

 

May DUHAMEAUX parle des petits jeunes de 86 ans qui auraient pu avoir pour grand-mère Jeanne Calment. Des calmants, on en a besoin pour oublier notre angoisse de vieillir et pour ne pas nous souvenir que la jeunesse a fui lâchement, sans rien dire, à notre nez et à notre barbe, notre barbe à papa, parce qu’elle est blanche notre barbe et qu’on n’a pas pu enlever tout le sucre qui s’est collé dessus. Les jeunes n’ont pas ce souci-là car ils avalent une crêpe en trois bouchées, une crêpe qui va directement dans leur gosier.

 

 

 

 

Evelyne GAUTHERON, colombienne elle aussi - non pas de Colombie- mais de Colombeswink - nous entraine dans sa chanson “Les petits papiers”. Participation toujours enthousiaste de toute la salle.

 

CHRYSTELLE  chante la vieillesse, douce et sereine comme un léger souffle de vent. C’est un regard tendre, attentionné, c’est un sourire parti du fond du cœur, c’est un geste discret d’amour et de compréhension qui touche l’assistance. Bravo aux jeunes poètes qui nous rejoignent.

 

 

 

 

Yves ALAIN et ses complices en poésie, MATHIEU et JERÔME, déclament des poèmes de Jean de Mirmont, fauché hélas dans sa pleine jeunesse par la guerre, dès 1914 au Chemin des Dames. Ce tout précoce écrivain,
ami de Mauriac, ne laissera en mémoire que son tout jeune âge et un immense talent de poète. Tous écoutent des vers pleins d’émotion et de sensibilité porteurs d’un destin tragique.

Poutant, la soirée se termine joyeusement.
Nous reviendrons porter un autre regard au BAB-ILO
lors de la prochaine scène ouverte de la Ruche.

 

Hervé GOSSE

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


 

*Ndlr (*1) Pour cette partie de texte seulement, la rédaction s'est substituée à Hervé.

(*2) Christian évoque le "trou noir" de l'espace engloutissant tout ce qui passe à sa portée et bien sûr les vieilles planètes.  

 

La Ruche des Arts

Mnémosyne : Hervé GOSSE

Photos Noir et Blanc : Joseph SIBIO
vieux couple, vieille Cox, Vieux livres 

Photos BAB-ILO et mise en page :

Christian LAFONT

 

 

 

 

 

 

 

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Amis(es) Poètes de la Ruche des Arts et de partout, 

Vous aurez à coeur de ne pas manquer la

 

 

SCENE OUVERTE DE LA RENTREE AU  BAB-ILO

 

le 24 Septembre 2014

de 19 à 21 h

 

 

Thème: LES VIEUX -VIEILLES-

 

Tout ce que vous voulez : renards, bibelots, vélos, greniers, éléphants, pinces crocodiles, ordinateurs, livres, grimoires, musées, souvenirs, ratons-laveurs et

même voisins, amours etc etc... 

 

Laissez vagabonder votre imagination au

 

Café BAB-ILO

 

9 rue du Baigneur,

Paris 758018

métros: Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

 

 

 

 

publié par la Ruche des Arts

photo Christian Lafont /Benoit Gimenez

 

 

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La Création du nouveau monde de la Ruche des Arts au BAB-ILO

 

*Michèle Lassiaz, notre présidente ouvre brillamment la scène ouverte et ayant rappelé le dernier Atelier d'écriture de la Ruche des Arts sur le thème de la création, passe le relais à *Christian Lafont qui évoque le Créateur, l’architecte Dieu, qui fait appel à un cabinet d’architecture pour revoir ses constructions. Christian est d’avis que *DIEU a fait de la procrastination (Ho là là, j’ai eu besoin du dictionnaire et j’ai consulté Wikipedia en rentrant chez moi). C’est çà, en fait, *Dieu ne pourra pas toujours remettre au lendemain son travail. Sa création n’est pas achevée, affirme Christian qui signale qu' »au nom de la paix on passe son temps à se faire la guerre » ; il n’est pas démenti par la salle. A-t-il des plans dans ses poches ? C’est possible, mais c'est Michèle Lassiaz qui, enchaînant, apporte sa réponse d'un monde meilleur, dénonce avec lyrisme le bordel ambiant, un Chaos moderne, un désordre universel. Elle revendique un monde nouveau où les plus faibles seront pris en considération, l’inverse d’aujourd’hui. Elle se lance dans des propos totalement innovants. Elle affirme que la parole sera d’abord donnée aux bègues, aux asthmatiques. La chasse au cynisme, à l’indifférence, à l’égoïsme sera ouverte. Tout çà reste à créer. Et puis, voilà, elle prévoit de la poésie à l’Assemblée Nationale (elle ne parle pas du Sénat ni du Conseil Constitutionnel, c’est trop tôt pour eux). Elle cite Vaclav HAVEL, le Poète Président ou Président Poète qui met tous les textes de lois en vers et les fait rimer, surtout. Eh oui, toute la constitution tchèque est un immense poème.

 

Anefrance improvisant, nous offre ses réflexions sur la création où alternent gouaille et mélancolie qui nous interpellent ; C'est au tour d'Evelyne Gautheron qui nous donne avec un extrait choisi, sa vision de la création apprécié

Fabienne Schmitt affirme qu’on crée autant qu’on détruit. Et puis, on n’arrête pas de se créer des soucis, des ennuis, des ennemis. On a des créances. Un peu de récréation permettrait de souffler mais on n’en a pas beaucoup dans nos vies où l’on ne sait plus bien ce qui est créateur et ce qui est destructeur.

Agnès Raveloson évoque toutes les créations personnelles, celles de tous les artistes qui créent le monde à tous les instants et pallient ainsi aux défaillances du Créateur, Dieu, un « procrastinateur», ce que ne sont pas les poètes, les musiciens, les peintres et tous ceux qui se passionnent pour créer leurs œuvres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cypora Herszorn nous rappelle que la création s'est assez mal passée pour nous : nous avons été chassés du Paradis. Dieu a créé l’Enfer, pour nous faire regretter ce que nous avons perdu. Nous avons échappé des mains du marionnettiste, Dieu. Les ficelles se sont cassées et il nous a laissés tomber. Nous n’avons plus joué au Paradis où le Créateur ne pouvait plus nous manipuler et nous mettre en spectacle. Mais, nous sommes devenus des créateurs d’ici-bas. Même si au Paradis on n’est plus à l’affiche, on s’en fiche, çà ne nous empêche pas de lire nos textes et de chanter nos chansons.

Lydie Quennesson s’est tournée vers le Petit Prince, ce petit Jésus, fils du Père Saint Exupéry, et elle nous annonce à tous qu’il est né, au moment où est apparu un arc en ciel. Le firmament s’étend comme une toile, couverte d’étoiles. Il n’y a pas assez de mots pour l’admirer, ce nouveau monde ; on crée de nouveaux mots pour éviter de répéter les anciens. Le petit Prince nous fait découvrir les beautés de la terre des hommes. Oguène enchaîne avec un poème extrait de son livre et nous émeut, tant par la qualité de son texte que par le chant,presque surnaturel, qui ponctuait au début et à la fin, sa prestation

Thierry Delaroyère enchaine plusieurs chansons, pleines de charme et de saveur, et, s'accompagnant à la guitare, il égraine des notes de joie, de bonheur, et tous les « BAB-ILONIENS » entonnent ses refrains. Il évoque la chute du Mur de BERLIN et il nous convainc que ce n’est plus la peine de se faire de la peine. Il nous fait bien peser la fugacité des choses et nous prévient que c’est déjà demain parce que le temps qui passe est un rapace; une « carte blanche » lui sera prochainement consacrée.

 

 

 

 

 

Emile Gayoso avec un nimbe « Bab'ilonien » (ndlr :voir photo)a pesé le cœur humain : résultat : 300 grammes en moyenne, et pas plus. Ah ! C’est peu ! Tout le monde s’en étonne. Certains ont presque un cri d’effroi. Puis, il a mis aussi le cerveau sur la balance : un kilo et cinq cents grammes. Ne faites pas Oh ! Il faut bien çà car le cerveau travaille beaucoup. Le cœur travaille aussi, infatigablement, avec des centaines de milliers de pulsations…Qui travaille le plus pour la poésie? C’est le cœur du problème. Qui, du cœur ou du cerveau nous aide à passer du scientifique au poétique ? Les raisonnements d’Emile nous transportent dans un univers surréaliste particulièrement saisissant. Tant de talent et de réflexions méritent une carte blanche;celle ci unira Bernard Dimey et Robert Desnos

 

 

Daniel Geffroy nous interprète un magnifique poème de sa création sur la création peut-être prochainement publié et très applaudi

DIDIER et ZITA évoquent Nino FERRER, ce grand créateur de chansons. Ecoutons bien le telefon qui son, et Mirza, et mangeons des cornichons, mais Nino ferrer ayant de multiples talents dont certains peu connus, DIDIER et ZITA nous font ainsi revivre selon ses textes des scènes de la Création, la vraie, comme un film grand spectacle, tombant dans le burlesque. Ils jouent aux serpents qui sifflent, alors que la pomme grossit, rougit et se balance sur l’Arbre du Paradis. Ils sont désopilants dans ces scènes de la Tentation.

Alain Briantais nous montre comment il réussit à créer le texte qu’il nous présente en se pliant aux contraintes d’un exercice, qui l’a obligé à ne pas employer certaines lettres et certaines syllabes. C’était, dit-il, un exercice demandé lors du dernier atelier d’écriture (faire beaucoup avec peu : crise économique oblige). Il a souffert, il s’est tordu l’esprit (il aurait pu se faire mal), a mis bout à bout ses petits mots dispersés, rescapés, sur ses papiers, est parvenu à les remettre debout et à nous les faire apprécier.

 

 

 

 

 

Catie Canta nous enchante sur des airs légers comme des créations en dentelle. Elle nous parle aussi de créations à l’aquarelle, ou de celles qui relèvent de l’art de la pâtisserie. Ce sont des créations faites avec des doigts de fées. La pâte est légère, c’est une merveille !

Valérie Bellet dérogeant à son mode opératoire interpellant, reste sagement assise à sa place d'où elle évoque plusieurs animaux de la Création, en passant du mouton au perroquet, du coq à l’âne. Dehors, il pleut, c’est un déluge, mais nos animaux sont là, sont bien là, à l’abri et protégés.

Maryse Licette de retour sur scène nous suggère une méthode personnelle de concevoir la création que nous apprécions. Annie Pouilhes toujours en verve et très expressive, nous conte une belle histoire à multiples rebondissements, qui se termine bien ; Nous sommes soulagés et applaudissons. Hervé Gosse veut que l’esprit créatif sorte de chez lui et quitte ses habitudes, aille vers l’extérieur, vers tous les êtres et les choses qu’il ne connaît pas assez. Toujours brave notre Hervé... (ndlr)

 

 

 

 

 

 

 

0livia Colboc clôt cette soirée en interprétant des morceaux magnifiques au piano ; nous admirons tous la virtuosité de son jeu et sommes émus et séduits par la beauté de sa musique. Cette musique touche le cœur de chacun d’entre-nous ; nous souhaiterions qu'elle ne s'arrête jamais. Vivement sa carte blanche et la prochaine scène ouverte de la Ruche des Arts avec autant de chaleur humaine au BAB-ILO.

 

 

 

 

Prochaine scène ouverte de la Ruche des Arts

au BAB-ILO le Mercredi 18 Juin 2014 - thème l'Attente

 

BAB-ILO 6 rue du Baigneur Paris 18ème

métro Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

*(NDLR: Michèle, Christian, Alain, Serge etc...

ont participé à un atelier d'écriture sur le thème de la création et- entre autres exercices-

à argumenter sur l'exercice suivant: Dieu(générique) s'adresse à votre cabinet d'architectes lui demandant l'analyse de la situation et l'établissement d'un rapport en prose ou vers pour la création d'un monde meilleur; il s'agit d'un exercice de style limité dans le temps relatant une opinion à un moment donné et pour certains teintés d'humour

Ce sont quelques uns de ces exercices qui ont été lus par leurs auteurs lors de la scène

ouverte; ils ont plutôt une vocation distractive et ne délivrent aucun message universel,

La Ruche des arts étant multi et pluri-culturelle laisse à chacun(une) sa liberté de croyance ou d'opinion et leur perception par chaque individu, sans refléter de pensée générale

Notre association est toujours porteuse des valeurs de respect, et poursuit le chemin défini dans ces statuts

(mettre la main à ses rêves, ouvrir la porte de l’expression et l’épanouissement de soi).

 

Article: Hervé Gosse

mise en page et photos

Christian Lafont

pour la Ruche des Arts

 

 

 

AUjourd'hui 21 Mai 2014, à partir de 19 heures

au Bab Ilo, vous serez les créateurs de votre soirée

lors de la

 

Scène Ouverte 

de la Ruche des Arts 

 

où vous pourrez poétiser, romancer, prosodier, conter, proétiser librement, sans procrastiner

et en créationnant joyeusement

 

sur le thème

LA CREATION

 

Café BAB ILO

9, rue du Baigneur, Paris 18ème

métro Jules Joffrin - Lamarck -Caulaincourt

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Mnémosyne

ou

 La mémoire du Cercle

 

Scène ouverte poétique du 12 février 2014

Thème : Terre et espace

 

Mnémosyne de Serge Carbonnel

Photos de Christian Lafont

 

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Valentine Ducray

 

 

DSCF1012.JPGLa soirée commence par la présidente qui nous dit un texte très « Terre à terre » et termine en laissant l’Espace scénique et le Temps aux autres ». Bernard Philippon nous dit un texte qui parle de l’espace de l’écriture dans un quatrain classique. Daniel Geoffroy nous clame « Sur les chemins du ciel » comme un paradis perdu retrouvé au dernier voyage.

 

Oguène nous amène dans « la nuit qui nous enveloppe » dans un parfum d’espace à rêver. Pascal, nouveau venu parmi nous, nous lit son ode à l’évolution de la Terre. Ysia Plume d’encre nous donne son sonnet de trésors planétaires. May Duhameaux accompagnée au piano par Olivia Colboc nous gratifie d’un slam aux assonances en « an » où elle évoque le temps, la terre, la matière. Olivia Colboc nous offre une de ses compositions pianistiques qui émerveille.

