CARTES BLANCHES DE LA RUCHE DES ARTS

 

Mises à jour du 01 Novemb 2018 et 02 Mai,23 Juillet 2019;03 Janvier 2020

Cartes Blanches de Janvier 2012 à Mai 2019


 
 

 

Carte Blanche de la Ruche des Arts à

Didier Laloux et Hervé Gosse

 

- Bill et Bol-

 

 

le Mercredi 15 Mai 2019

à 20h00*

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

 Paris 18ème

 

 

s’ apostrophent, s’ extasient, s’ invectivent

et se rabibochent…

ils partent dans le rêve, se confrontent à l’ actu ou

se murent dans le quotidien...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

 

 

 

 

 

 

                               

 

 

 

Géo-Localisation  du BAB-ILO  ici-

*précédée de la Scène ouverte poétique et gratuite de la Ruche des Arts à 19 h 00

 

 

 

Compte-rendu/Mnémosyne en préparation

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Didier Laloux
Illustration
de leurs auteurs
Graffitis 20
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
Photos BAB ILO
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont

 

 

 

 CARTE BLANCHE DE LA RUCHE DES ARTS à CATIE CANTA

dédiée à PIERRE MAC ORLAN

 

 

 

 

 

accompagnée au piano par ROSSIL,

avec l'aimable soutien de FABIEN,

pour la voix off,

 

 

 

MARGUERITE (de la nuit ?)

nous fait découvrir MAC ORLAN

à travers ses romans et ses chansons

 

 

 

Mercredi 17 Avril 2019

à 20h00*

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

   Paris 18ème


Fabienne Schmitt nous dévoile le déroulement de cette belle Carte Blanche, que Catie a dédiée à Pierre Mac Orlan, dans ce compte-rendu/Mnémosyne:

 

 

 

C’est une soirée particulière que cette carte blanche, en musique et en poésie, qui va nous emporter dans l’univers de l’immense écrivain que fut Pierre Mac Orlan (1882-1970), (né Pierre Dumarchey), auteur entre autres du fameux « Quai des Brumes ».

 

Catie est fan de Mac Orlan depuis longtemps*. Fidèle abeille de notre ruche, c’est un beau cadeau qu’elle nous fait ce soir en venant de Montpellier pour nous offrir en primeur son spectacle. La salle est pleine, certains amis resteront debout, tellement ravis d’être là.

 

 

 

 

Accompagnée au piano par Rossil, Catie va nous faire voyager à travers la jeunesse pauvre et bohême de l’écrivain entre Montmartre et Rouen, à travers ses périples, puis la guerre, jusqu’à ses dernières jours à Saint-Cyr-sur-Morin.

 

Le silence se fait, faisant place aux premières notes de piano, pour annoncer Catie, magnifique en robe noire incrustée de dentelle, bas fins, chaussures à barrettes et joli bibi… Cabaret… Le décor est planté. Elle entonne « l’âme des poètes » de Charles Trenet. Quoi de mieux en effet pour commencer ce récital. Ce soir Catie est Marguerite Luc, la jolie serveuse du Lapin Agile, courtisée par le jeune poète. C’est pour elle « que battait son cœur ». Mac Orlan l’avait rencontrée à Noël au Lapin Agile, ce fameux cabaret où se produisaient les plus grands chansonniers de l’époque. Elle deviendra sa femme.

 

 

 

 

Soudain résonne une voix chaude et grave, invisible et troublante, derrière la scène. C’est la voix off du poète,( à qui Fabien prête sa voix chaude) qui nous accompagnera pendant tout le récital, introduisant chaque période musicale. La voix de Catie prend le relais, et nous emmène alors « rue Saint Vincent », qu’a tant chanté Aristide Bruant. Puis le poète nous parle à nouveau ; il raconte les rues de Montmartre, Poulbot, la rue des Saules, les mois où « il ne pouvait pas payer sa taule ». Catie nous émeut, les paroles sont intenses, les deux voix semblent se répondre. « Où se trouve le Pont du Nord ? Le pont brumeux » … L’accompagnement au piano est superbe.

 

On sent presque la présence de Mac Orlan dans la salle, nous donnant « les clés de l’imaginaire ». Ainsi partons-nous plus loin en voyage. Catie Marguerite nous emmène sur l’île de la Providence » : « C’est à Tortuga, port de disgrâce, dans le décor de cocotiers, où mes pas se sont effacés.  » Nous croiserons les matelots qu’aime tant Simone. « Si la mer plaît aux Bretons, c’est qu’elle les tient dans son giron. Tant pis pour qui mal y pense, ça n’a pas d’importance. » Puis nous allons à Londres. La voix de l’écrivain nous révèle son amour pour cette ville. « La fille de Londres », c’est une fille qui réchauffe un rat dans ses bras, comme elle le ferait pour un enfant. La voix de Catie se fait plus mélancolique et plus grave.

 

 

 

 

Nous faisons encore des rencontres, des femmes surtout, comme ces filles à matelots chéries par Mac Orlan. « Les progrès d’une garce », c’est l’histoire d’une pauvresse qui vendra ses charmes sans scrupule, s’enrichira, puis retombera : « et je compte mes richesses en cousant mes bras troués. »

« Les femmes sont bonnes conductrices de cafard, » disait l’écrivain. Le cafard, les quais brumeux, les matelots, les filles perdues et les soldats : c’est tout l'univers mac orlanien...

 

Vient ensuite un solo de piano aux accords superbes et pleins de douceur. La guerre a éclaté. « La ville morte », voilà encore un très beau texte chanté par Catie avec toute sa sensibilité. Période difficile, bohême… Nous reprenons notre chemin direction « les Saintes Maries de la mer ». Là nous attend une gitane : « j’ai porté mon péché sur ma bouche fleurie… Princesse du pays de personne ».

 

 

 

De retour au cabaret, Toulouse Lautrec, Lili la Bretonne, le Chat Noir… Toute cette galerie de personnages qui faisaient partie de l’univers de Mac Orlan défile sous nos yeux, rendus tellement vivants par la voix de notre Marguerite piquante, charmante : « Nelly » c’était au Criterium Bar, « après la débine ». « Les gars des cargos t’applaient leur frangine, on rentrait s’coucher le ventre en carême dans not’ chambr’ meublé, rue des Cordeliers. »

 

Marguerite a sa chanson à elle, écrite pour elle par Mac Orlan, que nous chante si bien Catie, qu’on croit vraiment que c’est elle est devant nous : « Oui j'ai laissé là mes joues innocentes, oui à Tampico je me suis défleurie, je n'étais alors qu'une adolescente, beaucoup trop sensible à des tas d'profits … »

 

 

 

Le temps a passé, qui nous emporte vers la maison de Saint-Cyr- sur-Morin, là où il finira sa vie, seul avec sa peine et ses amours foudroyés. Emotion intense : « Depuis que tu es en voyage, le perroquet ne parle plus. La pluie ruisselle sur Saint-Cyr, la chambre est vide pour longtemps »… Pour finir, car il faut bien une fin à ce beau spectacle, Marguerite redevient Catie, et nous entonnons avec elle le refrain de « l’âme des poètes. » Quelle belle prestation, quelle belle idée que cette mise en scène ! Nous n’oublierons pas notre Marguerite d’un soir, notre « Marguerite de la nuit ». Merci Catie pour cette carte blanche inoubliable, merci pour ta présence et ta voix, merci de nous avoir fait rêver en nous faisant connaître pour certains, ou mieux connaître pour d’autres les chansons de Pierre Mac Orlan. Nous t’applaudissons très fort, et reviens nous vite !

 

 

 

A bientôt Chères abeilles, et n’oubliez pas : au travail pour la prochaine scène ouverte !

Bizzzzz

 

Fabienne SCHMITT Tous D.R.

 

 

*« J’ai découvert les chansons de Mac Orlan grâce à Juliette Gréco, dit Catie. Comme avec Brecht, le côté très cabaret de « la Fille de Londres » et l’univers de la pègre m’ont séduite. J’ai eu envie d’en savoir plus en allant au musée de la Seine et Marne, où j’ai collecté des partitions, à Péronne où il est né, et, je me suis plongée dans la lecture de ses romans en me promettant de faire tout un spectacle sur Mac Orlan »

Pour Catie, chanter est une seconde peau. Après avoir intégré la Compagnie du théâtre 3 de Myrtha Liberman dans les années 90, elle a pratiqué l’art du conte pendant ses études. Ensuite, elle a appris la guitare et la flûte traversière, puis s’est mise tout naturellement à chanter dans les cafés, accompagnée au piano ou à l’accordéon. Elle monte à présent ses propres spectacles.

 

 

 

 

 

 

 

 

Géo-Localisation  du BAB-ILO  ici-

*précédée de la Scène ouverte poétique et gratuite de la Ruche des Arts à 19 h 00

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Alain Briantais
Catie Canta
Compte-rendu/Mnémosyne
Fabienne Schmitt
Illustration Photos en tête
de leurs auteurs et
Christian Lafont
Photos au BAB ILO
Christian Lafont
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont

 

Beaucoup d'amis présents lors de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à Marie Rousselin, au Bab Ilo

 

Lors de la Carte Blanche de la

Ruche des Arts à:

 

Marie ROUSSELIN

Nouvelle jeune poète talentueuse de la Ruche des Arts

 

 

vous présentait

 

ALCHIMIE

 

Duo piano-poème avec Davy et Marie
pour vous emmener loin dans les étoiles… 
 
 
Mercredi 20 Février 2019

de 20 h00 à 21h00*

au Café-Club BAB-ILO

9 rue du baigneur

  Paris 18ème


Voici le Compte-rendu/Mnémosyne, ci-après par Fabienne SCHMITT

 

 

 

Quelques courtes minutes d’entracte à la fin de notre scène ouverte « mythes et légendes », et le silence se fait, l’éclairage est réduit, une atmosphère très douce envahit peu à peu la salle. Beaucoup d’amis sont venus nous rejoindre. Un duo poésie-piano, « Généreuse passion », nous est offert ce soir au Bab’ilo.

 

 

 

 

Au piano, Davy Azoulay. Sur le piano, des bougies. La lumière des spots baisse progressivement, et elle apparaît : Marie Rousselin, tel un souffle léger, et la silhouette fine. Cette jeune et talentueuse poétesse est une très belle surprise pour la Ruche, et ce que nous allons vivre ce soir et d’une grande intensité :

 

 

                                

 

Des notes mélodieuses introduisent les gestes et les mots. Pas un geste dans la salle, pas un bruit, pas une respiration. La voix calme et posée de Marie est une invitation à lâcher prise : « le temps s’étend, le temps attend, l’eau coule et danse », le vent danse lui aussi, et il y a le ciel… « la vie coule doucement…à ma place ». Marie s’agenouille, comme pour faire une révérence au ciel, puis se relève, les bras et le regard ouverts vers lui. Puis le piano reprend son voyage. Chaque séquence de paroles est annoncée par le corps. C’est l’union parfaite.

 

 

« Comme l’hiver acidulé…cœur électrique dans le creux de la nuit...de nos cœurs infinis…Voici mon élixir de vie », nous confie-t-elle. Marie se penche, puis à nouveau, se tend vers le ciel, croise ses bras sur sa poitrine, accompagnée par le silence, avant que le piano ne reprenne. Recueillement. « Le silence…marécages de silence brumeux, j’aimerais te donner un corps …le penseur rêve dans le silence qui l’enlace ».

 

 

 

Marie s’est éclipsée quelques secondes, la lumière a baissé, seules les bougies éclairent la salle, comme un tableau de Georges de La Tour. Un air d’harmonica retentit. Marie irradie. Notre émotion est palpable.

 

* Clin d'oeil :photos prises dans le noir avant disparition

 

Puis, changement de style, et c’est Marie rebelle mais toute en nuances : retour à notre quotidien, à ses chimères et ses orages… le métro, une jeune femme agressée…« que peut-on voir derrière le regard ? » Ode à la femme travailleuse, audacieuse, courageuse comme Sofia la péruvienne, « si pauvre, mais bien plus riche que nous » ! Harmonica. « La vie, elle peut être rayonnante, juste agonisante, simple, monstrueuse, propre ou sale, chienne, divine …Il y a tant de vies, comme en Sofia... peut-être pouvons-nous parfois accueillir ses anfractuosités, comme notre amie Sofia ?»

 

 

 

                     

 

 

La lumière revient, le piano s’éclaire et diffuse ses accords de tendresse. « Le temps solennel reprend son cours et laisse une échancrure dans le creux de son âme. » Marie tombe à genoux… « Immobile, impassible, le cœur apaisé, l’âme sereine, son amertume rend sensible et doux ». Marie tend ses bras vers le ciel, le regard intense vers le firmament ; c’est comme un chant sacré, une communion, une prière, une grâce ! Divin, on peut le dire.

 

 

 

 

Nous sommes muets, bouleversés, transcendés, secoués, émerveillés, transportés au cœur de l’univers. Marie Rousselin* nous a touché le fond de notre âme…

 

 

Il nous faudra quelques instants pour « revenir » de ce voyage en poésie au cœur du cosmos, tant le parcours fut intense mais ce qui est certain, c’est qu’un ange est passé, ce soir, au Bab’Ilo…

 

A très bientôt, je vous embrasse.

 

Fabienne Schmitt.DR

 

 

*Marie Rousselin écrit avec passion des textes poétiques depuis son enfance. Elle a suivi une formation dans une école d'expression corporelle à Paris de 2016 à 2018. (L'école de Biodanza). Actuellement aide familiale, elle s'occupe de personnes dépendantes. De beaux projets sont en cours avec son ami pianiste.

*Quant à Davy il joue du piano depuis l'âge de 7 ans, et est également compositeur. Elève de disciples descendants de Chopin, on comprend pourquoi sa musique touche le profond de notre âme.

 

 

 

 

*précédée de la Scène ouverte de la Ruche des Arts, à 19 h 00

 

 

Géo-Localisation du Bab-Ilo ici

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Alain Briantais
Marie Rousselin
Compte-rendu/Mnémosyne
Fabienne SCHMITT
Illustration Photo
Marie au BAB ILO
et photos scène
Christian Lafont
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont
 
 
 
 

 

Les amis et invités ont applaudi chaleureusement, Valérie Bellet et ses musiciens, lors de sa Carte Blanche de la Ruche des Arts au Bab-ilo

 

 

Carte Blanche de la Ruche des Arts,

au Bab-ilo à

 

 

Valérie Bellet

 

 

 

Compte-rendu/mnémosyne de cette Carte blanche à Valérie Bellet, par Fabienne SCHMITT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les « transports » en tous genres, thème de notre scène ouverte, nous restons dans notre salle du Bab’Ilo pour déguster le dernier miel de l’année, et pas des moindres, s’il vous plaît ! Valérie Bellet est une artiste confirmée, et n’en est pas à son premier one woman show.

 

Un charmant brouhaha règne pendant ce mini entracte, qui se dissipe très vite lorsque les musiciens arrivent : à la contrebasse, Tom Mackenzie donne le ton avec talent, et nous fait jazzer, quand Valérie se fait désirer, attendre, espérer…A ses côtés, Tiphenn Fauchois, avec un instrument original : un n’goni, instrument à cordes pincées d'Afrique de l'Ouest.

 

 

 

Ah ! La voilà ! Superbe Valérie, chignon savamment flou, démarche assurée, sa petite valise marron à la main, fidèle compagne de scène remplie de sa vie et de ses mots.

 

 

 

 

Déjà, l’émotion des premières phrases nous scotche sur nos chaises. « J’entends des voix, j’entends ma voix, je ne la vois pas, mais j’y crois ». Valérie « ferme la porte de ses yeux, et la liberté de l’autre apparaît »… Elle chuchote, puis s’élance, « Diantre » ! Elle bouge, elle danse en ralenti, et « se fout des références » ; elle est « sans traces, sans dates, et sans espace…Elle joue à la marelle sur un tambour imaginaire. »

 

 

 

Poésie délire, oui, sans doute, mais poésie de puissance, poésie rebelle… « Arrêtons de juger, stop à la restriction ! Faisons nos provisions d’autorisations, sans objections…Pas de coagulation dans la suggestion. » Ses mots rimés se mélangent et s’accordent en portées musicales, tantôt blanches, tantôt noires, transcendées par la contrebasse et le n’goni.

 

 

 

 

Cris et chuchotements. Viennent ensuite les murmures, « attention aux fuites de murmures, aux analyses de murmures, aux murmures qui font le mur. Pouvoir, avoir, pouvoir … Folie ? Réalisme ? » Questionnements. Comme dans un opéra, la musique vient s’immiscer entre les paroles de façon très organisée, ponctuée par les mouvements scéniques du corps.

 

 

Valérie est spécialiste de ces chorégraphies très personnelles qui donnent une très grande force à sa présence. Tantôt en puissance, tantôt en tendresse, elle fait valser la vie et les mots : ses souvenirs d’enfance, des histoires, des interdictions ».

 

 

 

Etonnante, imprévisible, Valérie nous bouscule, nous dérange avec parcimonie, nous provoque et nous fascine. La scène est une part d’elle-même, sa bohême. Quand sa bouche parle, c’est tout son corps qui parle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La poésie, « pourrait-on la vendre en boucherie ? Et un je t’aime saignant ou à point ? On va jeter les malaises du haut de la falaise….jeter les baisers ! ». La salle est chauffée à bloc, le son monte, et les claquettes de Tiphenn résonnent sur la scène, crescendo ! On tape des mains, c’est l’apothéose.

 

 

 

 

 

Puis, Valérie conclura son spectacle surréaliste et envoûtant qui nous a tellement touchés, pénétrés, émus, sur « un petit goût de cœur, un petit goût d’éclat … » avec tendresse et douceur.

 

 

 

Magnifique prestation. Que d’émotion ! Que de vivant ! Merci Valérie. Reviens vite…

Ainsi se termine 2018. Belle fin d’année chères abeilles, et vous savez quoi ? Rendez-vous l’année prochaine pour un programme qui s’annonce bien rempli et goûtu ! Vive les Poètes, vive la poésie ! A très vite …

 

Bizzzzzz

 

Fabienne SCHMITT. D.R.

Tous droits réservés

 

 

 

 

 

Prague 1ère 
 
Partager avec toi 
L’émotion d'un moment 
Le paysage intérieur 
Qui peut-être 
Au-delà d''une frontière
Résonne 
       Résonne 
               Résonne 
 
                         Valérie Bellet
 

 

*En suite de la "Scène ouverte au Bab-Ilo" de 19h00 à 20h00 (

 

 

 

Géo-Localisation du Bab-Ilo ici

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Compte-rendu/Mnémosyne
Fabienne Schmitt
Illustrations:Graphisme
Alain Briantais sur Photo
de Manon Labéjof
Photos BAB_ILO
Christian Lafont
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont

 

 

Beau succès de la Carte Blanche de la

Ruche des Arts à 

 

Rémi BOIBESSOT

 

 

le 21 Novembre 2018, de 20h à 21h* au Café-Club BAB-ILO,

9 rue du baigneur, Paris 18ème


 

Toutes -nos et mes- félicitations à notre ami Rémi, Rémi Boibessot de son nom complet, pour avoir brûlé toutes les étapes, franchi tous les rayons de la Ruche, escaladé quatre à quatre les escaliers de la butte, pour en arriver à la Carte blanche de la Ruche des Arts,  ce soir au Bab-Ilo.

