22/09/2021 Scène Ouverte poétique de la Ruche des Arts, thème: L'Image à La Cantine du 18ème Posté le 02/11/2021 - Par la Ruche des arts, Michèle Lassiaz,Alain Briantais, Christian Lafont Sur le Feu de la Ruche
Scène Ouverte poétique de la Ruche des Arts, thème
L' image

Mercredi 22 Septembre 2021
de 19 h30 à 21h30*
|
au Restaurant LA CANTINE DU 18 ème 46 rue Ramey Paris 18ème M° Jules Joffrin ou Marcadet-Poissonniers |
Compte-rendu/Mnémosyne de cette scène ouverte, du 22 Septembre, par Fabienne Schmitt

On n’osait même plus y croire, mais les affaires reprennent ! Heureusement, on s’en sort toujours, nous les abeilles. Quelle joie de nous retrouver dans ce joli nouveau lieu, la « Cantine du 18 » ! Ainsi, les poches remplies de belles images, nous butinâmes et chantâmes sans modération. Notre Reine Michèle Lassiaz n’a pas caché son bonheur de nous revoir tous. En introduction, elle nous offre son image à elle, un paysage intérieur à facettes, son moi tel un « kaléidoscope vivant ».
« Les liens », dit par Marie-Line Bénazet, est un extrait de son livre publié chez L’Harmattan « La vie à haute voix ». Un beau partage d’amitié. Puis Charlotte Rita nous emporte vers l’Olympe et ses dieux, là où une « belle aux cheveux d’ébène » ne sera plus, un jour, qu’une vieille flétrie dans son miroir. Place au « mille et unième rayon », ode aux cercle , à l’infini, « un sourire accroché à la vie ». Emotion, toujours, avec Oguène.
Elisabeth nous peint un « amour éternel », texte de son cru, « aux couleurs fertiles, renaissance dans les éternités mouvantes ». Félicien Jerens est de retour, avec « vision sur l’eau » : une promenade sur les ondes, « une renaissance du printemps, la délivrance de l’hiver.» Pour Serge Carbonnel, c’est « ad vitam eternam », hommage à la fabuleuse poétesse Lizzy qui vient de nous quitter ; un texte paru dans le dernier n° de l’Albatros.
Tiens, voilà Marc O’, sans son chapeau ! Un titre dur: agresseur-violeur » à demi chanté, des mots contre la violence et la haine. « Les grandes marées, en Bretagne », des images pleines d’embrun : c’est Claudine Van Lé qui nous emporte dans le « mouvement argenté des vagues ».
Place à la musique avec Yves Picart, qui nous chante son « Boulos » de sa voix chaude, en grattant sa guitare ; image-portrait touchante d’un simple d’esprit. Didier Laloux, en tenue d’été indien, nous régale de son « imagerie » riche en jeux de mots : « un miroir fait-il miroiter un miroir aux alouettes » ? Alain Pizerra qui nous emmène en belle mélancolie dans son « voyage du poète » mélancolique : images de « lune moirée, soleil désenchanté, mal du temps fuyant ».Extrait de son recueil « Essaimer, »
Alain Briantais nous partage ses « Coquelicots » « fragiles et fiers, rassemblés dans leur offrande au ciel ». Images en « rouges d’émoi. »
![]()
Changement de style avec Valérie Bellet qui nous émerveille dans une demi-impro imagée et fulgurante. Une plongée dans l’envahissement actuel des images. Nouvelle abeille, Florent Gabriel, dans « Faut-il regretter l’automne », nous parle d’antan, de vallées paisibles de troupeau, et d’étables. Nouveau venu également, Damien nous récite son « Alice », délice en rimes aphrodisiaques et sensualité débordante.
![]()
Notre fidèle poète Pedro Viana nous lit d’abord un court poème d’Eric Meyleuc , où il est question d’un « bellâtre plongé dans son image, statufié en narcisse ».Puis son texte à lui, « en toute nudité » un monde où les mots sont « démultipliés de leur sens, et noyés dans le cloaque des images. Christian Lafont chante des images de notre actualité, avec « Adelaïde » de Jacques Debronckart : « Quand le dernier verre se vide dans les bars d'Adélaïde, on a le cœur qui se vide aussi lorsque l'on pense au pays».
Nous accueillons avec joie Cécile Touati pour sa «discussion miroitante », où il est question d’un miroir traitre qui cache la vérité. Place au Jean d’O.(minique) des abeilles, qui nous propose une mosaïque de couleurs, chaque couleur ayant son image. On y croise Baudelaire, Valery, Platon, et les autres. Puis voici quelqu’un qui a une meilleure image de lui depuis quelques temps, j’ai nommé Hervé Gosse, qui fait tout pour l’image de son entreprise, jusqu’à distribuer des images pour les enfants, aux meilleurs clients ! Calogero est au programme ensuite, avec « le portrait », très beau texte dit par Evelyne Gautheron.
![]()
Yves Picart revient chanter, sur un fond de musique tribale, à Liverpool, »quand la nuit revient côté pile, et le jour côté face ».Je prends la suite, pour offrir ma « vision » automnale, « un matin roux qui embrase l’âme, les jardins qui se maquillent, eux aussi ». Serge Carbonnel revient nous donner ses images du monde, souhaitant qu’avec des « si », on puisse le changer, sinon, il « retourne au rêve » !
Et pour finir en beauté cette belle soirée, honneur à Charlotte Rita, dont le beau recueil « Sans fin la ronde », a été récemment édité chez l’ Harmattan, illustré par Michel Pichon. Ce sera une lecture florilège, à 4 avec : Didier, Oguène, Michèle, et Charlotte elle-même. Un recueil à acquérir par pur plaisir. A bientôt pour les vendanges de la Ruche, Chères abeilles !
Fabienne SCHMITT. D.R.
![]()
Géo-Localisation de la CANTINE du 18 - ici -