 

Alain Briantais évoque la terre nourricière Gaïa abimée par les hommes. BernardDSCF1033.JPG Philippon, dans un sonnet magnifique, nous appelle à « Toujours plus pour les rêves ». Pour Christian Lafont, « autour de l’âtre » « l’espace est un amphithéâtre ». Benoit Gimenez nous rappelle que, sur Terre, il y a nature, village, cyprès et enfants. Colette Sauvanet nous emporte dans un « Berceau de joie » et un envol de mouette qui « glisse dans une nébuleuse floue »

 

Christian Lafont en verve nous parle avec son humour irremplaçable du soleil qui a rendez vous avec la lune au festival de Cannes. Valentine Ducraynotre grande diseuse de Bernard Dimey, nous raconte sans tristesse l’histoire triste d’une fille dont c’est la première fois et pour qui cela finira mal. Daniel Geoffroy chante « La complainte de la butte ». Plus tard il nous contera deux histoires corses.

 

DSCF1081.JPGValentine Ducray nous joue un sketch sur « Chausson » de toujours Bernard Dimay. Gisèle Ory avec sa belle voix grave et timbrée nous chante le « Je ne regrette rien » connu de tous. May Duhameaux accompagnée au piano par Olivia Colboc revient nous slamer un texte très émouvant qui parle de celui qui échoue sous une tente, ayant perdu son emploi et qui attend la mort. Oguène nous dit un texte court et efficace sur « arbre de terre, arbre de rêve ».

Valentine Ducray en pleine forme ce soir revient pour la troisème fois. Louise Emily nous offre comme toujours un texte tout en douceur. Ysia Plume d’encrele cerveau en jachère, part sous d’autres cieux. Oguène dans un quatrain nous dit que « la Terre saigne , la Terre souffre ».

 

Serge Carbonnel nous lit un texte de son dernier recueil « Le silence infini des étoilesDSCF1011-copie-2.JPG m’enchante ». Benoit Gimenez nous rappelle ce qu’est « Un pays ». Christian Lafont revient pour donner un de ses textes de l’atelier d’écriture. Isabeau de Paname dit le texte d’une de ses chansons « La baleine ». Emile Gayoso nous fait cadeau de son texte-conte où l’homme est le porteur d’un désir de conquête de l’espace.

 

Et Serge Carbonnel nous lit des extraits d’un recueil en préparation où il explore l’espace, du big-bang à la création des étoiles, de la terre, de l’homme et de l’amour que celui-ci porte en lui. Il est accompagné par Olivia Colboc au piano dans un duo qu’ils improvisent tous les deux.  

 

 

 

Une soirée dense, riche et chaleureuse
qui laisse place à la carte blanche d’Anefrance.

 

 

   

A la prochaine…

 

Mnémosyne de Serge CARBONNEL 

 

DSCF1076.JPG Ysia Plume d'Encre 

 

 

 

Prochaine

 

Scène Ouverte

 

Poétique

   

 

“Surprises et inattendus"

  

 

Mercredi 09 avril

   

dès 19h

     

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

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Mnémosyne

ou

 La mémoire du Cercle

 

Scène ouverte poétique du 15 Janvier 2014

Thème : la solitude

 

Mnémosyne de Serge Carbonnel

Photos de Christian Lafont

et Benoit Gimenez

 

 

 

IMG1795.jpgLa soirée commence par les accords d’accordéon de Pierre BRUDASZMarièva SOL chauffe la salle en chantant. ANEFRANCE nous conte avec sa verve de titi parisien l’histoire de cette femme appellée « Solitude ». Ensuite, accompagnée à l’accordéon, la salle entonne, « Le temps du muguet » et « La vie en rose ».

 

Puis Gisèle ORY nous dit un court poème  sur la solitude et chante « Lily Marlène ». Daniel GEOFFROY, évoque ses nuits, ses chimères et ses amours absents. Oguène nous parle de la solitude à laquelle on s’abandonne et nous appelle à apprendre à être seul, à être mille. Jean-Claude MORERA nous fait cadeau de trois petits textes en petites musiques de la solitude sereine et souterraine. Agnès RAVELOSON nous parle de solitude et de son contraire, de cette solitude qui court comme une rivière.

 

Fabienne SCHMITT nous la fait côtoyer dans les bars et sur les trottoirs. Alain PIZERRA nous demande d’« Osez la solitude » pour être différent, pour changer notre quotidien et nous offre un texte splendide de Oscar Venceslas de Lubicz Milosh. Cypora HERSZHORN nous dispense l’arôme merveilleux de ses vers de cristal, comme à son habitude. May DUHAMEAUX nous déclame la solitude à travers un de ses textes à la beauté d’un romantisme pur, mélange de Lamartine et de Nerval. Louise EMILY chante « La Solitude » de Barbara, Evelyne GAUTHERON celle de Moustaki.

 

Nous décompressons en chantant tous « La bohème », accompagnés toujours par Pierre.

 

Serge CARBONNEL nous dit sa solitude de ne pas voir les mots se muter en réalitéIMG1841.jpg tangible comme le pain. Bernard PHILIPPON nous dit un texte qu’il a écrit lors de son atelier d’écriture. Christian LAFONT nous parle de la solitude de Mozart, le chat de la présidente qu’elle laisse seul pour aller en province (oh ! la méchante !).

 

Lydie QUENNESSON regarde la solitude comme un portrait dans le miroir. Annick nous offre un texte en prose à la belle rythmique. Alain BRIANTAIS se veut plein d’espoir dans un texte noir qui parle de guerre et d’égarementHervé GOSSE nous conte l’histoire du patron.

 

Emile GAYOSO nous clame « ses solitudes » arrachées à l’exaltation urbaine et nous demande de partir cueillir l’edelweiss de la solitude. Catie CANTA chante, avec une nouvelle venue, Olivia COLBOC, au piano. Le public, emmerveillé par le talent de celle-ci, lui demande de bisser. Sa deuxième composition nous éblouit… C’est magnifique.

 

Et comme nous sommes en début d’année, Bernard, conclut par un texte où il souhaite ses meilleurs vœux, à sa manière, à la Solitude.

 

Une soirée dense, riche et chaleureuse
qui a tué en ce temps les solitudes personnelles.

 

A la prochaine…

 

Mnémosyne de Serge CARBONNEL 

 

Photo 070 

 

 

Prochaine

 

Scène Ouverte

 

Poétique

   

 

“Terre et espace"

  

 

Mercredi 12 février

   

dès 19h

     

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

sebedialch

 

Famille 2012-2013 190
 
 
Mnémosyme
La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique de décembre 2013

dont le Thème était "Le quotidien"

 

 

Nom d’une ruche sans miel !

Où ai-je donc mis mes notes de la dernière scène ouverte ?

Dans cette montagne de papiers et de paperasses
qui s’élève dans un coin de mon bureau,
Elles doivent bien y être !

 

236Je m’équipe, donc, de pieux, cordes, casque, lampe frontale et me jette dans le trop plein administratif ! Voilà ce que c’est quand on remet à demain ce que l’on peut faire le jour même. En apnée, je découvre une amende pour stationnement, sans paiement à l’horodateur, contractée en 1998… Je suffoque  à la pensée du crédit que je vais devoir contracter pour payer les arriérés. Oh ! Un Post-it pour me rappeler de régler ma cotisation à La Ruche des Arts… Je suffoque en imaginant Michèle Lassiaz et sa vive réaction à la prochaine scène ouverte… Oh ! Des bouts de poèmes que je trouvais plutôt pas mal foutus et qui, après seconde lecture, ne le sont vraiment pas…

 

Mais de notes…point.

J’ai certainement dû les mettre ailleurs… Mais où?

 

Me voilà dans une position inconfortable. Je dois écrire le Mnémosyne de notre dernière scène ouverte et je n’ai point de notes.

 

Que faire ?

Utiliser ma mémoire, mes souvenirs de cette soirée ?

Mais ma capacité mémorielle est similaire à celle du poisson rouge. Et comme mon outillage encéphalique est médiocre, je ne pourrais guère détailler le passage de chaque poète, chaque chanteur ou artiste sur notre scène.

 

Alors comment ?

Par le biais de l’émotion.

Oui, c’est çà. Par le biais de mes émotions.

 

Et elles furent nombreuses durant cette soirée-là. J’ai ri lorsque Michèle Lassiaz a introduit  notre soirée, habillée en concierge et en époussetant le crâne de chacun des convives. J’ai jubilé qu’il n’y ait pas assez de chaises dans notre cave pour accueillir tous nos amis. En effet, la carte blanche d’Alain Pizerra et d’Emmanuel Rey qui a eu lieu après notre scène, fût un vecteur d’un public plus nombreux qu’à l’accoutumée. J’ai été en joie pour toutes ses chansons qui furent chantées sur scènes et fredonnées dans la salle.258

 

Et tous ces passages de tous nos amis fidèles :

Fabienne, Serge, Annie, Cypora, Lydie, Christian, Ysia, Isabelle, Marièva, Oguène, Emile, Caty, Alain, Ane-France, Stéphane et tous les autres que ma mémoire de poisson rouge, et je m’en excuse auprès d’eux, ne me permet pas de nommer ici…

 

Oui, très chers poètes de notre Ruche des Arts bien aimée, vos mots, vos univers, vos harmoniques nous permettent de voyager dans la beauté bleue des belles âmes. Nous sommes transportés à chaque instant dans les émotions pures, la délicatesse du partage, le rêve éveillé… Merci à tous, amis, pour toutes ces scènes où j’aime vivre et vibrer auprès de vous et de votre inspiration.

 

Mais il y eût toutefois un merveilleux moment qui est ancré dans mon outillage encéphalique. Il y eut les passages totalement improvisés entre Valérie Bellet et Valentine Ducray. Ce fut comme un journal intime ouvert, libérant la parole d’une existence difficile. Et les réponses de l’une nous mouillaient d’émotions. Et les vibrations de l’autre nous trempaient de tendresse. Et c’était beau.

Et puis il y eut mon passage. Oui, mes amis poètes, j’avais choisi ce soir-là l’un de mes textes anciens qui résonne de trop d’actualité personnelle. Et je souhaitais libérer ce trop plein de pas bien, de pas heureux. Je l’ai fais sur notre scène parce que vous êtes mes amis. Et cela m’a fait du bien. Et j’en suis heureux.

 

Alors merci les aminches. Ne m’en veuillez pas trop d’avoir perdu mes notes. Je ferais mieux le mois prochain….

 

Presqu'Mnémosyne écrit par Benoit Dumont Gimenez

 

 

Photo 080 

 

 

Prochaine

 

Scène Ouverte

Poétique  

 

“La solitude"

  

 

Mercredi 15 janvier

   

dès 19h

     

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

 

 

 

 

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La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique de novembre 2013

Thème : Les mains

 

Alors que les noires et les blanches du piano se laissent séduire par les mains d’Emmanuel ReyMichèle Lassiaz remercie les artistes et adhérents qui ont participé à notre remarquable  deuxième « Chaud » de la Ruche, au Petit Ney.

IMG1808.jpgDe ma place habituelle je me saisis d’une feuille blanche et d’un crayon afin de noter ce qui servira à rédiger ce mnémosyne. Bienheureux d’être une nouvelle fois entouré de mes amis, je prends une gorgée de ma mousse préférée pendant que l’assistance chante « Les mains ». Ils font mieux que le grand Gilbert tant le plaisir est au rendez-vous.

 

Les mains, d’abord inspirées et ayant tenu la plume, jouent maintenant avec l’espace scénique et s’emportent lorsque les émotions viennent à fleur de peau. Ainsi, nous livrant son poème, Louise Emily a les mains tremblantes de fébrilité. Pour en extraire la richesse, Oguène accroche les siennes à son texte. Maryse Licette, comme ceux du pianiste qu’elle loue en rimes sublimes, a revêtu ses doigts de fée. Afin de vanter celles de son grand-père et ne sachant quoi faire des siennes, Benoit Dumont-Gimenez les posent sur sa tête. May Duhaumeaux les écarte pour mieux ressentir leur essence divine.

 

Evelyne Gautheron  souhaite que tout le monde chante avec elle « Laisse tes mains sur mes hanches ». Certes, les couplets sont un brin méconnus mais le refrain soulève la joie de tous. Reza A. Naderi s’empare d’Arthur Rimbaud et de son poème « Les mains de Jeanne Marie », pétroleuse de “la Commune”. Il nous amuse avec l’analyse de quatre vers du poète, réalisée par un professeur émérite et rhétoricien. L’explication est incompréhensible, hautement ridicule. Reza, merle moqueur, a bien choisi cette dissertation fumeuse, gavée de mots savants. Embarbouillé par tout ce préchi-précha le public est hilare.IMG1819-copie-1.jpg

 

Emmanuel Rey s’empare du piano. La seule vélocité de ses doigts nous dévoile une fort belle histoire. Le temps s’arrête... Nous sommes envahis par une brise d’extase... Puis c’est le silence... Puis des bravos de toutes parts. Alain Pizerra nous livre un poème sur les femmes-sculpteurs, puis deux courts poèmes écrits sur des feuilles d’automne qui ne se sont pas envolées. J’ai hâte d’assister à leur duo au cours de la « Carte blanche » du mois prochain.

 

Et les mains de nos poètes continuent de s’animer... Cypora Herzshornqui n’a pas dormi de la nuit, nous parle des mains de son amour. Emile Gayoso, qui a rédigé son poème du fond de la salle durant la première heure, nous amuse avec une étude sur le rapport aux mains. Tout est limpide, profond, et formidablement poétique. Anefrance ne peut s’empêcher d’exalter « Si tous les gars du monde pouvaient se donner la main » de Paul Fort. Oui, Anefrance, ce poème pour enfants se devait d’être acclamé ! Lydie, la rage au cœur, dépeint la main que tend le clochard qui fait l’aumône; sa sincérité et la justesse de son récit nous bouleversent.

 

Didier Laloux au piano et Zita au micro offrent un ingénieux requiem, combinant la chanson « Les vieux pianos » de Claude Leveillé et un poème de Jean Roger Caussimon. Comme chaque fois, nous pénétrons dans leur univers, sensible, populaire et si juste… Comme chaque mois, nous sommes ravis. Caty Canta nous donne, a capella, une chanson inattendue, de celles qui glissent dans une douce jovialité. Ce mois-ci, c’est une comptine de la ville de La Rochelle « Madelon Madeline »… et, comme toujours, tout le monde tape des mains.