 

 

Effectivement, arrivé à la Ruche en même temps que le Printemps, des Poètes et saison, presque simultanément, avec les suivantes scènes ouvertes, les Vendanges de Montmartre et le CHAUD de la Ruche, il n'en a pas fallu davantage pour séduire Michèle Lasssiaz, notre Reine des Abeilles et présidente de notre Conseil d'administration, pour que le dit conseil de la Ruche propose à Rémi  -nous ne connaissions au départ que son prénom -cet

événement important de notre association. 

 

 


 

 

C'est pourquoi, nous sommes là ce soir , en nombre aussi important que celui 

de la scène ouverte qui précédait pour entendre la confirmation du talent de Rémi, dont nous connaissions les prémices...

et.. nous ne sommes pas déçus surtout si en commençant Rémi Boibessot nous demande:"Si vous cherchez la chanson française" nous acquiessons et nous allons volontiers faire un tour avec lui  "Du côté d'Eiffel".

 

Même si l'ensemble des chansons accompagnées à la guitare, est très rythmé, nous augmentons d'un cran avec "Kin la Rebelle" chanson sur kinshasa où il  s'est  déjà produit en compagnie et en invité de musiciens africains, notamment Pela Simba

Interprétation présente qui recueille l'enthousiasme

 

 

 

 

 

Nous sommes avec Rémi en présence d'un chanteur-auteur- compositeur -musicien, ambassadeur d'une chanson française de qualité , mais très ouvert à l'utilisation des rythmes, de chez nous, ou de n'importe quelle origine pour transmettre une ambiance, des émotions , son opinion, son message sur un sujet qui le préocccupe à un moment de sa vie ou de ses rencontres

Il peut passer ainsi d'un rythme très "Rock" à une ballade, ou un autre plus africain si l'envie se fait sentir

Et même si indirectement, il nous déclare ne pas faire partie de cette catégorie, il n'en veut en aucune manière aux "Petits Rimbauds des beaux quartiers", pour qui la rime est plus importante que le message transmis.

Bravo pour cette jolie mélodie proche de la valse

-Parenthèse à la Ruche des Arts nous n'excluons personne- 

 

 

 

 

 

Anecdote personnelle: Fabienne n'ayant pu venir assister cette fois à cette Carte Blanche, personne ne prenant le relais, je me sens obligé, pour la pérennité du site internet  de notre association- dont j'assure la gestion et le suivi-, d'en rédiger le Mnémosyne

 

Si ce n'est  que chaque chanson a été applaudie, un appareil photo ou un smartphone dans une main, un stylo sous la main, une feuille de papier pour griffonner quelques notes , une oreille vers la scène et une tendue vers les réactions de la salle, j'ai moins de souvenir précis d' "Alligator" ne sachant pas si je dois relier le titre en référence à une chanson d'Allain Leprest, un titre Rock de Bill Halley ou en pensant à des financiers un peu trop avides ?

 

En revanche je me souviens très bien de la tension qui montait avec cette seconde chanson évoquant les rues et la beauté de Kinshasa, et de l'augmentation des applaudissements et des "bravos" oraux qui en découlèrent

 

Ce fut également le cas pour ce nouveau slow intitulé "Sauvage" où les applaudissements redoublèrent, affirmant la bonne réception des messsages transmis par les chansons de Remi

 

 

 

 

 

 

Nouvelle aussi, et regain d'émotions pour cette "Chanson pour Barbara" faisant référence à une enfant afghane et une femme dévoilée, relatée en paroles très prenantes et avec une jolie musique en accord avec les message de révolte et  de tolérance transmis,  qui recueillent  l'adhésion générale et les approbations de l'assistance

 

Enchainement avec "La commune à coeur ouvert" et les paroles explicites:

"Libertaire, ma libertaire"dédiée à "Louise Michel" exprimant des opinions claires. Rémi est dit-on un chanteur engagé, et en ce moment engagé par la Ruche des Arts,- vous voudrez bien pardonner ce trait d'humour- mais présentement Rémi en recueille les applaudissements et les reprises en choeur

 

 

 

 

 

 

"Mine de rien,sous la rime, mine d'or entre les mots" voici quelques paroles de sa chanson "Mineur de fond" sur un joli rythme proche d'un Calypso, qui

donnerait presque à certains(es) l'envie de danser ...les applaudissements vont crescendo...

Anecdocte sympathique, Soumia, percussionniste du groupe Mouss, jean-Charles et Soumia, proche de la scène à côté du piano, me signale que ses doigts la démangent pour accompagner autant de bons rythmes

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous atteignons l'apothéose, avec "je fous l'camp", chanson fétiche de Rémi Boibessot, ayant fait l'objet du titre d'un disque et de nombreuses vidéos ou bandes audio enregistrées sur scène ou en studio , chanson reprise en choeur en tapant dans les mains par toute l'assistance en enchainant les applaudissements répétés ponctués de Bravos .Une ovation! pour Rémi, qui termine cette Carte Blanche à ...qui devient un Coup de Chapeau déjà préparé

pour recueillir quelque fruits mérités dispensés par les invités et les abeilles de la Ruche

 

Prenons un peu de recul, Si nous découvrons cette année à la Ruche des Arts, au Printemps des Poètes, notre ami Rémi, sans doute  invité très justifié par un(une) ami(e) des poètes, poète lui-(elle)même, et s'il effectue un parcours accéléré, c'est qu'il a malgré son jeune âge une grande expérience, puisque-comme l'indique une  biographie, selon ses souhaits, fan de Claude Nougaro, il le rencontre en 2000, a de longs échanges amicaux et interprète quelques unes de ses chansons, puis continue à chanter en interprétant en plus de ses propres textes, des chansons de Léo Ferré, Jean-Roger Caussimon, Jean Ferrat; jacques Brel, pour ne citer que les plus connus.

Il est aussi influencé et a des échanges avec certains d'entre eux par Allain Leprest, Barbara, François Béranger, Yves  Jamait, Jacques Higelin, Bernard Lavilliers... ét également par les poètes Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, et Ravel chez les musiciens.

Si l'on ajoute à cela les échanges et compositions avec des musiciens africains, congolais en particulier Pela Simba,  plus des études musicales et instrumentales, on se rend compte que Rémi Boibessot met tous les éléments de son côté, pour réussir une carrière professionnelle, mais atypique

Il ne m'appartient pas de développer davantage  dans cette chronique, sinon

en conseillant à ceux qui utilisent le"web" de taper son nom complet dans les moteurs de recherche, explorer, et constater... 

 

 

Alors, ami Rémi, suis ton chemin, va, cours, vole! vers le succès mérité et même si ce n'est qu'un petit peu, à la Ruche des Arts, nous sommes heureux d'y avoir contribué et  la Ruche il y a et aura toujours un peu de miel poétique à dispenser et grappiller

 

 

Pour la Ruche des Arts

Christian Lafont DR

 

 

 

*En suite de la "Scène Ouverte de la Ruche des Arts au Bab Ilo" de 19h00 à 20h00 (

 

 

 

Géo-Localisation du Bab-Ilo ici

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Illustrations de leurs
auteurs en en tête
Compte-rendu/mnémosyne
Christian Lafont
photos Bab Ilo
Christian Lafont
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont
 
 
 
 
 

 

Souvenirs de la Carte Blanche

de la Ruche des Arts

à Pedro Vianna

en Hommage à Eric Meyleuc

avec la participation de  Serge Carbonnel

 

 

 

le 17 octobre 2018

de 20h à 21h*

 

 

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

  Paris 18ème

* en suite de la Scène ouverte poétique de la Ruche des Arts au Bab-Ilo de 19hà 20h

 

 

Mnémosyne de la Carte Blanche de Pedro Vianna et Serge Carbonnel pour Eric Meyleuc,

 

par Fabienne Schmitt

 

 

 

 

Ce soir-là, c’est une carte blanche particulière à laquelle nous avons assisté sur la scène de notre Bab’Ilo. Programmée depuis longtemps, Pedro Vianna a d’abord pensé à l’annuler. En effet, son partenaire de scène et ami, Eric Meyleuc, a rejoint entre temps le paradis des poètes. Mais Pedro a voulu rendre hommage à Eric, et offrir par la même occasion à la Ruche cette création littéraire en duo. Oui, mais avec qui ? Hors de question de prendre un comédien ou un diseur inconnu. Après réflexion, il lui est apparu comme une évidence de confier la mission à Serge Carbonnel, dont il apprécie, entre autres, les lectures.

 

C’est ainsi que cette « Conversation en Poésie », à l’origine une pièce, a été condensée et adaptée en un long poème, une discussion poétique théâtrale en quelque sorte, mettant en jeu la liberté du poète.

 

La salle était pleine d’amis d’Eric et Pedro, et de nous les abeilles, sur fond d’un grand calme, à l’écoute attentive, comme recueillie.

 

 

 

 

 

 

Il est difficile de faire un « compte-rendu » d’une création quelle qu’elle soit. Chacun a son propre ressenti, et il est ardu de trouver les bons mots pour traduire l’émotion d’un texte, comme de toute autre œuvre artistique. Cependant, nous avons été unanimement impressionnés par la densité verbale de l’écriture ciselée, l’analyse taillée au couteau de la condition du poète et la prestation sur scène.

 

Dès les premiers mots, nous sommes immédiatement immergés dans cette souffrance du poète, dans le « merdier innommable dans lequel nous vivons, putréfaction humaine », désespoir, quête insensée, peur de vivre … « Je dis vers, je diversifie…Peut-on mêler l’abstrait au concret ? »

 

 

 

 

                

 

 

 

Comment « lutter contre la destruction massive », comment survivre au « carnage de la tête » qui étouffe la poésie de notre vie ? Ainsi se déroule un long dialogue entre nos deux compagnons de scène, se divisant ou se rejoignant, luttant ou s’apaisant, seuls en leur réflexion ou partenaires de pensée, se renvoyant le texte à tour de rôle.

 

« A quoi ça sert d’écrire des poèmes ? Nous qui nous émouvons tous en un seul, changeant comme un caméléon sous l’arc-en-ciel » ? « Nous, bêtes emprisonnées dans une cage, convaincus de notre vie, humbles serviteurs du temps… Nous ! Nous ! Nous ! Mais les autres ? L’essentiel devient provisoire »… Il faut « retrouver un éclair, voilà ce qu’est un poème » !

 

Parfois les voix de nos deux acteurs montent en puissance et en colère, parfois retombent et questionnent. Les voix de Pedro et de Serge se complètent parfaitement, et nous percutent, nous transpercent, nous secouent parfois en violence, parfois en douceur. L’émotion est intense, la lutte des mots nous atteint profondément.

 

 

 

 

 

 

« Comment traduire en poésie le silence le plus naturel ? Comment parler de la lune, des champs, comment décrire la passion » ? Où se trouve la liberté du poète, la terre n’est pas ronde, non… Il faut « inventer le nouveau langage, dire bonjour au soleil », lui demander un rayon, comme un présent, sinon, le « silence s’installe, » définitif.

 

Ainsi entendons-nous ensuite une ode à l’amour, à ce rêve qu’a tout poète de la présence de l’autre, parce que sinon, c’est comme « Paris sans la Seine, ou la Seine sans Paris, coulant pour rien ». Ainsi donc est cet amour du poète, cette « liberté qui rend fou les autres » : « Je voudrais que mes vers te prolongent, mes doigts, mes mains pour te caresser »… « Alter écho, ivresse de la révélation de l’un dans l’autre ».

 

Viennent ensuite les messages d’espoir. « Un jour, la poésie sera naturellement présente dans notre esprit, mais il faut en avoir conscience. A nous de la continuer, sans honte ni a priori, avec une vraie détente. Ainsi ce sera la vraie vie, chacun dira son poème vital, sans chaines ».

 

 

 

 

 

 

 

Le poète doit sans relâche combattre le silence, « ce terrible silence rougeoyant », la poésie sans cesse meurtrie, bafouée, ligotée, le « silence immortel de ceux qui doivent se taire ». Il doit accepter les « adeptes de la valeur » qui l’étouffent, les dirigeants et affairistes, qui tuent la poésie ». Mais notre poète n’est pas dans « la poésie qui brille » : « mes vers seront toujours mordus, tristes, violents, contradictoires, comme le siècle. A chaque vers le poète se crée un destin ».

 

Alors le poète « va partir pleurer le poème, la terre, le genre humain ; c’est le cri qui le consume. Il couche sur la feuille blanche quelques vers en mots et en sang, à en mourir. Il veut l’impossible, les caresses de la poésie, si douces à sa chair ». Peu lui importent « nos mercis et notre compassion… Un point, c’est tout ! ».

 

 

 

 

 

 

Nous restons un moment bouche bée tant est intense l’émotion, touchés au plus profond de nous-mêmes. De nombreux applaudissements viendront après. Il nous faut d’abord quelques secondes, pour laisser nos sens reprendre souffle après l’intensité d’un tel texte. Quel travail des mots ! Et quelle performance sur scène ! Après avoir félicité Pedro et Serge, nous quittons la salle encore bouleversés par cette carte blanche exceptionnelle, que nous ne sommes pas près d’oublier. Et nous, nous leur diront quand même : Merci Eric Meyleuc, merci Pedro Vianna, merci Serge Carbonnel !

 

A bientôt Chères Abeilles, d’autres beaux évènements de la Ruche nous attendent, qui vous sont annoncés sur ce blog… Bzzzzz.

 

Fabienne SCHMITT  Tous D.R.

 

 

 

 

La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Mnémosyne/Compte-rendu
Fabienne Schmitt
Illustrations
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs,
Photos Bab Ilo+
adaptation et
mise en page web
Ruche des Arts
Christian Lafont
 
 
 
 
 

 

La Ruche des Arts vous proposait dans le cadre de sa Carte Blanche,

 

 

Colette Sauvanet, Jacob Szeftel, Hervé Gosse et Didier Laloux *

                  

 

Miscellanées*

 en juin et au cours de deux soirées exceptionnelles :

 

Avertisssement du metteur en scène

 

Si, dans le prolongement du thème de la soirée, notre Carte blanche s’irisera des teintes de l’« Ailleurs », nous lui adjoindrons les pigments de l’ «  autrement ».

Pour ce faire, l’ entremêlement des personnages et des situations y sera pour beaucoup. Pas d’union, d’alliage, de métissage ni de fusion mais, plus qu’assemblage, assortiment et amalgame -kaléidoscopie, mosaïque, cocktail, et salmigondis tout à la fois. En un mot « Miscellanées »

 

 

En voici le Mnémosyne ci-dessous, par Fabienne Schmitt

 

 

 

 

Suite immédiate de notre scène ouverte, avec embarquement immédiat pour un autre « ailleurs », ici et maintenant, sur la scène de notre Ô combien aimé Bab’Ilo :

« Miscellanées » ... Je pourrais vous dire aussi « varia », « silves », ou…« spicilèges »… Bien, restons simples ! Il s’agit d’un mélange des genres. Ce spectacle baroque, kaléidoscope de mots et des sons, concocté par quatre abeilles, nous a emmenés en balade et ballades réjouissantes.

 

 

 

Didier Laloux au piano, la force avec lui, Colette Sauvanet dans une langueur charmante, fleurs à la main, Jacob Szeftel dans sa superbe, en tenue de tribun chantant, et Hervé Gosse, haut représentant de la gente webienne, se sont ainsi livrés à un mix de création et d’interprétation savamment désorganisé.

Dans un mixage du présent, du passé, et du futur, nous allons de surprises en surprise...Colette commence par « un infini pas fini », et un « soleil qui a du toupet », relayée par Jacob, un peu en tristesse, mais répliquant avec la fougue des ténors d’antan, guidée par les la-la-la de Colette.

 

 

                   

 

 

 

Notre Colette, figurez-vous, folâtre dans le soleil de l’été, « d’un amour impudique, dans les coquelicots sanglants »…Quand soudain, Hervé, silencieux jusque-là, assis devant son ordinateur, se lève, et « maximise en gigas » !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ainsi qu’Hervé clique de bonheur, se prend en selfie, et smile, pendant que Jacob reprend son chant d’amour éperdu …Deux mondes se carambolent devant nos yeux à la fois surpris et ravis. Colette reste dans la « glycine, le miel et l’aubépine », et Jacob  persiste éperdument et se lance à corps perdu... « O nuit enchanteresse… Je crois entendre encore»

 

 

 

 

Quand Didier, studieux et appliqué sur les touches de son piano, se mêle à ces échanges, c’est pour confondre Georges Bizet et Georges Lucas, et nous mettre en garde contre « la force ». Vous me suivez ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je continue donc …Colette se moque bien de tout ça, elle a « envie de lui, à la folie », et poursuis ses rêves d’amour, tandis qu’Hervé cherche à vendre la grand-mère et le chien sur le Bon Point, tout en se pâmant en webcam devant sa dulcinée.

La tension monte, les notes aussi…Jacob  part dans son clair de lune d’amour, et Colette est complètement sous l’emprise de « son doudou, joujou, bijou, gigolo qui l’emmène à vélo ». Hervé est content, son annonce marche fort sur internet !

 

 

 

 

 

On ne peut plus arrêter Colette, en pleine volupté… « Ais-je tout mangé de toi, n’ai-je fait de toi qu’un apéricube »… Didier joue de plus en plus fort, Joseph est dans ses « ramures chanteuses », Hervé clique et reclique avec délice !

Tandis que Colette, « nimbée d’un bleu lointain, glisse à l’infini d’une nébuleuse floue », Joseph, sur les accords de plus en plus insistants de Didier, fait monter sa voix haut et fort : « mon enfant, ma soeur »…

C’est ainsi que Colette se transforme en étoile et en a « égaré la lune », que Jacob  fait résonner son chant jusque dans nos cœurs, qu’Hervé devient fou de joie devant sa femme adorée, et que Didier, en crescendo, persiste et signe au piano ce voyage magnifique !

Et nous, ébahis, ébaubis et ravis, applaudissons très fort cette mise en scène originale et fort réussie, fruit d’un travail ciselé et d’une grande complicité de nos quatre abeilles.

 

 

 

 

 

Nous nous retrouverons donc à la rentrée pour de nouvelles soirées et cartes blanches Bab’Iloniennes, et un programme très riche et plein de belles surprises. Notre blog reste ouvert pour recevoir vos poèmes que nous publierons dans le Plein Sens virtuel de cet été, et consulter nos activités. A bientôt Chères abeilles et bonnes vacances ! Bzzzzz….

 

Fabienne Schmitt.

