A la Scène Ouverte poétique de la Ruche des Arts , Plein de Riens ont donné beaucoup de tout Posté le 29/10/2019 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz , Chr Sur le Feu de la Ruche
Un rien...des riens...
en thème de la
Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts
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Mercredi 16 Octobre 2019
à 19 h00*
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au Café-Club BAB-ILO 9 rue du baigneur Paris 18ème M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt |
Compte-rendu/mnémosyne de la scène ouverte au BAB ILO, suivie de la Carte Blanche à Philippe et Colette Fünfschilling, par Fabienne Schmitt
Un Bab’Ilo plein d’abeilles butinantes, ça fait du bruit, et c’est rien de le dire … Ce mercredi-là, on n’est pas venu pour rien… ou plutôt si, vu que c’était le thème de notre scène ouverte du mois. Mais comme vous le savez, on ne se déplace jamais pour rien quand on vient aux soirées de la Ruche des Arts, car nous sommes toujours surpris et enchantés par nos abeilles !
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Quand notre reine Michèle Lassiaz ouvre le bal avec des amourettes, elle nous met en garde contre les vauriens, tandis que Claudine Van Lé nous ramène à la « Genèse » : « au début, il n’y avait rien, c’était un infini de rien, dont il est sorti quelque chose », à commencer par notre terre et nous. Elle a choisi ensuite quelques mots du fameux texte de Jean Tardieu : «Quoi qu’a fait ? A fait rin. A quoi qu'a pense ? - A pense à rin. »
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« Pour Charlotte Rita, il y a des riens importants, comme les trésors de la nature, « en ivresse bouffonne. » Les riens d’Oguène sont prometteurs : « rien ne s’achèvera, tout recommencera », des riens d’espoir, de l’air de rien. Didier Laloux, lui, a son alphabet personnel, rien ou presque, un tas de mots anodins, insensés, dans tous les sens bien sûr.
Christian Lafont chante sa chanson à lui, l’air de rien, sur l'air de Non rien de rien, devenu :Oui, c'est très bien...quand il fait un temps de chien, et qu’il faut balayer l’escalier, et que la concierge l’a aidé ! Les rires fusent !
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Vient un moment de poésie philosophique avec Pedro Viana, qui nous dit un poème d’Eric Meyleuc, à propos du poids du rien, de cet équilibre fragile d’être à deux, et qu’un rien peut détruire. Puis son texte « conscience », d’être « un rien dont seule l’absence est remarquée ». Il conclura ainsi : « alors que tout n’est rien que des choses en mouvement, » tous ces riens assemblés forment le tout de la vie.
Qui mieux qu’Ane France peut nous redire « la Môme Néant » de Jean Tardieu ? « Pourquoi qu'a pense à rin ? - A' xiste pas. » Ce sera ensuite un hommage au poète Norge : « Eh oui Aristide, on peut se tromper, l’essentiel, c’est d’aimer ! ».Elisabeth Sanguinetti nous offre ensuite un extrait de son « Amour, transe, et humanité » : « je te rejoindrai, mon amour… ». Pour ma part, je vous ai concocté un conte pas pour rien : l’histoire de Petit rien et de Grand-mère ien de Rien. Chuuuut … Il était une fois …
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« Les miroirs », c’est le titre du texte de Claude Viguier, qui nous fera ensuite connaître la poésie d’une amie, sur la fragilité de la vie : « L’attention » de M. Labeille. Quant à Francine, elle n’a rien à nous dire, et … elle nous le dit ! Sandrine Mées nous récite ensuite une belle ode aux coquelicots, qu’elle aime tant, qui s’élancent vers le ciel.
François Lescun nous fait avec ses mots une galerie de portraits issus de ses livres poétiques : son grand-père qu’il aimait tant, « un toucan dans sa cage » ; une mégère apprivoisée, des princesses, puis un court poème sur sa mère, à la fin de sa vie. Il termine avec « charade, un joli portrait en belles lettres. Quant à Colette Sauvanet, elle court après sa plume, une jolie plume sans son oiseau, mais qui lui plait bien.
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« Mon cœur, rappelle-toi », nous souffle Cyporah, « souviens-toi de ces belles choses, les doux pas du bonheur... » Séquence douceur, qui se poursuite avec « le lien » de Laurent Kiem : « se sentir vivant, et peu d’importance… Rien, des écueils, des êtres. Il n’y avait rien avant d’être sur la terre. »
Anefrance conclue cette belle soirée de façon shakespearienne, en nous rappelant que le monde est un théâtre de bruit et de fureur (Macbeth) !
En ce qui nous concerne, nous ne regrettons rien de rien de cette scène ouverte qui, comme d’habitude, nous a fait passer des moments formidables.
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Chaque mois, c’est du plaisir et plein de belles surprises. Place maintenant à la carte blanche de Philip Mondolfio et Colette Fünfschilling, dont vous trouverez également le résumé sur ce blog. A très vite les abeilles !
Fabienne SCHMITT. D.R.

Géo-Localisation du BAB-ILO ici-
*précédant la " Carte Blanche à Philippe Mondolfo" de 20h à 21h
Pour tout renseignement: Michèle Lassiaz: 06 71 19 33 80
Pour s’inscrire sur michelepoesie@hotmail.fr ou sur laruchedesarts@hotmail.fr
