 

IMG1837-copie-1.jpgC’est aussi l’anniversaire de Vénus Prin’s; comme tous les mois elle est des nôtres. Reza lance un « Joyeux anniversaire » que tous entonnent avec entrain. Vénus est confuse, ravie, heureuse. Elle aura droit aussi à son horoscope iranien, concocté par un Reza particulièrement attentionné.

 

Et puis il y a les mains des élèves de Marièva Sol : élèves du précédent atelier d’écritureSerge Carbonnel et « La main destin », poème incroyable dont il a entrepris la rédaction le soir-même. Ysia Marièva a vu la main du destin et elle nous en parle avec des mots délicats. Vient la maîtresse de l’atelier qui, elle, ne fait pas dans la demie-mesure puisqu’elle étrangle à mains nues, tout à la fin de son texte, le personnage de sa trame. Enfin Hervé Gosse, par des jeux de mots drôlissimes, nous plonge dans une enquête policière abracadabrantesque.

 

Et puis c’est le drame… Alain Pizerra nous dira, après la tempête, que ce genre de déboire arrive plus souvent qu’à son tour lors de scènes ouvertes. Sans doute, loin du tartre qui imprègne certaines autres scènes parisiennes, nos rencontres, un brin bouillonnantes et débridées, mettent parfois l’épiderme à rude épreuve. Oui ! Et je l’écris, car il serait incorrect d’éluder dans ce mnémosyme, lu majoritairement par ceux qui étaient là, qu’il y a eu de l’agitation et que des noms d’oiseaux ont volé entre deux de nos artistes. Certains, dont je fais partie, ont quitté la cave, par bravade et par amitié. Tout en haut, près du comptoir de Syfal, j’ai écouté la fin de l’altercation puis la reprise du cours de notre soirée. Emmanuel Rey est retourné au piano et, d’en haut, c’était beau. J’ai entendu de nouveaux tonnerres d’applaudissements et j’ai regretté amèrement de n’avoir écouté les derniers participants depuis ma place habituelle.

 

Notre scène ouverte ressemble à la vie, à la famille : on s’aime, on se taquine, on se chamaille parfois… Vous savez quoi ! Oui, j’ai pris le parti de l’un et, une heure après, je trinquais avec l’autre... pour que la tension s’apaise… et que “c’est pas grave tout ça” comme dirait ma fille qui, ma foi, s’essaie déjà à la philosophie...

 

 

Après tout ça…

 

Plus que jamais…

Vivement le mois prochain !!!

 

 

Mnémosyne de Benoit Gimenez

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 013

 

 

Prochaine

 

Scène Ouverte

 

Poétique  

 

 

thème “Le quotidien"  

 

Mercredi 18 décembre

   

dès 19h

   

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

Photo 011

 

 

 

 

   

La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique d'octobre 2013

Thème : l'absence

 

 

IMG1808.jpgComme un pied de nez au thème de la soirée, Michèle Lassiaznotre présidente, accaparée par des problématiques de peinture dans le couloir et de crépis en façade, est absente… Elle laisse place à Alain Briantais et Didier laloux pour le préambule de la soirée. Nos deux amis dansent, telles des souris en l’absence du chat, déclinant avec humour diverses formes de l’absence. Alain tiendra ensuite et pour une bonne partie de la soirée le rôle de monsieur loyal, guidant, par un fil rouge, les artistes vers la scène. Le mimétisme est si flagrant que tout le monde l’appelle Michèle.

  

Anefrance retrace les bals de fêtes nationales, ceux qu’elle aime tant, mais qui hélas dépérissent. Avec eux disparaissent les danseurs, les badauds ne vont plus qu’aux feux d’artifice. C’est touchant ! Cypora Herzhorn récite un poème à fleur de peau où l’Alzheimer donne aux présents des moments d’absence. C’est terrible ! Serge Carbonnel, de sa voix méridionale et tonitruante, dénonce les absences insupportables. C’est poignant ! Louise Emily empreinte à Claude Roy « La traversée du pont des Arts ». C’est joliment mélancolique ! Christian Lafont lance un poème-devinette, dont il a le secret, sur la paix dans le monde. Il aimerait dérider le public, le faire sourire, mais l’atmosphère demeure étrange. Est-ce la faute du thème ?

  

“Une chanson ! Une chanson !” Didier Laloux IMG1837.jpget Zita Trancart nous proposent de choisir entre deux : l’une pathétique, l’autre bucolique. Curieusement, l’assemblée préfère entendre la plus dramatique : ce sera « Où sont tous mes amants ?» de Frehel sur un poème de Francis Carco. La voix de Zita s’embrase, le piano exulte.

 

Oguène déclame un texte splendide, tiré de son splendide recueil. Ysia Marièva, par deux courts poèmes de son inspiration, suscite la compassion. Gisèle Ory chante « Ne me quitte pas ! » du grand Jacques. C’est émouvant mais un léger petit couac nous extirpe de la pesanteur de la soirée et fait paraître le rire.

 

Annie Pouilhés saute sur l’occasion et raconte « La veuve », fable de Jean de la Fontaine. L’atmosphère s’ouvre à l’humour joyeux. Reza A. Naderi, pour une fois pile-poil dans le thème, nous fait part d’une période contrariée de sa vie où l’être aimé l’a quitté par SMS. La réponse à sa belle, en acrostiche, de notre ami Reza, rend la salle hilare.

 

IMG1819.jpgPierre de la Galite chante l’absence maternelle. Son interprétation, d’une réalité douloureuse, résonne dans nos cœurs et nous retourne les tripes. Nous sentons que nous allons bientôt toucher le fond... Caty Canta interprète la chanson d’un partisan polonais dont elle ne se souvient ni du titre, ni du chanteur. Nous ne sommes plus que l’ombre de nous-mêmes. “Il y a aussi un petit vent d’absence avec un banc public”… C’est Fabienne Schmitt, c’est plein de “et caetera”… plein de tendresse aussi et cela nous laisse entrevoir quelques lueurs d’espoir.

  

Emmanuel Rey, future Carte Blanche de notre association avec Alain Pizerra, nous fait un sympathique coucou à travers un texte remarquablement peaufiné. Alain Pizerra nous décrit l’absent que nous sommes tous, distrait, rêveur, poète, et récolte une véritable ovation 

  

Evelyne Gautheron déclame un texte écrit par une absente. Elle est parfaite comme toujours dans sa lecture de poèmes conçus par d’autres. La chanson bucolique de Didier et Zita ouvre la porte de la rêverie. Les cœurs de l’assistance, pétris de profondeur et de solitude, s’amusent au détour de quelques absences : de petits trous de texte…

 

Voilà soudain que Michèle Lassiaz IMG1795.jpgapparaît. Eprouvée par sa réunion de copropriétaires, elle arrive au pas de course et prend d’emblée la scène… L’absence devient présence dans un texte à elle, pas terrible selon ses dires. Qu’importe ! Nous  l’accueillons comme une revenante, une rescapée du royaume des tourments, une créature surnaturelle...

  

Lydie Quenesson lit, avec des trémolos dans la voix, un texte émouvant qu’elle a écrit sur un grand cahier. Florence, toute nouvelle venue, nous offre un texte qui enchante les frangins de la rime. Nous avons hâte de mieux connaître son univers, vraisemblablement d’une grande richesse.

 

Vénus Prin’s, totalement habitée par la puissance de Chronos, incarne « les malédictions d’une furie » de Jean Tardieu. Nous sommes saisis par la force de son incantation. Vénus n’est cependant pas venue seule, elle invite  son amie à monter sur scène. Nous découvrons Arroune, de passage à Paris. Etonnamment protéiforme, l’artiste nous envoûte de sa voix grave et poignante qui remplit tout l’espace, et de sa guitare qui parfois devient percussion. L’horloge affiche vingt et une heures, ce puissant final nous donne envie de poursuivre… de rester là… d' encore et encore répondre “présent”… mais à qui ?...

 

Notre soirée fut singulière, souvent plaintive, sans cesse touchante. La peinture des couloirs et le crépis de façade n’en finissent pas de hanter notre mémoire. Alors, vivement le mois prochain… Aurons-nous, qui sait, une problématique de mains dans le plâtre ?

 

Mnémosyme de Benoit Gimenez

Photos de Christian lafont

 

scèneouverte3

 

Prochaine

 

Scène Ouverte

 

Poétique  

 

 

thème “Les mains”  

 

Mercredi 13 novembre

   

dès 19h

   

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

"Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé*"

 

Le thème de ce mois est cher à notre toujours intuitive présidente :
« Les Mains ».

 

Les abeilles de notre Ruche colporteront,  ce soir-là encore, la poésie,
le théâtre, le chant et la musique. Et nul doute que la gent ailée excellera
à s’entretenir de l’avantage que connaissent les primates, arboricoles ou
terrestres, d’être, depuis les temps les plus ancestraux, pourvus de mains.

 

Comme d’hab, l’entrée sera gratuite. Vous ne mettrez la main
au porte-monnaie que pour la consommation au comptoir et ne mettrez
la main dans le sac que pour sortir vos poèmes. La scène étant à vous
et comme vous vous sentirez en forme, vous grimperez au rideau comme
un habile lémurien ou un hardi raton laveur. Si, par contre, vous vous
sentez manchot ou timide, nous vous assurerons une place bien au chaud
dans notre cercle. Je mettrai ma main à couper que vous serez bientôt gagnés
par de belles émotions et même par le rire. 

 

"Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement.*"

 

*Les 8 vers proposés sont extrait du "Fou d'Elsa" d'Aragon 

 

 

18  

 

   bedialma

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Mercredi 16 octobre

 

 

dès 19h

 

  Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème “L’absence”  

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Absence de chanson et de poésie ? Absence de passion
et de musique ? Cela ne sera pas possible !… Absence d’humour
et de partage ? Absence d’amitié et de bavardages ?
Cela le sera encore moins !… Absence de joie de vivre,
de fou rire et d’amour ? Cela ne pouvant être, cela ne sera pas !

 

Les scènes ouvertes de la Ruche des Arts ne pouvant
se soustraire aux tendres émotions, à la franche camaraderie,
aux rimes ciselées, aux vers inattendus, il nous faudra décliner l’absence autrement à notre prochaine rencontre.

 

Les absents ayant toujours tort, notre nombre nous donnera
raison et ressort; d'absence nous parlerons haut et fort pour amener du renfort !

 

 

   Famille-2012-2013-138.jpg 

 

La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique de septembre 2013

Thème : le goût, la couleur et les parfums

  

Photos de Christian Lafont

 

IMG1834.jpgLe rideau se lève sur notre scène ouverte poétique et sa puissance en est aromatique… Notre présidente distribue du Savon de Marseille à tous les hommes ! Est-ce preuve d’affection ou veut-elle se préserver d’une odeur incommodante ? Voilà qu’elle asperge l’assemblée d’un flacon à la fragrance cannelle !… Nous délivre-t-elle maintenant un message publicitaire ? Non, ce n’est pas la réclame pour un parfum mais l’annonce de la dédicace prochaine de Gisèle Ory, du spectacle de Daniel Chocron et de notre soirée annuelle au Petit Ney.

 

Pour arpenter les sentes de goûts, de couleurs et de parfums Michèle Lassiaz nous offre alors une gourmandise de mots mitonnés en petite prose. A peine a-t-elle fini qu’ Alain Briantais  nous explique la sexualité des abeilles ! Il a entendu une émission de radio passionnante*, et nous fait savoir que, pour le moins, dix à quinze drones s’accouplent à la reine des abeilles au cours du vol nuptial (drones  = faux bourdons). Les jeunes reines ont donc plusieurs pères ! Il serait trop long de tout expliquer mais des scientifiques ont fait l’expérience de faire copuler plusieurs jeunes reines par quinze drones et d’autres par un seul, au sein de plusieurs colonies. Eh bien, les colonies monogénétiques (un seul père) ont disparu en une saison ! Alain jubile en concluant : « Je suis fier d’appartenir à la Ruche des Arts qui œuvre pour la diversité et qui écarte la pensée unique !». Le public regarde Michèle et plaisante notre reine adorée. 


Christian Lafont revient au thème. Il ne nous parle pas de parfum mais d’un « lieu où la nausée abonde »; son texte est à l’honneur de son grand-père balayeur et, clin d’œil amical, il le dédie à Benoît Gimenez, égoutier.

  

 IMG1831.jpgHervé Gossin bondit sur scène et nous captive avec un texte ubuesque. Il est particulièrement écouté par un couple qu’il a envoûté de charmes, enivré d’enthousiasme au Forum des Associations, le week-end passé, vantant les délires et la bonne humeur de la Ruche. Deux nouveaux qui repartiront enchantés et reviendront bientôt, pleins de poèmes dans leurs cartables.  

  

Cypora Herzhorn nous fait goûter chacun de ses mots et Serge Carbonnel nous gorge de poésie. J’entends, dans un coin de notre cave, des auditeurs soupirer : « Que c’est beau… ». Daniel fait écho au cinquantenaire de la mort d’Edith Piaf en récitant un brulant poème d’amour. Il veut aussi chanter… On lui répond « après ! »

  

Ane-France nous promène dans le ventre de Paname. Les effluves du marché à ciel ouvert nous picotent les narines. Daniel insiste, il veut chanter, et on lui dit « après ». Louise Emily nous fait savourer un texte d’une puissance olfactive inattendue.

 

IMG1799.jpgEvelyne Gautheron doute de sa rythmique pour chanter « Les crayons ». Alors, l’assemblée l’aide et c’est un tonnerre d’applaudissements. Nous poursuivons en musique avec Didier Laloux au piano et Zita au chant, pour une chanson des vacances de Mr Hulot. Le prologue poétique, le dialogue amusant, leur verve et leur talent nous ravissent comme chaque fois. Si Marièva Sol en appelle au meurtre, ses descriptions, bien que saisissantes, provoqueront l’hilarité. 