 

 

Dans l’ordre de passage, ont été interprétées les œuvres suivantes :

- Tristesse de Théophile Gauthier - Musique : G. Fauré

- Au bord de l'eau de Sully Prudhomme - Musique : G. Fauré

- Je crois entendre encore (extrait des pêcheurs de perles) de G. Bizet

- Clair de Lune de Paul Verlaine - Musique : G. Fauré

- Mandoline de Paul Verlaine - Musique : G. Fauré

- L'invitation au voyage de Ch. Baudelaire - Musique d’Henri Duparc

 

 

Mercredi 6 juin 2018*

à 20h30 précises

à l' Espace Piano-Coiffure 

48 rue de Richelieu

 

Mercredi 13 juin 2018* 

à 20h précises

au Café-Club Bab-ilo

9 rue du baigneur

Paris 18ème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Didier Laloux

Compte-rendu/mnémosyne

Fabienne Schmitt

Conception commune

Colette Sauvanet

Jacob Szeftel

Hervé gosse

Didier Laloux

Texte additif

Didier Laloux

illustrations en tête

Edgar Delfaud

Photos Bab Ilo

Christian Lafont

tous droits réservés

aux auteurs, créateurs,

concepteurs

mise en page web

Ruche des Arts

Christian Lafont

 

 
 
 
 

Carte Blanche de la

Ruche des Arts*

à

 

Joël Verron*

 

 

 

Mercredi 23 Mai 2018*
à 20h
 

*précédée de la scène ouverte thème "Fais ce qu'il te plaît"

de 19h à 20h

 
 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

 

   Paris 18ème

         M° Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt* 

(Attention ascenseurs en travaux de réfection)

ou Marcadet-Poissonniers

 
 
 
La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Alain Briantais
Photos fournies
par Joël Verron
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
concepteurs
mise en page web R.des Arts
Christian Lafont

En souvenir de la Carte Blanche de la Ruche des arts à Emmanuel Rey Posté le 26/04/2018 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Alain Briantais Chr Sur le Feu de la Ruche

« Le jardin,
la nuit...»

 

 

 

 

Carte blanche 
de la

Ruche des Arts

à

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Rey

 

 

 

 

 

 

 

au

Bab -Ilo

 

" Il s’agit d'une simple promenade au gré de mots, de musiques, de chansons qui n’a d'autre but que de dire tout haut ce que la poésie suggère tout bas. "

 

 
Textes, chansons, guitares et piano
de et par: Emmanuel Rey
 
 
 
 
Compte-rendu/mnémosyne de la Carte Blanche à Emmanuel Rey du Mercredi 11 Avril 2018, à 20h, au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème
 

  

 

Parole tenue, car dès le début de cette promenade, Emmanuel Rey installé au clavier du piano, nous séduit musicalement, à tel titre que ce qui devait commencer par quelques photos, se transforme en vidéos, pour ne rien perdre des notes agréables de la mélodie interprétée actuellement et composée antérieurement par Emmanuel...

Après une courte présentation de sa balade poétique et musicale, Emmanuel reprend place au clavier du piano avec des notes tout aussi agréables, et aussi beaucoup de virtuosité; une partie de l'interprétation occasionnant en mesure et sans discontinuer, le croisement des mains sur le clavier sans que celà nuise à l'interprétation et, bien au contraire, la valorisant.

Pour son troisième morceau derrière le piano, Emmanuel nous demande si, de la salle, nous l'entendons bien "A Capella" les amis du public ayant répondu favorablement, c'est l'occasion pour Emmanuel Rey d'interpréter son premier poème en l'accompagnant toujours d'une mélodie pianistique; l'ensemble très apprécié et applaudi chaleureusement

 

 

 

C'est le moment pour Emmanuel de rejoindre l'espace scénique central où il déclame rapidement un court poème en jeux de mots enchaînés et, comme nous n'avons pas tout saisi au passage, il l'interprète plus lentement en articulant la prononciation et en s'accompagnant à la guitare et où nous comprenant qu'il s'agit d'une histoire de corbeaux de grains et de corneilles; effet de contraste et humour appréciés et applaudis.

 

Emmanuel, comme promis dans son texte d'introduction, alterne maintenant morceaux de guitare, poèmes sur accompagnement, notamment l'un parlant des "vents de la mer" et l'autre de "la mémoire du monde" se terminant en chant poétique suivi d'une chanson où il est question de nos rêves...

 

 

 

 

En voici d'autres justement, car se réinstallant au piano, Emmanuel nous interprète un morceau musical, présenté comme étant en deux parties, que nous écoutons presque religieusement et qui nous invite à une promenade nocturne se terminant par-et c'en est le titre-:"Le rêve d'un matin bleu" très applaudi au réveil.

La balade continue en ballades et morceaux musicaux; reprenant sa guitare, Emmanuel nous invitant à nous promener sur ou aux abords de "La Loue", sa rivière d'enfance de Franche-comté

Pour suivre courte chanson-fable, joyeuse relatant la conversation entre un maître et son serviteur, toujours accompagnée à la guitare et enclenchant les rires, puis un joli poème sans accompagnement et A Capella, se terminant par les notes égrénées de la guitare...

Déjà fini, l'heure a passé très vite et c'est sur les derniers applaudissements que nous souhaitons à Emmanuel Rey de revenir bientôt nous enchanter avec de nouvelles ballades et pour une autre balade poétique...

 

Chris L

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La Ruche des Arts
communication et
informations
Michèle Lassiaz
Alain Briantais
Textes et photo en tête
composés et fournis
par Emmanuel Rey
Photos BAB ILO
Compte-rendu/Mnémosyne
Christian Lafont
Tous Droits réservés
aux auteurs, créateurs,
et concepteurs
mise en page web
Christian Lafont
 

 

 
Lors de la Carte Blanche de la Ruche des Arts, les mains ont accueilli et applaudi chaleureusement: La Danse du Balai
 

Dans le cadre de la Carte Blanche à:

 

 

La Ruche des Arts vous a présenté

 

La Danse du Balai

 comédie satyrique

 

 

avec
Zita, Anefrance, Michel Marceau 
et Did
( Didier Laloux )

 

 

Les textes sont en partie originaux, et  certains s’inspirent 
du « Canard », les autres sont de J.P. Rosnay, R. Devos,

B. Vian. Les chansons sont du répertoire.

 
 

Synopsis :

 

Les élections - ici comme ailleurs - ayant donné lieu à de grands coups de balai, Dupipo se dispose à vous parler du « New Deal » et à vous convaincre d’acheter son bouquin - un livre épatant - « Ma doctrine ultra libérale ». Mais pour trois incrédules, et quoi qu’en babille Dupipo, les dés sont pipés.

 

 

Mercredi 20 Décembre 2017*

 

de 20h à 21h*

au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur,Paris 18ème

     


 

Compte-rendu/mnémosyne de la scène ouverte, dont les dates, thème, synopsis, participants et autres informations, figurent ci-dessus

par Fabienne Schmitt

 

On ne peut pas repousser les murs du Bab’ilo. C’est pour ça que chacun reste bien sagement assis à la fin de la scène ouverte, pour être sûr qu’on ne lui piquera pas sa place, tant il y a d’amis qui se pressent, et tant pis pour les retardataires. Il est vrai qu’on est prêts à tous les sacrifices pour assister aux cartes blanches de la Ruche des Arts, y compris à rester debout ! Bruits de tabourets déplacés, chuchotements divers…

  • Ah oui, c’est vrai, c’est ce soir la danse du ballet….

  • Nan, pas du « ballet, » du « ba-lai »

  • Ah bon…mais ...ça danse, un balai ?

  • Bah faut croire que oui…Chut, ça commence …

  • Silence dans la salle, car ce soir nous avons la visite d’une personnalité de marque : « Monsieur » Dupipo (Didier Laloux rentre en scène).

  •  

Dupipo nous explique pourquoi il est là. Dupipo fait de la politique à sa façon ; il veut donner un bon coup de balai suite aux élections ; il a même écrit un livre formidable, qui s’appelle « ma doctrine ultralibérale » ! Dupipo a l’esprit « Macronie », vous savez, l’esprit d’équipe quoi ; il aime le body, euh pardon, le « team » building, le brainstorming, le management façon startup, what else… ? Dupipo aime la nouveauté, et hop ! On dégage la politique amacronique … hum pardon, a-na-chronique bien sûr !

 

Quelqu’un, au fond de la salle, n’a pas l’air tout à fait d’accord sur le discours…C’est Michel (Michel Marceau) en tablier rouge, avec son copain balai. Michel, lui, c’est plutôt Pôle Emploi son souci : le QCH et les DRH sur l’écran de son conseiller, auxquels il ne pige d’ailleurs pas grand-chose, et nous encore moins. Ah ! Vous parlez de … « Ressources humaines » c’est ça ? Dupipo ayant » la phobie des glandeurs », lui rétorquera que l’avenir est informatique, et non hashtag rolex, Monte Carlo, et …monter Carla ! (mais de quoi il parle ?). Dupipo propose d’employer la moitié des chômeurs pour surveiller l’autre, voilà…et chacun pour sa pomme !

 

 

 

 

 

Michel : « comme la terre, nous sommes spoliés, outragés, mais… » C’est alors qu’intervient Zita : « Y’a pas que les automobiles qui font du vent, c’est agaçant. » Zita, c’est Madame Duchemol, qui part travailler. Normal, il n’y a plus d’âge pour bosser, n’est-ce-pas Dupipo ?

Soudain la voix d’Anefrance résonne en relais, gouailleuse et triste à la fois. Y aurait-t-il des fleurs dans sa demeure, un peu de ciel aussi ? « Dites-moi pour qui je pleure… » Pauvre France, pour Anefrance qui ne voit rien venir…

 

 

De toute façon, pour Dupipo, « les boxeurs sont faits pour boxer, et les milliardaires pour milliarder » ! Dialogue de sourd… ? Michel ne compte pas en rester là. Il chante, Michel… « Je pense à vous les compagnons…Je gueulerai pour qu’on entende ce que vous m’avez enseigné…Nous ferons les barricades, et la vie nous la gagnerons », à coups de balai ! Bien sûr, on applaudit haut et fort.

Mais Dupipo continue son discours, persiste, et signe …Tout est dans son bouquin ! Il faut aller de l’avant ! Et puis…  « C’est pas si facile de supprimer l’ISF des riches, dont la vie était devenue un enfer », sans compter le  « ruissellement énooorme » !

 

 

 

Mouaih…Tout ça m’a tout l’air du pipeau, enfin je veux dire… du pur Dupipo ! (Vous y comprenez quelque chose vous ?)

 

Zita, se remonte le moral en chantant : « magique, magique…train…venez, l’oubli va vous surprendre … plus de première, plus de seconde, allons, enfants de la famine… » Michel, lui, siffle…

Quant à Anefrance, elle lâche le morceau, ça déstresse : « Avez-vous vu un homme à poil, sortir soudain d’la salle de bains ? …Ne vous mariez-pas les filles, restez pucelle chez vot’papa…Avez-vous vu un homme gêné, rentrer trop tard pour le dîner ? Quand ils sont beaux, ils sont idiots …Quand ils sont vieux, ils sont affreux. »

 

 

 

                             

                            

 

Rien à faire, Dupipo continue son programme libéral avec entrain, en nous rebattant les oreilles pour qu’on achète son livre…Désespérant…Voilà qu’il nous exhorte à actionner les chiffons à poussière pour faire des économies d’énergie ! Qu’à cela ne tienne ….Michel le nargue en époussetant sur scène : « Qu’il est bon d’être dans le vivant. »

 

Dupipo ne sachant plus très bien comment imposer son discours, en arrive à questionner Anefrance. Peine perdue : « Je parlerais pour ne rien dire, parce que rien, c’est pas rien… » Parlons donc de la situation… « Pourquoi ne pas réaliser tout de suite la catastrophe qui nous attend ? » En voilà une idée qu’elle est bonne…

 

 

 

Moi je crois que Dupipo ferait bien de balayer devant sa porte, le bougre…Mais c’est qu’il s’entête ! Il nous traite de « dindons », nous enjoint à jouer les « psychopathes au sein de l’entreprise », à être calculateurs, et même à nous mettre dans les pires combines pour réussir. 

 

Rien à faire, ça ne va pas décourager Michel, qui offre des fleurs à Anefance. Il voit la vie, la vraie, Michel, et elle peut être si belle, si on l’aime !

 

 

De quoi déstabiliser Dupipo, dépité et hargneux devant « cette foule sentimentale, pleine d’idéal. » De toute façon Madame Duchemol n’aura rien dans son caddie ce soir, et puis après tout, « les gens naissent libres et égaux, et pis après, ils se démerdent ! »

Anefrance, la « môme néant », reste incassable aux coups du sort. « Résistons » ! Crie- t’-elle.

Hagard, Dupipo nous ressasse que tout est dans son bouquin et que la finance « pratique un sport de haut niveau » ! Ah ce Dupipo…Il essaiera jusqu’au bout de convaincre en vain.

 

 

 

Allez, rêvons ! Rêvons de ce monde meilleur que l’on désire tant… Rêvons d’amour et de beauté, de poésie… Zita chante Brel : « Rêver….Un impossible rêve…Partir…où personne ne va …Aimer …jusqu’à la déchirure… ». Sur scène on brandit le balai de l’espoir, nos quatre artistes poètes réunis. Quel beau final !

 

 

 

Oui, du bon, du beau, de balai …Nous avons ri et re-ri tout le long de ce spectacle vivant, plein d’énergie, burlesque, comique et satyrique. Du plaisir à chaque mot, des personnages hauts en couleur, une mise en scène rythmée. Un bon délire en quelque sorte. Rien de mieux pour finir l’année en gaité. A bientôt les abeilles, car 2018 nous attend pour notre meilleur miel !

 

Bzzzzzz….

 

Fabienne Schmitt tous D.R.

 

 

 

 

 

 La Carte Blanche à *

a  lieu en suite de la scène ouverte "Les Mains"
de 19h à 20h
 

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 
 

 

La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Informations synopsys
Didier Laloux
Michel Marceau
Illustrations en tête  
Michel Marceau
Compte-rendu/mnémosyne
de Fabienne Schmitt
Photos Bab-Ilo
Christian Lafont
adaptation et mise 
en page web 
Christian Lafont

 

CARTE BLANCHE de la Ruche des Arts à:

 

Cypora Herszorn-Boulanger et

Serge Carbonnel

 

 

 

Mercredi 14 Février 2018*

 

de 20h à 21h*

 

 

au Café-Club 

BAB-ILO

 

9 rue du baigneur,

 

Paris 18ème

 M° Jules Joffrin - Lamarck-Caulaincourt* 

(Attention ascenseurs en travaux de réfection)

ou Marcadet-Poissonniers

 

 

 

La Carte Blanche à *

a  lieu en suite de la scène ouverte "Le Rêve"
de 19h à 20h
 

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Illustrations en tête  
photos de leurs auteurs
tous droits réservés
adaptation et mise en page web 
Christian Lafont

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En écho de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à

Zaïa et Bernard Evain*

BURN A OUF

 

 

 

le Mercredi 29 Novembre 2017

 

de 20h00 à 21h00

 

au Café-club BAB ILO* 9 rue du baigneur, Paris 18ème

 


 

* Compte-rendu/Mnémosyne de cette Carte Blanche qui s'est déroulée sous les meilleurs auspices à la date sus-mentionnée, par Fabienne Schmitt
 
 

Plus un seul siège disponible dans la petite salle de notre Bab’Ilo adoré pour la « Carte blanche » dédiée à Zaïa et Bernard Evain…Et même des amis debout. Pas étonnant, quand on sait qui va investir la scène. Et ça va décoiffer ! « Burn-A-Ouf » ? C’est rien de le dire ...

Bernard Evain annonce la couleur déjantée du spectacle : « Benjamin Biolay, lui, commence par les rappels. » Et le voilà parti pour refaire le monde, ce qu’il fait « souventes fois », en écriture inclusive. La porte est-elle une femme comme les autres ? Peu importe, il joue et compose un concerto en mots qui portent, « houx vertes » ou pas.

 

Zaïa, cachée près de lui, son écho de vie comme de scène, entend bien, mais entend bizarrement parfois des voix, et même … « le loup, le renard et la belette. » (Je vous ai prévenus). Pas grave, Bernard nous rassure, « Hannibal lecteur finit quand même sa lecture, dans le silence des agneaux.»

Les tableaux se succèdent comme des saynètes qui nous scotchent à nos sièges mais font fuser nos rires. Une galerie de personnages poético-comiques défilent, incarnés par une seule et même Zaïa, entre les délires verbaux de Bernard.

 

 

 

Et ça va très vite ! La voici qui envahit littéralement la scène, vêtue en « fée maîtresse » d’école, sa baguette magique à la main, tentant de calmer Kevin, très dissipé…La situation s’avère compliquée, les écureuils ayant mangé les noisettes du spectacle « casse-noisettes » prévu pour le spectacle de fin de l’année…Ce sera finalement un hommage à Joséphine Baker et tout le monde aura la banane.

 

Quand on parle de nourriture …Bernard revient nous parler de son régime alimentaire, de son sentiment d’ « eau pression », de sa « théorie de la braguette ouverte », et du « décalage ovaire » de l’humour féminin. De plus, il parle à une chaise vide…

Décidément : un truc de Ouf ! Moi, j’ai les zygomatiques ravis.

C’est alors que Zaïa, chevelure en cascade, starissime, réapparait, sublime. Sublime, elle l’est et elle le sait : « trop belle pour moi » dit-elle d’elle-même. Elle en souffre…Ah si elle pouvait, une heure seulement, être invisible ! » Quelle épreuve… « C’est moche la beauté ! » Nous nous régalons … Mais, entre nous, c’est vrai qu’elle est belle, Zaïa…

 

 

Sketch à deux ensuite : Dialogue improbable entre une secrétaire médicale peu aimable et un Monsieur le Borgne qui voudrait un rendez-vous pour son ouïe. Ils vont finir par s’entendre pour un plan show bise.

Bernard discute ensuite avec sa marionnette en peluche…ça ne s’arrange guère, surtout qu’il lui demande le divorce, parce qu’il est tombé fou amoureux de lui-même… (Quand je vous disais que ça déménage).

 

 

 

Apparait ensuite une avocate-coiffeuse non diplômée, aux larges gestes de manches, qui se livre à une plaidoirie démente, tantôt comique, tantôt larmoyante, pour défendre un médecin sans diplôme lui non plus, qui a fait mourir un patient. Après tout, il a » réussi à l’achever » ! Epoustouflante notre Zaïa ! Quant à nous, on se demande si on va sortir vivants de la salle, épuisés de rire…

Pendant ce temps-là, « Dieu se fait de la Bible », pense Bernard, en crise existentielle. Pas facile Voltaire, les prophètes, Pilate devenu gym…. « Condamnons la mort pour faux et usage de faux ! » Ce sera le clap de fin.

