Après la Scène Ouverte poétique Thème libre de la Ruche des Arts Posté le 23/10/2019 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz,,Chr Sur le Feu de la Ruche

 

Thème libre

pour la

Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts

 

 

 

Mercredi 25 Septembre 2019

à 19 h00*

 

Les poètes sont venus nombreux pour cette Scène Ouverte de rentrée*, et l'ont poétiquement et joyeusement exprimé

 

 
 

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

 

   Paris 18ème

 

Compte-rendu/mnémosyne de la scène ouverte et de la présentation des livres de Serge, par Fabienne Schmitt

 

 

Quelle belle rentrée ! La salle de notre Bab’Ilo chéri est pleine à craquer ce soir, une vraie Ruche comme on les aime, avec le bonheur des retrouvailles.

 

1. En toute liberté, fidèles et nouvelles abeilles nous ont offert une belle diversité poétique. Après une petite intro par notre Reine Michèle Lassiaz, ça démarre très fort avec Anefrance : « Une bonne paire de claques dans la gueule, un bon coup de savate dans les fesses, un marron sur les mandibules, ça vous fait une deuxième jeunesse. Tiens, salope ! » Rien de grave, c’est du Boris Vian !

 

 

 

 

Heureuse surprise que le retour d’Alain Pizzera , qui nous emporte dans l’univers du poète.. « Qu’est-ce qu’un poète régulier ? Un sans papier de mots en liberté ». Puis la grande question, Dieu : « l’amour attend l’accueil, où en donnes-tu des preuves ? Nous aurons ensuite droit à un charmant discours de cabinet de toilette, à l’ancienne, une scène de ménage extraite du » journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau ». Merci à Eve Moreau, parfaite.

 

Puis nous serons bercés par les chants tumultueux de Jean-François Blavin : « en écoutant la chanteuse ». « A quoi pense un poète hasardant son image ? » Thierry Sajat, responsable de l’association « les poètes de Montmartre » nous présente ensuite un extrait du livre : « Les versets simplifiés du soleil levant ». L’auteur : Maggy de Coster. « Les poètes ne meurent pas ; ils s’endorment, puis se réveillent ».

 

 

 

                                                   

 

Pascale Flavigny nous dit des extraits de son livre : « Patience ». »Les arbres ont des centaines de regards » Puis « tu dirais » : je suis du sud et du nord, toutes les directions sont dans mon corps. Oguène s‘est habillée d’haikus : « l’horizon, le soleil nourricier, les nuages couleur arc-en-ciel… » Place à Laurent, pour sourire avec sa « recette de cuisine pour un anniversaire », où se mélangent pâte molle, artichauts, et casseroles », bref, une sacrée cuisine ! Colette Sauvanet fait du « tricotage en soirée », et… « Baisse ton transistor ! Et puis, tu ne penses qu’à boire » ! Tout un dialogue à elle seule.

 

 

 

 

 

Henri Thomas, avec truculence et accent à l’appui, forcera à sourire, passant de « c’est beau l’Hérault » à la pension, au centres de détention, sans parler du centre de redressement ! Pierre Blavin, de la « Cave à Poèmes », nous offre du Léo Ferré : « T’en as ? Moi pas … Tu meurs ! Moi pas ! Quand j' mourirai Tout s'ra changé. Ensuite, Fanfan va nous émouvoir pour son hommage à Cécile, en chantant « poudre de soleil ». Pour Eléonore Queffelec,  »ce soir le temps n’existe plus », le ciel et la mer se sont inversés ». Quant à Elisabeth Sanguinetti, elle nous emporte dans de belles éternités mouvantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain Briantais nous dit son automne, « la fête des jaunes, les feuilles épuisées, la fête des couleurs »… Il parle de sa mère, de « l’hiver entré dans son corps ». Emotion dans la salle. Avec « l’interrogation », titre extrait de son « livre des dieux », Charlotte Rita Pichon nous offre un dialogue en questionnements, entre l’enfant et les dieux de l’antiquité : « Il n’est pas de raison face à l’absurdité ». Laurent Kiem nous dit « couleurs », puis « action. » 

D’un trottoir à Barcelone, nous passerons à un questionnement sur nos actes.