  

Maryse Licette, en France pour quelques mois, s’excuserait presque de nous livrer son texte. Nous l’écoutons avec un plaisir toujours renouvelé. En harmonie avec Caty Canta, nous tapons dans nos mains et entonnons le refrain des « marchés de Provence ». Reza A. Naderi disserte sur les “bonnes manières” qui, en Iran, ne sont qu’artifices et assujettissements auto-consentis.

  

On demande à Annie Pouilhès un nouveau conte. Elle n’a rien prévu.IMG1821.jpg On insiste. Elle nous assure n’avoir rien prévu. Comme nous insistons encore Reza diagnostique une démonstration en temps réel des fameuses “bonnes manières” décrites prédemment. Nous rions, mais nous insistons. Elle se lève et nous plonge dans une histoire de prince et de princesse. Daniel veut chanter, une nouvelle fois, on lui dit... « Oui ! » Ce sera « Salade de fruits » et c’est une ovation pour cette saynette improvisée ! Valérie Bellet nous présente un extrait de son spectacle « Traverses » actuellement à l’affiche au Théâtre du Popul’air du Reinitas.

 

Alain Briantais en a fini avec les abeilles et ouvre avec malice une nouvelle parenthèse animalière : « Les gnous et les couleuvres, ça ne se dispute pas ! » Lydie pose sur son texte une voix d’une lenteur sublime. Michèle tient à la main « La première gorgée de bière » un livre de Philippe Delerm.  Elle aimerait qu’on lui lise « Les pommes » et  Benoit Gimenez saisit l’occasion avec joie. 

 

Enfin, Pierre de La Galite clôture la soirée avec deux chansons de son nouvel album. Il nous laisse attendris par la première, amusés par la seconde.

 

 

 

La soirée était superbe, vivement le mois prochain….

 

  Mnémosyme de Benoit Dumont-Gimenez, Didier Laloux et Alain Briantais 

  Famille-2012-2013-085.jpg

 

bemadial

 

* L’émission s’appelle « Sur les épaules de Darwin ». Le sujet date du 14 septembre et porte pour titre 
« Le rouvellement permanent de la diversité ». Possibilité de l’écouter sur franceinter.fr  … C'est super ! dixit Alain

 

 Photo 015

 

Mercredi 18 septembre 2013

 

 

dès 19h

 

  Scène Ouverte

 

   Poétique

 

"le goût, les couleurs et les parfums"  

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Soyez au parfum !

 

La première des douze scènes ouvertes chemine dans la sente surannée de parfums poétiques, au 18ème jour de ce mois de septembre.

 

Les troubadours de la rime, de la chansonnette et de la comédie reviennent, repus de repos et de soleil, en notre si chaleureuse cave du café Bab’ilo.

 

Le piano est accordée, l’estrade briquée, les chaises nettoyées.

  

Le comptoir de Syfal est une montagne de rêves qui espèrent se nourrir d’autres rêves d'artistes merveilleux et attachants, tout en nourrissant les curieux et les badauds, ceux qui souhaitent découvrir l’instant unique et passer deux heures magiques.

 

Butineuses et  butineurs de l’agréable moment, des mirifiques béatitudes et des franches rigolades, nous vous attendons d'un pied tendre pour débuter la nouvelle saison ensemble, entre compagnons anciens et nouveaux…

 

…Entre amis….

 

 

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La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique de juin 2013

Thème : Une année de plus

 

Peu de poètes pour cette dernière scène ouverte de la saison. La faute à la flotte diluvienne ? A la grève des transports ? A ce petit avant goût d’été et de vacance qui tardent, toutefois, à venir ? De cinquante artistes qui participent habituellement à notre rendez-vous mensuel, nous ne sommes qu’une bonne moitié…Peu importe, la fête n’en demeurera pas moins belle !

 

Michèle Lassiaz, grimée en vieille dame sénile, pleine de rhumatismes et de courbatures, ouvre le bal en pied de nez sur le temps qui passe. Elle a cru que le thème de ce soir était « 30 ans de plus ». Nous rions aux larmes, les plaisanteries fusent de toute part dans la salle. Notre présidente clôture cette mise en bouche énergique par l’un de ses magnifiques textes. Hervé Gosse succède à la « mégère octogénaire » qui peine à s’asseoir. Son texte, toujours aussi surnaturel, voire ésotérique, conte les multiples langages de la forêt et des oiseaux.

 

Nous sommes heureux de revoir Fabienne Schmidt, car cela faisait un certain temps qu’elle n’était point venue dans la chaleur de notre cave. Elle nous explique son envie d' être là avec nous pour la dernière et nous déclame un hymne d’amour pour notre association. Tonnerre d’applaudissements pour tant de tendresse. Michèle et Didier Laloux sont tout de suite  d’accord : ce texte sublime deviendra notre hymne associatif. Didier est en charge de le mettre en musique…c’est, donc, une très belle histoire à suivre. Puis, c’est à Oguène qui a choisi l’un de ses très vieux textes dont le thème est sur l’année vieillissante. Sa poétique est toujours aussi courte mais toujours aussi puissante. Serge Carbonnel, fabuleux poète, s’alanguit dans le sucré soleil de son accent méridional. Puis vient Gisèle Oriè pour un court poème.

 

Cypora Herzhorn nous enchante par un poème frais et jubilatoire. Didier Laloux au mélodica et Zita Trancart nous fredonnent l’esprit de la nuit en pot-pourri de chansons d’autrefois et en faïence de scènes drôlissimes. Après leur joie, voici la mélancolie d’Alain Briantais pour une torpeur d’un matin en brise amoureuse. Grégoire, nouveau venu de notre scène est sublime de présence avec une voie qui porte sa poésie au tréfond des cœurs. C’est une véritable ovation pour le jeune homme ! Alain Pizerra nous conte son journal intime du 18 au 20 juin, durant le solstice d’été : un chien mort, une nuit d’amour et l’océan pour toute couleur des jours qui s’étiolent. May Duhoumeaux est revendicative. Son texte, puissant sur la condition de la femme en notre triste époque, éblouit et emporte le suffrage de l’opinion générale. Ysia Plume d’encre déclame un texte qu’elle a préparé durant le dernier atelier d’écriture et peaufiné ensuite. Sa douce voix est un bonheur pour l’auditoire…Caty Canta chante un poème d’Aragon, mis en musique par Ferré et toute le monde fredonne avec elle…La très belle Sabine Kahsay Habtemichael nous narre un texte écrit aussi durant le dernier atelier d’écriture.

 

Annie Pouilhes conte une histoire d’une grande drôlerie et Christian Lafont perd les pédales : le voici en train de discuter sur le thème de l’année précédente durant le même mois. Bien sur, c’est une boutade sur une année de plus. Puis, avec sa voix de ténor, le voilà en train de chanter tout en groove et en swing. Reza A. Nadéri s’indigne  du marché de la poésie où il est allé déambuler ce week-end : vide abyssal de la poésie, miroir aux alouettes d’ego mal placé. C’est le temps de l’écrire peu et de l’écrire creux, selon lui. On peut ne pas être d’accord sur son propos, mais notre scène est aussi un lieu de liberté d’opinion. C’est toute la force de notre association. Gisèle Orié chante magnifiquement « Syracuse »; voix sensationnelle qui bouleverse et qui nous donne envie de chanter avec elle !

 

Tout le monde est passé ? Oui ! Alors, et c’est un luxe qui n’arrive d’habitude jamais, les poètes peuvent remonter sur scène pour un second passage devant les compagnons de la poésie.

 

Puis, vient 21h, l’heure fatidique. Caty Canta, en hommage à Georges Moustaki, chante un pot-pourri de ses plus belles chansons. Et nous quittons notre cave tant aimée en chantant ensemble les merveilleux vers du grand Georges, parti trop tôt….

 

 

 

 

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la complainte du p'tit noir, la jaquette 059

 

Mercredi 12 juin

 

 

dès 19h

 

  Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème "Une année de plus"  

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

Compagnons butineurs, la saison 2012/2013 se clôt petit à petit dans l’infini poétique de la dernière symphonie en scène ouverte.

 

….Une année de plus…

 

C’est ainsi que se voient les amis, heureux d’être ensemble
mais tristes que la vie aille si vite.

 

…Une année de plus…

 

Mais qu’importe les secondes si elles se passent en musique,
en vers ou en prose dans la boulimie contemplative.

 

…Une année de plus…

 

Nous nous retrouverons, cela est certain, dès la saison prochaine
tous ensemble.

 

….Une année de plus…

 

Mais pour l'heure, laissons place à la fête, à la bonne humeur
et aux trompettes de l’amour et de la fraternité.

 

…Une année de plus…

 

Dernière scène de l’année, certes, mais que la cave du Bab’ilo soit bondée de poètes, de trublions et de musiciens pour que l’ultime scène de cette saison résonne dans nos cœurs, tout cet été, impatients que nous serons de nous revoir...

 

…Une année de plus

…Une année de plus…

 

14

 

La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique de mai 2013

Thème : le silence 

   

 

-"Silence !" crie Michèle...
 
L'entrée dans le monde du silence se fait au son des premiers rires de la soirée, avec Christian Lafont qui ouvre le bal en interprétant tel un poisson hors de l'eau "La Chanson de la Carpe".
 
A tour de rôle, dans une joyeuse cacophonie, les artistes de la Ruche investissent la scène et célèbrent le silence avec force, émotion, une larme ou un sourire. 
 
Michèle Redotey déclame "Distribution", Marie-Louise souhaite "Briser le silence", Alain Pizzera propose "Une Heure de silence", puis Cypora évoque "L'Arc de Cupidon", suivie par Oguène et May
Le temps de laisser s'éteindre les applaudissements, voici Pierre de la Galite qui nous chante que le printemps revient, avant de regretter le silence qui entoure le massacre des animaux pour leur fourrure. Ysia et Anne-France prennent alors la parole, puis Daniel leur succède au son du silence de la mer et des océans. Catherine chante alors "La Voix du silence" ("Sound of silence"), reprise par tous.
Bien que thème de la soirée, le silence n'a pas le temps de s'installer, avec l'entrée en scène de Marie-Louise, puis Marièva ; Didier Laloux s'en prend à "Bill" sous les rires du public, Hervé raconte "Le Coeur égyptien". Gisèle entonne un blues, Claude, nouveau venu, nous livre un joli poème. 
C'est alors la rébellion ! Reza dit vouloir prendre le contre-pied du thème et exprimer un cri, par une émouvante chanson populaire iranienne ; Annie Pouilhès bondit sur scène et annonce haut et fort qu'elle va profiter du hors-thème pour nous narrer une histoire - les conteurs ne connaissent pas le silence !
Alain Briantais vient ensuite nous parler d'un "Immense cadeau" ; Jean-Claude Morera, membre de l'association à ses débuts, lit un texte de Nicolas Dieterlé, pour qui "la poésie est un chuchotement qui approfondit le silence". Vénus s'installe au piano pour deux chansons, puis Christian Lafont réclame trois minutes de silence, avant qu'Ysia ne vienne conclure le récital. 
 
Notre hôte nous fait signe - en silence ! - que l'heure est venue de nous quitter. Au terme de cette soirée loin d'être silencieuse, les artistes ont donné de la voix pour dire le silence ! Tous ont pris la parole et ont dit, chanté, murmuré, crié le silence, qui a finalement délié bien des langues... !

 

Mnémosyme de Sabine Kahsay-Habtmichael

 

 

bema

 

scène ouverte novembre 008 

 

Mercredi 22 mai

 

 

dès 19h

 

  Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème "Le silence"  

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

- « Bon sang de Bonsoir, Monsieur X ! »

 

- « Quoi donc, encore ? »

  

- « N’avez-vous point appris l’incroyable nouvelle ? Le futur événement ébouriffant ? L’exceptionnalité de l’annonce ? L’inoubliable… »

  

- « J’ai certes compris votre euphorie mais de quoi parle-t-on au juste ? »

  

- « Mais, Monsieur X , vous ne suivez pas l’actualité de notre association ? »

  

- « Non pas. J’ai bien lu dans le p’tit butineur de ce mois qu’il y avait silence ce mercredi 17 avril… mais sinon… »

  

- « Je me permets donc, Monsieur X, de vous insulter, de vous talocher, de vous vilipender par je ne sais quel gros mot que je vous attribuerai avec une certaine grâce… »

  

- « Il suffit ! Expliquez-vous, bougre d’âne ! »

  

- « Oh, Goujat ! C’était à moi de faire résonner votre ânerie et non le contraire ! »

  

- « Je répète : expliquez-vous ! »

  

- « Eh bien, Notre scène va pénétrer dans le silence absolu. personne ne va dire le moindre mot. Il y aura, donc, deux deures de nihilisme absolu. C'est rare pour un poète de ne pas prononcer le moindre vers!!!

  

- « Mais Bougre d'andouille! le thème de notre scène qui est le silence, n'implique surtout pas le langage des signes mais, bel et bien, un spectacle vivant d'émotions et de mots autour du silence!»

 

- « Pas le moins du monde ! Si il y a silence , on ne parle pas. C'est simple comme dire bonjour...sauf, que dans ce cas présent, on ne le dit pas "Bonjour" justement... »

 

- « Vous ne valez guère que j'explique, dans notre conversation, votre bétise et préfère me taire. »

 

- « Vous dîtes des mots pour ne rien dire, n’est-ce pas ? »

 

- « C'est toute la problématique de notre conversation de sourd...  »

 

    

13 

 

La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique d'avril 2013

Thème : le livre 

 

  

Retour aux sources de notre association ! Voilà 10 ans, nos scènes ouvertes poétiques avaient trouvé refuge au café « Aux chiffons », c’est dans cette même salle  que nous nous retrouvons en ce mois d’avril…

 

Michèle Lassiaz entame la soirée en publicité pour les prochains rendez-vous, tant attendus par tous, de La Ruche des Arts ; puis déclame un poème de Maryse Licette qui ne peut être des nôtres mais pense bien à nous.