                                       

 

 

 

 

 

Déjà ? Bah oui, une heure c’est très court, mais ce fut si riche, avec un tel feu d’artifice de jeu, de mots, et de jeux de mots ! Mise en scène soignée, rythme endiablé, personnages très drôles et bien costumés…Zaïa et Bernard savent donner le maximum d’eux-mêmes à leur public, leur talent, leur énergie, mais aussi leur tendresse…C’est pour ça qu’on les aime tant, et croyez-moi, il va falloir qu’ils reviennent vite, parce que ça nous fait trop de bien !

A très vite vous deux…On vous attend déjà…

Bizzzz

 

Fabienne SCHMITT  D.R.

 

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 
 
 
 
 
 
 
 
 
La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Compte-rendu/mnémosyne
Fabienne Schmitt
affiche et llustrations   
de leurs auteurs
Droits réservés
Photos Bab-Ilo et
adaptation et mise en page web 
Christian Lafont

Souvenirs de la Carte Blanche de la Ruche des Arts à Alain Pizerra et Serge Carbonnel au Bab Ilo -Posté le 29/06/2017 - Par La Ruche des Arts Michèle lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruch

Alain Pizerra et Serge Carbonnel

 

Serge Carbonnel Alain Pizerra

 

Compte-rendu /mnémosyne par Fabienne SCHMITT, en souvenir de la Carte Blanche ayant eu lieu le Mercredi 14 Juin 2017, de 20 h à 21h après la scène ouverte, au Café-Club  BAB-ILO,9 rue du baigneur Paris 18ème

      

 


La scène ouverte sur le thème des souvenirs vient tout juste de se terminer. Quelques bavardages butinants lors d’un entracte de quelques minutes, et la petite salle du Bab’Ilo, dont aucun siège n’est resté vide, fait place au silence des abeilles de la Ruche…

 

Sous les spots à lumière tamisée, Alain Pizzera apparaît sur scène.

De sa voix douce, « chante le vent, il s’appelait chante le vent », nous dit-il…

 

 

 

Une belle introduction, parfait relais de la scène ouverte, avec ce texte de Charles Trenet. Et nous voilà partis pour un bien joli voyage, une heure durant, avec deux poètes complices des mots et du cœur.

C’est l’histoire de Julie qui l’aimait tant, mais « chante le vent » est parti, poursuit Alain. Julie est partie elle aussi, pour toujours, mourir d’amour… « Déjà de cette histoire ancienne…Combien d'entre nous se souviennent…. » Le vent pleure, à présent.

 

Serge Carbonnel s’avance et réveille le vent : « Un coup de vent, Mister the wind, un coup de vent, please ! » demande-t-il de sa voix remplie de soleil. C’est le vent rebelle de l’immense Léo Ferré qu’il nous offre : « Moi ce que je te donne n'appartient qu'aux couleurs. Aux oiseaux de la nuit quand la nuit te fait femme. » Oui, « Que de pays perdus dans le bonheur appris .Que de coeurs hibernés pour que rien ne s'envole ! »

 

 

 

 

Alain, après l’avoir écouté, rajoute sa « liberté du poète », loin de la terre euro et de ses turpitudes. « Seuls nos rêves sont vrais », dit-il. Les rêves ont-ils des couleurs ? Sans doute… A nous « d’apprivoiser l’inattendu » propose-t-il.

 

Oui, mais les dieux jouent pour toujours, répond Serge. A travers sa « légende », il nous confie les dangers de la condition humaine. L’homme est-il « le seul animal à être coton ou fer ? » « Est-ce que l’on peut vivre mieux ? »… « Faisons l’humain pour l’homme. »

 

Partage de l’humain, partage des mots, mots humains, mots de tendresse…Alain et Serge se croisent et se recroisent, par le langage, par le regard, tantôt yin, tantôt yang.

Puis s’engage une joute verbale, une joute amicale, bien sûr, mais fort animée.

 

 

 

 

 

Mais « que reste-t-il de tout cela ? Un désert peut-être…Pour que rien ne devienne tout », clame Serge.

 

« Dans une goutte d’eau il y a tout le monde », dit Alain, en déserteur des mots « trop bien coiffés »…Alain aime le désert, « là où il n’y a rien à vendre ni à acheter »

 

« Demain tu verras….la solitude et son pesant fardeau », argue Serge. Mais « Le devoir de Mémoire , l'humain étincelle des espoirs », Alain y croit.

 

« Je ne vois plus de mes yeux quand la justice est morte » pense Serge.

 

 

 

 

Demain… Demain, justement, « Que deviendra le poème ? Faut-il jeter ses poèmes ? » Questionne Alain. « On peut toujours rêver des parfums de l’enfance » mais demain, que deviendra la sensibilité ?

 

Serge pense à un « visage suspendu dans le temps, un duo d’énergie »…Lui aussi se questionne : « Qui sera là demain ?

 

Alain, lui, rêve de solitude, sans bruit… « Une heure de silence, pour chacun de nous, tous ensemble. »

 

« Innocence » que tout cela peut-être pour Serge… « Le monde est-il prêt à changer ? » ...

 

 

 

« Tout part…Je crie vers toi, poète ! J’ai mal au temps fuyant »…clame Alain qui enchaîne sur « la folle complainte » de Trenet, récit de la servante prise en flagrant délit de joie.

 

Bien sûr la suite idéale pour ce dialogue est l’âme des poètes également de Trenet,  que nos deux poètes nous remettent en mémoire:  « longtemps... longtemps...longtemps...après que les poètes...»

 

 

 

 

En conclusion, Serge nous engage à poursuivre, nous tous, poètes d’un jour ou de toujours, notre aventure dans le monde de la poésie. « Les poètes sont comme les arbres »… « Ne fermez pas les yeux quand les poètes chantent ! »

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, la poésie est un trait d’union qui relie les hommes. Nous en avons constaté l’effet ce soir là. Deux personnalités, deux poètes, se sont retrouvés complices et compagnons sur scène, liés par les mots et la beauté du verbe. Il est souvent difficile de trouver la phrase ou le mot juste pour transmettre une émotion ; j’ai choisi « harmonie » pour traduire mon principal ressenti à la fin de ce duo poétique. Plus qu’un échange, ce fut un partage en symbiose. A renouveler sans modération.

 

Bon été et bonnes vacances à toutes les abeilles !

 

FABIENNE.

 

 

Géo-Localisation Bab-ILO ici

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Compte-rendu /mnémosyne

Fabienne Schmitt

Illustrations en tête

Photos de leurs auteurs

Droits réservés

Photos scéniques

Bab Ilo et

Mise en page web

Christian Lafont

 

 

La Ruche des Arts vous annonce Impressions sur Patrick FOUQUE dans Histoires de FousPosté le 06/06/2017 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Alain Briantais, Didier Laloux, Chr Sur le Feu de la Ruche

La Ruche des Arts vous annonce: Impressions sur

Patrick FOUQUE

 

dans Histoires de Fous 

 

en retour de sa Carte Blanche

et d'une autre intervention d'humour et d'esprit,

 

 

 

 

Chronique amicale de Didier Laloux

 

 

 

Patrick Fouque : ce qu' il est,

ce qu' il n' est pas.

 

 

 

 

Ce qui frappe en lui, c' est son visage cuivré et son sourire radieux, indéfectible.

Son sourire « inca »… Sourire normal, en fait, puisque c' en est un… Oui mais cet inca-là est un cas… et c' est le « k » - la dernière lettre de Patrick – phonétiquement caduque, d' une caducité convenable… pour tout dire, correcte – qui, pendant qu' on s' applique à lire ou écrire son prénom - nous met la puce à l' oreille.

 

 

 

 

 

 

S' il est correct, le Patrick au sourire radieux, ce n' est pas uniquement parce que l' inca aime le « co ». Il faut pour ça avoir vu ce radieux coco faire « Mexico » comme le coq fait « cocorico », monter crescendo sur ses ergots pour finir à terre, littéralement ko...

« Patrick Foutrak vous foutra le trac ! Patraque, il vous foutra la trique » : ce type d' annonce attirerait les foules, alors, pourquoi le scéniquement correct ?… Sur l' affiche il eut pu s' appeler Fouk ou Fouc, pourquoi Fouque, par défi, nous flanque-il son « que » à la figure durant que le prudent Patrick se barricade derrière son « k » ?...

C' est que, bien que fougueux, Monsieur entend recta maintenir une distance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du coup le réflexe est à la méfiance : le fougueux est-il gueux ? Le sourire « inca » cache-t-il un « caïra » de la zone Sud venu troquer un auto-radio pour un chèque en blanc ?… Si vous le questionnez à ce sujet, stupeur soudaine… Il vous parlera de l' Au-delà comme si c' était l' eau d' ici ou celle de là-bas – la zone Sud ? - se répandant en simagrées autour de « si–mi–la–ré » et vous serez cette fois frappés par l' évidence : Fouque n' est pas au fric, au plus offrant ; ne vendant que son sourire, Fouque est fou… et n' entend pas en rajouter.

 

 

 

 

 

 

 

Doit-on lui conseiller une quotidienne dose d' hellébore ? Cette plante dont la racine a la propriété purgative et vermifuge de mettre un frein à la surchauffe neuronale ou doit-on le garder tel quel, notre inca ?

Soit dit en passant le bougre est capable du meilleur : d' un fétu de paille – et bien qu' ayant déjà plusieurs cordes à son arc - je l' ai vu faire une rose.

 

Par « Did »

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Chronique-Textes

Didier Laloux

Cadrage photos

Alain Briantais

Documentation fournie par

Patrick Fouque

Photos

©Anne Lebas

© Pitrack 2015

Mise en page web

Christian Lafont

 

 chrdial

 

 La Ruche des Arts vous annonce

Patrick FOUQUE

 

dans Histoires de Fous 

au BAB-ILO

 

et dans le cadre de sa Carte Blanche

 

 

 

 

 

 

 

 

le Mercredi 22 Février 2017

 

de 20h00 à 21h00

 

en suite de la Scène ouverte poétique

de la  Ruche des Arts

de 19h00à 20h00

 

 

au Café-Club 

BAB-ILO

9 rue du baigneur

 

   Paris 18ème

       M° Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

           

 

 

 

Histoires de Fous 

Spectacle d'humour et d'esprit

de et par Patrick Fouque

 

Voyage déroutant dans les espaces d'un monde actuel devenu fou

 

Ne vous attendez pas à un « one-man-show » classique. « Histoires de Fous » est un spectacle d'un genre décalé, surprenant, proche du théâtre, au contenu riche et engagé, servi par une écriture singulière et remarquable.

Si le comique des humoristes actuels se situe souvent en dessous de la ceinture, il faut monter là quelques marches pour goûter un humour de sens et de revendication humaniste.

Patrick Fouque se joue du monde et joue avec les mots, se joue de la folie humaine et soulève délibérément le voile sur les essentiels de notre vie. Il aborde de plein front les tabous de notre société, tout en restant bienveillant, drôle et touchant.

 

 

 

 

 

Composé de plusieurs tableaux savamment articulés, le spectacle tient de l'alchimie et passe du rire à la réflexion en jonglant sur les émotions.

 

 

« Tout est Rien » nous prépare à un voyage inattendu où les contraires se marient.

« La Crise » démystifie une organisation humaine qui marche sur la tête.

« Médecine de Fous » est une histoire de fous où les fous ne sont pas forcément ceux auxquels on pense.

« Alzheimer » est un hommage aux malades d'Alzheimer et leurs familles, inattendu dans ce genre de spectacles.

« Les faux polis qui tiquent » interprété par un rappeur détonant et « Mexico » par un chanteur décalé, sont là pour ponctuer et valider les sujets abordés.

Sans oublier le clin d'oeil au cirque et à Raymond Devos.

 

Pour Patrick Fouque, le spectacle se doit de porter un discours fort et générer la réflexion tout en éclairant les cœurs, en faisant rire, sourire, ou pleurer.

 

 

 

Géo-Localisation Google du BAB-ILO ici

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Documentation fournie par

Patrick Fouque

Photos

©Anne Lebas

© Pitrack 2015

Mise en page web

Christian Lafont

 

 

 

 

 

Carte Blanche de la Ruche des Arts à Didier et Zita, au Bab Ilo - Le retourPosté le 14/12/2016 - Par La Ruche des Arts, Michèle Lassiaz, Alain Briantais Didier Laloux Chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

 

La Ruche des Arts présente

 

Zita et Didier au Bab' Ilo

 

Liaison rétablie:  Le retour

 

 

 

Compte-rendu / mnémosyne de la Carte blanche à Didier et Zita, s'étant déroulée le Mercredi 12 Octobre 2016, au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème, par Alain Briantais

 

 

 

Zita et Didier s’installent sur scène. Quelle magie vont-ils instiller cette fois ?

Pas le temps de répondre, Didier martèle ou racle son mélodica avec précision et malice. Imite-t-il le chant des oiseaux ? Que veut-il nous dire ? Où sommes-nous ?

 

 

Nous sommes dans un jardin enchanté, où se croisent avec douceur “La maison près de la Fontaine ” illustrée par la voix joliment modulée de Zita, et “Lola ”, standard américain rapporté par Didier, un brin malicieux, qui affirme que Lola ne s’appelle pas Lola mais Rita. Zita poursuit… charmeuse et désinvolte, elle semble nous déclarer : « C’est moi, Rita, celle qui rit à tout propos, celle qui dit l’amour, c’est beau… C’est moi Rita… Quelle heure est-il ? Faut qu’ je m’ sauve ! ». Le public applaudit chaudement. Il sait désormais… Ces deux-là vont nous parler d’amour !

 

 

D’ailleurs Didier ne parle que de ça. Il y avait des oiseaux, il y a maintenant un petit poisson et c’est Didier, plein de faconde, qui ouvre le vaste monde à notre Rita. Nous sommes le 14 juillet et, décalée par l’amour qui l’inonde, elle lui rétorque : « Bal, petit bal, où l’on s’est connus, souviens-toi… ».

 

 

 

Nous sommes captés, captivés. C’est un calypso endiablé qui nous emporte. Zita entame cette belle chanson de Francis Lemarque ; puis Didier, sur l’air des « Oignons » de Sydney Bechet, disserte : « Les histoires d’amour… Nageant dans l’bonheur… Un petit oiseau ». Nous sommes envoûtés. Le “Piano du Pauvre”, dans le phrasé de Zita, nous éblouit. “Le petit Oiseau et le petit Poisson” s’affirment maintenant, Didier surenchérit : … « V’nant du cœur, le bonheur, c’est meilleur ». Revenu au petit bal et, couvant du regard sa Rita, il se fait tendre : « Tu t’souviens, le dernier lampion s’était éteint… ». L’auditoire applaudit à tout rompre.

 

A peine le temps de souffler voilà “La java bleue” toute enflammée. Le public, dans un même élan, reprend le refrain. C’est chaud, c’est bon !… Nous sommes toujours le 14 juillet. Les deux tourtereaux se sont donné rendez-vous pour se jeter en l’âme un relent de bonheur. C’est maintenant “La Foule” qui emporte Zita dans la peau de Rita et elle nous trouble tant est forte l’émotion qu’elle fait passer. Nous l’accompagnons en fredonnant. Didier, quant à lui, invite une blonde à partager la liesse populaire. Le petit poisson cherche-t-il à entrer dans le gratin ? Il s’interroge tout haut : « Je me demandais quoi, qu’est-ce ? Où est ma caisse ? J’étais dans la purée ! ». Nous nous esclaffons.

 

 

 

Rita, bien seule et désabusée, voudrait y croire encore : « C’est fou c’ que j’ peux t’aimer… C’que j’ peux t’aimer des fois… Mon amour, mon amour… ». Trop de mots, elle voudrait crier. Et nous aussi tellement c’est beau, tellement c’est magique ! La chanson terminée, Didier regarde Rita et déclame : « C’est fou c’ que j’ peux t’aimer des fois ». Un franc sourire éclaire alors le visage de Zita. C’est chou et ça nous plaît. Viennent ensuite “Cinéma-vie ”, “Les Feuilles mortes” puis “On n’oublie rien ” que l’assistance chantonne avec une tendre complicité.

 

Visiblement, ces deux-là ont vieilli et l’amour se fane inexorablement. La chanson de René Sarvil et Vincent Scotto nous en offre leur version : « L’amour c’est une étoile que l’on voudrait cueillir mais dans le ciel sans voile on ne peut la saisir… ». La chanson de Juliette Gréco, “Chambre 33”, dresse un constat : « Je vis seule, toute seule, j’aime mieux ça… Chambre 33, au troisième, rue Git-le-Cœur ».

 

 

L’amour s’envole, le cœur s’arrête. Didier emprunte quelques mots à Charles Cros : « Endormons-nous petit chat noir… Car, au fond, l’homme et le matou sont bien stupides ». Rita-Zita s’émeut encore : « Quel joli temps pour se dire au revoir ». Didier se dit désenlacé de l’amour et le voilà qui crie : « Amour, tu n’as laissé que cendres… ».

 

 

L’amour s’envole, où est-il ? Au creux d’une vague ? Peut-être ! Une vague qui passe sous le Pont Mirabeau. Zita interprète la chanson de G. Apollinaire, mis en musique par Ferré et nous la suivons à voix basse. Didier s’adresse à la Seine : « … J’allais lui confier mes peines… Mais la Seine elle s’en fout qu’on viv’ ou qu’on meure… L’est vaseuse en son tréfonds ». Puis, donnant un coup de pied à des flots imaginaires : « Y’a pas d’ pitié qui surnage ! ».

 

L’assemblée boit chaque parole. Ce passage en eaux troubles ne les a pas égarés. Didier s’installe au piano pour une chanson de Simon et Garfunkel : « Bridge over trouble water » dont il a transposé les paroles. Nous sommes toujours dans l’eau mais l’amour réapparaît : « Par-dessus les flots tumultueux je t’apaiserai… Je t’enchanterai… Je te chérirai… ». Les applaudissements sont longs.

 

 

 

 

 

Mais voilà que Didier - notre fantaisiste de talent - prend son mélodica pour un téléphone. Sous nos regards goguenards il tapote les touches. Qui peut-il bien appeler ? Rita-Zita bien évidemment ! Rita-Zita pour un final de joie : “Le Tourbillon de la vie”. Notre chanteuse démarre avec fougue, Didier en rajoute et tout le monde enchaîne à fond : « On s’est connu, on s’est reconnu. On s’est perdu d’ vue… » jusqu’au final : « … Tous les deux enlacés, tous les deux enlacés, tous les deux enlacés ».

 

 

 

Devant des spectateurs debout qui ne cessent de frapper dans leurs mains Didier serre dans ses bras Rita redevenue Zita . Nous sommes réellement ravis, heureux, mais plus encore, émus par la tendresse qui les réunit. Didier fait du Didier et nous adorons ça, Zita nous émerveille par ses interprétations et nous ne nous en lasserons jamais, sans compter les découvertes d’œuvres méconnues qu’ils savent si bien nous mitonner.

 

 

 

Un grand merci à ces deux artistes. À quand un autre voyage aussi beau ?