 

 

 

 

 

Après un bel hommage à Notre Dame de Paris par Jean-Claude Manceau, Nicole Durand nous dit « l’ombre », extrait de « la bohême et mon cœur » de Francis Carco : « Ton ombre est toujours dans la rue, près du bar où je t'ai si souvent attendue. »

 

 

 

                        

 

 

C’est Didier Laloux qui clôture cette première partie de soirée. Il nous fait le coup du poteau et du toréador… A la fortune du pot et… du porto. Ne cherchez pas, il est toujours égal à lui-même ! Nos éclats de rire terminés, nous nous taisons pour Serge Carbonnel.

 

*intercalée avec la présentation des livres de Serge Carbonnel :

 

  • Le futur est inscrit au passé
  • Sur la table des mots

 

 

 

 

 

 

2. Pedro Viana présente les deux nouveaux recueils de Serge : « Le futur est inscrit au passé » et « Sur la table des mots. » Ce sont deux livres différents, le second mettant en exergue le mix de l’homme de lettre et du scientifique. Bien sûr, les deux ouvrages sont liés, mariant tantôt le vers et l’équation, tantôt une poésie impulsive et vagabonde ; c’est une plume d’amour que possède Serge. Sa sensibilité et son regard d’observateur du monde dans ce qu’il a de magnifique et d’odieux à la fois sont, par sa lucidité et sa tendresse, une offrande.

 

 

 

Ainsi assistons-nous à un ballet de lectures croisées » : Michèle avec « ce siècle boit la tasse », Oguène avec » un visage sourit », un visage qui parfois appelle au voyage, Serge lui-même avec « la vie mérite réflexion. » Michèle revient avec les questionnements essentiels, « alors, repoussez-moi », « le monde est-il prêt à changer ? ». Puis Serge nous dit « vision », un très beau texte sur notre terre si belle, et les mensonges autour. Oguène nous dira le « passé des galaxies, » l’avenir de l’humanité.

 

 

 

                                

 

 

Puis nos lecteurs et lectrices poursuivent avec quelques extraits du second recueil : un hommage à la matière, un hommage à la terre, aux étoiles, à la lumière… « La terre aboie, et pour panser le monde, elle donne la vie ». La voix de Pedro Viana donne toute sa dimension poético-dramatique et sa puissance au texte. Oguène prend la suite « fertile est l’océan qui dormait dans l’atome ».Puis Pedro et Michèle se renvoient les mots : « la vie est cannibale, la matière est la vie, et la matière danse ». « L’homme va-t-il se perdre à chercher la beauté ? ». Oguène relaie avec « nocturne. » Pedro poursuit : « je porte en moi la mémoire des autres. Je suis un univers ».

 

                            

 

 

Serge enchaîne et livre un message d’amour à son aimée : « il n’y a plus de temps, et la chaleur augmente ».Les deux lecteurs croisent ensuite leur lecture pour former un seul et même texte. FIN.

 

 

Un très beau moment ! Quel bel hommage poétique à la vie et à l’univers ! Une magnifique seconde partie qui donne envie de se procurer les œuvres de Serge, aux Editions de la Ruche des Arts.

 

 

 

 

Ce fut une très belle soirée de rentrée. J’espère vous voir nombreux aux vendanges qui s’annoncent fructueuses, et pour la suite de nos aventures ruchoises.

 

A très vite !

Bzzzzzz…..

 

 

 

Fabienne SCHMITT. D.R.

 

 

 

 

 

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*intercalée avec la présentation des livres de Serge Carbonnel :

 

  • Le futur est inscrit au passé
  • Sur la table des mots

 

 

 

 

 

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