 

Le retour aux sources est absolu car, ce soir, peu d’artistes musiciens ou comédiens, et beaucoup de poètes… Certes Vénus Prin’s chante a capella une chanson écrite par feu son ami Patrick Denis ( car il n’y a pas la moindre nacre de piano aux chiffons) et c’est merveilleux… Certes Didier Laloux et Zita sont des troubadours à faire pleurer de rire l’assemblée avec de savants jeux de mots en « bouc-émissaire » ou « bout qu’est mis, serre » ou « book qu’aime miss Air », on ne sait plus… Le texte écrit par Didier et le jeu des comédiens font bondir de joie l’auditoire !… Certes, Ane-France, nous conte le Paris de la dernière guerre, elle qui est née sur les chemins de l’exode, et nous chantons avec elle les airs d’autrefois… Même que Gisèle s’empare de l’une des chansons et chante en air d’opéra « Sous le ciel de Paris » et, alors,  nous écoutons, éblouis d’une telle voix si pure…

 

Toutefois, ce sont les poètes qui sont à l’honneur ce soir. Chacun va de

son poème sur le thème du livre. Et chaque fois c’est un ravissement de style, d’épure et de beauté. Cypora Herzhorn s’amuse avec son bateau livre. Marièva Sol devient, pour un soir, ésotérique. Serge Carbonnel nous livre un passage de son histoire familiale. Oguène déclame avec bonheur. Benoit Gimenez lit un poème écrit par sa fille de sept ans. On entend dans l’assemblée que la petite a bougrement du talent et le papa est ému de tant de louanges. Giselle lit le livre de ses rêves. Annie Pouilhes nous lit un extrait de « L’élégance du hérisson » et tout le monde rit de bon cœur. Christian Lafont nous narre son acrostiche écrit au dernier atelier d’écriture, tout comme Bernard Philippon (mais quand donc publiera-t-il ? Nous avons tous hâte !). May Duhoumeaux participe à l’aventure avec l’un de ses textes toujours aussi somptueux. Caty Canta nous explique comment elle est née dans le papier. Hervé Gossin est ubuesque et Alain Briantais mélancolique avec une pointe de tristesse… Lydie, avec beaucoup de trac, nous narre son univers…

 

Puis Reza A Naderi clôture en chanson : « La complainte de Bouvier » de Jean-Roger Caussimon.

 

Nous avons encore du temps… Aux chiffons, le temps ne se froisse pas. Alors, la discussion continue sur les livres qui ont éveillé l’appétit littéraire de chacun… La conversation se poursuit jusque sur le trottoir de la rue Marcadet.

 

Le mois prochain nous retournons au Bab’ilo… La musique reviendra tout autant…

  

Alors, vivement le mois prochain !!!

 

  

bealma
 
 

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Mercredi 17 avril

 

dès 19h15

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème "Le livre"

 

Paris 18ème

 

au Café

 

“ Les Chiffons”

 

90 rue Marcadet

 

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

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Ce mois-ci, le café Bab’ilo sera dans l’impossibilité
de nous accueillir. En effet, Syfal procède à quelques rénovations importantes et notre scène ouverte poétique ainsi que le spectacle
de Vénus Prin’s vont devoir temporairement déserter notre
lieu habituel. Syfal nous recevra en mai dans un Bab’ilo tout beau
et sentant bon le sable chaud.

 

 

C’est donc au café « Les chiffons »

que notre scène ouverte poétique d’avril aura lieu !

 

 C’est un retour aux sources pour les plus anciens de la Ruche 
car nos premières scènes ouvertes ont débuté dans ce café en 2003. 

 

Le spectacle de Vénus Prin’s est reporté au 22 mai à 21h
et, comme prévu, fera suite à notre scène ouverte.

 

Nous rappelons à tous les participants, adhérents et amis,
que nos scènes mensuelles sont gratuites et ouvertes à tous.
Une consommation, avec ou sans alcool, est toujours préconisée.
Aux Chiffons, il vous sera vivement demandé de passer
votre commande avant d’entrer dans la salle.

 

 

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La mémoire du Cercle
 

Scène ouverte poétique de février 2013

Thème : l’étranger 

 

En ce glacial mois de février, Michèle Lassiaz nous annonce dès son entrée en scène que le commissariat du 18ème va faire une descente dans notre cave pour contrôler les papiers d’identité de cent poètes fixes. Et elle poursuit : « Il n’y a rien d’étrange à ce qu’ils nous fassent la chasse puisque nous sommes tous des étrangers ! » 

 

Son humour décalé fait pouffer de rires le public. Décidément, notre présidente “préférée” fait preuve d’un dynamisme propre à la jeunesse et d’une imagination propre à l’enfance. C’est, à ce propos, notre tour de la surprendre et nous entonnons un « Joyeux anniversaire ». Elle en est visiblement touchée.

 

La soirée démarre et Michèle, toujours sur la scène, s’élance. Elle nous livre une réflexion sur la migration africaine, inspirée par un sujet de journal télévisé, épouvantable à ses yeux. Puis elle nous lit un poème de Maryse Licette, restée, suite à une lourde opération du pied, dans l’Allemagne lointaine mais, par le biais des mots, toujours présente à nos côtés et dans nos cœurs.

 

Place à Gisèle Ory, chanteuse d’opéra et poète ; c’est, pour elle, une "première" au sein de notre cercle de “farfelus”. Christian Lafont nous émeut en affirmant : « A l’étranger, c’est nous les étrangers ! ». Oguène a le cœur au jardin de la mer. Anefrance aime à nous ramener vers la Bastille à l’époque où les ouvriers étaient de toutes couleurs; et, avec elle, nous chantons « La java bleue ».

 

Marièva Sol rend hommage à son grand-père, un grand homme nullement récompensé par sa propre famille. S’ensuit Pierre de La Galite et « Les gens de passage », chanson tendre sur les manouches.

 

« Quel étrange étranger que cet étranger-là ! » nous confie Serge Carbonnel sur son beau-père qui a fui son pays. Louise Emily chante Prévert « La pluie et le beau temps »…et toute la cave entonne le refrain.

 

Joseph Sibio chante en italien et Hervé, nouveau membre de La Ruche des Arts et du G.I.P., nous ouvre les portes d’une chambre singulièrement bucolique. Cathie Canta et sa voix surannée nous interprète « L’étranger ». Là encore, comme si nous étions une centaine, nous vocalisons avec elle cette émouvante chanson. Bernard Philippon, à travers son poème, évoque un meurtre dont il fut témoin à l’âge de 8 ans. Pourquoi cet acte sanglant ? L’homme tentait de traverser le mur de Berlin en se cachant sous le bus où était assis Bernard.

 

Cypora Herzhorn nous déclame non pas Rome, mais Rom, et son parti pris est limpide ! La voix de ténor de Daniel vibre sur « Toi, l’Auvergnat ! » et tout le peuple des cent papiers poétiques chante à tue-tête !

 

Vient Yves Picart et sa guitare pour une de ses chansons « Vancouver ». Reza A. Naderi nous parle de mariage tout en le fuyant : « Tchador or not tchador, that’s the question ! »  Vénus Prin’s, au piano, nous offre une chanson de son ami Pascal Gredy parti loin dans les étoiles… Puis May Duhammeaux nous récite un texte inspiré du thème de la soirée.

 

Didier Laloux et Zita nous accompagnent aux épinettes en interprétant Marie Dubas et Emile Goudeau dans une saynète à mourir de rire. Pierre Daulcle clôture la soirée, tel un fauve d’amour….

 

Vivement le mois prochain !!!!

 

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Mercredi 13 février dès 19h

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème “L’étranger”

 

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

« Qui aimes-tu le mieux, homme artistique, dis ? ton poème, ta musique, ta comédie ou tes contes ?
- Je n’ai ni poème à déclamer, ni musique à chanter, ni comédie à rire, ni conte à frémir !
- As-tu des amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu !
- Ton univers de poésie ?

- J’ignore sous quelle latitude elle est située !
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle !
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu !
- Eh ! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »

-Des nuages ?… Nous en avons dans notre cave ! Des amis ?… Les tonneaux en sont pleins ! Des univers ?… Ils sont pléthore, multiples et colorés ! De la beauté et de l’or ?… La beauté des corps qui parlent avec le cœur, l’or des mots que la bouche verse en mélodie, en rire ou en pleurs, de tout cela nous avons !… Viens donc nous rejoindre, « étranger » de Baudelaire, et tu ne seras plus étranger mais compagnon de route !

 

Texte librement réadapté de

« L’étranger » de Charles Baudelaire

- Le Spleen de Paris

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Mnémosyne

ou la mémoire du Cercle
Scène ouverte du 16 janvier 2013

dont le thème était “ Le cirque ” 

 

Photos de Joseph Sibio

 

 

Avant que notre scène ouverte ne prenne son envol artistique, notre association loi 1901 se doit de faire son Assemblée Générale Annuelle.

« Mais… Dépêchons, dépêchons ! Tous les artistes ont déjà des fourmis dans les jambes ! 

La hâte de monter sur scène chatouille notre épiderme. Michèle Lassiaz, notre présidente, s’active donc à nous relater la multiplicité des actions menées, cette année encore avec brio, par la Ruche des Arts (Rapport Moral et d’Activité 2012 publié prochainement sur ce blog).

« Alors on commence ? »

Non !… Car une association loi 1901 doit aussi, par obligation législative, rendre son bilan financier accessible à tout membre de l’association.

Bernard Philippon, notre trésorier, explique en mots compliqués que ça va bien, que l’association n’est pas dans le rouge, que l’on peut entrevoir l’avenir sereinement, mais qu’il faut être vigilant… faire attention à… se prémunir de… 

« Alors on commence ? »

Non, pas encore ! Notre fidèle et douce Evelyne Gautheron démissionne du Conseil d’Admistration (Tristesse et inquiétude). Est élue à sa place Sabine Kahsay Habtemicael  (enthousiasme de Sabine et joie des adhérents). 

« C’est bon ?… On peut commencer ?

 

 

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Oui, on commence !

  

 

Le temps qui nous est imparti nous semble bien court ! Perdant l’aspect d’un chapiteau, notre scène ouverte prend alors un air de champ de courses. Sur la grille de départ, voici Bernard Philippon, “casaque d’or à dollars”, qui déclame un texte conçu lors de son dernier atelier d’écriture. Mais voilà qu’Alain Briantais, “casaque à cheveux aux quatre vents”, file au galop. Avec humour il fait rimer ses vœux : « èze » comme deux mille treize, et prend les devants en nous livrant le récit drôle et inspiré d’un enfant qui voit un cirque arrivé dans son village.

Dés la première courbe, il est talonné par Louise Emily, “casaque au cœur tendre”, qui, de sa douce voix surannée, entame « Les saltimbanques » d’Apollinaire. Dans les gradins, le public entonne le refrain. Tonnerre d’applaudissements ! Surgit  Anefrance, “casaque rouge à moulin”, qui, s’identifiant à «La goulue», nous interpelle comme comme si nous étions de ses connaissances : « Ici, voici Lautrec… Là, voilà « le désossé ! »… « N’est-il pas merveilleux d’être l’un ou l’autre ? Anefrance pose goulûment ses yeux sur nous ! » lâche un commentateur à des observateurs séduits.

Didier Laloux, “casaque ébène et nacre de piano”, épris lui-aussi de cette meneuse de revue, se faufile pour rêver à ses côtés « La bohême ».      

 

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Serge Carbonnel, “casaque jaune de l’accent chantant”, profite de ce moment de joie pour s’imposer en nous déclarant que « Le cirque est parti ».
 

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A l'horloge, il est 20h12 et les tambours ont pris le parti de se taire. Sans prévenir, Christian Lafont, “casaque verte d’espoir et d’allégresse”, caracole en compagnie d’un illustre inconnu : le boson de Higgs. Daniel Geffroy, “casaque pousse-toi d’là que je m’y mette”, écarte Christian et prend plusieurs longueurs d’avance. Trop ? Dans les parterres la foule s’interroge : « Son écrit est magnifique mais il est sur le thème du mois prochain ! »

 

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Marièva Sol, “casaque arc en ciel”, prend la tête avec toutefois du drame dans l’air : bien qu’ayant perdu sa maman le matin même, son clown doit faire rire. C’est beau de tristesse, mais brides abbatues, Reza A. Naderi, “casaque Pirates des Caraïbes”, attrape sa guitare et, en preux chevalier, chante « Ma France » pour sonner la charge.

La course bat son plein. Oguène, “casaque couleur vive de l’errance ”, fait maintenant belle figure en nous confiant son amitié pour le clown Zouzou. Elle est suivie à la corde par Colette Sauvanet, “casaque bleu du ciel”, qui nous propose un texte de Jean Beauchène, puis nous offre le sien, inspiré des caravanes du cirque Romanès…

 

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Pas besoin de jumelles pour distinguer clairement une calèche… En effet Agnès et Evelyne Gautheron, “casaque amitié toujours”, passent devant les tribunes à bord de cet attelage incongru pour offrir à la foule leurs textes subtils et joyeux. C’est alors que, porté par les ailes de la poésie, de la sincérité et du cœur, Alain Pizerra, “casaque gouache et aquarelle”, apparait, survolant, tel Pégaze, le peloton

Le public en réclame. Catie, casaque “Belle, belle, belle comme le jour”, amorce le dernier virage et encourage l’hyppodrome à chanter avec elle « Les comédiens ». Du poteau d’arrivée, Didier au mélodica et Zita au chant nous font miroiter « la piste aux étoiles ». Fabienne Schmitt, “casaque fragile comme l’amour” nous fait don d’un texte plein de tendresse dans lequel sa maman lui confie : « La vie, c’est le cirque. Tu dois faire ton numéro ! » Valentine Ducray, “casaque tu nous manques tu sais”, en profite pour placer la blaguounette du crocodile et du phallus et décontracte efficacement juges et commissaires.

 

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Le temps, le temps, toujours le temps qui fuit… Est-ce l’arrivée ? Syfal n’est pas encore descendu et ça nous rallonge de quelques longueurs.

Sabine Kahsay Habtemicael, “casaque princesse du GIP”, questionne les habitués : « Mais qu’est-ce que c’est qu’ ce cirque ? » 

 

Nous ne savons pas, nous ne savons plus où nous en sommes, mais Syfal descend... C’est fini pour aujourd'hui. 

 

Nous avons voyagé
sur les chevaux du temps et arrivons chrono...

  Un vrai de tour de magie ! 

 

 

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Vivement le mois prochain !!!