 

 

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts
Michèle Lassiaz
Alain Briantais
Didier Laloux
Illustrations  en tête et
Compte-rendu/mnémosyne
Alain Briantais
Photos Nb joseph Sibio
Photos Bab Ilo adaptation 
et mise en page web 
Christian Lafont

Chrdial

 

 

 Retour sur la

Carte Blanche de la Ruche des Arts à 

Alain Briantais 

Je serais heureux de ta présence, toi qui es à la Ruche,
toi qui es proche de ce singulier Cercle de poésie que je chéris,
toi qui viendras par curiosité ou par l’amour des mots, 
tout simplement.
Sois là, s’il te plaît, vers 19h45…
Le spectacle commence à 20h00 précises. 
 
 
Alain

 

Carte blanche qui s’est déroulée le Mercredi 1er Juin 2016 de 20h à 21h avec la participation  d’Anefrance, Didier Laloux et Emile Gayoso, au Café-Club BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème

 

Compte-rendu/Mnémosyne par Fabienne Schmitt

      

 

 

Effervescence au sous-sol du Bab’Ilo ce soir de 1er juin…Bourdonnements des abeilles et abeillaux de la Ruche qui sont venus nombreux ce soir ; habitués, amis, famille, nouveaux venus, prennent place dans cet espace qui est le nôtre pour une heure…

C’est long une heure, mais c’est toujours trop court quand on vient pour la « Carte blanche » d’un poète ami de longue date.

Le silence se fait, les lumières s’éteignent, il est pile 20 heures. Sur la petite scène, un homme est assis, seul sous les spots, les yeux baissés sur un cahier d’écriture.

 

 

Michèle Lassiaz nous le présente, c’est Alain Briantais, fidèle à La Ruche, à ses côtés depuis si longtemps ; elle nous invite à nous laisser bercer par sa poésie.

Puis une douce musique aux accents d’Orient nous surprend, et introduit « Les Mots » d’Alain.

Les mots sont ses complices, « avec eux vient l’envie, et l’envie, c’est la vie ».

Alain nous raconte son histoire, quand, au début de lui-même, il a cherché qui il était, quel était le chemin à suivre, comment sortir de sa « prison de verre »…Existait-il une clé ?...Ne rien attendre, s’offrir peut-être…Mais comment ?...Tant de questions demeuraient sans réponse. Puis l’écriture a surgi, comme une évidence cachée au plus profond de lui-même, attendant son heure…La poésie fut la plus belle des réponses, la plus juste, le plus beau des chemins…

 

 

Pourtant, « les mots» il les a longtemps méconnus, maltraités, outragés, même ; à la maison, quand il était petit, on lisait peu. A l’école, c’était « 39 fautes en 12 lignes », avec d’autres lignes à recopier en punition. C’était le temps de l’insouciance, l’enfance, qu’il a toujours su garder en lui, « élan irrépressible à titiller tous les possibles ». Un jour, écrire deviendra vital. 

 

 

Mais les mots sont « trompeurs, fugueurs, inquisiteurs dégoupillés »…  « quand la vague intérieure n’est plus qu’un cri » dans la bouche d’une rivière.

Anefrance intervient alors, et sa belle voix déchire nos cœurs : « Mais que veulent les hommes ? A quoi tiennent les hommes ? »..Quand les enfants sont partis, quand la pluie devient « voleuse de vie » on a « le cœur qui tousse »…

 

 

 

 

Alain ne voulut plus sortir, la souffrance était là, Pauline était partie…Un jour peut-être, « une autre viendra », et il la prendra dans ses bras…Oui, les mots d’Alain nous bouleversent , on perçoit le silence de l’émotion dans la salle, et sa voix tantôt si douce et tantôt si forte nous emporte avec lui, dans le voyage de sa vie. Il est comme cet homme perdu qui « marche seul, égaré de lui-même », et qui a fui les bombes. « La guerre est loin, sur des écrans », nous dit-il, et quelle réalité faut-il croire ? Mais « la liberté reste au fond de nos âmes », et Alain reste un émerveillé de la vie, c’est sa force. C’est alors qu’Emile Gayoso intervient de sa voix profonde, questionnant et s’émerveillant avec Alain dans une jolie joute verbale : « animal-Annie-maux..».

 

 

Les mots d’Alain se colorent à souhait, passant des teintes sombres au plus beau rouge, comme celui des coquelicots, « rouge de l’émoi, rouge fripon, rouge de vie », couleur d’amour. Il les « décortique, les mastique en bouche », et quand la rime l’emporte, il s’évade avec elle…et nous avec lui…Ah le joli voyage !

 

 

 

 

Bruit d’eau en musique de fond…Nous changeons de registre : place aux aventures de Cricri, avec le tandem jubilatoire que forment Didier Laloux et Alain Briantais ! L’humour des deux compères nous ravit avec une ode à la différence, dans un conte charmant, qui nous a enchantés : Cricri, fourchette édentée dont personne ne veut, handicapée du corps et du bonheur, ignorée par un brocanteur, alias Didier, va un jour connaître tendresse et reconnaissance avec l’inspiration d’Oscar, un sculpteur, qui va lui redonner vie et la mettre dans la lumière.

 

 

 

La lumière, elle est dans les mots d’Alain, dans ses yeux aussi, quand il parle de son amoureuse, de cet amour qui lui a permis de croire en lui… « Ma princesse, mon horizon, mon intention, ma révolution, mon pourquoi, mon émoi, mon effroi, ma saveur, ma gourmandise »…Tant de merveilleux mots d’amour que tout être humain rêve d’entendre…La salle sent battre son cœur en entendant ce magnifique texte « couleur femme », et le mien est soulevé par tant de tendresse.

 

                                       Composition d'Hormuz Kèy                                               

 

Une musique de douceur et de pépiements d’oiseaux accompagne cet hymne à la nature que nous délivre Alain, à ce qu’il y a encore de beau et de vrai sur cette terre. « L’amour est partout…Les amoureux sous la pluie, le chat, le caillou, l’alouette qui monte vers le ciel »…Nous sommes emportés dans un immense élan de vie…Un élan d’amour avec un grand « A » comme « Alain » !

Voilà…C’est déjà fini…C’est le moment des remerciements de notre poète : à Didier qui l’a aidé pour le montage de cette Carte blanche, à Emile pour sa participation et les idées musicales, à Anefrance pour sa présence et sa force d’expression.

 

 

Michèle Lassiaz conclut en remerciant et en saluant le talent d’Alain, qui sait nous toucher au plus profond de nous-mêmes, et c’est les yeux pleins d’étoiles que nous quittons la salle, encore émus.

Il faudra recommencer, Alain…

 

 

 

Fabienne SCHMITT.

 

 

        Géo-Localisation du Bab Ilo ici      

 

 

-La Carte-blanche-a-alain-briantais-mots-vue-par-christian-lafont.

 

La Ruche des Arts 

Michèle Lassiaz

Illustration et texte

Alain Briantais de présentation

Compte-rendu/mnémosyne

Fabienne Schmitt

Illustration composition

Hormuz Kèy

Photos Bab-Ilo et

mise en page web

Christian Lafont

 

Chralfab

 

La Ruche des Arts présente:

 

 SOUVENIRS IMPRÉCIS DE LA CARTE BLANCHE à

 

ZAÏA

" ZAÏA de A à Z "

 

 

Compte-rendu/ Mnémosyne de la Carte blanche à ZAÏA, ayant eu lieu le Mercredi 06 Avril 2016, de 20h à 21h, au Café-Club  BAB-ILO, 9 rue du baigneur, Paris 18ème

       

Notre ami Serge ayant, en toute bonne foi, perdu -en train- ses notes permettant la rédaction au plus juste d'un compte-rendu de cette scène ouverte;

C'est donc en toute mauvaise foi, méconnaissance de cause, et de clause, pour ceux qui en prendront connaissance, aidé des photos, de quelques lignes de titres que je vais essayer de raviver des souvenirs qui ont de plus en plus « avec le temps où tout s'en va » du mal à revenir…

 

Tout au plus suis-je en mesure d'affirmer que notre ZAÏA à nous n' a rien à voir avec celle homonyme d'un certain footballeur, qu'elle se produit avec succès dans diverses scènes parisiennes et qu'avec Bernard EVAIN son mari, ils sont à l'origine « depuis un certain temps » de l'association d'improvisation ImproGlio qui nous régale chaque année de spectacles d'improvisation du côté d'ISSY et d'ailleurs...sous la direction brillante de Pascal ASSY, qui en assure l'équilibre. 

Toujours est-il que ZAÏA, dont c 'est la Carte blanche, toujours généreuse, et dans un but d'émulation est venue non seulement avec Bernard, mais avec une brochette de jolies damoiselles et un damoiseau, de leurs connaissances, dont nous aurons l'occasion d 'apprécier les talents lors de cette soirée récréative

 

 

Noblesse d'humour oblige, ZAÏA, téléphone portable « en main et à l'oreille » annonce lors de cette conversation téléphonique à une personne située à l'autre bout du fil d'un téléphone qui n'en a pas, qu'elle va passer les plats en annonçant :« C'est du gratin »...

 

...et justement voici les hors d’œuvres de ce menu en la personne de MARLÈNE l'une des demoiselles précitées qui avant de commencer sa chanson est tellement en quête d'amour, que même un monsieur d'un certain âge situé au premier rang que je connais particulièrement bien pour en être très proche, a ses chances ; nous n'en demandons pas tant, mais Marlène annonce qu'elle pratique le « Glumour » qui est l'habillage contractif de « glamour » et « humour » , ce qu'elle nous démontre pendant sa chanson passant d'une situation très habillée à un effeuillage contrôlé de ses vêtements nous annonçant toujours en chantant une prochaine « mise à nu » … assez inattendue puisqu'elle termine … vêtue d'un ensemble "justaucorps"haut et bas noir sur lequel figure un magnifique squelette blanc fluorescent ; la pudeur est sauve, l'humour aussi, la surprise de rigueur, le tout applaudi comme il se doit

 

 

Voilà que s'annonce LOÏC, le jeune homme pré-annoncé ci-dessus, et dont la prestation prend la forme d'un journaliste de télévision en quête d'un expert , C'est Bernard EVAIN qui en assure la fonction, et s'avère tout indiqué pour parler de TNT et Haute Définition , puisque précisément, il n'y connait strictement rien; ce qui donne lieu à un dialogue de sourds, pas très éloigné toutefois de certaines interviews télévisées, où l'on fait appel à un "soi-disant expert" dépéché pour la circonstance et qui n'en connait guère plus; dans le cas présent l'intervieweur peut poser n'importe quelle question pertinente ou non, puisque de toute façon Bernard, l' expert pour cette occasion n'y connait rien et peut répondre ainsi n'importe quoi. et c'est de cette incohérence que nait l'effet comique que nous apprécions à sa juste valeur et Haute Définition d'absurdité

 

 

Etant donné que nous vivons une crise économique et qu'il est difficile pour les jeunes de trouver du travail, EMMA  s'est  trouvé un job original: Baby Sister, et  pour avoir davantage  de chance de pérenniser cette activité elle organise des divorces et nous explique les mille et une manières de les provoquer et conserver un champ d'action illimité et constamment renouvelable comme les énergies dans l'air du temps, et avec son énergie tout aussi inépuisable.

Gageons qu'avec sa verve humoristique; elle saura entrainer par ses actions un public que nous lui souhaitons de plus en plus nombreux

 

 

 

 

Annoncée par ZAÎA, Voici LUDIVINE, sans doute la benjamine de ce groupe, --mais plus une enfant - et qui s'affirme chaque année davantage, comme nous allons en juger par ses différents sketches lors de cette soirée; Pour l'heure elle se propose  d'être "Coach pour SDF" et de leur enseigner différents moyens pour gagner plus d'argent avec des méthodes marketing modernes, le sketche étant orienté vers certaines catégories de personnes "faisant la manche", signalons à LUDIVINE que certains parmi les plus débrouillards ont trouvé des moyens très lucratifs à la limite de l"escroquerie, mais comme pour l'instant le but étant d'exagérer pour pouvoir en rire, acceptons cette vision et rions ... même sur un sujet grinçant...

 

 

 

D'autant plus que ZAÏA, enchaîne avec l'un de ses sketches extraits de son spectacle  "La Gueule de l'emploi" dressant des portraits féroces de personnages à contre-emploi, notamment celui-ci inspiré d'une femme du "meilleur monde à ce qu'on dit", constamment débordée par ses activités: rendez-vous mondains, ses téléphones constants, sa toilette , les employés de maison etc...portrait que ZAÏA nous brosse tout en se faisant les ongles à la manière de ce personnage féminin s'entretenant avec une amie de toutes ces difficultés débordantes. De quoi en rire intensément! ce que nous faisons 

 

 

 

 

Et voilà tour à tour deux situations inversées où dans un premier temps, le Docteur Bernard EVAIN, reçoit sa malade LUDIVINE et dans un second, c'est Bernard qui est le patient de la psychanalyste décontractée LUDIVINE, le tout donnant lieu à jeux de mots situations cocasses et réponses à tiroir, à la manière des ligues d'improvisation, que nous suivons volontiers; ce qui entraîne les rires

 

 

 

 

Nouveau sujet de conversation pour EMMA, sans doute après quelques visites de catalogues spécialisés sur Internet ? la Dragonne ! La Dragonne ? Qu'est-ce que c'est?  la femme ou la compagne du dragon ? une femme acariâtre ? l'origine d 'une "dragonnade" ? Que nenni ! ignorants que nous sommes , la dragonne est une attache, plus spécifiquement une courroie destinée à relier le poignet à un sabre, un ski, et plus récemment à une sacoche un appareil photo etc. sauf que la Dragonne en question, justement oui... celle-là!... serait plutôt une "petite déconnade" car il s'agit de celle d'un "sextoy" que dans ce cas il ne faut ni égarer, ni ranger n'importe où ! Voilà de quoi  disserter et alimenter la conversation. Mieux vaut en rire et nous l'accompagnons.    

                               

Après celà Bernard EVAIN s'attaque à forte partie, mais ne craint ni la distance ni l'intensité avec une série de questions sans réponse et une envolée de jeux de mots surréalistes et bien sûr encore plus sur - réalistes que celà et qui  prêtent à réflexion même si "on ne prête qu'aux riches" mais n'appellent aucune réponse : les rires et les applaudissements suffisent... 

 

Comme tout finit par des chansons, MARLÈNE revient nous enchanter en nous en chantant une nouvelle, habillée dans une tenue qui prouve que contrairement à ses allégations premières : Elle n'a rien à cacher et ne se prive pas d'attirer les rires par ses  attitudes et les paroles de sa chanson

 

Il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte et pour couronner le tout, ZAÏA revient saluer avec toute la compagnie rassemblée que nous applaudissons individuellement, collectivement et chaleureusement

 

A bientôt ZAÏA, seule ou bien accompagnée pour une nouvelle Carte Blanche

 

 

 

 

Naturellement , c'est notre reine des abeilles Michèle LASSIAZ qui a organisé, présenté au nom de notre association cette Carte Blanche de la Ruche des Arts à ZAÏA

 

Mieux vaut tard que jamais à Montmartre,

En toute subjectivité,    le 09 Mai 2016 DR

Christian LAFONT                                          

                                   

 

 

 

 

 

 

GALERIE PHOTOS CARTE BLANCHE A ZAÏA

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts 

Communication Michèle Lassiaz

Photos en tête Bernard et Zaïa Evain

Conducteur:Serge Carbonnel

Photos Bab ILo Compte-rendu

Mnémosyne et mise en page web

Christian Lafont

 

 

La Ruche des Arts présente:

 

Souvenirs et impressions sur la

 

CARTE BLANCHE à

PIERRE DE LA GALITE 

 

 

au BAB-ILO 9 rue du baigneur Paris 18ème

le Mercredi 02 Décembre 2015 de 20h à 21h, par Michèle Lassiaz, Ysia Mariéva, Christian Lafont

 

 

 

Il est 20 heures tapantes lorsque, après une courte restauration au rez de chaussée du Bab Ilo, nous nous installons dans cet espace spectacle où nous organisons régulièrement  nos scènes ouvertes, Pierre est en place et ses amis fidèles déjà installés lorsqu'il interprète sa première chanson qui déjà nous séduit...

 

 

 

  Et voilà, c'est parti et Pierre enchaine...

 

Impressions de Michèle Lassiaz

Il y a déjà quelque temps que nous avons découvert Pierre de la Galite, et à titre personnel, je le redécouvre à chaque fois et j'ai toujours plaisir à écouter ses chansons aussi tendres que poétiques et humoristiques, parfois revendicatives, mais toujours justes et entraînantes 

 

 

 

 

il faut dire que nous aimons fredonner les paroles et reprendre en chœur la plupart de ses refrains, et ceci même si nous le voyons régulièrement dans nos scènes ouvertes au Bab-Ilo le temps d'une ou deux chansons

 

 

 

Puisse t'il notre ami Pierre pendant longtemps encore, égayer nos soirées récréatives et autres concerts ou cartes blanches ; nous serons toujours enchantés de pouvoir l'applaudir

 

Michèle Lassiaz

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre de la Galite et Djalita                      

 

 

Impressions de Ysia Mariéva

 

Arrivée depuis moins de temps à la Ruche des Arts, j'appréciais bien sûr Pierre de la Galite, le temps d'une, parfois deux chansons, lors des scènes ouvertes au Bab-Ilo, mais ce soir, j'ai  beaucoup aimé son tour de chant complet et ai été de tout coeur entrainée dans cette ambiance si particulière...

 

 

 

Particulière en quoi? Son tour de chant a de bout en bout une résonnance poétique, mais il enchaîne tour à tour des chansons drôles très" déjantées" comme le "salut des petits chiens" et puis des chansons nostalgiques notamment de son île de naissance, de belles chansons pour enfants aimées des adultes, telle celle interprétée avec sa poupée djalita "Dis moi dis Papa" et des chansons entrainantes presque des chansons à boire, mais toujours avec un contenu motivé

 

 

 

Et ce que j'ai remarqué particulièrement, c'est le nombre important de personnes du public qui connaissent par coeur ses chansons les plus anciennes, sont toujours prêtes à entonner les refrains et faire les "répons"à chaque chanson puis applaudir à tout rompre en attendant la suivante

Oui, on peut le dire, j'ai a-do-ré la carte blanche de Pierre de la Galite

 

Ysia Mariéva

 

 

 

Qu'ajouter d'autre puisque presque tout a été dit, sinon qu'à titre personnel, j'ai beaucoup aimé ta chanson en dialecte italien où d'ailleurs, tu nous donnes

une petite traduction à la fin de chaque couplet

A bientôt Pierre, avec plaisir

 

Christian Lafont

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Compte-rendu :mnémosyne

et impressions souvenirs

Michèle Lassiaz

Ysia Mariéva

Christian Lafont

introduction transitions

et conclusion en italique

Photos:1 )de son auteur

communiquée

par Pierre de la Galite

autres du Bab Ilo et

mise en page web

Christian Lafont

 

Chr

 

La Ruche des Arts présente

 

RETOUR SUR LA CARTE BLANCHE à

 

Alain PIZERRA

 

 

 

le Jeudi 04 Fevrier 2016 de 20h à 21h, au Café-Club 

BAB-ILO, 9 rue du baigneur Paris 18ème, compte-rendu-mnémosyne par Serge Carbonnel

 

 

 

 

Une soirée inoubliable. Déjà bien avant le début chacun parle et boit, dans ce qu’il connait d’Alain, le plaisir qu’il attend en cette salle ultra pleine où l’on a failli refuser les entrées des derniers arrivés.

 

Alain attaque son show très fort en le plaçant sous le thème de l’humour et de l’urgence.

 

 

 

« Allo la poésie ? Non ici c’est l’urgence dentaire ». Nous savons que l’impérieux appel poétique est aussi lancinant que la douleur dentaire.

 

Alors Alain nous touche en de nombreux textes qui sont intimement lui et qui pourtant sont nous tous et où chacun trouve un peu de lui.

Les textes se succèdent et nous sommes collés dans l’écoute ; j’en oublie de prendre des notes et vous rapporte ici ce qu’il m’en reste.

 

 

Devant nous parle l’homme-enfant qui a appris trop tôt que les paroles sont mensongères. Qui a traversé seul la rue et sans doute la vie. Qui maintenant ne veut placer son présent que dans la sagesse des pyramides. Il ferme la petite part des choses et rêve de rideaux qui songent à l’Océan. Ce poète n’hésite pas à nous porter, avec ses escarpins dans la neige, vers la mémoire qui parle de l’Amour. Du grand. De celui qui n’a aucune forme prédéfinie mais qui prend toutes les formes même celles qui semblent heurter certains. Il reconnait à la dame de la rue qui vend son amour la même grandeur et la même qualité qu’à tous.

 

 

Chez ce poète qui me fait monter les larmes aux yeux, parfois les roses sont vertes et le temps immobile. Il est dans l’urgence des rendez vous, dans la réconciliation des contraires, dans le yin et le yang. Il est à la fois veuf du monde et l’œuf du monde Dans cette absurdité du monde qu’il fuit mais en lui donnant une nouvelle naissance. Il ouvre une boite de Pandore en espérant que cela changera le monde. Celui qu’il déserte. Uniquement celui qu’il déserte. Car Alain est un optimiste qui aspire au tendre détachement. Il cherche simplement d’où il est, d’où il part. Il cherche tous les mondes et tous les âges qui sont en lui, mais aussi en nous.

 

 

 

Pour cela il « ose la solitude ». Et dans ce qu’il a, comme dans ce qu’il n’a plus, son ambition est sans doute de ne pas écrire seulement pour le voyage du papillon, mais de nous faire voyager dans l’infini.

Merci Alain


 

Serge CARBONNEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Géo-Localisation Google du BAB- ILO ici:

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Michèle Lassiaz

Alain Pizerra

Compte-rendu/mnémosyne

Serge Carbonnel

Photos illustrations

Photo de tête couleur

fournie par Alain Pizerra

2 Photos Noir Blanc

1ère et fin d'article

Philippe Barnoud

illustrations couleur

Christian Lafont

mise en page web 

Christian Lafont

 

Chr

 

 

Retour sur la Carte Blanche à Catie CANTA au BAB-ILO:Posté le 01/12/2015 - Par La Ruche des Arts chr Sur le Feu de la Ruche

 

Retour sur la Carte Blanche à Catie CANTA

le Mercredi 27 Mai 2015 de 21 à 22 h 00 au BAB-ILO

9 rue du Baigneur  Paris 18ème

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 Catie CANTA,nous l’avons régulièrement entendue sur les scènes ouvertes du Bab Ilo, lors des shows du Petit Ney et dans les divers événements au cours desquels les abeilles ont butiné.

C’est  la première fois, à l'occasion de cette Carte blanche qui lui a été confiée, queCatie, accompagnée au piano par Gilbert, nous donne à entendre et apprécier, l'étendue de ses capacités vocales importantes et diversifiées

,

 

 

 

 

 

Catie a dédié cette soirée au café-concert parisien et plus particulièrement au Lapin Agile, puisque le choix de ses chansons a vogué de Bruant à Barbara en passant par Mac Orlan.

 

 

Dans ce tour de chant, les femmes  ont été à l’honneur:

- des brumes londoniennes interlopes de « La fille de Londres » et dans « Les progrès d’une garce » aux gitanes des « Saintes-Maries-de-la-Mer »,

- mais aussi la petite Rose de la « rue Saint-Vincent » et sur des notes un peu orientalisantes le jardin des roses de « Mon amie la rose»,

- sans oublier les notes de tango de « Déshabillez-moi » et l’humour grinçant d’un grand du jazz pour « Johnny, fais-moi mal ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Catie,  inconditionnelle de Barbara a choisi de nous faire entendre plus particulièrement des chansons où émergent les souvenirs et émotions de l’enfance avec la chanson du même nom, mais aussi « Au cœur de la nuit » où l’on croise aussi les fantômes des insomnies.

 

Le tour de chant qui a commencé par une évocation de l’ambiance cabaret des années folles s’est terminé sur une note plus nostalgique avec la douceur de la « Petite cantate ».

 

 

 

 

 

 

 

 La chanson française est le domaine dans lequel Catie excelle car elle peut y mettre tout son talent d’interprète avec toujours l’humour et la tendresse en bandoulière, passant du rire à la tristesse contenue pour nous transmettre de vrais moments d’émotion et de partage.

A noter l'accompagnement au piano de Gilbert, très subtil et fusionnel avec le ton et l'ambiance des chansons de Catie

 

Catie CANTA nous promet un prochain concert dédié entièrement

à Pierre Mac Orlan sur lequel elle travaille assidûment

Qu'il s'agisse de ce nouveau concert ou d'un autre thème, nous la retrouverons avec plaisir et émotion, comme lors de cette excellente soirée que nous avons passé en sa compagnie, l'appréciant et l'applaudissant

 

Une Belle soirée... Merci Catie!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Photo en tête Catie CANTA

Photos Bab-Ilo

Christian Lafont

Compte-rendu/mnémosyne

Catherine Meyer

Michèle Lassiaz

Christian Lafont

mise en page web 

Christian Lafont

 

 

 

chrmica

 

 

07/10 Carte Blanche à Thierry DELAROYÉREPosté le 06/10/2015 - Par la Ruche des Arts Michèle Lassiaz Chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

 

La Ruche des Arts présente:Carte Blanche à

 

Thierry DELAROYÉRE 

 

 

 

 

 

 

MILLIONNAIRE EN ETOILES

 

THIERRY DELAROYERE

 

 

interprète des chansons

de ses deux derniers albums

 

 

 

 

 

mercredi 7 octobre 2015

de 20h à 21h

Compte-rendu/mnémosyne en préparation

au BAB’ILO

9 rue du Baigneur - Paris 18ème

métro Jules Joffrin - lamarck-Caulaincourt

 

 

 

 

 

Entrée : 6 euros

Contact :Michèle Lassiaz 06 19 71 33 80

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Communication Michèle Lassiaz

Thierry Delaroyère

Photo:Jean-Pierre Dallier

 

 

Chr

 

 

Compte-rendu/Mnémosyne de la Carte Blanche à Serge CARBONNEL, Tonio MATIAS, Marie Ann TRAN, au BAB-ILOPosté le 23/09/2015 - Par La Ruche des Arts Serge Carbonnel chr Sur le Feu de la Ruche

Compte-rendu/Mnémosyne de la Carte Blanche à  Serge CARBONNEL, Tonio MATIAS, Marie Ann TRAN,

"l'Amour à Déraison" 

 

 

auBAB-ILO

le 24 Juin 2015 à 21 h

 

     

 

 

 

C'est "L'Amour à Déraison" que proposait la Carte Blanche donnée au Trio Serge Carbonnel, auteur-interprète, Marie Ann Tran, chanteuse-comédienne, etTonio Matias, musicien-improvisateur qui les accompagnait à la guitare, ce 24 juin 2015 au Bab-Ilo.

                             

            

 

 

 

 

Le Trio nous a alors interprété avec le talent qu'on leur connaît, une succession de belles chansons à partager sans modération. Tour à tour nostalgiques, dramatiques, poétiques ou émouvantes tout à la fois, ces mélodies rendues célèbres par Brassens, Brel, L. Cazal, Ferrat, Ferré, E. Fitzgerald, M. Legrand, sans oublier Serge Carbonnel, auteur de trois titres offerts à nos émotions, nous ont fait vibrer en nous en...chantant.

 

 
 

 

 
Voici un aperçu photographique de ces prestations scéniques qui nous ont ravi
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ces photos symbolisent la complicité artistique qui a régné tout au long du spectacle
 
 
                           
 
Si nous avons apprécié les voix de Mary-Ann et Serge qui sont d'une tenue exceptionnelle, nous y adjoignons la finesse de l'accompagnement à la guitare de Tonio
 
               
 

Ce fut un beau spectacle. Nous, spectateurs conquis et reconnaissants, avons repris en chœur ces airs si agréables, restés dans nos mémoires, souvenirs de moments heureux.

À bientôt, pour un prochain rendez-vous ?

 
Nam Tran
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

La Ruche des Arts

Mnémosyne de Nam Tran

Communication:Michèle Lassiaz

Textes et conception:

Serge Carbonnel

Photos en tête de leurs auteurs

communiquées par Serge Carbonnel 

principales photos du Bab-Ilo

Nam Tran

Photos additives et

mise en page web

Christian Lafont

 

 

chr

 

 

 

 

 

 

Carte Blanche à Louise EMILY au BAB-ILOPosté le 15/05/2015 - Par La Ruche des Arts Alain Briantais chr Sur le Feu de la Ruche

 

Carte Blanche à Louise EMILY

 

 

le Mercredi 15 Avril  2015 de 21 à 22 h 00 

au BAB-ILO*  9 rue du Baigneur  Paris 18ème

 

 

Mnémosyne d’Alain Briantais

 
 

20h45… Louise Emily, étoile de cette soirée, se tient proche de son orgue de Barbarie. Concentrée par l’enjeu de se livrer au public, de partager avec lui l’histoire qu’elle a conçue pour sa Carte Blanche, elle esquisse à peine un sourire… Elle sait !
Soudain, en off sur la sono, sa voix emplit la cave du Bab’ilo.

 

 

C’est parti ! L’auditoire, attentif, écoute presque solennellement cette voix qui nous dit la dureté de la vie parfois, et puis, un jour, la rencontre magique avec l’orgue de Barbarie. C’est troublant, sincère et audacieux à la fois. Le voyage s’annonce déjà riche en émotion et poésie.

 

L’enregistrement se tait, Louise Emily enchaîne : « Voilà ! c’est comme ça que je suis devenue tourneuse de manivelle… Ce soir, vous entendrez des poèmes et des chansons, dites ou chantées par moi-même ou les amis qui ont bien voulu m’accompagner… » . Elle les nomme avec enthousiasme : Zita, Valérie Bellet, Anefrance et Alain Briantais.

 

 

Dans le même temps, elle a glissé un premier carton sur l’orgue de Barbarie. Zita et Alainchantent « L’âme des poètes » de Charles Trenet. Puis elle nous invite à prendre la route comme des saltimbanques… Zita interprète le très beau poème de Guillaume Apollinaire, intitulé précisément « Saltimbanques ». Elle est suivie de près par Louise Emily qui reprend en chantonnant « … Et les enfants s’en vont devant, les autres suivent en rêvant ».

 

Sur la route, c’est bientôt la rencontre avec Gelsomina dans « La Strada » en version carton perforé. C’est toujours aussi magnifique… L’orgue deviendrait presque joueur malgré la tristesse ! Mais il se tait bien vite car sur cette route, devenue rue, il y a des gueux. « Les gueux », c’est le titre d’un très beau poème de Louise Emily, que nous récite alors Valérie Bellet, très touchée par ce texte.

 

 

En route, on file vers la guerre, vers ceux qui refusaient de la faire. Sur l’orgue, une très courte entrée musicale reconnaissable universellement puis un silence, Alain se glisse avec cran et saisissement dans la version originale du « Déserteur » de Boris Vian. Maudire la guerre était commun à de nombreux poètes… Anefrance empreinte « Le dormeur du Val » à Rimbaud et les mots cognent dans le silence qui enfle dans l’assemblée.

 

 

« Rimbaud, le poète aux semelles de vent. Mais aussi Rimbaud, le mauvais ange de Verlaine… » nous dit notre artiste de ce soir, avant de nous dévoiler avec lyrisme un passage de « Nocturne parisien » où Verlaine dépeint l’orgue de Barbarie avec des mots-pinceaux époustouflants. C’est beau ! Vraiment beau ! Et l’art de Verlaine ne veut pas nous quitter :Anefrance nous fait découvrir « Le ciel est par-dessus le toit ».

 

Notre ciel à nous – celui qu’a dessiné pour nous Louise Emily – est indiscipliné. Tantôt venteux ou sombre, tantôt calme et clair, il ne cesse de réunir les grands poètes du passé qu’affectionne la poétesse.

 

 

Très vite, nous revenons vers Boris Vian avec « Elle serait si lourde »… Une machine,

un oiseau… Valérie s’interroge, s’attendrit et libère l’oiseau. A la suite, l’orgue de Barbarie se fait piano prestissimo dans « La machine à écrire », morceau uniquement musical que Valérie chorégraphie avec humour et talent. Mais à peine a-t-elle fini, qu’elle s’impatiente de ne pas entendre Prévert.

 

 

Pas de souci, il n’a pas été oublié. Il arrive, carrément caustique dans « L’orgue de Barbarie » joué en trio par Zita, Alain et Louise Emily, puis charmeur dans « Paris at night », chanté délicatement par cette dernière. Alain trouve ça joli, mais regrette que l’on n’y parle pas d’orgue de Barbarie. Zita, elle, connaît très bien une chanson de Jean-Roger Caussimon qui s’appelle « Barbarie Barbara ». L’orgue se met alors en branle, plus joyeux que jamais, Zita chante et nous ravit ; Louise Emily apprécie beaucoup. À la question d’Alain qui lui demande si elle n’aurait pas eu un ancêtre jouant de l’orgue de Barbarie, elle évoque son arrière grand-père qui tenait un « café chantant » à Liège, en Belgique, ce qui l’entraîne à nous parler aussi de l’enfance de son père. En souvenir, elle nous offre a cappella, tout en nuances et avec une émotion tangible « Le plat pays » de Jacques Brel. L’assistance retient son souffle. 

 

 

Anefrance aimerait quelque chose de plus léger. Zita, alors, à nouveau accompagnée par l’orgue, chante « Un petit oiseau, un petit poisson ». Valérie,elle, voudrait encore du Prévert ; Alain, pas d’accord, l’interrompt : « Tout à l’heure… Moi, je voudrais vous lire ceci que j’ai trouvé par terre… C’est à la fois une lettre et un poème. » Il ouvre cette lettre comme un bel écrin et délivre un trésor rimé : « Voyage d’automne » extrait de « Flammèches » le recueil de poésie de Louise Emily. Un peu plus tard, afin que plus personne ne se chamaille, elle installe un carton en précisant que c’est un Prévert qui va plaire à tout le monde. Elle a raison, c’est l’enchanteur « Tournesol ».

 

 

Le voyage va s’achever… Pour finir en beauté, Zita nous propose de chanter à nouveau « Barbarie Barbara », mais tous ensemble cette fois. Des photocopies des paroles de la chanson sont distribuées. Tous les présents, y compris deux jeunes jazzmen arrivés pour la Jam Session qui va suivre, reprennent avec fougue le beau refrain : « Barbarie Barbara… Tout change et tout varie… Mais quand l’printemps est là… Le lilas refleurit !… Et qui pleure vendredi… Le dimanche rigol’ra… C’est ainsi qu’va la vie… Barbara… Barbari…e Barbara… Barbari…e Barbara… »

 

 

Oui, c’est ainsi qu’va la vie… C’est ainsi, ma chère Louise Emily ! Et ce soir, dans cette vie-là, je suis admiratif et heureux. Admiratif de ce que tu nous as donné… Et heureux d’avoir fait ce voyage avec toi, Anefrance, Valérie, Zita et ton complice à manivelle. Quel dommage que si peu de spectateurs aient pu te voir briller. Nous avons eu des hésitations et quelques faiblesses par-ci, par-là, mais je m’en fous. En effet, ce soir, tu n’es pas une étoile filante, mais une étoile pour toujours !

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Mnémosyne d'Alain Briantais 

Photo d’en tête Oguene

Photos Bab-Ilo

Christian Lafont

mise en page web

Christian Lafont

Alain Briantais

 

 

 

chralmo

 
 
 

 

Après la Carte Blanche « Au 19ème dans l'18ème »Posté le 26/02/2015 - Par La Ruche des Arts Didier Laloux, Alain Briantais, chr Sur le Feu de la Ruche

Zita Trancart et Didier Laloux au Bab'ilo

Carte Blanche du 11 février 2015

 

Que pouvaient être le mode de vie et le lien social
fin 19ème-début 20ème dans le 18ème ?

 

Mnémosyne du spectacle

 

Didier et Zita l’évoquent, à leur manière, et nous projettent cent cinquante ans en arrière. Que nous apprennent-ils ?

 

C’est bien avant la chanson de Jacques Dutronc que le 18 ème vit et s’épanouit du côté de La Villette. Dès l’aurore, le petit peuple s’éveille et il a déjà faim. Au petit matin, on amène les bêtes de somme à l’abattoir pour en faire des côtelettes, des jambons et des rillettes. Les ouvriers vont manger sur les chantiers et les commerçants sur les marchés.

 

 

 

Les filles des rues ont aussi droit à leur casse-croûte, et Perrette aussi, qui porte son pot au lait, rue du Poteau, peut-être. Les filles font du tohu-bohu et, belles comme l’aurore, apostrophent gentiment tous les passants et même l’évêque de Saint Denis qui officie la nuit.

 

Rue Barbès, les orgues de Barbarie se mettent en marche, belles machines à musique qui tournent jusqu’au soir. Sur le pavé, déambulent tous ceux qui choisissent la bohème, qui mettent le monde entier dans une chanson foraine. Les chansons deviennent pamphlets contre les autorités, représentées par des pantins grotesques. Ce sont aussi des cibles dans toutes les baraques de tir forain.

 

Deux amants se promènent, ils s’aiment depuis deux heures, sur le chemin de Passy à Barbès, puis jusqu’à la rue Duhesme. Ils font plein de projets pour la journée : écouter de la musique, oui mais… Des notes à leur portée, avec des croches et des clefs… Assister à des courses hippiques… C’est plus épique mais on y pique du fric.