 

 

 

 

 bemadial

 

 

 

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Mercredi 16 janvier dès 19h

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème "Le cirque"

 

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

« Nous interrompons notre programme bloggistique, car une nouvelle des plus singulières vient de tomber dans notre arrondissement : la Ruche des Arts ferait son cirque en la cave du Bab’ilo… Tout de suite, j’appelle notre envoyé spécial qui se trouve sur place. Monsieur X ? Monsieur X, bonjour ! Avez vous des précisions sur cette incroyable affaire ?

 

- Aucune pour l’instant ! Syfal, le propriétaire des lieux, est au secret et ne peut donc rien  nous dévoiler pour l’instant. Mais, il semble que le thème de la prochaine scène ouverte poétique de l’association nommée « La Ruche des Arts » sera, effectivement, le cirque !

  

- C’est insensé, Monsieur X ! Il n’y a pas une seule scène ouverte de La Ruche qui ne soit un cirque : cirque de troubadours qui s’amusent, de musiciens qui s’emballent, de poètes qui jonglent avec les mots; tout cela avec l'enthousiasme d’un public qui adore la piste aux étoiles de ces artistes. Alors, pourquoi cette redondance thématique et usuelle ?

 

- Ecoutez, tout le monde, ici, est abasourdi par la nouvelle.

 

- Vous nous contacterez si vous avez de nouvelles informations à nous révéler ?

 

- Ben, franchement non ! Comme la scène ouverte aura lieu le 16 de ce mois, je vais attendre pour rien en définitive. En plus, il n’y a aucun artiste de La Ruche. Ils arriveront le 16 à 19 heures. Pas avant. 

 

- Peu importe ! Notre devise étant « Scoop toujours !! » vous attendrez le temps nécessaire ! 

 

- Mais, dehors, on va se geler !!! 

 

- Courage, mon ami, courage ! » 

 

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Mnémosyne

ou la mémoire du cercle
Scène ouverte du 19 décembre 2012

dont le thème était libre

 

  

Michèle Lassiaz ne souhaite pas débuter cette scène ouverte en faisant la zouave, comme le lui a ordonné ce despote de Benoit pour chaque introduction aux scènes poétiques de notre association. Elle nous livre un de ses textes sur le risque… « Alors prenons des risques !!! »  dit-elle car le thème de ce soir est libre !

 

Le premier sur scène est un nouveau venu : Christobald, auteur interprète, et monté à la capitale, il y a six mois, par amour. Son texte sur sa passion de la langue française déclenche un tonnerre d’applaudissements. Il reviendra, il le promet, avec sa guitare… Yves Picart a des devoirs en retard. N’étant pas présent lors de nos dernières scènes, il joue l’un de ses écrits sur le thème de « La lettre ». Qu’il est bon de te revoir, très cher Yves... Ta musique nous manque et nous espérons t’entendre bientôt…

 

Le brouhaha s’installe. Tout le monde se parle, l’amitié va bon train d’artiste en artiste. Mais la soirée doit continuer ! Alors Michèle, telle une maîtresse autoritaire, demande le silence à tous ses enfants ! Bernard Philippon arrive dans la cave. Le retardataire, bien affaibli par le corps tout en lumbago, est aidé par tout le monde. A qui trouve une chaise, une place, un passage dans le public nombreux… Et le brouhaha reprend de plus belle… Les marmots sont décidément très indisciplinés ce soir… Qu’importe car le secret de nos soirées réussies réside dans cette anarchie conviviale et chaleureuse entre nous tous !

 

Annie Pouilhes nous conte l’érotisme grand guignolesque d’un curé bien embêté… Et les galopins rigolent grâce à sa gouaille ! Danielle Lamarque nous informe qu’elle écrira prochainement un article sur notre association dans la revue « Paris Montmartre ». Puis elle nous raconte, avec son merveilleux accent du sud, un jeu de cache-cache entre émotions.

 

Pierre de la Galite chante pour les enfants. Cela tombe bien, nous sommes tous des marmots ce soir. Et nous chantons, en chorale, son refrain bien savoureux… Encore un nouveau venu (Désolé, je n’ai pas votre nom, cher ami) ! Ses origines nîmoises nous déclament le flamenco, univers extraordinaire. Tous les chérubins se pendent à sa voix magnifique… Oguène nous parle de la femme de Dracula « Noir, ce n’est pas si noir ! »

 

Evelyne Gautheron et son amie nous amènent dans leurs jardins d’hiver… Malgré une voix qui tremblote dans le chant, elle nous perce au cœur… Marièva Sol nous offre des friandises (quel beau cadeau !) et déclame avec toujours cette même passion qui l’animeStéphane Aubry, encore un nouveau, nous parle de Pierre Delanoë, parolier notamment de Gilbert Bécaud, de son association et nous offre l’un de ses textes sur la rue Lepic. Un grand bravo pour lui !

 

 Cypora Herzhorn nous dévoile son nouveau recueil qui donne faim à lire, on y reconnaît son univers sublime… Christian Lafont est tordant de rire !!!! Après une introduction encore un peu longue (LOL comme diraient les enfants que nous sommes), les ventres de tous ont mal de tant de bonheur et de liesse quand il danse le charleston et chante.

 

Louise Emily nous donne conseil sur l’amour : « Il faut apporter des bonbons » comme dirait le grand Jacques… Et c’est ce qu’elle nous offre, d’ailleurs, à tous ! David, ami de Zoé, est aussi un nouveau parmi nous. Son texte sur la nudité et son accent nous font voyager…

 

Pour Sabine Kahsay-Hatbmicahel, c’est sa toute première fois ! Malgré une fidélité incroyable à notre association, elle monte sur scène avec un trac immense… Prestation réussie, c’est une ovation pour cette artiste magnifique.

 

Didier et Zita chantent « Déjà » de Marie Dubas… Benoit Gimenez déclame du Pierre Reverdy… Reza nous confie en musique son amour pour les anarchistes, Plume d’encre joue un texte humoristique et nous rions beaucoup…

 

Yves Picart répond à notre attente : il clôture cette belle scène ouverte en chanson… Son jeu à la guitare et sa voix si belle nous enchante,  nous sommes ravis…

 

Vivement le mois prochain !!!

 

 

besyal

 

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Mercredi 19 décembre dès 19h

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème libre

 

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Ah, ça ira, ça ira, ça ira, tous les artistes sont sur scène !

Ah, ça ira, ça ira, ça ira, dansons ensemble la polka !

 

Il souffle comme un vent de liberté au comptoir et dans la cave du Bab’ilo.

Qu’on se le dise, ami du soir, ami de l’art, curieux de vers et de prose !

Soyons joyeux car notre prochaine scène ouverte poétique s’évade
de son carcan thématique !

Bientôt l’artiste naviguera dans ses allégories, son humour

ou sa mélancolie, sans le moindre cap à suivre !

 A bas le joug du thème mensuel ! 

 

Profitons-en, camarades de l’utopie, cela ne se produit
qu’une seule fois l’an... et c’est ce mois-ci !

Dès que 2012 aura sonné son glas et que 2013 poussera dans
nos calendriers, nous retournerons à la machine…

  

... la machine à thèmes que tu aimes et qui t'aime !

 

 

 scène ouverte novembre 006 

Mnémosyne

ou la mémoire du cercle
Scène ouverte du 21 novembre dernier

dont le thème était "La folie"

 

Michèle Lassiaz a perdu tout sens commun. Vêtue d’un chapeau et de lunettes de soleil, elle porte un maillot de bain par-dessus ses habits du soir. Tout espoir semble aussi perdu pour Christian Lafont qui évoque ses vacances dans une lettre que nous lit Michèle :  constamment entouré de femmes et tout de blanc vêtu, ses vacances sont paradisiaques.

 

Le bal des fous s’enflamme dans le tourbillon de neurones grisés par le thème.                     Alain Briantais débite d'extravagants propos d'ivrogne, Cypora Herzhorn se remémore une perte de mémoire qui lui aura duré plusieurs heures, Daniel Chokron évoque Jacques Prévert.

 

Nous sommes heureux de retrouver Colette Sauvanet, l’une des membres fondateurs de La Ruche des Arts. Elle déclame la folie… « Mais la véritable folie serait que tu disparaisses à nouveau, très chère Colette ! »

 

Le spectre de “Vol au-dessus d'un nid de coucou” nous étreint quand Pierre de la Galite chante "les psychiatres", quand Marièva Sol proclame sa folie pour Dieu, quand Zita scande un poème de Christian Braine…

 

C’est maintenant Louise Emily que nous perdons corps et biens (voir photo ci-dessus). Elle monte sur scène vêtue d’une robe à feuilles d’automne, le visage illuminé. D’ailleurs, elle ne marche pas, elle glisse… en contant “La folie des coccinelles ” (texte de Charles Cros).

 

Dans cette jungle nous ballotons la folie de poème en poème.  

Oguène avec un texte tristement drôle, l'autre drôlement triste, Bernard Philippon avec sa folie tropicale, Alain Pizerra par son amour pour le “Fou chantant ”…

 

Prenant exemple sur Boris Vian Anefrance chante sa haine des financiers et l’espoir des justes.

 

Et ça part en sucette encore et encore. Vénus Prin’s zigouille Venise (de J-M Ribes), Cathy nous raconte sa journée de dingue… Paul-Eric Langevin ?... Eh, ben lui, il choisit d'être et de rester... Paul-Eric Langevin.

 

Nous découvrons avec bonheur Bruno, auteur-compositeur-interprète, un nouveau venu qui nous ravit par sa voix et sa guitare. Il nous chante « Semblant » et, parce qu’on en veut encore, « Le ménage ».

 

Mais voilà que les fous reprennent le dessus : Pierre Daulcle et Ysia « Plume d’Encre », puis Maryse Licette  qui voit partout des bestioles, folles comme elle.

 

Zita et Didier Laloux clôturent cette soirée avec Piaf et la folie de l’amour.

 

  Pour attendre sans trop d’impatience la prochaine scène ouverte,
n’oubliez pas de prendre vos petites pilules poétiques roses…
et aussi de réviser vos chansons bleues ! 

 

Vivement la prochaine !!!!

 

 

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bealdima

 

 

 

Scéne ouverte Octobre 005

 

Le mercredi 17 octobre 2012

 

Mnémosyne de la 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème : "La pluie"

 

 

au

Café Bab'Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

    Scéne ouverte Octobre 002

 

 

la mémoire du cercle

 

Mais qui sont donc tous ces photographes et cadreurs qui occupent tout l’espace de notre cave alors que notre scène ouverte n’a pas encore commencé ? Ce sont les amis de Maleck qui se préparent à mémoriser son passage pour l’éternité médiatique.

 

Malgré le remue-ménage et les questions qui fusent de toutes parts, Christian Lafont présente le thème de la soirée : « La pluie ». Il nous raconte le jour, où sous une pluie battante et tout ruisselant des larmes du ciel, il a dû acheter un pébroque à 2,90 euros. Faisant fi de tout mauvais présage, il l’ouvre sur scène pour chanter, de sa belle voix de ténor et en compagnie de Michèle Lassiaz"Le Parapluie", une chanson de Georges Brassens.

 

Après les rires, vient l’émotion car Alain Briantais nous lit l’un de ses textes : "Les amoureux transis".

 

Alain Pizerra déclame "Comment aimer demain ?" 

Vient le tour de Maleck: les flashs se déclenchent et la caméra ronronne aux vibrations des cordes de sa guitare et pendant qu’il chante : "Les fils du ciel". Puis, il y a un flottement dans l’air… beaucoup souhaitent qu’il chante à nouveau tant son talent est éclatant alors que d’autres craignent que nous manquions de temps. La cave est en effet bondée mais la passion est la plus forte et Maleck reprend, nous illuminant de son univers poétique.

 

C’est ensuite une valse de poètes livrant leur cœur à toutes et à tous. Cypora Herzhorn d’abord, puis Paul-Eric langevin et enfin Evelyne Gautheron.

 

Pierre de la Galite interprète l’une de ses chansons pour enfants, sur la pluie bien sûr. Dans celle-ci, il répond aux questions qu’un môme se pose sur le monde qui l’entoure… Et c’est fort joli.

 

Oguène n’était pas sous la pluie mais sous la couette. Dernièrement malade, elle a quand même pris le temps d’écrire un texte magnifique qu’elle nous offre.

Et puis c’est un tango de poètes offrant la quintessence de leur âme : Benoit GimenezAne-FrancePierre Daulcle

 

Didier laloux, au piano, et Zita, chantent : "Madame la fée", avec des pincées de Bob Dylan et un saupoudrage de Bobby Lapointe. Le même Didier, toujours au piano, nous révèle un nouveau visage d’Alain Pizerra : celui de chanteur fantaisiste, à la Charles Trenet. S’ensuit un tonnerre d’applaudissements pour eux !

 

Après, une java de poètes nous entraine : Bernard Philippon avec sa cravate imprimée de parapluies, Ludovic Coulon, Louise Emily

Plume d’encre a écrit un poème sans la moindre lettre « i »; c’est un ravissement. Emile Gayoso, trop rare sur notre scène, récite de sa voix caverneuse l’un de ses plus beaux textes. Vénus Prin’s, comme toujours, nous propose une scénette de notre patrimoine classique et humoristique. Katy, chante Barbara : "Il pleut sur Nantes". Sa voix est douce et pénétrante.

 

Tout le monde est passé ! Les craintes sont apaisées !

 

Alain Briantais clôt notre scène par un poème mélancolique et triste.  Alain, il ne faut pas être triste ! Nous recommencerons la fête tous ensemble ! Il suffit d’attendre en se disant :

 

« Vivement le mois prochain !!! »

 

 

 

 

Scéne ouverte Octobre 004

 

 

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème: "Une nouvelle vie"

 

 

au

Café Bab'Ilo

 

 

Le café Bab'ilo nous ouvre une dernière fois sa cave pour l'ultime scène ouverte 2011/2012 dont le thème est "Une nouvelle vie". Les artistes poètes, chansonniers, comédiens, troubadours de notre association, vous invitent à découvrir les multiples univers de chacun d'entre nous. Mais, comme toujours, une place de choix est, en salle, réservée au piéton, au noctambule, à l'assoiffé de rencontres que vous êtes; ou, encore mieux, sur notre scène si vous souhaitez nous faire découvrir votre univers... 