 

 

Ils achètent au passage un cornet de frites à dix ronds, écoutent les boniments d’un homme en guenilles, s’arrêtent à la terrasse d’un bistrot qui abrite un vieux bal musette, déjà plein de gogos qui sirotent des apéros. Ils sont ronds, font des phrases, se dressent soudain et tournent sur eux-mêmes comme les ailes du Moulin de la Place Blanche.

 

Dans un coin du café, à sa table, un homme gribouille sur du papier, c’est un écrivain qui observe tout autour de lui… C’est Zola. Il écrit sur tous les paumés de la société, sur tous ceux qui ne sont pas aimés. Il dévoile tous les mystères qui se cachent dans les vies des pauvres hères. La foule s’écoule dehors ; de drôles d’oiseaux s’y mêlent qui dénichent les bourgeois dont les poches contiennent un portefeuille bourré de billets.

 

Pendant que ceux-ci se pavanent, leur portefeuille s’envole ainsi que les billets. Les gendarmes connaissent la musique, ils attrapent les voleurs et les mettent au violon. Dans ce 18 ème, au 19 ème, cueillons la vie, carpe diem, sans craindre les anathèmes et sans appliquer les théorèmes de Mathusalem. L’essentiel est que l’on aime le 18 ème, et que l’on s’aime, sans semer la querelle car on récolte ce que l’on sème.

 

 

Didier et Zita ont fait revivre un 18ème plein de vie et cher à notre cœur. Ils l’ont fait avec beaucoup d’humour, de poésie, de talent, en maniant les mots comme autant de notes de musique. Nous les applaudissons pour ce très beau spectacle.

 

Hervé GOSSE

 
 

Compliment pour la preste
prestation de Dierdi et Zati !

 

L’idée dont Didier eut l’idylle

était dédiée au dix-neuvième

dans le dix-huitième

Eh ben dis donc !

dit Zita qui n’hésita pas...

Et zou ! En musique !

Sans se biler, ils babillèrent au Bab’ilo

des mélodies au mélodica

du Brecht et du Brahms

avec gapette et bibi

les beaux et bons bobos du Bab’ilo
en restèrent baba !

Bravo Didier ! Brava Zita !

 

Bises

ThIAN

 

 

La Ruche des Arts

Alain Briantais Didier Laloux

mnémosyne d'Hervé Gosse

pensées de ThIAN

photos Bab-Ilo et

mise en page web

Christian Lafont

 

chral

 

 

C'était la Carte Blanche à Emile GAYOSO au BAB-ILOPosté le 26/12/2014 - Par La Ruche des Arts Alain Briantais chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

C'était la Carte Blanche à

 

Emile GAYOSO

 

Emile GAYOSO Raphaël BEAU

 

 

avec Raphaël BEAU

 

et  Chris TALLIAS au piano

 

Mercredi 17 Décembre 2014 de 21 à 22 h 30 au  BAB-ILO

 

 

 

 

 

 

 

 

Mnémosyne de Hervé Gosse

 

La scène ouverte du BAB’ILO fût   suivie d’une carte blanche, avec une suite de textes poétiques de Bernard DIMEY et de Robert DESNOS, dits avec une profonde sensibilité par Raphaël BEAU et Emile GAYOSO, accompagnés de Chris TALLIAS improvisant au piano.

 

 

 

Emile et Raphaël réalisent une performance poétique grâce à l’alternance de leurs voix, à leur gestuelle et leurs déplacements, sur scène et au milieu du public.  

 

 

 

Ces voix, toutes en nuances, interprètent «A la mystérieuse», le poème de Robert DESNOS. Cette femme mystérieuse se dérobe.

 

 

 

 

Ombre et fantôme, elle « perd sa réalité » bien « qu’elle soit la seule qui compte ».

 

 

 

 

 

Une profonde tension se dégage aussi du poème « Parce que je t’aime » de Bernard DIMEY, évocation puissante de l’absence palpable au travers de peintures de paysages.

Un spectacle tout en nuances et émotions fortement ressenties par tous ceux qui ont eu

le plaisir d'y assister

 

 Hervé GOSSE

 

 

 

 

Emile Gayoso – venu à la Ruche des Arts par l’intermédiaire de Jérémy, fils d’Alain Briantais et remarqué dans un premier temps au sein du GIP - ne laisse plus personne indifférent depuis qu’au Bab’ilo on le voit partager avec le public ses textes sociétaux et philosophiques, tissés au cordeau, bien qu’assez souvent dans la précipitation, ou lorsqu’il déclame Dimey.

Le spectacle de cette Carte Blanche, qu’il a conçu avec Raphaël Beau (que certains ont vu au “Chaud” de la Ruche du Petit Ney), a déjà foulé d’autres espaces que le Bab’ilo. L’été dernier, aux Voix OFF du festival de Lodève, il a touché un public curieux et attentif.

 

 

 

 

 

Les Abeilles de la Ruche, et ceux et celles qui les avaient rejoints  ne s'y sont pas trompés en nourrissant de leurs applaudissements cette performance artistique,  les mots puissants de Dimey et de Desnos, ayant été fort appréciés

 

C'était une bonne Carte Blanche!

 

 

 

 

 

 

 

Café BAB-ILO

9 rue du Baigneur  Paris 18 ème

metro: jules Joffrin ou Lamarck Caulaincourt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ruche des Arts

Mnémosyne Hervé GOSSE

Affiche et texte: Alain BRIANTAIS

conclusion Christian Lafont

Photos: Emile GAYOSO- Raphaël BEAU

Photos scène du Bab-Ilo:Christian LAFONT

préparation Alain BRIANTAIS

mise en page web Christian LAFONT

 

 

 

 

 

 

 

Après la Carte Blanche de Serge CARBONNELPosté le 02/12/2014 - Par La Ruche des Arts, Alain Briantais chr Sur le Feu de la Ruche

 

 

Mnémosyne de la

Carte Blanche de Serge Carbonnel

15 octobre 2014

 

 

Il est vingt heures cinquante et Serge se dresse devant un auditoire pas encore tout à fait à l’écoute. Son guitariste Tonio Matias, déjà concentré, l’observe. En un instant, le remue-ménage et la tension dus aux horaires serrés de la scène ouverte et de la Carte Blanche (nous devons rendre la salle à 22 heures précises) s’efface. En une seconde, nous voilà cueillis par la voix chaude, aux intonations méridionales, de l’auteur.

 

 

 

 

Venus de loin, très loin, ses mots enflamment mes tempes. Il a mêlé avec raffinement poèmes et chansons ( 19 en tout ) et je perçois à plusieurs moments une autre couleur dans l’émotion du public quand la guitare se fait complice. Avec ses propres chansons, se mêlent celles des plus grands… à commencer par « Si tu t’en vas » de Léo Ferré. Serge se glisse dans le texte, se livre aux mots les yeux mi-fermés. Dans une chorégraphie lente, mécanique de douleur, ses mains raides comme des battoirs, dans un mouvement de balancier, frôlent son visage, comme s’il voulait chasser de son esprit des images insoutenables… C’est beau ! Et ça devient magnifique quand la chute, en trois mots, presque inattendue, apparaît comme une étoile filante dans la nuit, me laissant interdit et à la traîne pour frapper moi aussi dans mes mains.

 


Viennent ensuite « Tu as parlé », « Oh toi fille femme » (chanson) et « Ma fille mon amante ma compagne ma sœur »… L’amour et ses dépassements, l’amour et ses questionnements, l’amour et ses certitudes, l’amour, ses vagues, ses profondeurs, ses soleils… Et le regard de Serge, presque continuellement dirigé vers LA femme dans le public. Je suis troublé, est-elle un phare dans les nuits de silence ? Dans la recherche incessante de l’auteur à partager son monde ? Dans sa solitude à dire ? “ Un poème me tente… Le poème me tente, c’est là ma solitude ” déclame-t-il maintenant avec force dans « Art poétique » qu’il nous livre en clamant ce texte sur le rythme saccadé de la guitare à Tonio. Je suis sans voix comme précédemment déjà avec ce texte, rempli par toute l’humanité qui s’y bouscule. Les applaudissements redoublent.

 

 

 

 

C’est maintenant en sous marin modèle réduit qu’il explore et circule dans les veines de l’aimée pour atteindre son cœur. Suit un long texte bâti sur le mode des poèmes du flamenco. Serge, avec Tonio, nous transporte dans la véhémence poétique, et ses mains, à nouveau, dessinent espoir, joie et douleur dans l’espace.

 

 

Après ces deux nouveaux poèmes inédits qui me transportent, Serge magnifie l’œuvre d’Aragon à travers Brassens « Il n’y a pas d’amour heureux » et de nouveau Léo Ferré «L’affiche rouge ». Oiseau blessé, déchirure du cœur, tâches de sang… Je suis là, je suis ému, et je partage le monde, le monde d’hier autant que celui d’aujourd’hui. Je voudrais dire merci aux deux artistes sur cette petite scène du Bab’ilo.

 

 

 

Tout ce qui nous fait vibrer, tout ce qui nous chahute, tout ce qui nous terrifie ou nous éblouie, perce dans la poésie de notre auteur de ce soir. Le public qui affiche pleinement son enthousiasme en est conscient.

Mais voilà qu’à l’approche du final, surprise !… Syfal descend pour nous annoncer que finalement nous avons tout notre temps.

 

 

Serge nous offre alors un très beau et troublant poème écrit à son fils : « Je te donne Vincent des mots doux ». Il nous donne ensuite ses visions multiples des voix du poète : « Nos voix » pour terminer.

L’auditoire est maintenant debout, souriant, félicitant avec ardeur l’auteur et le musicien. Je suis enchanté.

 

 

 

 

Bravos à Serge et à Tonio. Il me plait à rêver et à leur dire : puisse ce spectacle poétique trouver sa place dans les festivals qui fleurissent nos saisons.

 

 

Alain BRIANTAIS pour « La Ruche des Arts »

 

 

 

 

 

 

 

 

la Ruche des Arts

Mnémosyne d'Alain Briantais

Photos de:Serge Carbonnel

Mise en page web

Christian Lafont

 

 

 

 

 

 

 

chr

 
 
 

 

ZAÏA & Friends au BAB-ILO ont "Carte Blanche"

 

Zaïa, que nous avons eu le plaisir d'applaudir tant au BAB-ILO que sur de nombreuses scènes parisiennes*, et pour ses interventions désopilantes en compagnie de Bernard Evain, Benoit Gimenez, et de tous les artistes talentueux de la troupe d'improGLIO, mise en scène brillamment par Pascal Assy,

Zaïa toujours aussi généreuse vous invite à découvrir ses amis dans le cadre de sa Carte Blanche au BAB-ILO, à l'instigation de la Ruche des Arts

 

 

ZAÏA & Friends  ont

"Carte Blanche"

au BAB-ILO

 

Yves Picard – chansons (carte blanche d’avril)

          Ludivivine Eyffred - Sketches

         Marlène Bouvier - chansons

        Bernaard - Sketches

        Paulin & Nathalie : chansons

         Laurent Simoni – Sketches

et...

 

ZAÏA

 

le Vendredi 27 juin 2014

de 19h30 à 21h

 

au Café BAB-ILO

9, rue du Baigneur paris 18

Métro; Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 
*One woman show de Zaia "La gueule de l'emploi" dont la première fut au Babilo en avril 2011, puis sur Paris au Theo Theatre 2011/2012  à La petite loge en 2012/2013 et au theatre Popuĺair du Reinitas en 2014
Environ 150 représentations dont festival d'Avignon en juillet 2013 
 
 
SUR Le Feu... Dernière minute
 
 

Photo de David Twist

transmise par Bernard et Zaîa Evain

Article et mise en page 

Christian Lafont

pour la Ruche des Arts

 

 

 

Carte-Blanche---Yun-version-finale.JPG

 

 

Carte blanche à

 

Yves Picart

 

 

“ Miscellanées ” 

 

 

Mercredi 09 avril 

   

à 21h

(Juste après notre scène ouverte poétique) 

 Entrée gratuite, chapeau à la fin du spectacle

   

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

Yves Picart est une personne rare. Artiste merveilleux à l’univers nostalgique, Yves Picart nous surprend parfois, nous émeut souvent, nous fascine toujours. Son regard mélancolique, sa voix sirupeuse et ses doigts magiques nous immergent dans un univers bleu comme l’océan, vert comme l’espoir… toujours multicolore.

 

Musicien et poète, guitariste et chanteur, Yves a sa carte blanche, ce mercredi 9 avril à 21 heures. La Ruche des Arts le désirait ardemment. Offrir, le temps d’un instant, notre scène  à l’un de nos artistes les plus enchanteurs, notre bonheur sera entier.

 

Il viendra, alors, notre ami Yves, avec ses trois guitares, ses vers et sa joie, pour nous faire partager sa poésie à l’écume iodée, sa nostalgie du temps où le temps n’était pas de l’argent, son humour de marin d’eau douce, douce autant que celle des étoiles dans ses yeux.

 

Et, Yves, charmeur devant l’éternel, offrira à notre cave surchauffée l’ambiance « Saudage », comme disent les brésiliens qu’il aime tant…

 

Avec des musiques de son ami et complice Jérôme Voisin, Yves nous emportera, alors, là ou il aime tant aller : l’enfance, la mer, l’amour et les horizons lointains…

 

Il est le troisième artiste de notre association à faire Carte Blanche. Il est fort à parier que notre cave sera bondée. Si vous souhaitez trouver place assise lors de cette soirée, il vaut mieux, donc, participer à la scène ouverte poétique qui la précèdera; aucune réservation n’étant possible au préalable  

 

 

41398 100000494839695 3046 n.

 

 

be

 

Flyer Anefrance-def   

 

Carte Blanche 

 

 

d’ Anefrance

 

“Hé bien dansons maintenant !”

 

Soirée du 12 février 2014 au Bab’ilo...

 

La majorité des photos sont de Vincent Marie

 

 

 

Vincent MARIE - DSC05476A

  

19h...

 

Avant que ne soient évoqués les bals-guinguettes et les deux grandes guerres, notre scène ouverte virevolte de rimes et de proses. De nouveaux venus, disséminés dans l’assemblée, découvrent notre cave et goûtent ce préambule poétique avec délectation. Partout autour de moi, des visages inconnus, souriants et attentifs, sont dans l’attente de voir paraître Anefrance

 

 

 

Vincent MARIE - DSC05548A

 

 

21h...

 

La tocante nous fait signe de laisser place à la reine de la soirée. La salle est chauffée à blanc et trépigne d’impatience.

  

 

Mais voilà qu’une vague de spectateurs déboule sans crier gare. Syfal, notre hôte, remue ciel et terre pour trouver une chaise, un banc, et pourvoir au besoin des arrivants. La cave est comble, brûlante; il y a des jeunes et des anciens, des parents et des enfants, des noirs et des blancs, tous amoureux de l’artiste et leur émotion est palpable. Plusieurs d’entre nous resteront debout… Mais l’essentiel n’est-il pas d’être ici, à côtoyer et partager l’univers d’ Anefrance ? 

 

Avant même de nous raconter la grande et la petite Histoire, sa Carte Blanche est déjà une réussite.

 

 

Vincent MARIE - DSC05593A

 

 

 

Pierre Brudasz, déjà en place, son piano à bretelles sur les genoux, tricote alors une rengaine qui installe l’ambiance musicale.   

 

 

Vincent MARIE - DSC05531A

 

 

Avec l’accent rocailleux d’un titi parisien, Anefrance embrase les esprits déjà conquis. Sans chichi, elle s’enflamme pour la dernière nuit du 19ème siècle, puis nous narre la guerre perdue où elle naquit sur la route. Son regard attrape les souvenirs…  et ses souvenirs s’impriment en nous.

 

 

Vincent MARIE - DSC05438A

  

 

 

 

Elle est tout à la fois la putain de Pigalle qui, dans le public, croit reconnaître ses consœurs et un mac, en la personne d’Alain qui porte la casquette du marlou. 

  

 Vincent MARIE - DSC05487A

 

 

Louangeant Piaf et Brassens, elle se porte témoin de rencontres entre grands artistes dans les petites salles parisiennes.

 

 

Vincent MARIE - DSC05453A

 

 

Elle joue la Madame Loyale des chansonniers, en invitant au passage Didier et Zita à interprèter Francis Lemarque, Gisèle à chanter Lily Marlène et Catie à entonner « Le chant des Partisans », puis s’attendrit quand sa petite fille s’ébaudit  « Sous le ciel de Paris ».

 

 

Vincent MARIE - DSC05424A

 

 

 

 

Le son de l’accordéon enveloppe de nacre tout ce concentré d’émotions. Pierre, les yeux pleins d’étoiles, se laisse emporter par les rires joyeux. Sur son instrument à punaises il enchaîne les thèmes musicaux de la grande époque et nous laisse deviner le titre des chansons. L’assemblée tout entière reprend les paroles avec entrain. Anefrance, avec humour, nous rappelle alors qu’elle n’est pas chanteuse. 

 

 

Vincent MARIE - DSC05527A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La soirée vibre dans un même élan, un même cœur. Anefrance offre à l’unisson tout ce qu’elle tient à partager. Elle donne par le moindre détail et le moindre éclat sa verve généreuse à ceux et celles qu’elle aime… Et elle nous aime tous !

 

Comme elle l’avait désiré, la fête se termine par la danse. Sous le rythme endiablé de l’accordéon, les couples se forment et s’élancent… Un bal est né.

 

 

      DSCF1152.JPG

 

Photo de Christian Lafont

 

J’ai quitté le Bab’ilo sourire aux lèvres, sourire qui ne m’a pas abandonné plusieurs jours durant… Sourire-mémoire de cette soirée magnifique d’Anefrance et de Pierre Brudasz

 

 

 

Propos de Benoit Gimenez 

 

bealdima

 

 

  Flyer-Anefrance-def.gif

 

Carte blanche à

 

Anefrance

 

 

“ Hé bien, dansons maintenant ! ” 

 

 

Mercredi 12 février

   

à 21h

(Juste après notre scène ouverte poétique) 

 Entrée gratuite, chapeau à la fin du spectacle

   

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Un piano à bretelles titillé goulûment par un accordéoniste
à l’élégance modeste, Pierre Brudasz, et, par dessus les
notes, la gouaille  généreuse d’Anefrance qui vous emporte
dans les flots de l’histoire : voilà le rendez-vous auquel
vous êtes vivement conviés !

 

 

Et quoi de mieux qu’une invitation
en bonne et due forme ?

 

 

“ Moi, Anefrance, je vous invite à traverser le temps, d’hier et d’aujourd’hui, en musique, et sur le ton de la blague et du sérieux.

  

Le spectacle se déroule en cinq sketchs, où je vous emmène avec Pierre Brudasz et son accordéon, de la dernière nuit du 19ème siècle à notre drôle d’époque !

 

Entre chaque sketch, un ou une artiste de la Ruche, chante ou joue au piano.

 

Tout le monde participe, en reprenant les mélodies en chœur.

Et surtout, par trois fois, le public peut se lever et ébaucher quelques pas de danse, presque un bal à la fin…

 

- Et pourquoi donc, allez-vous me dire ?

 

D’abord pour le plaisir de le tenter, et de prendre les choses du bon côté… Et surtout ne pas oublier l’exemple des Noirs : depuis des siècles, ils n’ont jamais arrêté de chanter et de danser, même quand ça allait mal !

 

Alors nous tous, qu’est-ce qu’on attend… ?

 

Michèle Lassiaz, notre présidente, interprètera quelques extraits
de son recueil « Recto-Verso » au cours du spectacle. C’est aussi
pour fêter son anniversaire que je vous invite ce soir-là, un verre
à la main, à boire et à danser aussi. ”

 

Propos d’Anefrance

 

 

bealma    

  Alain-P-.jpg

 

Carte blanche à

 

Alain Pizerra

et Emmanuel Rey  

 

 

 

Mercredi 18 décembre

   

à 21h

(Juste aprés notre scène ouverte poétique) 

   

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

 

Neige-t-il dans votre tête ?… Cela vous est-il seulement arrivé ?…
Avez-vous déjà pesé un moineau ?… Pèse-t-il plus lourd ou moins lourd
qu’un recueil de poésie ?… Et puis… Connaissez-vous les dames
de la ville ?… Avez-vous entrouvert la boîte de Pandore ou
l’avez-vous laissée dormir dans son secret séculaire ?…
Le corbeau alcoolique, l’avez-vous secouru ou bien abandonné
dans le caniveau ?

 

Ces questionnements intriguent la Ruche et la font jaser.
De jour en jour, le doute s’amplifie. Trouverons-nous éclaircissements
au cours de notre “ Carte Blanche ” de décembre ?

 

 
 

Alain Pizerra et Emmanuel Rey en sont persuadés.
Ils déclarent même, avec audace et un brin d’ironie, que leurs mots
et leur musique résonneront « à nos oreilles ailées ».

 

Certes, les abeilles ont des oreilles. Elles sauront s’en servir 
et seront attentives aux révélations de nos deux invités !

 

 

 

 Ne manquez pas ce rendez-vous !

 

albedi

 

 

 

CARTE BLANCHE à Alain PIZERRA et Emmanuel REY

 

Alain-P-.jpg

Photo: Joseph Sibio 

  

La Carte Blanche de

 

 

Alain Pizerra et

 

Emmanuel Rey

 

Soirée du 18 décembre 2013 au café Bab’ilo... 

 

Il est 19 heures et déjà le Bab’ilo résonne de mille mots. Comme chaque mois, nous descendons à la cave avec cet appel irrépressible au creux du ventre pour le futur immédiat… Partager la poésie.

 

 

Aline-201.jpg

Quelle belle surprise ! L’espace est ce soir devenu trop petit, de nouveaux visages illuminent les travées. Il faut dire qu’à notre scène ouverte mensuelle succèdera, d’ici deux heures, la première « Carte Blanche » de la Ruche, renouveau des soirées dédiées aux artistes, initiées par Jacques Ansan. L’effervescence est palpable ! Les deux artistes de ce soir, Alain Pizerra et Emmanuel Rey, ont drainé avec eux des admirateurs enthousiastes, impatients et assurément fidèles, qui rendent l’antre de nos envolées verbales plus confinée qu’à l’accoutumée.

 

21h s’affiche à l’horloge.

 Nos deux artistes s’installent sur scène. Le « quotidien », thème de notre scène ouverte – entremet goûteux pour celles et ceux qui découvrent nos soirées –, laisse alors place au voyage, dessert aux parfums subtils mêlés.

 

Une intro au piano d’Emmanuel, « Trapèze », nous embarque tout de suite, nous voilà partis.

Nouvelle image-copie-6

 

« Voyage du Poète » d’Alain, « La neige », à la guitare, Emmanuel, puis  « Dis-moi comment » à nouveau d’Alain, nous confirment que le chemin sera beau. La complicité entre les deux installe une légèreté, rapproche le public du souffle des mots qui parfois nous déroutent ou nous échappent. Les poèmes et les chansons se suivent avec ravissement, le public est conquis. Alain, joue avec ses “mots-pinceaux”, pesés, choisis, déclamés avec force ou tendresse. Ses bras, ses mains et son regard puissant interprètent avec lui ce qui le fait frémir ou rugir dans la vie. Emmanuel, plus terrien, distille d’autres mots, moins éthérés, plus  directs, plus cocasses, et s’amuse à la guitare à titiller notre attention. C’est très plaisant !  

 

Le voyage continue, à la fois balade et incursion dans les affres du monde. Sur cette route curieuse, nous rencontrons la lune qui, elle, a précisément perdu son chemin (« La lune », Emmanuel à la guitare) puis, plus loin, le pâle soleil du monde (« Misère sentinelle », Alain).

Le temps ne se disperse pas, le public est très attentif.

 

rey.jpg

 

Emmanuel, retourné au piano, le quitte pour reprendre la guitare et s’enthousiasme de plus en plus. Les spectateurs rient. Alain, pas en reste, devient plus démonstratif. Il se dessine alors une sorte de joute entre les deux ; les mots appelant les mots, le désir appelant le désir… Pourquoi s’arrêter ? L’un après l’autre, les voilà gourmands, frondeurs, emportés, coquins. La rigolade trouve son point culminant avec « Les p’tits seins ». Emmanuel, à la guitare, dissèque cette chanson avec une malice grandissante qui contamine totalement l’assemblée.

 

Quelques poèmes plus tard, Alain clôt cette palpitante soirée avec « Une heure de silence », incitation à se taire pour le grand silence de la vie, en chacun de nous.

 

Se taire à la fin de cette Carte Blanche ne nous sied pas. Les applaudissements sont longs et nourris, puis les conversations nombreuses. On s’échange des mails, disserte et remonte au bar prendre un dernier verre…

 

Très belle soirée !

Merci à ces deux artistes remarquables !!

 

Vivement la prochaine Carte Blanche d’Anefrance

le 12 février prochain.

 

 

10 

 

 

  Flyer-Anefrance-def.gif

 

Carte blanche à

 

Anefrance

 

 

“ Hé bien, dansons maintenant ! ” 

 

 

Mercredi 12 février

   

à 21h

(Juste après notre scène ouverte poétique) 

 Entrée gratuite, chapeau à la fin du spectacle

   

  

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Un piano à bretelles titillé goulûment par un accordéoniste
à l’élégance modeste, Pierre Brudasz, et, par dessus les
notes, la gouaille  généreuse d’Anefrance qui vous emporte
dans les flots de l’histoire : voilà le rendez-vous auquel
vous êtes vivement conviés !

 

 

Et quoi de mieux qu’une invitation
en bonne et due forme ?

 

 

“ Moi, Anefrance, je vous invite à traverser le temps, d’hier et d’aujourd’hui, en musique, et sur le ton de la blague et du sérieux.

  

Le spectacle se déroule en cinq sketchs, où je vous emmène avec Pierre Brudasz et son accordéon, de la dernière nuit du 19ème siècle à notre drôle d’époque !

 

Entre chaque sketch, un ou une artiste de la Ruche, chante ou joue au piano.

 

Tout le monde participe, en reprenant les mélodies en chœur.

Et surtout, par trois fois, le public peut se lever et ébaucher quelques pas de danse, presque un bal à la fin…

 

- Et pourquoi donc, allez-vous me dire ?

 

D’abord pour le plaisir de le tenter, et de prendre les choses du bon côté… Et surtout ne pas oublier l’exemple des Noirs : depuis des siècles, ils n’ont jamais arrêté de chanter et de danser, même quand ça allait mal !

 

Alors nous tous, qu’est-ce qu’on attend… ?

 

Michèle Lassiaz, notre présidente, interprètera quelques extraits
de son recueil « Recto-Verso » au cours du spectacle. C’est aussi
pour fêter son anniversaire que je vous invite ce soir-là, un verre
à la main, à boire et à danser aussi. ”

 

Propos d’Anefrance

 

 

bealma    

 

 Zaia-La-Gueule-de-l-emploi_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

 

Zaïa:

 

La gueule de l'emploi

 

   

 

Critique de "La gueule de l'emploi"sur

 

 www.lescahiersdurire.com 

 

 

"Zaïa dépeint devant nous des personnages que nous avons tous quelque part déjà croisés dans notre entourage proche ou lointain : la concierge, une poète sans talent, une bourgeoise dont la dernière lubie est de faire de l’humanitaire, une prostituée et d'autres personnages loufoques mais irrésistibles.
Le moins que l’on puisse dire c'est que l’artiste a une patate de folie, on ne s’ennuie pas un seul instant avec elle !
Elle nous livre un texte travaillé et subtil, plein de références littéraires ou d’actualité (mais qui donc est ce footballeur si laid, client régulier d’une dame de petite vertu ? On se le demande…).
Malheureusement, son timbre de voix, bien que singulièrement original, reste souvent identique, malgré la succession des rôles.
Zaïa maîtrise avec brio l’art du cynisme et arrive dans le même temps à rendre ses protagonistes touchants. On compatit, on éprouve de la peine, on en vient même à plaindre certains personnages sans jamais cesser de rire !
L’artiste ne nous laisse pas respirer dans un spectacle bien ciselé qui y gagnerait s'il donnait au spectateur le temps de réfléchir un temps soit peu à ce qu’il vient d’écouter.
Cependant, en s’accrochant et en étant attentif, on passe un excellent moment en la compagnie d’une humoriste de talent qui sait maîtriser ses sketchs…

 

slide3

 

Synopsis

 

Une galerie de personnages tendres, drôles, parfois cyniques mais qu'on a tous rencontrés un jour...
Dans " La gueule de l'emploi " Zaïa incarne à chaque sketch un métier différent, du plus vieux au plus moderne, du plus sérieux au plus futile, peut-être celui de votre voisin ...

On y croise aussi au détour du chemin Michel Galabru, Marilyn, Louis Jouvet, David Vincent, Fabrice Luchini, Annie Cordy, Lacan, Victor Hugo, Benjamin Franklin, Grégoire et ... le groupe Neuilly Racaille !"

 

 

 

C’était un spectacle " Ruche des Arts"

 

 

Westside-Story.jpg

 

 

Les spectacles de La Ruche :

 

jeudi 06 décembre à 20h

 

 

Soirée musique

et cinéma... 

 

   

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Avec :

Daniel Chocron aux contes

Patrick langlade au piano

Grégory Arriéta au chant

 

 

kelly-gene.jpg

Après une saison d’absence, les spectacles de La Ruche nous reviennent !

  

Ces soirées spéciales permettent à nos artistes de monter sur les planches du Bab’ilo. Ils pourront à nouveau s’illustrer et mettre en valeur leur univers artistique, à travers un tour de chant, un concert, une pièce de théâtre, un one-man show…

  

Ce mois-ci, c’est Daniel Chocron qui va nous ravir. Il est historien du cinéma, surprenant conteur d’anecdotes sur les «stars» qui nous ont fait rêver dans les salles obscures.

  

C’est dans l’univers cinématographique que notre ami veut nous emmener le 06 décembre… Du cinéma et de la musique ou plutôt des musiques de cinéma. Accompagné au piano par Patrick Langlade, il nous confiera son savoir sur les tournages, les musiques et les comédies musicales françaises et américaines. Grégory Arriéta interprètera les chansons que nous fredonnons encore dans la rue

 

et-dieu-crea-la-femme-et-dieu--crea-la-femme-56-08-g.jpg 

 bedial

 

 Affiche M..

 

Dimanche 29 septembre à 16h

 

 

On connaît

la musique

 

 

   

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

Avec :

Daniel Chocron aux contes

Patrick Langlade au piano

Alain Azoulay au chant

  

 

casablanca-poster1.jpg

 

Daniel Chocron est un historien orfèvre dans l’art du cinéma.

 

 Lors de nos scènes ouvertes poétiques, il nous ravit d’anecdotes savoureuses,
de petites histoires hilarantes avec les mots d’esprit ingénieux
des grands hommes du 7ème art.

 

Pour preuve de ces allégations, Syfal, taulier de notre Bab’ilo favori,
est tombé sous le charme de ce conteur merveilleux et lui ouvre ses portes
lors de ses ciné-clubs du dimanche après-midi.

 

C’est ainsi que le dimanche 29 septembre, notre ami contera le cinéma
au travers de sa musique. Afin de rendre ses propos, déjà fort ludiques en
eux-mêmes, il sera accompagné de deux artistes : Patrick Langlade au piano
et Alain Azoulay au chant. Les trois sublimes talents, enlacés les uns aux 
autres, nous offriront une immersion totale au grand écran, un enchantement
de poésies chantées et mélodiques. Bref, un panard immense pour ceux et celles
qui aiment le miroir de la vie en argentique.

 

Daniel Chocron et ses compagnons nous raconteront l’opérette,
le jazz et le philharmonique sous le prisme et les partis pris des maîtres
du cinéma français et américains. Ils nous chanteront les grands succès
avec toutes ces musiques entêtantes de nostalgie, de joie et de rêve….

 

French-Cancan.jpg

 

bema

 

 

CHICHKIN 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le 20 octobre dernier, au Bab'ilo, la compagnie YVALAIN a eu le plaisir de lire

des extraits du livre "LE JARDIN D'EPICURE" écrit par Anatole France en 1922.

  Par le biais de ce billet, le comédien Eric Tournecuillert nous fait part

 de ses impressions ressenties pendant la soirée-spectacle :

  

" Ce soir-là, j'ai particulièrement apprécié d'avoir pu partager avec mes camarades comédiens et un petit auditoire de la "Ruche" quelques pensées et aphorismes de cet auteur, un peu oublié aujourd'hui.

Lire et écouter Anatole France (1844-1924): c'est découvrir un écrivain anticonformiste, acéré et ironique, épris d'intelligence et d'érudition. "
Le JARDIN D'EPICURE" est un résumé composite d'une vision du monde, la sienne, empreinte d'une sagesse et surtout d'une ironie d'une finesse inégalée.
 Anatole France était considéré, en son temps, à la fois comme un écrivain subtil et un maître penseur officiel de la Troisième République anticléricale. Son style alerte, son ironie brillante n'ont pas pris une ride.

 

Anatole_France_at_work.jpg

 Anatole France

 

 

Les remarques et les réactions des auditeurs après la lecture me laissent à penser qu'il est bien temps, (peut- être et surtout en ces temps de crise où un certain obscurantisme, religieux ou non, semble reprendre du poil de la bête) de redécouvrir Anatole France dont la pensée et l'écriture, un siècle plus tard, semblent nous parler de notre époque.

 

Au cours de cette soirée, j'ai vraiment eu envie de défendre cet auteur, ce libre penseur acharné mais poli : c'était une première et nous projetons de retravailler le découpage du texte avec Yves et les autres comédiens pour en faire ressortir encore  davantage la saveur des mots et ainsi encore mieux les partager avec le public."

 

Propos de Eric Tournecuiller

 

226865_101115019980441_100002458293070_6486_5058892_n.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eric Tournecuillert

 

 

En guise de conclusion, quelques pensées d'Anatole France,

extraites du livre "Le jardin d'épicure": 

 

 

Le christianisme a beaucoup fait pour l’amour en en faisant un péché." 

 

"Nous appelons dangereux ceux qui ont l'esprit fait autrement que nous

et immoraux ceux qui n'ont pas notre morale." 

 

"L'humilité, rare chez les doctes, l'est encore plus chez les ignares."

 

"Nous mettons l'infini dans l'amour, ce n'est pas la faute des femmes." 

 

"Il faut dans la vie faire la part du hasard. Le hasard, en définitive,

    c'est Dieu."

 

 

 

Lecture du Jardin d'Epicure

 

Spectacle

dirigé par Yves Alain

 avec

Fabrice Perrin

Jérome Cuvelier

Eric Tournecuillert

Yves Alain

 

Compagnie YVALAIN

 

 

 

 

Erbesydimo 

 

 

 

 la complainte du p'tit noir, la jaquette 020

 

 

Jeudi 12 janvier 2012

 

Mélodingue

 

Un spectacle de Didier laloux

 

 

  DSC00505

 

  Christian Braine, Didier Laloux

 

“Mélodingue”, le spectacle de Didier Laloux est à nouveau
sur la scène du Saraaba,  la première ayant eu lieu le 15 décembre 2011.
Merci à Joseph Sibio pour les très belles photos
.

 

“Chercher un espace, occuper l’espace, trouver le temps,
perdre son temps : ce sont les sensations que, le plus souvent,
je mets en situation et qui, d'ailleurs, justifient le nom de
la compagnie “Espace-Temps”, organisatrice du spectacle.

De fait, constamment l’espace va se tendre et se distendre,
le temps s’espacer et se restreindre dans cette pièce
(fragment de lieux et d’époques) … mélodingue. ”

 

Propos de Didier Laloux

 

 DSC00482

  Pierre Brudasz à l'accordéon

 

 

“ Nous allons le perdre, M. Laloux, il va disparaître à jamais
dans sa poésie, c'est sûr. Pour s’en rendre compte il faut aller voir
le dernier spectacle “Mélodingue” qu’il donne avec Christian,
Pierre, Anefrance et sa compagne Zita. Vous trouverez une œuvre
poétique d’une rare finesse, généreusement mêlée à du Sitruk,
du Caussimon, à des chansons du Chat Noir. Il mélange tout ça
avec dinguerie en intégrant ses propres textes, aussi fous que lui.
Et dans sa mise en scène, M. Laloux utilise tous les espaces
du Saraaba : de la salle au comptoir comme sur la scène
les comédiens s’amusent; le public, lui, se régale.

 

   DSC00510.JPG

 

 

  

“… Une nostalgie douce et amère peut apparaître de-ci de-là
au travers des belles chansons que Zita chante avec tout son cœur
et par les vibratos que le branle poumon de Pierre Brudasz
infuse avec harmonie. Par contraste  Christian Braine et M. Laloux
nous font rire dans leurs actions qui ne peuvent exister que par
la poésie. Et puis, on est d’accord avec Anefrance :
nous aussi, on préfère Tatav, même si, à la fin,
on l’aime tout de même bien le Totor !…”

 

 

DSC00503.JPG

 

 

“… Le spectacle est frais, délicieux comme une histoire impossible
où tout devient possible et on sourit, on rit, même qu’y a des fois,
on sait pas pourquoi.

  Le constat s’impose : notre société est trop rigide et trop sérieuse;
nous risquons de perdre ce Tatav qui est en chacun de nous
et dont l’humour nous permet d’avaler en riant les pilules amères
que la vie trop souvent nous prescrit. ”

 

Propos de Benoît Gimenez

 

 

 

 

DSC00478.JPG

 

Avec

Anefrance: Titine

Pierre Brudasz:  P'tit Léon

Christian Braine: Totor 

Zita: Totoch

Didier laloux: Tatav

 

Billet d’entrée: 10 Euros

Contact et réservation:

Didier laloux 09 50 25 67 50

 

 

 

besydimomodi 


Réagir