 

  

la complainte du p'tit noir, la jaquette 059

 

 

  Mnémosyne

ou la mémoire du cercle

 

De notre dernière scène ouverte en mai :
“14h52, un dimanche..." 

 

Que peu d'abeilles en cette belle soirée de printemps pour notre scène ouverte de Mai !

 

Qu'importe, cette intimité fut copieuse en fous rires et en contemplations. Les artistes au bar, sirotant leur verre alcoolisé ou pas, furent invités à descendre dans notre cave, tel un ventre de poésie, par Françoise Pujol qui, au piano, entama par du Chopin. Son talent nous a inondés de grâce et de beauté.

 

Dans une étoffe de coton Michèle Lassiaz nous ramena à la vie réelle. Elle ne comprend pas. Nous ne sommes pas un dimanche et il n'est pas 14h52. Un doute s'installe quand la lumière s'éteint (Sifal est aux commandes électriques) . Notre présidente allume alors une bougie et conte, par le biais d'un texte, écrit durant le dernier atelier d'écriture, sa mésaventure: une panne d'électricité, un dimanche à 14h52... Oguène tient la chandelle... Ses soucis du temps qui file comme une flamme sont véritables et sont clamés avec la justesse musicale que nous lui connaissons ....C'est beau... Puis c'est Françoise Pujol qui pétrie d'abîme, voit ce que l'on ne voit pas.... et nous raconte. La flamme de la bougie s'éteint, la lumière fuse.

 

Maryse Licette nous déclame un poème sur ce thème et sur son bien-être. Cela nous réchauffe. Puis, c'est à Benoit Gimenez, coquin parmi les coquins, qui a tant de soucis avec les p'tites culottes de sa compagne, de monter sur scène. Ensuite, Daniel déambule sur les champs élyséens avec une veste en tweed qui le contrarie grandement. Comme toujours, sa réinterprétation d'une saynète à la Fernand Raynaud nous fait beaucoup rire.

 

Christian Lafont nous conte ses déboires, n'importe quel jour à n'importe quelle heure, sauf un dimanche à 14h52, à l'exception du dimanche précédent où il a voté à 14h52 précises. Mais, il nous le raconte si bien que l'on ne peut lui en vouloir. Alain Pizerra déclame, à son tour, l'un de ses poèmes, écrit dans un tramway (Peut être un dimanche, à 14h52, pense-t-il...) en hommage à son ami cinéaste Serge Leroy. Et c'est, comme toujours, un moment magique de poésie pure.

 

Puis, Ludovic Coulon monte sur scène. Il n'a rien préparé. Alors, il s'empare du livre de Benoit et clame le texte qu'il a le plus aimé....Pierre De la Galite a vu passer, un dimanche à cette heure si précise, gitans et passants, rêveurs et voyageurs. Et il nous le chante par le biais de l'une de ses nouvelles chansons. Daniel Chocron nous éblouit par ses connaissances cinématographiques en nous racontant les petites histoires des grands acteurs de notre pays ( Mistinguette, Jules Berry...)

 

Puis, AneFrance nous promène, le dimanche, en trémolos, aux chants des oiseaux... Joseph Sibio monte pour la première fois sur notre scène. Lui, spectateur si assidu, devient ce soir chanteur irlandais ( du nord, il faut être précis ) sans musique mais avec tant d'émotion.. Son interprétation nous inonde de bonheur...Ovation en espérant le réécouter très vite sous nos feux de la rampe...

 

Daniel et Pierre refont un tour avant de s'en aller: L'un avec une chanson que lui chantait son père, l'autre avec l'une de ses nouvelles chansons...Enfin, notre scène de mai se clôture avec Bernard Evain et Zaïa, qui, par un sketch ubuesque, cherchent l'heure et, cherchant aussi nos rires, les trouvent sans aucune difficulté....

 

La soirée est finie, vivement la prochaine!!!!

 

 

Photo 011

 

Mercredi 19 septembre 2012 

 

Mnémosyne de la 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème: "La pluie"

 

 

au

Café Bab'Ilo

 

 

  Photo 009

 

 

  

IMG746.jpgUne fois n’est pas coutume, c’est en chanson que nous avons débuté cette nouvelle scène ouverte poétique. Alors que les heures sonnent le glas, Zita attend une lettre en chantant. Didier Laloux, au piano, est l’As de Cœur à qui toutes les femmes sourient. Il arrive en facteur et remet un billet doux à notre chanteuse bucolique. Lui, l’As de Cœur vient encore de semer le bonheur.IMG750.jpg

 

Le thème est lancé en musique. Ce soir nous contons, décortiquons, déclamons le thème de “la lettre”. Et quel plaisir… Il y a plusieurs nouveaux venus !

 

IMG760.jpgThian nous conte la quête d’un dragon qui, comble d’infortune, ne crache que de l’eau. Christian Lafont, champion actuel de notre association dans la catégorie “long prologue”, entend perdre sciemment son titre en déroulant un parchemin long comme le Nil ! Il décline la lettre «X» avec des détours et des subtilités fort ingénus. L’hilarité générale nous gagne.IMG769.jpg

 

Quel bonheur de revoir sur scène Louise Emily ! Nous retrouvons sa voix sirupeuse et sa prestance surannée. Elle nous lit la Mère de Colette à travers une lettre destinée à son mari. Dans celle-ci, l'auteure s’excuse de ne pouvoir venir le rejoindre car son cactus fleurit. L'argumentation est si forte et si troublante qu’il aurait été regrettable de ne pas partager ce moment ! IMG774-copie-1.jpg

 

Marièva Sol nous dévoile un bout de sa “vie d’avant”. Aimée d’un bel Italien à l’heure où les roses s’ouvrent au printemps de la jeunesse, ils se sont beaucoup écrits. Le rendez-vous de la rencontre fut manqué et Marièva nous lit une lettre qu’elle ne lui a jamais envoyée…

 

Alain Briantais nous offre une petite "connerie" comme il dit, à la place d’une lettre inachevée destinée à une inconnue. Un simple jeu de lettres autour de son nom, qui fait fuser les rires. Les IMG788.jpgpropos d’AneFrance, un peu hors sujet, n’en demeurent pas moins magnifiques et intenses. Elle nous remémore « La Goulue », sa vie, sa descente aux enfers par amour d’un saltimbanque, ses succès au Moulin Rouge. « Malgré sa déchéance, elle avait toujours du panache » clame notre amie. Tonnerre d’applaudissements. IMG797.jpg

 

Nous avons à peine le temps de saluer Reza Afchar Nadéri, évidemment en retard, qu’il monte déjà sur scène. Il accorde sa guitare et chante Carlos Puebla « La lettre au Che ». Nous n’aurons pas, non plus, le temps de le remercier pour sa très belle prestation qu’il est déjà reparti. Katy Meyer, une des nouvelles participantes, nous lit le protocole d’une lettre d’amour, vu dans un manuel de bienséance appartenant à sa mère. Le public est étonné par le propos et conquis par le talent de la poétesse. Elle ajoute une autre corde à son arc en chantant Moustaki. Vivement les prochaines scènes ouvertes pour la retrouver !

 

IMG752.jpgBenoit Gimenez, n’ayant rien sur le thème de la soirée, se fait le messager d’un texte d’Yves Picart, absent ce soir-là. L’alphabet, vu par Yves, déclenche de jolis moments de riresIMG873.jpg et de sourires dans l’assistance. Cypora Herzhorn nous ravit, comme toujours, avec l’un de ses poèmes en alexandrins.

 

Pierre de la Galite nous livre une nouvelle chanson qui trouble et enchante chacun : une histoire triste où perce, malgré tout… la gaité. Fabienne, toute nouvelle au Bab’Ilo, monte sur scène avec le trac, en déclamant une « lettricide ». Quelques nuages d’hésitation de la poétesse déclenchent des vagues d’encouragement.

 

Françoise Pujol nous offre la joie de chanter tous ensemble Jacques Brel à travers « La Quête ». Derrière le piano, elle est, comme toujours, extraordinaire de talent ! Certes, il y a beaucoup de « na na na na » dans cette chorale improvisée, mais le plaisir est total. Annie Pouilhès déclame « Une lettre au chêne » de Rilke. C’est superbe et formidablement bien interprété.

 

Dans son premier texte, Pierre Daulcle nous écrit des Antilles. Inspiré par Rudyart Kipling, il aura une pensée pour les travailleuses « secrétariales » dans son deuxième poème. Son humour irrésistible et son œil acéré sur les défauts de l’homme sont très drôles et font hurler de rire le public, médusé par la justesse des propos.IMG850.jpg

 

Vénus Prin’s, interprète un texte au couteau de Jean-Michel Ribes : comment virer définitivement un amant accroché au balcon, les pieds dans le IMG864.jpgvide. Michèle Lassiaz  a écrit son texte sous piqûre pendant les vacances. Ne sachant plus lire ni écrire, la seringue lui permit quelques instants de répit. Elle rédigea alors une lettre sur l’amitié et le plaisir de se retrouver ensemble tous les mois.

 

La scène ouverte est terminée mais nous avons encore un peu de temps. C’est donc, le moment des « bis ».  Cypora déclame à nouveau, Pierre chante à la demande de tous, Thian nous conte un adage et nous clôturons avec Vénus au piano. Elle chante et nous reprenons à tue-tête le refrain « T’en souviens-tu ? T’en souviens-t-en ? ».IMG822-copie-1.jpg

 

Oui, Vénus, nous nous souviendrons de cette soirée si belle.

 


Vivement la prochaine scène ouverte !!!!

 

 

 

 

 

 

 

bechaldimo

la complainte du p'tit noir, la jaquette 055

 

 

 

 

Le mercredi 13 juin 2012 

 

Mnémosyme de la 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème: "Une nouvelle vie"

 

 

au

Café Bab'Ilo

 

     

 

 

236 Saviez-vous que Michèle Lassiaz était surnommée « La roulotte » durant son enfance, parce qu’elle voulait être clown (déjà, oserais-je dire…) ? En tant que présidente de notre association, c’est elle, comme souvent, qui débute cette nouvelle scène ouverte dont le thème est « Une nouvelle vie ». 

Annie Pouilhés, notre conteuse, n’est pas dans le thème mais nous raconte l’histoire étrange et merveilleuse d’une femme qui, chaque soir, se transforme en loup. L’histoire d’un couple qui se sépare malgré tout l’amour qui les unit.

254Benoit Gimenez est en "Rêve Générale". Il tente la chansonnette devant un public compatissant.

Pierre de la Galite nous amène en voyage dans son île natale, grâce à l’une de ses 250 jolies chansons.

Paul-Eric Langevin choisi de s’assoir confortablement pour déclamer sur l’amour et sur Paris. Notre dandy séduit une nouvelle fois l’assemblée.

258Cypora Herzhorn nous enchante avec un texte à la mélodie maitrisée et aux couleurs brillantes. 

Oguène de se mettre à nu.  Une nouvelle vie, un nouveau départ.

Alain Briantais, dans un magnifique texte en prose, cherche à briser sa prison de verre. Suffit-il de s’offrir pour se sauver ?

Zita, accompagnée de Didier Laloux au piano, interprête la chanson du film « Le Bon et les Méchants » de Claude Lelouch.271

  Alain Minot, le nouveau de la soirée et ami d’Alain Pizerra, déclame avec effervescence et une ferveur exutoire « Revenue de Bruxelles ». Cette première scène est de bon augure pour la suite. 

260Alain Pizerra est l'incarnation du poète dans son essence la plus aboutie. Il déclame de mémoire, comme à son habitude, l'une de ses créations. 

 Marièva Sol s’emmêle dans ses feuilles qui volent aux quatre vents de son inspiration, mais retrouve ensuite son calme pour nous livrer l’un de ses plus jolis poèmes.

Béatrice Dominguez inverse son texte et, pour sa première scène au Bab’ilo, nous éblouit par tant d’inventivité.

Christian Lafont expose en préambule un propos plus long que le texte lui-même. Il nous fait mourir de rire. C’est aussi pour cela que nous l’aimons tant, notre cher Christian. Il chante, et nous chantons tous avec lui. Un très joli moment. 289

Pierre Daulcle relate ses origines, son île chérie, une nouvelle fois en alexandrin.

Reza, la guitare en bandouillère, rend hommage à Montartre avec une chanson de Mouloudji. Tout le public fredonne avec lui.

293Puis vient le professeur de cinéma qui nous offre plusieurs anecdotes du clown Grock. En voici une : Un ami lui demande. « Si je te trompais avec ta femme, on serait encore ami ? » Grock répond : « Non ». L’ami renchérit : « Alors qu’est-ce qu’on serait ? » Grock conclut : « On serait quitte ». 242

Bernard Philippon clôture cette jolie soirée par l’un de ses poèmes empreint d’un érotisme agréable…

 

 

Vivement notre prochaine scène ouverte…
Et n’oubliez pas d’envoyer vos textes pour le prochain PleinSens
(thème : le lettre) avant le 14 octobre

 

 

 

Photos Christian Lafont 

 

 

 

 

bealchdi

 

 

 

 

bechdimo

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 013

 

Mercredi 09 mai 2012 

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème : “14h52, un dimanche...”

 

 

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

Que faites-vous le dimanche à 14h52 ?

La question est peut-être indiscrète… Irez-vous jusqu’à
nous en faire confidence sur la scène du Bab’Ilo

le mercredi 9 mai à 19h00 ?

Surtout, ne vous égarez pas ! Si vous filez au Bab’Ilo
l
e dimanche à 14h52 pour évoquer vos mercredis à 19h00,
l’issue est plus qu’incertaine...

 

16

 

  Mnémosyme

ou la mémoire du cercle

 

Notre dernière scène ouverte d’avril :
“Derrière le rideau”. 

 

Paul-Eric Le début de soirée démarre en petit comité, mais les amis, les poètes, les chansonniers, les comédiens rappliquent les lèvres pleines de sourires et le cœur plein de poésie pour remplir une nouvelle fois la cave du Bab’Ilo. 

Bernard Philippon ouvre le bal en ironisant sur le rideau de fond de scène : « les artistes déploieront leurs talents devant le rideau, et non derrière, comme l’indique l’intitulé du thème... ! »  Il débute en alexandrins  :“derrière le rideau de ses mots”.

Marièva Sol déclame un poème de sa fille An-Pra. Derrière le rideau de celle-ci, il y a une fenêtre. Oguène nous fait cheminer par des passages et des labyrinthes. Pour un poète, il y a tant de choses derrière l’étoffe. Pour Benoit Dumont-Gimenez, ce sont “les résilles de filles à mycose” et Pigalle. Le public n’est pas dupe. “Il connaît bien les lieux !” tonne Bernard… Fou rire général.

 

  Alain.jpg Christian Lafont a oublié un très long poème qu’il avait écrit pour la soirée. Taquin comme d’habitude, à son tour, il évoque Pigalle, son quartier. 

Formidable surprise ! Christiane Jouan, l’une de nos plus anciennes adhérentes, monte sur scène pour la première fois. Elle nous offre un poème conçu durant l’atelier d’écriture.  Michèle Lassiaz, notre présidente, est ravie. Tonnerre d’applaudissements !

Entracte inattendu… avec l’arrivée impromptue de Yanis, petit-fils de Michèlequi vient réclamer les tétines de son p’tit frère à sa mamie. Il connaît tout le monde et fait la bise à chacun…

Vénus Prin's interprète un morceau de son prochain spectacle. On rit beaucoup mais elle nous laisse sur notre faim : « Si vous souhaitez connaître la suite, il faudra venir à ce futur spectacle ! »

Cypora Sebagh, qui se lève tôt, nous raconte en alexandrins ce qu’elle voit le matin derrière le rideau . Sa vision nous enchante.

Et voilà que Daniel, notre intrépide septuagénaire , tient à faire rire l’assemblée et interprète à sa manière un sketch de Fernand Raynaud:  “Il y a comme un défaut à mon costume”. On pouffe de rire devant ce phénomène !

Alain Briantais récite un poème de Louise Emily, absente et qui nous manque. Daniel Choucron, historien du cinéma, nous amuse avec trois histoires véridiques et croustillantes sur Michel Simon, Sacha Guitry et Pierre Brasseur. Pierre Daulcle nous “épatate” et nous “frittate”. Chantal illumine nos cœurs de chaleur malgré les jours de pluie.

Isabelle Sojfer, parmi nous pour la première fois, s’accompagne joliment d’une petite guitare et chante “Elysez-moi !” Le public reprend en cœur le refrain. Elle fait un carton !

 Daniel.jpgYves Picart, sans sa guitare, nous conte l’amour de son père. Greg, nouvel arrivant lui aussi, nous chante l’histoire d’un petit romano, très appréciée et applaudie.

Mais l’heure avance trop vite, Michèle presse alors les derniers rimeurs. Ludovic Coulon Paul-Eric Langevin pour une première remarquée, Marièva SolZaïa Evain, à leur tour, nous surprennent, nous font rire et nous séduisent. Bernard clôture la soirée comme il l’avait commencée : en alexandrins…

 

Vivement le mois prochain... 

 

 

 

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Mercredi 11 avril 2012 

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème: "derrière le rideau"

 

 

au

Café Bab'ilo

9 rue des Baigneurs

Paris 18

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

Mais qui se cache derrière l'étoffe poétique de notre association? Des amis, des artistes, de la joie, du bonheur et du mouvement !!! Venez  donc, avec nous, partager tous ces moments ; et si vous le souhaitez, déclamez, chantez, contez vous aussi, sur notre scène ouverte.

 

 

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  Mnémosyne ou la mémoire du cercle

 

Scène ouverte de Février 2012

 

 

 

 

3Michèle Lassiaz a le regard noir. « T’es vraiment antipathique » dit-elle, à l’un de nos amis du premier rang. Puis, elle considère que Bernard n’est "pas très belle, ce soir". Ce préambule ironique et hilarant pour l’assemblée rappelle que le thème de ce soir est « Le regard ». Incroyable ! La cave du Bab’ilo est comble…Il n’y a pas assez de chaises et tant de poètes. Qu’importe, nous resterons debout…

 

 

Jean Thiais  qui doit filer vite, car un filage l’attend pour son spectacle, débute avec un extrait de celui-ci. C’est l’histoire d’un conte à l’envers sur l’amour entre la fée du temps qui passe et le prince du temps perdu. Et l’horloge tourne trop vite en compagnie de ses mots à double sens qui amusent et séduisentCypora, ensuite, déclame l’un de ses textes tendres, dont elle seule, à le secret. Zita Trancart, accompagnée de Didier Laloux au piano,  chante « Les prénoms de Paris » du Grand Jacques. Puis, Benoit Gimenez rêve les yeux ouverts alors, qu’ensuite, Oguène demande à tout le monde de les fermer. Nous obéissons avec le plaisir sincère de la petite aventure qui se dessine. Ses mots, alors, se transforment en couleurs dans nos esprits en mouvement.

 

 Et, puis, il y a les retardataires. Ceux qui ont des textes sur le thème de la scène ouverte de janvier : « La rue ».7.JPG Après quelques sifflets et huées de connivence faits de clins d’œil amicaux, Pierre Daulcle revient sur ses rues et nous parle de son Paris. Yves Picart, prend sa guitare, pour chanter toujours cette rue-là, si proche du regard des trottoirs.

 

Anefrance déclame Vian en confondant Girafe et Pommiers. Puis, Marièva Sol nous parle du regard d’amour. Nelly Ambert, dont c’est la toute première sur notre scène ouverte, nous lit un de ses textes avec un sourire splendide. Elle dira, à la fin de la soirée, qu’elle s’est sentie bien avec nous, auprès des artistes de « La ruche des arts » et qu’elle a hâte de revenir. Nous en sommes heureux.

 

Françoise Pujol au piano accompagne Didier Laloux qui dans une chanson joyeuse et drôle se demande « Dans quel état j’erre ? » …Puis, comme toujours, Françoise nous éblouit par sa maîtrise et ses sublimes envolées musicales.

 

Sylvie Bourgouin, avec l’ensemble de ses comédiens, nous présente une lecture d’un extrait d’« Hafsa », sa nouvelle pièce théâtrale. Il y a comme un goût de trop peu. Peut être le mois prochain... Plume d’encre, nouvelle artiste de notre association, nous déclame, aussi, le regard. Puis, elle nous lit ce qu’elle a créé lors de l’atelier d’écriture de Bernard.

 

15.JPGVénus Prin's chante au piano et c’est toujours un bonheur, alors que Zaïa, d’ordinaire si drôle, a plutôt envie d’être triste, ce soir. Le regard de la mélancolie ? Emile Gayoso déclame sa poésie sublime. Yves reprend sa guitare et Vénus chante, de sa voix si douce, une dernière fois.

 

Enfin, Daniel veut absolument nous chanter un pot-pourri de chansons de Bécaud. Il monte sur scène avec sa voix de ténor qui impressionne. Il oublie quelques paroles… qu’importe, nous connaissons tous Bécaud et nous chantons avec lui. Des couples de danseurs se forment et dansent au son du piano… Le final est magnifique de drôlerie, de mouvement et d’unisson.

 

Vivement la prochaine scène ouverte…

 

 

Les photos sont de Joseph Sibio 

 

 

 

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 bechsy

 
 

la-complainte-du-p-tit-noir--la-jaquette-055.jpg

 

 

Mercredi 15 février 2012

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème “ Le regard ”

   

au

 

Café Bab’ilo

9 rue des Baigneurs

Paris 18

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

- « Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur; l’essentiel est invisible pour les yeux ! »

 

- « L’essentiel est invisible pour les yeux ! » répéta le Petit Prince afin de mieux se souvenir…

 

Ah ! Là, ça se voit, c’est du grand Saint-Ex et c’est poignant !… A mon tour je me répète les paroles de notre ami à poil roux… M’aideront-elles à préparer la prochaine scène ouverte poétique de « La Ruche des Arts » sur le thème du regard ?… Eh ! Dis-moi donc, Antoine, ton bouquin peut-il m’apprendre encore autre chose ?

 

- « Les étoiles sont belles à cause d’une fleur que l’on ne voit pas... Le désert est beau. Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part ! Qu’il s’agisse de la maison, des étoiles ou du désert, ce qui fait leur beauté est invisible ! »

 

- Invisible, toujours invisible ? L’invisible, c’est bien joli mais ça ne fera pas mon affaire sur les planches du Bab’ilo !

Certes je pourrais me lover dans un fauteuil, écouter les chansons, les scènes théâtrales, les poèmes que les artistes nous feront goûter ce prochain soir ; mais je voudrais bien me rendre visible en apportant un tout petit rien de création personnelle… Et je ne suis pas le seul, je suppose… Voyons, voyons ça ! Laissez-moi deux secondes !… Qu’on se le dise, je me lâche et je l’assume ; moi, l’apprenti, l’enfant rêveur, le nez au vent, le néophyte, je suis maintenant résolu à grimper sur cette scène pour y étaler un petit rien de mon immense talent ! Voilà qui est dit !

 

- « Les hommes, dit le renard, cultivent cinq mille roses dans un même jardin, et ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent...
Et cependant, ce qu’ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d’eau… Mais les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le cœur.
»

  

- Un tout petit rien, pas tape-à-l’œil pour un sou et qui me vient du fond du cœur, pour mercredi ? … Sûr, je l’ai noté; je m’y emploie !

 

  prince2

 

 

  bedi

bedichalmo

Paris juin 2010 021[1]

 

 

Mercredi 14 décembre 2011

 

 

Scène Ouverte

 

  Poétique

 

Thème libre

 

 

Oyez, oyez, troubadours et poètes, musiciens et chansonniers, comédiens et bouffons !
Afin de célébrer ensemble la prochaine venue de l’hiver, nous vous invitons à
 déclamer encore vos vers bucoliques, joyeux ou mélancoliques, nous faire rire de vos pirouettes
et chanter en la chaude Cave du Bab’ilo !

 

L’amitié y est notre royaume; mais, pas de roi ni de reine, notre cour n’est ouverte
qu’aux nobles saltimbanques et francs compagnons. Oui, c’est dans cette antre,
entre amis, neufs comme des baigneurs entrant dans l’eau; oui, là, pénétrant
au 9, Rue du Baigneur, oyez, oyez, que nous festoyions hier et festoierons
demain car, toujours, rimes et chansons abondent à notre table poétique ! 

 

Vous, qui êtes des arlequins et qui ne le saviez point, venez donc découvrir ce doux royaume !  La procédure sera fort simple… pas de paperasse à remplir… glissez-vous
dans notre antre, la porte en est entrebaillée; puis, projetez-vous  sur notre scène,
et alors, vous réaliserez, abracadabra, tout ce que poétiquement bon vous semblera… 

 

Vous êtes beaucoup trop timide pour nous révéler votre univers, comme ça, d’un seul
et premier jet ? N’ayez alors aucune crainte ! Nous vous attribuerons une place de choix : celle de spectateur;  c’est le seul privilège que nous-autres, humbles baladins, puissions vous accorder… O
yez, oyez donc, spectateur que chaque fois nous tentons de rendre heureux pour tout un mois renouvelable.

Peut-être qu’un soir la muse saura, elle, vous convaincre de monter à votre tour
la marche du Parnasse !

  

  Texte de Bedimo 

 

 

Café Bab'ilo

9, Rue du Baigneur

75018 PARIS

: Jules Joffrin ou

Marcadet-Poissonniers

 

  Entrée gratuite avec, toutefois, l’obligation de consommer au moins une fois au comptoir.

 

 

 

 

la-complainte-du-p-tit-noir--la-jaquette-053.jpg

 

 

Mercredi 11 janvier 2012 

 

 

Scène Ouverte

 

   Poétique

 

thème "La rue"

 

 

 

 

-"Hey, les zigues ! Sera michto, le Bab'ilo ! ...Tenez-vous bien : "La Ruche des Arts" nous  sert au comptoir un thème qui sent bon le caniveau et même la truande, la torgnole, voire le glaviot !"

  

-"Au lieu de tourner autour du pot d' échapp'ment, livre le thème et fais  briller, banane !"

 

-"Agrippe-toi, j' te dis, le thème c'est la rue !"

 

-" Fichtre, la rue et la ruche, c' est compatible ? ..."

 

-"Si, sous les candélabres, te vient, à toi comm' à d'autres, ce qui se nomme l' inspiration, t'auras plus, le jour venu. qu'à plonger dans la rue du Baigneur pour nous en mettre plein les mirettes !"

 

- "Primo j 'inspire et m' en inspire; deuzio j''expire là où ça baigne !"

 

- "Le public, c'est des copains, alors ils vont te bader ! Sur place tu seras "stranger in the night" mais c'est pas grave vu que "quand on monte sur l'tréteau, on est poto illico", c'est la règle !"

 

- "Aurai-je ouï que si je tente la pirouette, en conte, en chanson ou mêm' à la trompette, si j'ai l'alexandrin qui me vient à la bouche, vrai, tu le jures, assurément je ferai mouche ? ... "

 

- "Même quand il y a de la timidité chez le quidam, qu' il y a du "P't'êt ben qu'oui, p't'êt ben qu'non" ou du "Sûr que non mais j'aimerais prendre mon pied dans une chouette soirée", la porte est grand'ouverte !"

 

- "Mais Paulo, dans la foule sentimentale, y en a p't'êt' un qui déroge !!!"

 

 

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- "Extrade-toi et monte sur l'estrade, tu verras bien que c'est la règle !.. Par contre, il faudra te pointer pile-poil à 19h30; ça prendra que dalle mais il y a Assemblée Générale et, dans la foulée, élection du Conseil ..."

 

- "Je subodore déjà mieux : la Ruche, c' est aussi du sérieux !"

 

- "Après, tiens-toi à la rampe j' te dis,, direct, ce s'ra la Rue ! "

 

- " Vous me jetez dehors ? Trop directe votre démocratie !

 

- Tout doux, Gillou, on t' y met pas à la rue ! Dans une asso, faire une A.G. en fin d'année et élire le conseil... ça aussi c'est la règle !"

 

- "Alors, afin d'avoir un chef, vous vous décid'rez derechef ?"

 

- "Je confirme ! On s'est tout dit, là, non ?"

 

- "T' es l' plus âgé et d' bon conseil ! Paulo ... j' ai pigé le topo !"

 

 

 

 

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  besydi